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	<title>Archives des Non classé - Le Délit</title>
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	<link>https://www.delitfrancais.com/category/non-classe/</link>
	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Sun, 22 Mar 2026 21:23:38 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
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	<item>
		<title>Les Montréalais demandent le départ de l’ICE</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2026/02/04/les-montrealais-demandent-le-depart-de-lice/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Aurélien Quéméner]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[ICE]]></category>
		<category><![CDATA[Manifestation]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Trump]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le miroir montréalais des tensions américaines.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/02/04/les-montrealais-demandent-le-depart-de-lice/" data-wpel-link="internal">Les Montréalais demandent le départ de l’ICE</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Déterminés à se faire entendre, des dizaines de manifestants se sont réunis dimanche dernier devant le consulat américain de Montréal. Ils manifestaient contre la présence implicite de la police de l’immigration (ICE) dans la vie montréalaise, mais aussi pour afficher leur soutien aux habitants de Minneapolis et du Groenland. Les organisateurs dénoncent les liens financiers qu’entretiendraient certaines institutions montréalaises – dont l’Université McGill – avec des entreprises collaborant avec l’ICE. Selon Jacob Wesoky, président du club Democrats at McGill, l’Université investirait plus de 2,2 millions de dollars dans la compagnie américaine de technologies Palantir. Cette dernière permet à la police de l’immigration de repérer et d’arrêter des individus suspectés d’être des sans-papiers grâce à de l’exploration de données et à l’intelligence artificielle. Toujours selon Wesoky, la compagnie montréalaise <a href="https://montrealgazette.com/news/montreal-based-alligator-alcatraz-security-contractor-posts-jobs-for-armed-guards" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">GardaWorld</a> fournirait « des services de sécurité à Alligator Alcatraz, le site de certains des pires abus de droits humains dans l’histoire américaine moderne (tdlr) ».</p>



<p><strong>Des Montréalais inquiets</strong></p>



<p>De nombreux étudiants américains de McGill étaient présents à la manifestation. Parmi eux, Katelyn Leonard et ses deux amies. Elle nous confie être « très inquiète en tant que citoyenne américaine de ce qui se passe aux États-Unis ». Son amie Isabel Schneider craint pour sa part que l’ICE « n’étende ses opérations à d’autres villes américaines » et que cela affecte sa famille. La manifestation, pacifique et familiale, comptait aussi des participants non étudiants. Adrien, un père de famille français naturalisé canadien habitant ici depuis dix ans, dit être venu « montrer son soutien à ses voisins qui regardent ce qui se passe au sud de la frontière et qui en sont très choqués ». Au fil des entrevues avec les manifestants, un constat se dégage : la population québécoise et américaine s’inquiète de la dérive autoritaire de l’administration américaine et des conséquences que cela peut avoir au Canada. Une crainte partagée par Adrien, qui accuse une « normalisation de la violence, qui, malgré des conditions de société très différentes au Canada, risque effectivement de se propager ». « Les agents de l’ICE ont complètement perdu tout sens de leur propre humanité », ajoute Ingrid, elle aussi étudiante à McGill.</p>



<p><strong>Une responsabilité canadienne?</strong></p>



<p>Jacob Wesoky avance aussi que « le Canada est complice de la perpétuation de l’érosion démocratique aux États-Unis ». Il dénonce la politique canadienne du renvoi à la frontière américaine de tout demandeur d’asile n’entrant pas par voie aérienne dans le pays, sur la base que les États-Unis sont un pays sûr pour les immigrants. Il fait référence à « <a href="https://www.canada.ca/fr/immigration-refugies-citoyennete/organisation/mandat/politiques-directives-operationnelles-ententes-accords/ententes/entente-tiers-pays-surs.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">l’entente sur les tiers pays sûrs</a> » entre les États-Unis et le Canada, qui oblige les demandeurs d’asile à faire leur demande dans le premier pays traversé. « Si le Canada est réellement un phare d’espoir et de liberté, alors il doit ouvrir ses portes et protéger les droits et la dignité des migrants et des demandeurs d’asile », conclut-il en s’adressant de manière indirecte au premier ministre Carney. Les organisateurs de la manifestation militent également pour l’adoption du projet de loi C‑233, surnommé No More Loopholes Act (Finies les failles, tdlr), qui vise à modifier la loi sur les licences d’exportation et d’importation et éliminer l’exemption automatique pour des armes et des composantes d’armes à destination des États Unis, dans un souci de respect des droits de la personne. Le texte sera soumis au vote du Parlement à la fin du mois de février.</p>



<p></p>
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		<item>
		<title>Changer le rap queb un album à la fois</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2026/01/14/changer-le-rap-queb-un-album-a-la-fois/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Rose Langlois]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Jan 2026 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Douze sur douze]]></category>
		<category><![CDATA[Loud]]></category>
		<category><![CDATA[nouvel album]]></category>
		<category><![CDATA[rap québécois]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=59543</guid>

					<description><![CDATA[<p>Retour sur le nouvel album de Loud.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/01/14/changer-le-rap-queb-un-album-a-la-fois/" data-wpel-link="internal">Changer le rap queb un album à la fois</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">A près trois ans à parcourir la francophonie en concerts et festivals, le rappeur québécois Loud revient en force avec un quatrième album : <em>Douze sur douze</em>, sorti le 12 décembre dernier. « On repart la machine, on prépare un classique », dit-il dans la chanson <em>Splash</em>, issue de son nouvel album. </p>



<p><strong>Un style reconnaissable </strong></p>



<p>En 2017, la chanson <em>Toutes les femmes savent danser</em>, tirée de son album <em>Une année record</em>, joue en boucle à la radio, et la popularité de Loud explose. Les albums <em>Tout ça pour ça</em> (2019) et <em>Aucune promesse </em>(2022) suivent et ne font que réaffirmer son statut d’icône du rap québécois. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Son nouvel album Douze sur douze est étonnant : jeux de sonorité, features surprenants, paroles recherchées, tout est au rendez-vous pour créer un album mémorable »</p>
</blockquote>



<p>Son nouvel album <em>Douze sur douze </em>est étonnant : jeux de sonorité, <em>features</em> surprenants, paroles recherchées, tout est au rendez-vous pour créer un album mémorable. La liste de lecture s’ouvre avec <em>1/12</em>, une courte chanson d’introduction à l’album et une réflexion sur sa montée en popularité dans les dernières années. La dernière chanson, <em>13/12</em>, remplit la même fonction : un remerciement à ses proches pour les encouragements et le soutien. Ce type de chanson est devenu une habitude chez le rappeur, qui dédie bien souvent une chanson à ceux qui rendent son succès possible, tant ses producteurs que son auditoire.</p>



<p><strong> Collaborations étonnantes </strong></p>



<p>Quatre chansons sur les treize qui composent la parution contiennent des <em>features</em>, une pratique qui consiste à inviter un artiste à participer à la chanson ou à incorporer certains extraits d’autres chansons. Salomé Leclerc, Ariane Moffatt, Statzz et Connaisseur Ticaso sont tous réunis dans cet album. La présence de ces artistes peut paraître étonnante : à l’exception de Connaisseur Ticaso, ils ne font pas de rap. Pourtant, les styles musicaux s’allient bien dans les différentes chansons et rappellent le caractère de l’album, empreint de la vantardise caractéristique du rap, mais aussi de vulnérabilité. </p>



<p><strong>Un album vulnérable </strong></p>



<p>Dans son nouvel album, Loud ouvre son cœur, tout particulièrement dans deux chansons : <em>Entre nous</em>, avec Salomé Leclerc, et <em>Quelque chose</em>. La première chanson, faisant état d’une rupture amoureuse douloureuse, est lourde d’émotions avec ses paroles poignantes : « Mais j’suis pas prêt à <em>quit</em>, quitte à prendre le blâme / On mérite une dernière danse avant d’rendre l’âme. » Le tout est appuyé par une mélodie lente et minimaliste qui laisse la place à la solitude communiquée par les paroles. Dans la deuxième chanson, le rappeur s’ouvre sur sa relation avec l’actrice Catherine Saint-Laurent, jusqu’ici gardée plutôt secrète. Le vidéoclip compile les moments entre le rappeur et sa partenaire, des images prises sur le vif. Loud continue de faire des jeux de mots dans ses paroles, un des traits distinctifs de sa musique : « Pas d’partage ni de parenthèse / Si on est partenaire, c’est à part entière / On manquera jamais d’essence si on part ensemble / Y a rien de passager à part ton siège, <em>let’s ride</em>. » </p>



<p><em>Douze sur douze</em> ne déçoit pas les admirateurs qui attendaient une nouvelle sortie : Loud renouvelle son style et montre sa vulnérabilité en gardant les éléments distinctifs qui le rendent unique. Un album rempli de surprises, en collaboration avec des artistes aux genres divers qui viennent enrichir la sonorité. </p>



<p><em>Loud amorce sa tournée de concerts à travers le Québec pour Douze sur douze le 30 janvier 2026.</em></p>



<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Enfance(s)</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/11/05/enfances/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[L'Équipe Éditoriale]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Nov 2025 21:14:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[âge]]></category>
		<category><![CDATA[enfance]]></category>
		<category><![CDATA[grandir]]></category>
		<category><![CDATA[journée mondiale de l'enfance]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cette semaine, Le Délit vous invite à retomber un peu en enfance. À l’occasion de la Journée mondiale de l’enfance, qui aura lieu le 20 novembre, l’équipe vous propose une édition spéciale sur cette période fondatrice. Des premiers mots aux premiers pas, des premières amitiés aux premiers chagrins, l’enfance dessine les contours de notre identité.&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2025/11/05/enfances/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Enfance(s)</span></a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Cette semaine, <em>Le Délit</em> vous invite à retomber un peu en enfance. À l’occasion de la Journée mondiale de l’enfance, qui aura lieu le 20 novembre, l’équipe vous propose une édition spéciale sur cette période fondatrice. </p>



<p>Des premiers mots aux premiers pas, des premières amitiés aux premiers chagrins, l’enfance dessine les contours de notre identité. Chaque épreuve ou frustration à laquelle se heurte un enfant peut s’avérer structurante pour l’adulte qu’il deviendra. Qui ne se souvient pas d’un refus de ses parents devant l’achat d’une glace, d’une chute dans la cour de récréation, ou d’une frayeur devant un dessin animé pourtant destiné aux enfants (oui, on parle bien de Coraline)? L’enfance est le terrain de l’expérimentation, de l’apprentissage ; on pardonne tout aux enfants, toutes les erreurs et tous les gros mots. Mais ce laissez-passer n’est pas éternel. </p>



<p>Au fil des années, les contraintes s’accumulent : l’université, les premiers emplois, le loyer, les impôts. Les responsabilités nous éloignent petit à petit de la légèreté, qui se transforme en nostalgie. </p>



<p>Pour autant, le passage à l’âge adulte ne se décrète pas du jour au lendemain. On continue souvent à se sentir comme un enfant qui joue à être grand, de manière plus ou moins convaincante. Et pour se rassurer, on revient à nos petits rituels : un plat d’enfance, un film familier, une chanson connue, ou un coup de fil à notre mère quand quelque chose va mal. </p>



<p>Bien qu’on ait parfois envie de le laisser derrière nous, notre enfant intérieur ne nous quitte jamais vraiment. Et soyons clair, ce n’est pas nécessairement une mauvaise chose! Être enfant, c’est garder une innocence face au monde, un désir de mieux le comprendre, et une croyance indélébile que le meilleur est à venir. Finalement, l’étudiant aguerri, c’est celui qui parvient à cultiver cette part d’enfance en lui, et qui a gardé ce désir d’apprendre et de rendre le monde meilleur.</p>



<p>Il ne faut pourtant pas penser l’enfance comme un long fleuve tranquille ; pour beaucoup, c’est aussi une période de défis et d’épreuves majeures. Derrière les généralités de l’innocence et de l’insouciance se cachent des réalités plurielles. Les enfants sont eux aussi vulnérables aux aléas de la vie, et sont d’ailleurs les premières victimes des crises humanitaires, climatiques et sécuritaires. </p>



<p>Avoir une enfance, c’est aussi un privilège. L’idée même de l’enfant innocent a émergé dans des pays privilégiés où l’on a la chance de s’accorder l’oisiveté. Lorsqu’on grandit sous les bombes, le ciel n’inspire pas le rêve et l’infini, et plutôt la peur. Lorsqu’on grandit le ventre vide, on espère moins rendre le monde meilleur que pouvoir travailler pour nourrir les siens. </p>



<p>Cette édition aspire donc à dresser le portrait de l’enfance dans toutes ses dimensions, en abordant autant sa beauté que les épreuves qu’elle comporte. Malgré nos enfances différentes et nos difficultés personnelles, l’enfance a une portée commune pour chacun de nous : elle compose qui nous avons été, qui nous sommes, et qui nous serons à l’avenir.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Ce soir l’amour est dans tes yeux</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/10/01/ce-soir-lamour-est-dans-tes-yeux/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Loïc Arseneau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Oct 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Demain l'amour]]></category>
		<category><![CDATA[Lion d'or]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Soirée d’ouverture du Festival international de la littérature 2025.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/10/01/ce-soir-lamour-est-dans-tes-yeux/" data-wpel-link="internal">Ce soir l’amour est dans tes yeux</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">C’est au Lion d’Or, cabaret style Art déco miraculeusement préservé de la démolition, qu’a eu lieu la soirée d’ouverture du Festival international de la littérature 2025 (FIL pour les intimes). Le spectacle intitulé <em>Demain l’amour</em> se présente comme un <em>happening</em> poétique et musical, une célébration de ce qui continue de nous unir en ces temps incertains et une lettre d’amour aux poètes et chansonnier·ère·s québécois·e·s. Mon ami Euniden et moi ne savons trop à quoi nous attendre. Nous étudions tous deux la littérature, mais nous nous avouons mutuellement que, la poésie, « c’est pas trop notre truc ». Par hasard, je tombe sur une de mes professeures du cégep (qui est aussi, je l’apprends ce soir-là, une ancienne rédactrice en chef du <em>Délit</em>). Nous échangeons jusqu’à ce que le tournage interrompe notre conversation. </p>



<p>Rien n’aurait pu nous préparer à ce que nous avons vécu ce soir-là. Ni une connaissance pointue de la poésie québécoise ni de la chanson québécoise ni de la musique ni de la performance poétique. Pendant une heure et demie, les artistes enchaînent les textes, les superposant même, parfois, avec une aisance et une ferveur qui crèvent les yeux. Les compositions des années 60 côtoient des textes contemporains inédits : Paré-Poirier, Leclerc, Vigneault, Gill, Daoust, Miron, Beauchamp… tous sont conviés à la fête. Il y a cinq voix sur scène. Elkahna Talbi, alias Queen K, met en chant un poème. En complément, le duo Célia Gouin-Arsenault et Flavie Melançon ose une déclamation extrêmement sensible de « La Vie, l’Amour, la Mort » de Félix Leclerc. À son tour, Mathieu Gosselin nous fait cadeau d’une lecture épique de <em>Regards et jeux dans l’espace</em> de Saint-Denys Garneau. Ce sont Ca- mille Paré-Poirier et Mattis Savard-Verhoeven qui complètent cette fabuleuse équipe d’interprètes.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Pendant une heure et demie, les artistes enchaînent les textes, les superposant même, parfois, avec une aisance et une ferveur qui crèvent les yeux »</p>
</blockquote>



<p>Du côté musical, tout au long du spectacle, la chanteuse Flavie est épaulée par le duo folk CORAIL (Julien Comptour et Philippe Noël) et Thomas Bruneau Faubert. L’accompagnement musical, souvent sous forme de percussion, transforme la simple lecture expressive en véritable expérience théâtrale. </p>



<p>Le spectacle se conclut par un extrait du <em>Journal</em> de Marie Uguay, dans lequel elle exprime l’amour immense qu’elle ressent pour ses ami·e·s. </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« L’accompagnement musical, souvent sous forme de percussion, transforme la simple lecture expressive en véritable expérience théâtrale »</p>
</blockquote>



<p>Euniden et moi sortons de ce spectacle bouleversés, gonflés d’amour pour le Québec, pour notre langue, pour notre poésie. Nous ne pouvons arrêter de parler de ce que nous venons de vivre. J’épluche la programmation du FIL : cabarets, spectacles, performances et rencontres littéraires tous les jours jusqu’au 4 octobre 2025. Mon ami rit un peu de mon engouement zélé. Je crois qu’il voit qu’en feuilletant la brochure, en imaginant toutes ces rencontres artistiques potentielles, c’est carrément de l’amour que j’ai dans les yeux.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La culture à l’ère des écrans</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/09/24/la-culture-a-lere-des-ecrans/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Bogdan A. Sava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Sep 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexion]]></category>
		<category><![CDATA[classiques]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=58609</guid>

					<description><![CDATA[<p>Une culture fragmentée peut-elle encore nous rassembler?</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/09/24/la-culture-a-lere-des-ecrans/" data-wpel-link="internal">La culture à l’ère des écrans</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Qu’est-ce que la culture? C’est ce trésor commun dans lequel tous puisent et auquel chacun peut contribuer. C’est ce <em>chemin de désir</em> qui se trace sous les doigts des lecteurs, qui élisent les classiques en tournant les pages. Une lecture – un visionnement – est à bien des égards un vote dans cette instance démocratique que l’on appelle la culture. </p>



<p>La culture a ses jalons que nous appelons des référents ; ces référents, qui étaient jadis des histoires contées, chantées, écrites, se retrouvent aujourd’hui propagés et déterminés par l’intermédiaire des écrans. Une histoire qui aurait mis des semaines à faire le tour du village peut en quelques jours faire le tour du monde.</p>



<p>La promesse d’Internet était celle d’une grande démocratisation ; à l’ère des géants du Web, nous savons aujourd’hui qu’il n’en sera rien.</p>



<p><strong>Le commerce de l’attention </strong></p>



<p>Depuis longtemps, le lectorat renie les succès dits « commerciaux », qu’il oppose à un succès plus franc, plus profond, et de plus longue durée. Si la critique et l’édition peuvent se tromper sur le court terme, un lectorat plus large finit souvent par corriger leurs erreurs de jugement.</p>



<p>La technologie avance ; la société augmente sa production de toutes choses, y compris de culture. Le tronc commun de la culture se divise, les référents se multiplient. Une culture qui se fragmente peut-elle encore nous rassembler? </p>



<p>L’algorithme de recommandation des plateformes numériques maximise le temps d’écran en se faisant la plus précise idée de nos goûts personnels. Ces algorithmes deviennent des conseillers omniprésents, dirigeant notre attention vers telle ou telle information qui risque de piquer notre intérêt. </p>



<p>Ce faisant, ils réunissent au même endroit les internautes, au-delà des frontières, en fonction de leurs goûts, de leurs opinions et préférences. L’ère du numérique est cependant aussi celle d’un présent continu, d’une amnésie collective, de la relativité culturelle. Puisque pour l’algorithme, tout contenu se vaut, pourquoi les plateformes feraient-elles la promotion de contenu qui fait réfléchir? Promouvoir un livre où un artiste pousse les internautes hors de la portée toujours grandissante des plateformes. Pour Meta, bannir les médias d’information au Canada était tout autant une affaire de responsabilité fiscale que d’attention. Bien que les contenus médiatiques vérifiés ne soient plus disponibles sur les plateformes, peu sont ceux qui ont fait le saut entre leur fil d’actualité et la presse numérique.</p>



<p><strong>Pourquoi lire les classiques? </strong></p>



<p>Lire est un acte tout autant culturel que politique. Choisir de donner son attention à une œuvre particulière, c’est la pousser un peu plus près du panthéon de la culture commune. </p>



<p><em>Pourquoi lire les classiques?</em> Dans son recueil d’essais éponyme, Italo Calvino nous laisse cet indice : « Principe numéro 13) Est classique ce qui tend à reléguer l’actualité au rang de rumeur de fond, sans pour autant prétendre éteindre cette rumeur. » Je rajoute à ceux de Calvino un 15<em>e</em> principe : les classiques forment ce tronc commun qui nous arrache au présent pour nous rappeler que nous ne sommes, comme dirait Joyce, « ni premier ni dernier ni seul ni unique dans une série ayant son origine dans l’infinité et se répétant à l’infini » (<em>Ulysse</em>, p.1 120). </p>



<p>Ce qui se produit aujourd’hui sera un jour classique, cela ne fait aucun doute. Il faudra cependant accorder à ces œuvres contemporaines un délai de maturation, le temps que les idées cheminent dans l’inconscient collectif. Il faut laisser au présent le temps d’acquérir son caractère nostalgique. </p>



<p>Ces futurs classiques sont, à beaucoup d’égards, à la merci de notre attention collective.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/09/24/la-culture-a-lere-des-ecrans/" data-wpel-link="internal">La culture à l’ère des écrans</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La CAF : un combat en coulisse à l’AÉUM</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/09/01/la-caf-un-combat-en-coulisse-a-laeum/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vincent Maraval]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Sep 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[AÉUM]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=58204</guid>

					<description><![CDATA[<p>Entrevue avec Maëla Dube, commissaire de la CAF.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/09/01/la-caf-un-combat-en-coulisse-a-laeum/" data-wpel-link="internal">La CAF : un combat en coulisse à l’AÉUM</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">À McGill, la francophonie peine souvent à trouver sa place. À l’Association étudiante de l’Université McGill (AÉUM), le constat est le même : peu d’intérêt semble être donné à la langue de la province. Pourtant, une petite structure s’efforce de maintenir le cap : la Commission des affaires francophones (CAF). Depuis mai 2024, elle est menée par Maëla Dube, étudiante en psychologie et en études de genre, qui termine son cursus cette année. Elle nous a accordé un entretien pour revenir sur le rôle et l’évolution de cette commission encore méconnue.</p>



<p><strong><em>Le Délit</em> (LD) :</strong> Qu’est-ce que la Commission des affaires francophones? Et quel est son rôle sur le campus?</p>



<p><strong>Maëla Dube (MD) :</strong> La CAF regroupe plus d’une dizaine de clubs et d’organisations francophones sur le campus, comme le Club de débat francophone, l’Association des Étudiants Français de McGill ou encore le Centre d’enseignement du français. Elle représente plus généralement la communauté francophone au conseil législatif de l’AÉUM, ainsi qu’auprès de l’administration de l’Université. On se réunit tous les mois, ce qui nous permet d’échanger, de partager et de collaborer sur des projets encourageant la francophonie à McGill. On œuvre à rendre le campus plus accueillant pour les francophones, tout en offrant aux non-francophones l’opportunité d’apprendre le français.</p>



<p><strong>LD :</strong> Comment s’est manifesté votre travail de promotion du français depuis le retour de la CAF?</p>



<p><strong>MD :</strong> Historiquement, la CAF a pour mandat d’accroître la visibilité des enjeux francophones sur le campus. On organise des réunions de concertation entre les clubs francophones, mais aussi des événements sur le campus, comme la Francofête, qui se déroule chaque année en mars. Cette année, nous avons aussi lancé les Pipelettes, en collaboration avec l’Association des étudiants en droit de McGill et puis l’association étudiante de Concordia. Ce projet consiste à organiser des ateliers de discussion afin de permettre aux étudiants de pratiquer le français dans un contexte plus détendu que les cours.</p>



<p><strong>LD :</strong> Et y a‑t-il une victoire particulière que vous avez célébrée l’année dernière?</p>



<p><strong>MD : </strong>Oui, elles sont doubles! Premièrement, on a écrit et voté en novembre 2024 la « Politique de soutien aux affaires francophones ». S’ajoutant au « Plan de soutien aux affaires francophones », elle définit plus clairement les mandats de la CAF et de l’AÉUM envers la communauté francophone sur le long terme. Elle encadre notamment la mise en place des Pipelettes, des mini-cours de français, ainsi que le financement de stages de traduction au sein du département de littérature française. Cette politique sera mise en place grâce à une deuxième victoire : l’adoption d’une cotisation de 50 cents pour les affaires francophones. Votée lors du référendum d’hiver par les étudiants, elle permettra de mettre en action notre mandat, de financer nos projets, et de soutenir les clubs francophones membres de la CAF. Ces deux victoires vont vraiment permettre de pérenniser les actions de la CAF, et lui donner de l’importance et de l’autonomie à l’avenir.</p>



<p><strong>LD :</strong> Malgré ses efforts, la CAF garde une importance limitée dans la gouvernance de l’AÉUM, et les événements comme la Francofête ont aussi eu des succès relatifs. Quels obstacles se dressent devant vous?</p>



<p><strong>MD :</strong> Oui, notre action a des limites. Premièrement, dans une université anglophone comme McGill, le français n’est pas toujours une priorité. Il faut savoir que la CAF dépend de l’initiative du vice-président (VP) de l’AÉUM auquel elle est rattachée. Comme les VP changent chaque année, l’importance accordée au français à McGill varie. L’année dernière, le VP Externe Hugo-Victor Salomon a fait du rétablissement de la CAF sa priorité, et on a fait de beaux progrès! Et deuxièmement, le contexte politique que l’on connaît actuellement relègue nécessairement la question de la langue sur le campus au second plan, et c’est compréhensible, les enjeux internationaux pour lesquels il y a fréquemment des manifestations sur le campus sont prioritaires et monopolisent l’attention des étudiants. Et à côté de ça, la politique du gouvernement québécois ne nous aide pas beaucoup pour rendre l’enjeu de la langue séduisant.</p>



<p><strong>LD :</strong> Tu parles de la politique du gouvernement québécois qui impose des restrictions sur les universités anglophones?</p>



<p><strong>MD : </strong>Oui, le gouvernement ne nous aide pas du tout. La façon dont le français est forcé et imposé démonise complètement la langue, et n’encourage pas vraiment les étudiants anglophones à s’y intéresser organiquement. C’est facile de rester dans la bulle anglophone, mais il ne faut pas oublier tous les étudiants internationaux qui choisissent le Québec et McGill pour l’environnement francophone.</p>



<p></p>
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		<title>Arrêt des règles : faut-il s’inquiéter?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/04/02/arret-des-regles-faut-il-sinquieter/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Adèle Doat]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Apr 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Bien-être]]></category>
		<category><![CDATA[Corps]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[alimentation]]></category>
		<category><![CDATA[Menstruation]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=58083</guid>

					<description><![CDATA[<p>Comprendre l’impact de l’alimentation sur l’équilibre hormonal.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">L’été précédant mon entrée au lycée, j’ai décidé de faire un régime, afin de faciliter mon intégration dans un nouveau cercle social et de me sentir bien dans mon corps. Pendant les deux années qui ont suivi, mes règles se sont arrêtées. En les perdant, j’ai également renoncé à une partie de ma féminité. Si j’étais alors d’avis que le sacrifice en valait la peine, je comprends aujourd’hui l’impact qu’un dérèglement du cycle menstruel peut avoir sur la santé. Il est temps de lever les tabous concernant la santé féminine et de clarifier le lien entre l’alimentation et le bon fonctionnement de nos hormones, car perdre ses règles n’est pas normal. Le désir de se conformer aux normes sociétales de beauté et d’apparence physique ne devrait jamais se faire au détriment de notre santé physique et mentale.</p>



<p><strong>Les troubles alimentaires</strong></p>



<p>Un sentiment de satisfaction m’a d’abord envahie lorsque j’ai commencé à perdre du poids. Jour après jour, alors que je me regardais dans le miroir, me pesais sur une balance, j’observais les effets rapides d’un régime alimentaire drastique sur mon corps. La sensation d’avoir un tel contrôle sur mon apparence physique me galvanisait. C’était donc si facile de sculpter mon corps comme de la pâte à modeler pour lui donner la forme que je voulais! Je me voyais déjà ressembler aux filles aux corps parfaits qui s’affichent sur les réseaux sociaux, mais à quel prix? Tous les soirs, alors que je me couchais, mon ventre poussait des cris de détresse. Je me suis vite habituée à ne plus voir arriver mes règles. Après tout, c’était moins incommodant au quotidien. Je me rends compte seulement aujourd’hui que j’ai été victime d’anorexie nerveuse. Cette maladie mentale fait partie de la famille des troubles alimentaires, qui contribuent à la diminution de la consommation alimentaire et peuvent perturber l’équilibre hormonal. <a href="https://www.linkedin.com/in/sandrine-geoffrion/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Sandrine Geoffrion</a>, diplômée d’une maîtrise à l’Université de Montréal en nutrition et membre de l’Ordre des diététistes-nutritionnistes du Québec (<a href="https://odnq.org/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">ODNQ</a>), m’a expliqué l’impact de ces troubles sur le cycle menstruel.</p>



<p>Selon elle, différents facteurs peuvent influencer nos menstruations : le stress, l’alcoolisme, le tabagisme, et l’alimentation. Elle explique que notre cycle menstruel est contrôlé par les fluctuations d’hormones progestérone et œstrogène. Ces dernières jouent aussi un rôle dans la régulation de l’appétit et de l’énergie. Afin d’assurer la synthèse et le bon fonctionnement des hormones menstruelles, plusieurs nutriments sont nécessaires. Ainsi, si l’on mange trop peu ou pas proportionnellement à notre activité sportive, « le corps se met comme dans un état de survie, et peut couper dans les fonctions les moins nécessaires » au détriment de la fonction reproductive. « C’est plus difficile de porter un enfant à terme quand on n’est pas capable d’avoir assez de nutriments pour couvrir ses propres besoins », observe-t-elle.</p>



<p>Le manque de calories peut ainsi conduire à l’absence des règles, que l’on appelle l’aménorrhée. Le DSM‑5 – le manuel diagnostic et statistique des troubles mentaux – identifie trois catégories de troubles alimentaires : l’anorexie nerveuse, la boulimie, et l’hyperphagie boulimique. La nutritionniste explique que l’anorexie est caractérisée par « une peur intense de prendre du poids » et s’accompagne souvent d’une distorsion de l’image corporelle ou dysmorphie corporelle : « On ne va pas nécessairement voir son corps tel qu’il est. Malgré une maigreur extrême, quelqu’un peut se percevoir comme gros ou grosse. » Une personne atteinte d’anorexie nerveuse adopte une restriction alimentaire stricte, ce qui conduit à une réduction importante du nombre de calories consommées. La boulimie provoque des conséquences similaires, bien qu’elle prenne une tout autre forme. « Les personnes [atteintes de boulimie, <em>ndlr</em>] mangent de grosses quantités d’aliments dans de très courtes périodes, qui sont suivies par des comportements compensatoires tels que des régimes drastiques, jeûnes, vomissements et prise de médicaments provoquant la diarrhée », explique la nutritionniste. Enfin, l’hyperphagie boulimique se traduit par des compulsions alimentaires, mais sans les comportements compensatoires. La diététicienne précise qu’en plus d’avoir d’importantes conséquences sur la santé physique, ces trois troubles provoquent également des « émotions négatives, un sentiment de perte de contrôle, de la culpabilité et de la honte, ou encore un dégoût de soi-même ». Leurs conséquences sur la santé mentale sont ainsi tout aussi graves, pouvant même conduire à la mort.</p>



<p>Bien que n’importe qui soit susceptible de développer des troubles alimentaires, peu importe le genre, les femmes sont les plus concernées. Toutefois, la dysmorphie musculaire (ou bigorexie), une autre forme de trouble alimentaire, affecte plus particulièrement les hommes, qui les pousse à s’entraîner intensément pour être plus musclés, à instaurer des règles fixes par rapport à leur alimentation et parfois à prendre des suppléments. L’orthorexie, à savoir l’obsession de manger sainement, touche aussi bien les hommes que les femmes.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« C’est plus difficile de porter un enfant à terme quand on n’est pas capable d’avoir assez de nutriments pour couvrir ses propres besoins »</p>
<cite>Sandrine Geoffrion, nutritionniste</cite></blockquote>



<p><strong>La quête de la perfection</strong></p>



<p>Selon la nutritionniste, les troubles alimentaires peuvent être accompagnés d’exercice physique excessif, qui favorise les carences alimentaires et la déficience en énergie ; facteurs propices à l’aménorrhée. Evonne, étudiante à McGill et coureuse assidue, témoigne du combat douloureux qu’elle a dû mener pour retrouver ses règles. <em>« J’ai perdu mes règles, ou plutôt je ne les ai jamais eues jusqu’à ma première année d’université (tdlr) »</em>, raconte-t-elle. Alors qu’elle était encore au lycée, elle pensait que c’était normal, ayant entendu parler de personnes qui ne les ont eues que plus tard. Elle ne s’est donc pas inquiétée jusqu’au jour où son entourage a fini par remarquer son état de santé se détériorer. Ce n’est qu’à ce moment qu’elle a décidé de consulter un médecin. Les résultats de ses premières prises de sang étaient alarmants : <em>« J’avais des niveaux d’œstrogènes comparables à ceux d’un garçon prépubère d’environ 13 ans, et mes taux d’hormones de croissance étaient catastrophiques.» </em>Le peu d’énergie qui lui restait de ses entraînements de course à pied n’était pas suffisant pour lui permettre d’interagir socialement, affectant ainsi ses relations amicales.</p>



<p>Selon elle, ce n’est pas une coïncidence que son cycle menstruel se soit modifié lorsqu’elle a augmenté son kilométrage en course à pied. Elle est passée à un rythme de 70 à 80 kilomètres par semaine sans prendre de jours de repos. Ignorant les signes de détérioration de sa santé, elle a fait comme si de rien n’était, car, au fond d’elle, la perte des règles était synonyme d’accomplissement. <em>« Parce que, dans le domaine de la course de fond, il existe une stigmatisation qui laisse entendre que si tu t’entraînes suffisamment dur, tu devrais perdre tes règles. Si ton pourcentage de masse grasse est bas au point que ton corps ne puisse plus avoir de règles, c’est une preuve de réussite »</em>, confesse-t-elle.</p>



<p>Et cela s’est révélé payant sur le court terme dans sa quête de performance, car elle a pu gagner des titres provinciaux et a été sur le point de rejoindre l’équipe nationale pour sa catégorie d’âge, ce qui a contribué à son bonheur.</p>



<p>Aujourd’hui, après avoir été éduquée sur les conséquences de l’aménorrhée, elle réalise à quel point elle a mis en danger sa santé. Elle analyse son comportement ainsi : « C’était un sentiment de fierté, j’avais l’impression de correspondre aux normes imposées. Mais en réalité, cela m’a seulement conduite à des problèmes de santé dont je ne suis pas fière. Cela a vraiment affecté mon bien-être et mes relations avec les autres. » Cette fierté de coureuse était une pièce fondatrice de sa personnalité et elle était prête à sacrifier sa santé pour la conserver. Un déclic s’est opéré lorsqu’elle est allée voir un spécialiste qui l’a mise en garde sur les conséquences que pouvait entraîner l’aménorrhée sur sa fertilité, pouvant l’empêcher de fonder une famille un jour : <em>« Quand cette réalité m’a frappée, cela a été très difficile, et c’est là que j’ai eu peur. »</em></p>



<p>Si Evonne a sacrifié son équilibre hormonal dans sa quête de performance sportive, c’est bien la recherche de la perfection physique qui m’a conduite à négliger le mien. Moi non plus, je ne suis pas fière quand je regarde les photographies du temps de mon aménorrhée, me trouvant pâle, maladive, et laide. En voulant me rapprocher des standards de beauté, j’ai perdu ce que j’avais de plus précieux : ma féminité.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« J’avais des niveaux d’œstrogènes comparables à ceux d’un garçon prépubère d’environ 13 ans, et mes taux d’hormones de croissance étaient catastrophiques »</p>
</blockquote>
<cite>Evonne, étudiante à McGill</cite></blockquote>



<p><strong>Comment s’en sortir?</strong></p>



<p>Maintenant, je me sens soulagée à chaque fois que j’ai mes règles, car cela signifie que je suis en bonne santé. Néanmoins, il m’arrive encore d’être hantée par mes anciens troubles alimentaires et d’être rattrapée par l’interruption de mes menstruations. Evonne admet aussi qu’aujourd’hui encore, son cycle menstruel traverse des fluctuations et qu’il est difficile de le stabiliser.</p>



<p>Toutefois, elle sait désormais comment réagir : <em>« Si jamais il y a une période prolongée, de plus de deux ou trois mois, où je n’ai pas mes règles, je sais qu’il faut consulter un médecin. »</em> Après avoir été suivie par une nutritionniste, elle a appris à adapter son régime alimentaire à son volume d’entraînement.</p>



<p>Sandrine Geoffrion rappelle : « La règle d’or, c’est qu’il faut avoir des apports énergétiques suffisants en général. Ce n’est peut-être pas facile dans notre société où règne la culture des diètes, mais on évite au maximum les régimes excessifs. » Avoir une alimentation équilibrée et variée permet de diminuer les risques de carence, sans développer de préoccupations excessives en lien avec l’alimentation. D’ailleurs, « il y a beaucoup de micronutriments qui sont importants pour nos hormones, comme le zinc, le calcium, le magnésium, ou le fer, dont on peut facilement combler le besoin en mangeant de façon diversifiée. Il ne faut donc pas sous-estimer l’importance de s’alimenter ». Elle ajoute que les besoins énergétiques sont différents pour chaque phase du cycle menstruel : « Les phases d’ovulation et lutéales, pendant lesquelles le corps se prépare aux prochains saignements, peuvent être caractérisées par des rages alimentaires. Notre corps est bien fait et nous envoie le message qu’il faut manger davantage au courant de la journée. » On peut adopter des collations qui intègrent des aliments faits de grains entiers et des fruits pour éviter d’avoir excessivement faim le soir. De plus, pendant la phase des saignements, il peut être important de consommer davantage d’aliments riches en fer, que l’on trouve dans la viande rouge ou les lentilles, par exemple, avec de la vitamine C, trouvée dans les fruits et légumes, qui permet de mieux l’absorber.</p>



<p>L’arrêt des menstruations a des conséquences profondes et graves sur la santé physique et mentale des femmes qui en souffrent et on ne peut plus les banaliser. Il est important de recourir à l’aide médicale lorsque l’on est concerné par l’aménorrhée ou par un trouble alimentaire. La nutritionniste recommande la ligne d’écoute et d’aide gratuite <a href="https://anebquebec.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Aneb</a>, qui offre un soutien aux personnes qui souffrent d’un trouble alimentaire. </p>
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		<title>Ça fait quoi, de mourir?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/04/02/ca-fait-quoi-de-mourir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Milan McCarthy]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Apr 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=58089</guid>

					<description><![CDATA[<p>Critique de Mickey 17.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Peu de films arrivent à l’écran en 2025 avec autant d’attentes que <em>Mickey 17</em>. Pour le réalisateur sud-coréen Bong Joon-ho, l’enjeu était de faire suite à l’un des meilleurs films de la décennie, <em>Parasite</em>. Six ans plus tard, le cinéaste est de retour avec <em>Mickey 17 </em>(adapté du livre<em> Mickey7</em> d’Edward Ashton), un film ambitieux qui dépeint la cruauté de l’humanité dans un univers de science-fiction. Les studios de production étaient au rendez-vous, avec un budget de plus de 100 millions US et, <a href="https://screenrant.com/mickey-17-indefinite-release-delay-bong-joon-ho-explained/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">après quelques désaccords</a>, ont concédé au réalisateur une liberté rarissime, notamment lors du montage final.</p>



<p>Le prologue nous met en appétit. On est en l’an 2054 et Mickey (Robert Pattinson) s’engage dans une mission de colonisation sur une planète glacée, baptisée Niflheim, pour se soustraire à une dette accumulée sur Terre. Comme il ne possède aucune compétence particulière et que les places à bord sont limitées, Mickey s’engage en tant que « Remplaçable » (<em>Expendable</em>). Son rôle est simple : servir de cobaye aux scientifiques du vaisseau. Il faut trouver la formule d’un vaccin? Déterminer le taux de microbes néfastes sur une planète inconnue? Fureter en terre périlleuse? Envoyez Mickey! Grâce à une imprimante innovante, Mickey peut esquiver la mort et se réimprimer en Mickey 1, 2, 3… à chaque dérive.</p>



<p>Je tire mon chapeau à Robert Pattinson. Mourir n’est jamais simple, mais il le fait avec justesse tout au long du film. Lorsque ses doubles se rencontrent à l’écran, c’est un régal pour le spectateur. Mignon, mou, enflammé et sinistre, Pattinson passe par toutes les émotions dans le(s) corps de(s) Mickey(s) et confirme ainsi sa polyvalence en tant qu’un des plus grands acteurs de sa génération.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Le conflit, trop cliché et prévisible, oppose le mal absolu contre les héros humanistes et s’achève par une séquence interminable »</p>
</blockquote>



<p>La mission spatiale est dirigée par Kenneth Marshall (Mark Ruffalo), qui semble vouloir faire appel à un amalgame de figures d’actualité avec son maquillage bien orange, son appétit pour les conquêtes spatiales et ses casquettes rouges. Quelques années plus tôt, cette caricature nous aurait bien amusés. Bong a été inspiré par les dirigeants autoritaires les plus notoires, tels que Nicolae Ceaușescu en Roumanie et Ferdinand Marcos aux Philippines. Mais aujourd’hui, ce personnage nous fait plutôt penser à un sketch de <em>Saturday Night Live</em>, décortiquant les maelströms médiatiques de la semaine d’avant.</p>



<p>Bong Joon-ho a ses habitudes. En termes de message politique, le film exprime un anticapitalisme prégnant : Marshall et sa femme Ylfa (Toni Collette) symbolisent la classe sociale des huppés, se nourrissant de steak et de vin, alors que les moins chanceux ingèrent leurs calories en bouillie. Nous remarquons aussi les créatures monstrueuses saturées d’effets spéciaux et très appréciées de Bong, qui rappellent, celle culte, de <em>The Host</em>. Comme toujours, elles viennent semer le désordre parmi les humains, ces derniers n’étant que rarement irréprochables.</p>



<p>Malheureusement, le film sombre dans la grisaille, elle-même engloutissant la planète où résident les personnages. Le conflit, trop cliché et prévisible, oppose le mal absolu contre les héros humanistes et s’achève par une séquence interminable. Par ailleurs, en dehors de Mickey, les rôles ne sont pas très développés et manquent de profondeur. Certains personnages cruciaux de l’intrigue, comme l’amoureuse de Mickey, Nasha (Naomi Ackie), ne laissent guère d’impression durable.</p>



<p>Emporté par le gros budget et les effets spéciaux à revendre, Bong Joon-ho s’est un peu perdu avec <em>Mickey 17</em>. Les innombrables thèmes du film – l’innovation hasardeuse de la technologie, la colonisation, et évidemment la mort – noient le spectateur. Le film reste finalement sans éclat, malgré quelques gags intermittents, et souffre d’une comparaison inévitable avec les chef-d’œuvre précédents du même réalisateur. Une fois ressortis de la salle de cinéma, nous restons sur notre faim.</p>
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		<title>La sélection d’actus du Délit</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/02/26/la-selection-dactus-du-delit-9/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Titouan Paux]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Feb 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[En bref]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[dawson]]></category>
		<category><![CDATA[Hockey]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=57634</guid>

					<description><![CDATA[<p>Projet ferrovaire Alto, ingérence au cégèp Dawson et finale de hockey entre le Canada et les États-Unis</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/02/26/la-selection-dactus-du-delit-9/" data-wpel-link="internal">La sélection d’actus du Délit</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>TGV TORONTO-QUÉBEC : UN PROJET À GRANDE VITESSE À L’AVENIR INCERTAIN</strong></p>



<p>Ce mercredi 19 février, Justin Trudeau a annoncé le lancement du projet « Alto », visant à mettre en place des trains à grande vitesse (TGV) entre Toronto et Québec. Décrit comme « <a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2142035/justin-trudeau-annonce-tgv-toronto-quebec" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">le plus grand projet d’infrastructure de l’histoire du Canada</a> », Alto prévoit de desservir les arrêts de <a href="https://www.noovo.info/nouvelle/projet-de-train-toronto-quebec-trudeau-fait-une-annonce.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Trois-Rivières, Laval, Peterborough, Ottawa et Montréal</a>. Le premier ministre a expliqué que ce projet vise à apporter des changements majeurs au réseau de transport ferroviaire canadien, car, selon lui, le système actuel « <a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2142035/justin-trudeau-annonce-tgv-toronto-quebec" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">n’est tout simplement pas à la hauteur des Canadiens </a>». Grâce à Alto, les temps de trajet entre les grandes villes du tracé seraient réduits de manière significative : il faudrait environ 3 heures pour relier Toronto et Montréal, et seulement 1h30 pour aller de Montréal à Québec.</p>



<p>Le coût total du projet n’est pas encore connu, mais le cabinet du premier ministre a déjà estimé que 3,9 milliards de dollars seront dépensés dans la seule phase de développement du projet. Sur le long terme, le coût total pourrait s’élever à plus de 100 milliards de dollars.</p>



<p>Cependant, ces prévisions ne se manifesteront que si le projet est bel et bien réalisé. Le gouvernement<br>canadien a déjà promis à maintes reprises l’amélioration du réseau ferroviaire, et les Canadiens n’en ont pourtant jamais vu la couleur. D’aucuns seront d’autant plus sceptiques compte tenu que les responsables du projet n’ont présenté aucun échéancier. Par ailleurs, rien ne garantit que le prochain gouvernement reprendra le dossier après le départ du gouvernement Trudeau.</p>



<p><strong>INGÉRENCE AU CÉGEP DAWSON : LA MINISTRE PASCALE DÉRY CRITIQUÉE</strong></p>



<p>Ce mardi 18 février, la ministre de l’Enseignement supérieur du Québec, Pascale Déry, a admis avoir interféré directement avec le contenu d’un cours offert au collège Dawson, un des plus grands cégeps du Québec. La ministre aurait demandé <a href="https://www.tvanouvelles.ca/2025/02/19/cours-sur-la-palestine--la-ministre-pascale-dery-critiquee-pour-setre-ingeree-a-dawson" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">d’éviter d’aborder le sujet de la Palestine</a> dans ce cours, dont une des thématiques se nommait <a href="https://www.lapresse.ca/actualites/politique/2025-02-18/college-dawson/pascale-dery-admet-s-etre-melee-du-contenu-d-un-cours-sur-la-palestine.php" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">« appartenances palestiniennes »</a>. Cette confession a lieu dans <a href="https://www.lapresse.ca/actualites/education/2025-02-14/enquete-visant-des-cegeps-montrealais/des-enseignants-denoncent-un-abus-de-pouvoir-de-quebec.php" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">un climat de suspicion, avec des accusations portées depuis décembre à l’encontre du ministère</a> pour abus de pouvoir, ingérence, et atteintes à la liberté académique dans certains cégeps. Au lendemain de la confession de la ministre, <a href="https://fqppu.org/ingerence-politique-ministre-pascale-dery-college-dawson/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">la Fédération québécoise des professeures et professeurs d’université (FQPPU) a exigé la fin immédiate de cette d’ingérence</a>, sans quoi la capacité de la ministre à occuper ses fonctions devrait être remise en cause. La FQPPU estime que les incidents sont loin d’être isolés, et que <a href="https://fqppu.org/ingerence-politique-ministre-pascale-dery-college-dawson/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">« l’attitude de la ministre révèle un réel mépris pour les principes d’autonomie qui doivent pourtant guider les milieux de l’enseignement supérieur »</a>.</p>


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<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1200" height="900" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/02/En_Bref_Dawson-1200x900.png" alt class="wp-image-57636" style="width:511px;height:auto" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/02/En_Bref_Dawson-1200x900.png 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/02/En_Bref_Dawson-650x488.png 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/02/En_Bref_Dawson-150x113.png 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/02/En_Bref_Dawson-768x576.png 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/02/En_Bref_Dawson-1536x1152.png 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/02/En_Bref_Dawson-2048x1536.png 2048w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/eileendavidson/?media=1" data-wpel-link="internal">Eileen Davidson</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>
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<p>L’ingérence directe dans le contenu d’un cours sur la Palestine, dans le contexte actuel de la guerre à Gaza, pourrait mettre en évidence certains <a href="https://www.lapresse.ca/actualites/education/2025-02-19/contenu-d-un-cours-au-college-dawson/les-accusations-d-ingerence-se-multiplient-contre-pascale-dery-la-caq-la-defend.php" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">conflits d’intérêts</a> impliquant Pascale Déry. En effet, celle-ci a siégé au conseil d’administration de la branche québécoise du Centre consultatif des relations juives et israéliennes (CIJA) entre 2016 et 2022, et a récemment entretenu des liens avec cette même entreprise de lobbyisme. Selon le cabinet de la ministre, l’intervention directe de la ministre dans les affaires du collège Dawson serait due à <a href="https://www.lapresse.ca/actualites/education/2025-02-14/enquete-visant-des-cegeps-montrealais/des-enseignants-denoncent-un-abus-de-pouvoir-de-quebec.php" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">des signalements d’élèves concernant une montée de l’antisémitisme</a> au collège depuis le début du conflit à Gaza. Certains enseignants ont pourtant expliqué que le cégep avait <a href="https://www.lapresse.ca/actualites/education/2025-02-14/enquete-visant-des-cegeps-montrealais/des-enseignants-denoncent-un-abus-de-pouvoir-de-quebec.php" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">amplement les moyens de répondre lui-même aux craintes et requêtes de sa communauté</a>. Cette affaire ternit un peu plus la réputation du gouvernement de la CAQ, <a href="https://lactualite.com/politique/sondage-la-caq-menacee-dun-recul-historique/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">déjà largement affaibli depuis plusieurs mois</a>.</p>



<p><strong>CLIMAX ABSOLU : LA GRANDE FINALE CANADA – ÉTATS-UNIS</strong></p>



<p>Du 12 au 20 février s’est déroulé le tournoi de hockey des <a href="https://www.hockeycanada.ca/fr-ca/team-canada/men/world-cup/2025-4nf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">quatre nations</a> comprenant les États-Unis, le Canada, la Suède et la Finlande. Couronnée par la double confrontation entre les deux géants d’Amérique du Nord, cette compétition s’est avérée épique.</p>



<p>Les différentes rencontres ont eu lieu à Montréal, au Centre Bell et à Boston, au TD Garden. Les règles de ce tournoi sont simples : les quatre équipes s’affrontent respectivement, puis une finale a lieu entre les deux équipes ayant accumulé le plus de points, en l’occurrence le Canada et les États-Unis cette année.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img decoding="async" width="1200" height="900" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/02/En_Bref_4_Nations-1200x900.png" alt class="wp-image-57638" style="width:457px;height:auto" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/02/En_Bref_4_Nations-1200x900.png 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/02/En_Bref_4_Nations-650x488.png 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/02/En_Bref_4_Nations-150x113.png 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/02/En_Bref_4_Nations-768x576.png 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/02/En_Bref_4_Nations-1536x1152.png 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/02/En_Bref_4_Nations-2048x1536.png 2048w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/eileendavidson/?media=1" data-wpel-link="internal">Eileen Davidson</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>
</div>


<p>Les deux voisins se sont rencontrés dans un match préliminaire, avec notamment <a href="https://www.journaldemontreal.com/2025/02/16/trois-bagarres-en-9-secondes-les-tkachuk-avaient-planifie-leur-coup" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">trois bagarres en neuf secondes </a>et la huée de l’hymne américain au Centre Bell. Les nombreux incidents dévoilent toute la tension et les enjeux extrasportifs de la rencontre, dans une période politique très tendue entre les deux pays, notamment à cause de la déclaration de Donald Trump proposant au Canada de devenir le <a href="https://www.lapresse.ca/actualites/politique/2025-02-07/51e-etat-des-etats-unis/trump-veut-reellement-absorber-le-canada.php" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">51<em>e</em> état des États–Unis</a>. Malgré la défaite du Canada lors de ce match, une victoire contre la Suède et la Finlande leur a permis de se qualifier pour la grande finale face aux États-Unis.</p>



<p>Cette ultime confrontation avec, à la clé, un trophée et une victoire chargée de sens a commencé d’emblée sur les chapeaux de roues. Avec les huées de l’hymne canadien à Boston, le ton de cette rencontre était alors donné. Au cours d’un match épique, <a href="https://www.hockeycanada.ca/fr-ca/team-canada/men/world-cup/2025-4nf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">les Canadiens se sont imposés</a>, notamment grâce à une belle performance du gardien de but Binnington et à un ultime but de Connor McDavid dans les prolongations qui délivre le Canada au paroxysme de suspense. Ô Canada a alors pu résonner dans l’enceinte du TD Garden, réjouissant et réunissant tous les Canadiens, le temps d’une soirée au moins.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/02/26/la-selection-dactus-du-delit-9/" data-wpel-link="internal">La sélection d’actus du Délit</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>« L’existence c’est la résistance »</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/02/05/lexistence-cest-la-resistance/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ema Sedillot-Daniel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Feb 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Mois de l’Histoire des Noir·e·s]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cérémonie d’ouverture du Mois de l’histoire des Noir·e·s à l’hôtel de ville de Montréal.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Ce jeudi 30 janvier a eu lieu la cérémonie d’ouverture du <a href="https://www.moishistoiredesnoirs.com/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Mois de l’histoire des Noir·e·s</a> à l’hôtel de ville de Montréal, ayant comme thème cette année « Tout ce que nous sommes » (<em>All that we carry</em>). Cet événement a été marqué par de nombreuses interventions importantes, dont celles de l’ancienne gouverneure générale Michaëlle Jean, le ministre délégué de l’économie et de la lutte contre le racisme Christopher Skeete, le ministre provincial de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration, Jean-François Roberge et bien d’autres. La soirée a été soulignée par la remise de prix aux lauréats de cette année, des personnes reconnues comme étant des sources d’inspiration pour les communautés afro-descendantes montréalaises. La soirée a aussi été marquée par le dévoilement du nouveau timbre de Postes Canada mettant en lumière l’esclave montréalaise Marie-Josèphe Angélique.</p>



<p><strong>Une soirée touchante</strong></p>



<p>L’hôtel de ville, désormais ouvert au public pour des expositions ainsi que pour la visite de certaines de ses pièces, a été restauré et modernisé au cours de la dernière année. Environ une centaine d’invités furent accueillis par un duo musical. La salle où se déroulait l’événement était à la hauteur de l’ampleur et de l’importance de ce dernier : le lieu était grandiose, avec des murs et planchers en marbre, des chandeliers et de hauts plafonds. La soirée a débuté par le discours marquant de Martine Musau Muele, présidente du conseil municipal, qui a rappelé l’importance du Mois de l’histoire des Noir·e·s au nom de la mairesse Valérie Plante. Cette dernière, absente lors de l’événement, avait tout de même fait une apparition quelques heures plus tôt pour la signature des lauréats dans le livre d’or de la ville. Enfin, le nouveau timbre a été dévoilé dans le cadre d’une collection commémorative mettant en avant la figure de <a href="https://www.canadapost-postescanada.ca/scp/fr/notre-entreprise/nouvelles-et-medias/nouvelles-de-la-societe/communiques/2025-01-30-un-nouveau-timbre-du-mois-de-lhistoire-des-noirs-met-en-vedette-marie-joseph-angelique" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Marie-Josèphe Angélique</a>, un symbole de résilience de l’esclavage canadien. La récéption s’est poursuivie avec la prise de parole des deux représentants de l’édition de cette année, l’actrice francophone Penande Estime et l’animateur anglophone Ian Thomas. Leurs discours inspirants ont souligné l’importance de la représentation des communautés noires dans les médias et leur rôle de modèles pour les jeunes générations. Thomas a évoqué l’impact de la mort de George Floyd comme un événement collectif pour les Afro-descendants et la société dans son ensemble, en affirmant : « L’histoire des Noirs est notre histoire (<em>tdlr</em>). » Il a ensuite repris les paroles du philosophe politique Jean-Paul Sartre, déclarant que « <em>L’existence, c’est la résistance.</em> »</p>



<p>La Table Ronde du Mois de l’Histoire des Noir·e·s a été présidée par M. Michael P. Farkas, et sa directrice générale Mme Nadia Rousseau, qui ont partagé un message de mobilisation face à l’absence de budget pour la lutte contre le racisme, sous la responsabilité du ministre Christopher Skeete. Ils ont également souligné l’importance de l’histoire des communautés noires comme une partie intégrale de l’histoire collective. Cette soirée mémorable s’est conclue par la remise des prix aux 12 lauréats, dont trois ont été ou sont associés à l’Université McGill, que ce soit actuellement ou dans le passé : Wendell Nii Laryea Adjetey, Ayanna Alleyne et Désirée Rochat.</p>



<p><strong>Marie-Josèphe Angélique : une flamme de résistance</strong></p>



<p>Un des moments marquants de la soirée a été le dévoilement du timbre à l’image de Marie-Josèphe Angélique, qui met en lumière l’injustice tragique qu’a subi cette femme afrodescendente au 18e siècle. <a href="https://www.thecanadianencyclopedia.ca/fr/article/marie-joseph-angelique" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Née au Portugal</a> sous le nom d’Angélique, elle a été vendue à plusieurs reprises avant de franchir l’océan Atlantique. Elle est arrivée à Montréal en 1725, à l’âge de 20 ans, en tant qu’esclave du marchand français François Poulin de Francheville. Durant ses neuf années en tant qu’esclave à Montréal, elle a mis au monde trois enfants, tous décédés avant l’âge de cinq ans, et a été rebaptisée Marie-Josèphe. Bien que l’histoire de résilience d’Angélique ait débuté dès sa naissance, elle a pris un tournant majeur en 1733, lorsqu’elle est devenue la propriété de Thérèse de Couagne de Francheville. Quand elle apprend qu’elle a été vendue à un acheteur de Québec, qui envisage de la revendre dans les Antilles, elle réclame aussitôt sa liberté. Sa propriétaire refuse. <a href="https://canadianmysteries.ca/sites/angelique/montrealbrule/10avril1734/indexfr.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Le 10 avril 1734</a>, un incendie ravage la ville de Montréal. En moins de trois heures, 45 domiciles, ainsi que l’Hôtel-Dieu, sont réduits en cendres. Le lendemain, des rumeurs se propagent en ville, accusant Marie-Josèphe et son amant Claude Thibault, un travailleur blanc, d’avoir mis le feu au grenier de sa maitresse sur la rue Saint-Paul. En raison des lois en vigueur en Nouvelle-France, Marie-Josèphe est présumée coupable jusqu’à preuve du contraire. Son procès dure plus de cinq mois et rassemble plus d’une vingtaine de témoins, qui l’accusent d’avoir déclenché l’incendie dans une tentative d’évasion. Elle maintient son innocence, mais est cependant jugée coupable, condamnée à mort et torturée jusqu’à ce qu’elle confesse. Le 21 juin 1734, elle est pendue en place publique. Toujours aujourd’hui, personne ne connaît le véritable déroulement de la soirée d’avril 1734. Toutefois, l’histoire de Marie-Josèphe Angélique illustre une résilience exceptionnelle face à l’esclavage et à l’injustice raciale dans l’histoire du Canada. En raison de sa tentative de fuite et de sa revendication de sa propre liberté, elle devient un symbole de résilience.</p>



<p><strong>Un mois à ne pas manquer</strong></p>



<p>Plusieurs activités auront lieu au cours du mois à travers Montréal dans le but de promouvoir l’histoire des communautés noires au Québec et dans le monde. Plusieurs de ces activités seront gratuites ou abordables, parfaites pour accueillir les étudiants, que ce soit pour célébrer le mois ou en apprendre davantage sur l’histoire des communautés afro-descendantes. L’organisme de la Table Ronde et ses collaborateurs accueillent chaleureusement tout le monde. Leur programmation est remplie d’événements culturels diversifiés, musicaux, sportifs, éducatifs, sociaux, pour tous les membres de la famille. <a href="https://ev.moishistoiredesnoirs.com/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Le programme complet</a> est disponible sur le site de la Table Ronde du Mois de l’Histoire des Noir·e·s. Il est aussi important de mentionner que nous avons aussi au sein de la communauté McGilloise plusieurs associations qui célèbrent les contributions des personnes noires dans la société canadienne, et qui luttent contre la discrimination : <em>Black Student Network (BSN),</em> <em>Black Access McGill, Black History Month McGill</em>.</p>



<p></p>
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		<title>Les gardiens de la démocratie</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/01/29/les-gardiens-de-la-democratie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Antoine Proulx]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Jan 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Enquêtes]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Lobbyisme]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Démystifier la pratique et l’encadrement du lobbyisme québécois.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le lobbyisme a un problème de personnalité. L’évocation seule du terme rappelle une pléthore de scandales pharmaceutiques (Purdue Pharma), financiers (Crise financière de 2008) ou tabagiques (Affaire Dalli) ; il est, dans l’imaginaire commun, une gangrène sociale cupide. Les reportages sensationnalistes qui vilipendent cet instrument démocratique se concentrent sur un marché dérégulé, voire anarchique – celui des ÉtatsUnis. La mondialisation à laquelle la sphère médiatique est soumise place donc l’ensemble des lobbys et leurs représentants dans une catégorie artificiellement homogénéisée, ignorant les efforts des différents régimes pour l’encadrement de la pratique. Au sein d’une société majoritairement méfiante de la légalité et l’intégrité du lobbyisme et des titulaires de charges publiques (TCP), comment scinder le Québec de l’exemple américain? Présenter le cadre réglementaire québécois – en opposant ses modalités à la perception négative de jeunes universitaires – peut permettre de mettre en lumière le paysage du lobbyisme d’ici. Ainsi, nous saurons si la haine viscérale envers le lobbyisme est justifiée.</p>



<p><strong>Comprendre le système québécois</strong></p>



<p>Si l’on se penche sur les statistiques avancées québécoises, il va sans dire que ce marché parapolitique représente un paradis du plus offrant de par sa nature purement entrepreneuriale. Il ne faut pourtant pas confondre cette flagrante iniquité pour un abus de pouvoir, de confiance ou bien un manquement des élus à leur promesse d’intégrité. L’industrie du lobbyisme est rigoureusement encadrée par Lobbyisme Québec (LQ) – sous-division de l’Assemblée nationale – depuis 2002. Le mot d’ordre : transparence. S’il se révèle sociétalement impossible de combler l’écart des richesses et son influence dans l’accès aux élus, LQ s’assure d’une divulgation complète de toutes les tentatives de lobbyisme effectuées dans la province. Le commissaire au lobbyisme, Jean-François Routhier, œuvre sans cesse pour mettre à jour, réformer, populariser et perfectionner la Loi sur la transparence et l’intégrité en matière de lobbyisme (LTEML). La plateforme de divulgation Carrefour Lobby Québec est primée, moderne, facile d’accès, mais honteusement inconnue. Il semble donc que le problème ne repose pas dans un laxisme législatif, mais plutôt dans une méconnaissance des mécanismes mis en place pour la protection de l’État de droit québécois. Il s’agit donc de comprendre si les jeunes universitaires impliqués en politique sont insatisfaits et trouvent l’effort législatif trop faible ou bien s’ils basent leurs jugements du lobbyisme sur des perceptions injustifiées et externes au Québec.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« La tendance universitaire identifie non pas un manque de transparence, mais plutôt un partage imparfait des pouvoirs et une méconnaissance des ressources de divulgations comme étant la problématique principale »</p>
</blockquote>



<p><strong>L’encadrement législatif</strong></p>



<p>La transparence n’est-elle donc que factice si son existence reste inconnue par les masses? À quoi bon la divulgation du moindre murmure d’un lobbyiste envers un élu si personne ne sait comment l’entendre? Selon Eloïse, étudiante en développement international et en environnement à McGill, le problème est bifocal : l’accès à l’information est imparfait et les visées du lobbyisme ne mènent pas à une amélioration des conditions sociales de la population générale. Elle avance que « même si des mécanismes de contrôle existent, le fait même qu’ils soient inconnus du public rend leur efficacité risible », affirmant elle même n’avoir jamais consulté les ressources de transparence telles que CLQ. De plus, « des milieux sous-subventionnés ou moins financés, comme les organisations non gouvernementales et autres organisations environnementales, sociales, communautaires » voient leur accès aux élus complexifié à cause de lobbyistes qui accaparent l’agenda démocratique. Bogdan, étudiant en sciences politiques à McGill, soulève le problème suivant face au lobbyisme : « l’influence des lobbys [américains, <em>ndlr</em>] ne cesse d’augmenter depuis l’arrêt Citizens United v. FEC (2010) et a pris des proportions hallucinantes dans les dernières années. »</p>



<p>Il supporte ainsi l’idée que le lobbyisme américain est endémique au système, parfois à son détriment. Cependant, il note une lueur d’espoir pour le Québec, alors qu’il explique que la province se débrouille assez bien, citant des outils comme « un registre public assez complet […] et un système de vérification rigoureux. » </p>



<p>La tendance universitaire identifie non pas un manque de transparence, mais plutôt un partage imparfait des pouvoirs et une méconnaissance des ressources de divulgations comme étant la problématique principale. Bien que le modèle législatif québécois soit incroyablement avancé et muni de multiples organes de vérification de la conformité du lobbyisme, ce dernier garde sa réputation négative en raison des objectifs qu’il poursuit. Il paraît impossible d’enrayer l’attitude négative face au lobbyisme – même auprès de jeunes universitaires dont les intérêts académiques s’alignent avec des questions d’administration gouvernementale. Sachant que, comme le dit Eloïse : « le lobbyisme est inhérent, et dans une certaine mesure souhaitable dans le démocratie ; le réel problème, ce sont les manigances et autres actes frauduleux », il faut se pencher sur des façons de rendre le processus toujours plus paritaire et transparent. </p>



<p><strong>Le futur d’un lobbyisme transparent</strong></p>



<p>L’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) – organisme œuvrant dans l’avancement dans la recherche socio-économique et la compilation statistique – recommande une multitude d’ajustements réglementaires qui pourraient faire toute la différence pour ce qui est de la confiance envers le processus démocratique. Ils proposent un meilleur encadrement des normes d’après-mandat – empêchant l’effet des « portes tournantes » chez les TCP et les abus de pouvoir et d’influence. L’organisation fait également la promotion de l’empreinte législative, qui divulgue publiquement et au sein de chaque projet de loi l’influence exacte de chaque groupe de représentation d’intérêts. Après avoir été informée de ces recommandations, Eloïse a semblé plus réceptive, affirmant que : « la meilleure visibilité et transparence ne peut qu’être bénéfique, » ajoutant qu’il fallait rester le plus loin possible du « modèle américain ».</p>



<p><strong>Des leçons à tirer?</strong></p>



<p>Que faut-il donc retenir de cette consultation étudiante? Il semblerait que le lobbyisme soit craint non pas pour sa seule pratique, mais pour les écarts éthiques qui y sont souvent attribués. En renforçant le cadre normatif et législatif actuel, il serait possible de rassurer la population sans pour autant que cette dernière ait l’impression d’être dupée. Malgré l’effritement de la confiance envers les institutions démocratiques, force est de constater que tout n’est pas perdu. Bien que le lobbyisme souffre d’un problème de personnalité, on le tolère, on le comprend et éventuellement on l’adoptera pleinement. Le Québec est sur la bonne voie en ce qui a trait à sa réforme de la LTEML : il doit continuer de surveiller et punir les contrevenants ainsi que s’assurer de divulguer de manière accessible et beaucoup plus publique les activités de lobbyisme. La méfiance est un problème d’accès. Il suffira de donner aux Québécois ce qu’ils désirent, ce qui les aidera à comprendre le côté essentiel du lobbyisme et la représentation d’intérêts. Les étudiants ont parlé : c’est au tour du Québec de se rendre digne de son titre de démocratie fonctionnelle et véritablement transparente!</p>
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		<item>
		<title>La sélection d’actus du Délit</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/01/15/la-selection-dactus-du-delit-7/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Austin Witter]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Jan 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[En bref]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>QUÉBEC ÉLARGIT L’ÉVENTAIL DES DÉCHETS RECYCLABLES Dès le 1er janvier, presque tous les contenants, emballages et imprimés sont recyclables, conformément aux nouvelles réglementations du Québec qui concernent tous les types de plastique, le carton, et le papier. Ce nouveau système concerne l’entièreté de la province, à l’exception de certains villages isolés dans le Nord. Plusieurs&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2025/01/15/la-selection-dactus-du-delit-7/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">La sélection d’actus du Délit</span></a></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/01/15/la-selection-dactus-du-delit-7/" data-wpel-link="internal">La sélection d’actus du Délit</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>QUÉBEC ÉLARGIT L’ÉVENTAIL DES DÉCHETS RECYCLABLES</strong></p>



<p>Dès le 1<em>er </em>janvier, presque tous les contenants, emballages et imprimés sont recyclables, conformément aux nouvelles réglementations du Québec qui concernent <a href="https://www.cbc.ca/news/canada/montreal/quebec-recycling-changes-what-goes-in-bin-1.7413894" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">tous les types de plastique, le carton, et le papier</a>. Ce nouveau système concerne l’entièreté de la province, à l’exception de <a href="https://www.environnement.gouv.qc.ca/matieres/consigne-collecte/ligne-temps-collecte-selective.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">certains villages isolés dans le Nord</a>.</p>



<p>Plusieurs sortes de déchets traditionnellement relégués à la poubelle, tels que les sachets de croustilles,<br>peuvent désormais être recyclés. Par ailleurs, le verre est actuellement recyclé avec ces autres matériaux. Cependant, comme les boîtes dédiées seulement au verre sont de plus en plus disponibles, <a href="https://www.lapresse.ca/actualites/2024-11-28/consigne-sur-les-contenants-de-boisson/quebec-declenche-une-enquete-et-decale-sa-reforme.php" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">il pourrait arriver que leur utilisation soit requise</a> à l’avenir. Il n’y a que <a href="https://www.lapresse.ca/actualites/environnement/2025-01-02/collecte-des-matieres-recyclables/de-grands-changements-dans-le-bac-a-partir-du-1er-janvier.php" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">trois exceptions aux nouvelles consignes</a> : les canettes aérosols, les emballages en polystyrène et les plastiques biodégradables. Ce sont surtout ces derniers qui posent problème, puisqu’ils ne sont ni vraiment plastiques, ni vraiment compostables.</p>



<p>Éco Entreprises Québec (ÉEQ), une organisation québécoise à but non lucratif qui représente les producteurs de contenants, emballages et imprimés, <a href="https://www.environnement.gouv.qc.ca/matieres/consigne-collecte/collecte-selective-modernisee.htm" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">dirige désormais seule le recyclage</a>. Un processus plus centralisé vise à rendre la récupération plus efficace. L’ÉEQ a également dépensé des millions de dollars pour développer le réseau de centres de tri du Québec.</p>



<p>D’après Maryse Vermette, présidente d’ÉEQ, même si à ses débuts le nouveau système n’arrivera pas à recycler tout ce qu’il reçoit, <a href="https://www.lapresse.ca/actualites/environnement/2025-01-02/collecte-des-matieres-recyclables/de-grands-changements-dans-le-bac-a-partir-du-1er-janvier.php" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">avec une croissance de matière recyclable déposée</a>, il vaudra la peine de construire plus d’infrastructures spécialisées. Ainsi, transformer davantage de variétés de déchets en matière qui peut ensuite être vendue deviendra rentable.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1200" height="834" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/01/En_Bref_1-1200x834.png" alt class="wp-image-56806" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/01/En_Bref_1-1200x834.png 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/01/En_Bref_1-650x452.png 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/01/En_Bref_1-150x104.png 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/01/En_Bref_1-768x534.png 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/01/En_Bref_1-1536x1067.png 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/01/En_Bref_1-2048x1423.png 2048w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/eileendavidson/?media=1" data-wpel-link="internal">Eileen Davidson</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<p><strong>FACE AUX TARIFS DOUANIERS IMMINENTS, DOUG FORD PROPOSE UN NOUVEAU PARTENARIAT ÉNERGÉTIQUE</strong></p>



<p>Le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, a présenté le 8 janvier <a href="https://www.youtube.com/watch?v=qD27CGHCu0U" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">un nouveau plan énergétique</a> pour tisser des liens entre les économies du Canada et des États-Unis. Le projet prévoit la construction de nouveaux réacteurs nucléaires, ainsi que des lignes électriques et des oléoducs. Avec une possible augmentation des frais de douane de 25% lors de l’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche le 20 janvier prochain, le projet est la tentative la plus récente de Ford de dissuader le président élu d’imposer un tel fardeau économique sur le Canada. Trump <a href="https://www.reuters.com/world/us/trump-promises-25-tariff-products-mexico-canada-2024-11-25/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">prétend que ces nouveaux droits de douane</a> sur tous les produits canadiens et mexicains <a href="https://www.cbc.ca/news/politics/trump-fentanyl-precursors-1.7397558" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">sont nécessaires pour empêcher</a> « <em>les drogues, le fentanyl en particulier, et tous les étrangers illégaux </em>(<em>tdlr</em>) » d’entrer aux États-Unis.</p>



<p>Ford a pourtant affirmé que « <em>ces droits de douane seraient dévastateurs pour les deux économies. </em>» Avec son projet, qu’il appelle « Forteresse Am-Can », il espère plutôt stimuler économiquement les deux pays voisins. « <em>[Les droits de douane, ndlr] mettraient en danger des emplois innombrables des deux côtés de la frontière. </em>» a‑t-il dit. D’après Ford, un partenariat plus proche aiderait aussi à rivaliser la puissance économique de la Chine.</p>



<p>Depuis décembre 2024, Ford a riposté aux menaces de Trump en suggérant d’abord de <a href="https://www.cbc.ca/news/canada/toronto/doug-ford-ontario-premiers-meet-justin-trudeau-1.7407948" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">cesser d’approvisionner les États-Unis avec de l’énergie ontarienne</a> si de nouveaux droits de douane étaient imposés, ce qui affecterait 1,5 millions de foyers américains. Ford a affirmé que le Canada répondrait aussi avec ses propres droits de douane. Plus tôt, le 7 janvier, Ford a annoncé <a href="https://www.reuters.com/world/us/trump-promises-25-tariff-products-mexico-canada-2024-11-25/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">le renforcement de la frontière</a> avec environ 200 agents de la Police provinciale de l’Ontario ; une tentative supplémentaire d’inciter Trump à reconsidérer les tarifs de douane.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="834" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/01/En_Bref_2-1200x834.png" alt class="wp-image-56807" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/01/En_Bref_2-1200x834.png 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/01/En_Bref_2-650x452.png 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/01/En_Bref_2-150x104.png 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/01/En_Bref_2-768x534.png 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/01/En_Bref_2-1536x1067.png 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2025/01/En_Bref_2-2048x1423.png 2048w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/eileendavidson/?media=1" data-wpel-link="internal">Eileen Davidson</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>



<p><strong>UN DISCOURS D’EMMANUEL MACRON DÉCLENCHE DES CRITIQUES SÉVÈRES AU SÉNÉGAL ET AU TCHAD</strong></p>



<p>Emmanuel Macron, président de la France, a suggéré <a href="https://www.youtube.com/watch?v=n_pdVRZynAQ" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">dans une adresse du 6 janvier</a> dernier que les pays africains dans lesquels la puissance militaire française était déployée dans le cadre de l’opération Barkhane depuis 2013 avaient « oublié de dire merci » pour leur présence, affirmant avoir contribué à la protection de leur souveraineté à la lutte anti-terroriste.</p>



<p>Les troupes françaises ont récemment quitté sept des neuf pays concernés, coïncidant avec <a href="https://www.lemonde.fr/international/article/2025/01/07/du-tchad-au-senegal-les-propos-d-emmanuel-macron-sur-l-ingratitude-des-dirigeants-africains-passent-mal_6487102_3210.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">une polémique</a> entre Macron et quelques dirigeants de la région du Sahel, qui prétendent avoir ordonné le départ de l’armée française. Pourtant, selon Macron, la France a elle-même décidé de se retirer : « On est parti, parce qu’il y a [eu] des coups d’État, parce qu’on était là, à la demande d’États souverains. » Le Sénégal et le Tchad ont répondu à Macron en dénonçant ses allégations d’« ingratitude » et son explication du départ des militaires. Les deux pays sont sceptiques quant à la réelle contribution de la France dans la stabilisation de leurs pays.</p>



<p>À Dakar, les propos de Macron <a href="https://www.bbc.com/afrique/articles/cqx85yxjnp8o" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">ont été mal reçus</a>. « La France n’a ni la capacité ni la légitimité pour assurer à l’Afrique sa sécurité et sa souveraineté », a déclaré Ousmane Sonko, le premier ministre du Sénégal. D’après le ministre des Affaires étrangères tchadien, Abderaman Koulamallah, les propos de Macron « reflètent une attitude méprisante à l’égard de l’Afrique et des Africains ». Il a mentionné <a href="https://www.bbc.com/afrique/articles/cqx85yxjnp8o" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">à l’appui la participation des troupes tchadiennes</a> dans les deux Guerres Mondiales, qu’il perçoit comme « jamais véritablement reconnue ».</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/01/15/la-selection-dactus-du-delit-7/" data-wpel-link="internal">La sélection d’actus du Délit</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Comment représenter la crise climatique?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/11/27/comment-representer-la-crise-climatique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Adèle Doat]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Nov 2024 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Réflexions]]></category>
		<category><![CDATA[bande dessinée]]></category>
		<category><![CDATA[crise environnementale]]></category>
		<category><![CDATA[Entrevue]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=56673</guid>

					<description><![CDATA[<p>Entrevue avec le bédéiste Martin Patenaude-Monette.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Si les requins ont si mauvaise réputation dans la culture populaire, c’est en partie à cause de la représentation qu’en ont fait à l’écran des films comme <em>Les Dents de la mer</em> de Spielberg. L’image de monstres terrifiants qui leur a été attribuée a suscité un manque d’empathie et de protection pour cette espèce pourtant menacée. Que ce soit à travers le cinéma, la photographie, le dessin de presse ou de bande dessinée, les images façonnent notre manière de percevoir le monde qui nous entoure et orientent nos opinions. Ainsi, ceux qui véhiculent de l’information et des messages à travers les images, qu’elles soient sous forme artistique, médiatique ou de propagande politique, ont un pouvoir d’influence incommensurable. Aujourd’hui, sur les réseaux sociaux, nous consommons des images en lien avec le changement climatique toujours plus effroyables : l’embrasement des forêts canadiennes, les ravages causés par les ouragans aux États-Unis, et plus récemment les inondations meurtrières en Espagne. Mais comment représenter la crise climatique sans provoquer le désarroi?</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-left is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>J’aime vraiment le fait de raconter des histoires en images. </p>
<cite>Martin Patenaude-Monette</cite></blockquote>



<p><em>Le Délit</em> s’est entretenu avec l’illustrateur québécois <a href="https://www.martinpm.info" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Martin Patenaude-Monette</a> qui a publié cette année une nouvelle bande dessinée intitulée <em>Un sacrifice tout naturel</em>. Au cours de cette rencontre, l’illustrateur et biologiste nous a parlé des avantages de la bande dessinée et de ses choix dans la manière de représenter les questions environnementales par ce médium.</p>



<p><strong>Pourquoi la bande dessinée?</strong></p>



<p>La particularité de la bande dessinée, contrairement à d’autres médiums visuels ou textuels, est qu’elle s’immisce dans une sphère intime. Elle se lit en vacances sur la plage ou lors d’une pause, pour occuper son temps libre. Dans <em>Un sacrifice tout naturel</em>, Martin PM (son nom de plume) a cherché à être au plus proche de ses lecteurs, en suivant et documentant le combat administratif de citoyens à l’encontre des projets de chantiers dans le Sud du Québec. Parmi ceux-ci, on retrouve entre autres un projet d’écoquartier menaçant la forêt du Lac Jérôme et la construction d’un lotissement à Notre-Dame-de‑l’Île-Perrot, dans le secteur du boisé Saint-Alexis. Le bédéiste permet de rendre les questions environnementales plus concrètes à ses lecteurs, en s’intéressant à ces grands dossiers qui affectent directement leur quotidien.</p>



<p>« J’aime vraiment le fait de raconter des histoires en images », nous confie l’illustrateur. Dans son enfance, Martin PM aimait réaliser des montages vidéos et il retrouve le même plaisir de l’assemblage de scènes dans le dessin de vignettes de bande dessinée. Dans les deux cas, il explique qu’il s’agit de « prendre des segments qu’on met bout à bout, qui créent des enchaînements, tant dans la narration que dans le mouvement ». Cela permet de « plonger le lecteur et de le transporter facilement dans le lieu ». Toutefois, la bande dessinée a ses avantages propres. Contrairement au cinéma, l’équipement est très léger, il suffit d’un carnet et d’un crayon. « On peut reproduire visuellement beaucoup de scènes du passé ou des endroits où on n’a même pas été à partir d’informations », témoigne Martin PM, « mais avec des moyens hyper accessibles et de manière beaucoup plus facile ». D’ailleurs, un dessinateur est nettement moins intimidant qu’un réalisateur doté d’une armée de caméramans, ce qui lui permet d’approcher plus facilement les habitants des lieux dont il souhaite raconter l’histoire. Enfin, la principale différence avec un film ou un documentaire, dans lesquels les images deviennent parfois accessoires et servent de support à la narration, c’est « la complémentarité entre le texte et l’image » qui est fondamentale dans la bande dessinée. Elle permet « une danse entre le texte et l’image », car certaines choses sont plus faciles à représenter par l’image que par le texte.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-left is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Il est nécessaire de trouver le juste équilibre entre la représentation d’une réalité préoccupante et les messages d’espoir. </p>
</blockquote>



<p><strong>Vulgariser pour mieux éduquer</strong></p>



<p>Il est difficile de ranger l’œuvre de Martin PM dans une catégorie fixe. Est-ce une enquête citoyenne? Du journalisme militant? L’illustrateur lui-même est incapable de le dire : « je considère que mon travail est relativement rigoureux et repose sur des documents, des faits, et des entrevues que j’ai menées », déclaret-il. Son ouvrage est une bande dessinée documentaire qui a pour but principal « d’informer en critiquant et en alertant ». Son rôle est ainsi pédagogique. Dans chaque grand dossier qu’il a suivi, Martin a constaté le manque de connaissance du public quant au mode de délivrance des autorisations environnementales pour les projets de développement. C’est le ministère de l’environnement qui a le pouvoir d’approuver ou non les demandes de nouveaux chantiers, qu’il refuse rarement. Comprendre la procédure juridique est crucial pour pouvoir bloquer un projet qui met en danger un milieu naturel. De la même manière, il s’est rendu compte des lacunes gouvernementales en matière de compréhension des mécanismes de protection de la biodiversité et des écosystèmes. <em>Un sacrifice tout naturel</em> cherche à combler ce manque d’éducation et à faire le lien entre les différentes sphères citoyenne, scientifique et politique.</p>



<p>Bien souvent, il s’agit simplement d’un problème de communication, qui nous empêche de nous comprendre. Afin de devenir ce pont pour la connaissance, l’enjeu de la représentation devient crucial. Comment rendre l’information accessible et intéressante pour tous?</p>



<p>Traiter des questions environnementales dans une bande dessinée demande un travail important de vulgarisation. Parce que la crise climatique est un problème complexe mêlant enjeux politiques, économiques, sociaux, et scientifiques, il n’existe pas de solution unique, ce qui peut souvent sembler décourageant. Le rôle du vulgarisateur est de simplifier l’information pour que le plus grand nombre y soit réceptif. « Quand tu fais de la vulgarisation, tu ne veux pas perdre les gens dans tous les détails. Mais en même temps, je ne voulais pas rester trop en superficie », nous expliquet-il. Pour atteindre le public le plus large possible, il agrémente le récit de multiples anecdotes qui exposent des cas concrets et permettent « d’humaniser le sujet, et de rejoindre les gens ». L’usage de la satire apporte une « petite touche d’humour qui peut aider à canaliser un peu la frustration de l’auteur et peut-être des lecteurs et des lectrices [vis à vis du manque d’action gouvernementale dans la protection de l’environnement, <em>ndlr</em>] », précise Martin PM.</p>



<p><strong>Trouver le juste équilibre</strong></p>



<p>Dans la représentation artistique comme pour la communication médiatique, il n’est pas toujours facile de parler de l’environnement sans adopter un ton alarmiste et évoquer les nouvelles négatives liées aux ravages causés par le changement climatique. Toutefois, il est nécessaire de trouver le juste équilibre entre la représentation d’une réalité préoccupante et les messages d’espoir. Si les deux approches sont primordiales pour susciter une prise de conscience et le partage de l’information, l’une ne doit pas déborder sur l’autre. L’espoir motive à agir contrairement à l’absence de perspective future et le sentiment de fatalité inspiré par trop de pessimisme. De même, l’excès de positivité et la certitude d’une issue heureuse peuvent aussi conduire à la passivité et faire oublier la notion d’urgence. Trouver la juste nuance a été la mission que s’est donnée la section Environnement au cours de cette dernière année en intégrant pistes de solutions à mettre en place au quotidien, bonnes nouvelles environnementales et réflexions sur des sujets complexes nécessitant plus de détails et de profondeur.</p>
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		<item>
		<title>Les échecs du REM</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/11/06/les-echecs-du-rem/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sonali Sonali Cowieson]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Nov 2024 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Lettre]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des trajets de près de trois heures par jour pour les étudiants de la Rive-Sud.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Le Réseau express métropolitain (REM) est-il un cadeau empoisonné pour les habitants de la Rive-Sud? C’est bien le sentiment que partagent de nombreux utilisateurs, en particulier les étudiants, relayés au second plan dans la planification des horaires et du service de ce nouveau réseau de transport en commun, fonctionnel depuis le mois d’août 2023. </p>



<p>Le problème concerne tout particulièrement les individus qui n’habitent pas à distance de marche d’une station de métro. Ils se plaignent alors du manque décourageant de places de stationnement d’auto gratuites devant le REM, qui se fait ressentir de manière grandissante depuis la rentrée scolaire en septembre. « Récemment, si j’arrive à 7h30 du matin à ma station du REM, il n’y a déjà plus de places. Il faut que j’arrive avant 7h si je veux avoir une chance de trouver une place! » raconte Sabrina*, étudiante en droit à McGill. Cette situation est d’autant plus frustrante puisque Sabrina, comme de nombreux autres étudiants, ne commence parfois ses cours qu’en début d’après-midi. Elle se retrouve donc malheureusement contrainte de partir tôt le matin afin de s’assurer d’avoir une place de stationnement. </p>



<p>L’incapacité du réseau à répondre aux besoins des étudiants se reflète notamment dans le service d’autobus transportant les résidents des zones plus éloignées de la Rive-Sud vers les stations du REM. Ces bus ne circulent que tôt le matin et en fin d’après-midi, suivant les horaires des travailleurs traditionnels, de 9h00 à 17h00. Dans le cas de Sabrina, le dernier bus passant devant chez elle le matin part à 8h09 et le dernier bus pouvant la ramener en soirée passe aux alentours de 18h00. Un véritable casse-tête pour un étudiant qui, par exemple, n’aurait cours qu’entre 17h00 et 19h00. « J’en ai souvent pour près de trois heures de transports par jour dans ces conditions », se désole Sabrina. « Ce système est peut-être pratique pour les parents travaillant de 9h00 à 17h00, mais certainement pas pour les étudiants! » Face à cette situation, Sabrina est parfois tentée de reprendre sa voiture, espérant miraculeusement trouver une place de stationnement près de sa station REM. « Il y a quelques jours, je n’ai rien trouvé. J’étais tellement désespérée que j’ai garé ma voiture à une place interdite et j’ai eu une amende.»</p>



<p>Cette situation est d’autant plus problématique que le REM est désormais la seule option de transport en commun pour les citoyens de la Rive-Sud. Depuis la mise en service du REM le 31 juillet 2023, une <a href="https://www.lapresse.ca/actualites/grand-montreal/201803/23/01-5158404-rem-des-ententes-secretes-de-monopoles-territoriaux-inquietent.php#:~:text=L&#039;entente%20de%20non%2Dconcurrence,REM%20aura%20aussi%20une%20station.\" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">clause de non-concurrence</a> hautement controversée empêche les autobus de traverser le pont Champlain, ce qui contraint ainsi les utilisateurs à emprunter le REM, puisqu’il s’agit de la seule option leur étant offerte. Un choix politique lourd de conséquences, qui se traduit par un achalandage démesuré des stations et par des stationnements bondés de voitures.</p>



<p>En d’autres termes, les étudiants sont pris au piège, avec peu d’options pour des trajets sereins et efficaces. Que ce soit par une augmentation des services de bus circulant entre les stations du REM et les différentes zones de la Rive-Sud, un accroissement des places de stationnement ou un abandon de la clause de non-concurrence, des solutions doivent être envisagées!</p>



<p>*Nom fictif</p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="869" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/11/REM_2-1200x869.jpg" alt class="wp-image-56513" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/11/REM_2-1200x869.jpg 1200w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/11/REM_2-650x471.jpg 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/11/REM_2-150x109.jpg 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/11/REM_2-768x556.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/11/REM_2-1536x1112.jpg 1536w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/11/REM_2.jpg 1973w" sizes="auto, (max-width: 1200px) 100vw, 1200px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/eileendavidson/?media=1" data-wpel-link="internal">Eileen Davidson</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>
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		<title>Chasse aux graffitis</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/11/06/chasse-aux-graffitis/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Coves Larose]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Nov 2024 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Créations]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Littéraires]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Si tu penses que Montréal ne peut faire aucun tort,Tu n’es jamais parti·e à la chasse aux graffitis,Dans les ruelles de Saint-Laurent,Tout l’après-midi d’un jour gris,Car tu en avais enfin eu le temps,Pensant qu’être à l’extérieur,Ne pouvait être que ce qu’il y aurait de meilleur. Les personnages sur la brique devant toi,Jamais tu ne leur&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2024/11/06/chasse-aux-graffitis/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Chasse aux graffitis</span></a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Si tu penses que Montréal ne peut faire aucun tort,<br>Tu n’es jamais parti·e à la chasse aux graffitis,<br>Dans les ruelles de Saint-Laurent,<br>Tout l’après-midi d’un jour gris,<br>Car tu en avais enfin eu le temps,<br>Pensant qu’être à l’extérieur,<br>Ne pouvait être que ce qu’il y aurait de meilleur.</p>



<p>Les personnages sur la brique devant toi,<br>Jamais tu ne leur ressembleras,<br>Promesse à toi-même qui te terrifia.<br>Une œuvre ne se cache pas,<br>Et ce n’est pas entre les portes arrière de cantine,<br>Aux odeurs de gras,<br>Qu’on se déploie.<br>Et tu reconnais au moins que ça,<br>Tu te le dois.</p>



<p><br>La chasse aux graffiti fut fructueuse,<br>Les nouveautés murales nombreuses,<br>Mais la rumination qui creuse,<br>Elle te laisse anxieux·se.<br>Tu renommes la ruelle « l’existentielle »,<br>Hommage à ta crise silencieuse,<br>Que tu rends,<br>En quittant,<br>Saint-Laurent.</p>
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		<title>La lutte des Wet’suwet’en pour leurs terres ancestrales</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/10/09/la-lutte-des-wetsuweten-pour-leurs-terres-ancestrales/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Béatrice Poirier-Pouliot]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Oct 2024 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[critique]]></category>
		<category><![CDATA[documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[yintah]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><em>Yintah</em> : un documentaire percutant et nécessaire.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Le documentaire <em>Yintah</em>, réalisé par Jennifer Wickham et Michael Toledano, est bien plus qu’un reportage : c’est une œuvre puissante qui plonge au cœur de la résistance autochtone des Wet’suwet’en en Colombie-Britannique. Filmé sur une période de 10 ans, le documentaire retrace la lutte menée pour protéger leurs terres ancestrales contre l’intrusion brutale des oléoducs et des machines, face à l’indifférence d’un État motivé par le profit. Chez les Wet suwet’en, le territoire n’est pas une carte à ratisser ni une surface à conquérir. La terre est vivante, vibrante. Elle est l’âme des ancêtres, la mémoire des générations passées, et la promesse des générations à venir. <em>Yintah</em> brille par sa capacité à capturer la beauté sauvage du territoire canadien. Les plans aériens offrent une vue à couper le souffle des paysages que la communauté lutte pour préserver. Ces images mettent en exergue l’absurdité du projet d’oléoduc de <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/08/28/trudeau-un-manque-daction-pour-lenvironnement/" data-wpel-link="internal">Trans Mountain</a>, une intrusion brutale dans un espace d’une pureté rare. Les réalisateurs montrent sans artifice ce que les Wet’suwet’en tentent de protéger : une terre dont ils ne sont pas les propriétaires, mais les gardiens.</p>



<p>Les images poignantes de cette lutte révèlent une vérité dérangeante : nous sommes les occupants permanents de terres qui ne nous appartiennent pas. <em>Yintah</em> est un assemblage minutieux de moments clés, captés dans une démarche de cinéma direct. Chaque image est soigneusement choisie pour refléter la réalité brute de la réoccupation du territoire par les Wet’suwet’en, illustrant à la fois la résistance de la communauté et la violence de l’État. On ressent la colère, la tristesse, mais aussi la résilience qui brûle dans chaque regard, chaque geste.</p>



<p>La musique s’entrelace avec les images, jouant un rôle crucial dans la construction émotionnelle du film. Des chants traditionnels rappellent l’histoire millénaire qui se déroule sous nos yeux. On voit les femmes Wet’suweten, gardiennes du territoire, debout face aux agents armés de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), tenant tête avec un calme et une dignité qui font honte à ceux qui se tiennent de l’autre côté. Elles chantent d’une voix brisée, dans un acte de résistance pacifique, et refusent de se taire, même lorsqu’on leur passe les menottes aux poignets. Mais le véritable cœur du film réside dans son message : une dénonciation de l’injustice coloniale persistante au Canada. Ce qui rend <em>Yintah</em> particulièrement puissant, c’est son refus de sombrer dans le pathétique. La douleur est présente, mais elle est portée avec dignité. Le rire semble parfois être la seule réponse possible à l’ironie de la situation, qui culmine lorsqu’un policier scie un panneau de bois portant l’inscription « Réconciliation ». Un geste aussi absurde que symbolique, qui résume toute la duplicité des politiques gouvernementales. Le gouvernement Trudeau parle de réconciliation, de respect des droits autochtones, mais ses actions révèlent un autre visage, celui de la force brute et de l’exploitation.</p>



<p>Et puis, il y a la fin. Un appel vibrant depuis l’écran, qui incite à agir, à se rallier à la cause. À ne pas oublier cette résistance des Wet’suwet’en, cette solidarité qui, bien que freinée par le confinement, continue de réclamer notre attention. Parce que <em>Yintah</em> n’est pas un film que l’on regarde passivement. Il vous interpelle, vous secoue, vous transforme en témoin, en acteur potentiel d’une lutte qui est loin d’être terminée.</p>



<p>Yintah <em>sera disponible sur la plateforme de visionnement Netflix dès le 18 octobre.</em></p>



<p></p>
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		<title>Calendrier culturel – septembre 2024</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/09/11/calendrier-culturel-septembre-2024/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Béatrice Poirier-Pouliot]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Sep 2024 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Calendrier]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[arts de la scène]]></category>
		<category><![CDATA[calendrier culturel]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Danse]]></category>
		<category><![CDATA[exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[septembre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Danse – Festival Quartiers Danses 22e édition du Festival de danse contemporaine, qui réunit des choréographes originaires de sept pays. Jusqu’au 14 septembrePlace des arts Théâtre - Trop humains par Étienne Lepage10 interprètes explorent la condition humaine dans une série de scénettes improbablesDu 11 septembre au 5 octobreThéâtre de Quat’Sous Littérature – Festival international de&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2024/09/11/calendrier-culturel-septembre-2024/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Calendrier culturel – septembre 2024</span></a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Danse – Festival Quartiers Danses</strong></p>



<p>22<em>e</em> édition du Festival de danse contemporaine, qui réunit des choréographes originaires de sept pays. <br><strong>Jusqu’au 14 septembre</strong><br>Place des arts</p>



<p><strong>Théâtre</strong> <strong>- Trop humains</strong> </p>



<p>par Étienne Lepage<br>10 interprètes explorent la condition humaine dans une série de scénettes improbables<br><strong>Du 11 septembre au 5 octobre<br></strong>Théâtre de Quat’Sous</p>



<p><strong>Littérature – Festival international de la littérature (FIL)</strong></p>



<p>Le FIL célèbre ses 30 ans d’existence.<br><strong>Du 18 au 28 septembre</strong></p>



<p><strong>Théâtre – Cordes</strong></p>



<p>par Inés Adán Mozo<br>Comédie dramatique teintée d’humour qui explore la masculinité et les rivalités fraternelles.<br><strong>Du 9 septembre au 2 octobre<br></strong>Théâtre La Licorne</p>



<p><strong>Théâtre – Les gens, les lieux, les choses</strong></p>



<p>Anne-Élisabeth Bossé incarne Emma, comédienne toxicomane contrainte d’entamer une démarche de désintoxication.<br><strong>Du 12 septembre au 12 octobre</strong><br>Théâtre Duceppe</p>



<p><strong>Exposition – P pour Palestine</strong></p>



<p>Exposition collective qui rassemble des œuvres multidisciplinaires d’artistes palestiniennes sous le sigle de la résilience.<br><strong>21 septembre au 14 décembre</strong><br>Centre d’exposition Plein Sud</p>



<p><strong>Théâtre – La femme qui fuit</strong></p>



<p>Adaptation théâtrale du roman éponyme d’Anaïs Barbeau-Lavalette par Sarah Berthiaume &amp; Alexia Bürger.<br><strong>Du 10 septembre au 5 octobre</strong><br>Théâtre du Nouveau Monde</p>



<p><strong>Cinéma – Tous toqués</strong>!</p>



<p>Julie Le Breton partage l’écran avec l’acteur français Édouard Baer dans cette comédie rassembleuse qui plaira aux amateur·ice·s de cuisine.<br><strong>Dès le 13 septembre</strong><br>Cinéma Quartier Latin</p>



<p><strong>Cinéma – Festival international du film black de Montréal (FIFBM)</strong></p>



<p>L’inauguration de cette 20<em>e</em> édition du FIFBM sera présidée par nul autre que le réalisateur américain Spike Lee.<br><strong>Du 25 au 29 septembre</strong><br>L’Olympia de Montréal</p>



<p><strong>Exposition – Deux par deux rassemblés</strong></p>



<p>Collection qui rassemble des œuvres récemment acquises par le MBAM.<br><strong>Du 11 septembre au 5 octobre</strong><br>Musée des Beaux-Arts de Montréal</p>



<p><strong>Théâtre – La démagogie des dragons</strong></p>



<p>Deux artistes québécois se lancent à la quête de leurs racines vietnamiennes.<br><strong>Du 16 septembre au 11 octobre<br></strong>Centre du Théâtre d’Aujourd’hui</p>



<p><strong>Théâtre – Peau d’âne</strong></p>



<p>Le duo Félix-Antoine Boutin et Sophie Cadieux revient à la charge avec une réinterprétation complètement déjantée de ce classique des Frères Grimm.<br><strong>Du 27 septembre au 15 octobre<br></strong>Salle Denise-Pelletier</p>



<p>Tu peux aussi visiter la 17e édition de l’exposition World Press Photo, située au Marché Bonsecours jusqu’au 14 octobre! C’est 12$ pour les étudiant·e·s!</p>
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		<title>Dernière édition</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/02/22/derniere-edition/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Camélia Bakouri]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Feb 2024 00:05:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=55020</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/02/22/derniere-edition/" data-wpel-link="internal">Dernière édition</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="889" height="1207" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/Capture-decran-le-2024-02-22-a-10.08.49-edited-1.png" alt class="wp-image-55023" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/Capture-decran-le-2024-02-22-a-10.08.49-edited-1.png 889w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/Capture-decran-le-2024-02-22-a-10.08.49-edited-1-650x883.png 650w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/Capture-decran-le-2024-02-22-a-10.08.49-edited-1-150x204.png 150w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2024/02/Capture-decran-le-2024-02-22-a-10.08.49-edited-1-768x1043.png 768w" sizes="auto, (max-width: 889px) 100vw, 889px"><figcaption><span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/r-chedid/?media=1" data-wpel-link="internal">Rose Chedid</a> | Le Délit</span></figcaption></figure>
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		<item>
		<title>Un indépendantisme solidaire</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/02/21/un-independantisme-solidaire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Ysandre Beaulieu]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Feb 2024 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Québec]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[indépendance]]></category>
		<category><![CDATA[politique québécoise]]></category>
		<category><![CDATA[Québec Solidaire]]></category>
		<category><![CDATA[Souveraineté]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=54932</guid>

					<description><![CDATA[<p>Une nouvelle campagne de Québec Solidaire promeut la souveraineté auprès des jeunes.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Le 9 février dernier, Québec Solidaire, parti politique de gauche dirigé par les co-porte-paroles Gabriel Nadeau-Dubois et Émilise Lessard-Therrien, <a href="https://quebecsolidaire.net/nouvelle/quebec-solidaire-lance-une-campagne-pour-rallier-les-jeunes-au-projet-independantiste" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">a annoncé une campagne</a> destinée à rallier les jeunes au projet indépendantiste québécois.</p>



<p><strong>De nouveaux arguments</strong></p>



<p>Le projet proposé consiste en quatre étapes. Il demande l’élection d’un gouvernement solidaire, la création d’une assemblée représentative de la société québécoise, le développement d’une constitution à l’image de l’opinion et des inquiétudes du peuple québécois, et finalement, la déclaration de l’indépendance de ce nouveau pays.</p>



<p>La campagne établit un nouveau visage à l’argument souverainiste. En effet, l’idéologie est souvent associée à une <a href="https://www.erudit.org/fr/revues/ncs/2020-n24-ncs05486/94037ac.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">vision anti-immigration</a> tenue par une tranche de la population âgée qui avait l’âge de voter lors des deux premiers référendums sur l’indépendance du Québec en <a href="https://www.thecanadianencyclopedia.ca/fr/article/referendum-du-quebec-1980" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">1980</a> et en <a href="https://www.thecanadianencyclopedia.ca/fr/article/referendum-du-quebec-1995" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">1995</a>. Lors d’une entrevue avec Radio-Canada, Ruba Ghazal, députée solidaire à la tête de cette nouvelle campagne, explique vouloir avancer une vision plus progressiste de la souveraineté. En effet, celle-ci met en lumière des enjeux <a href="https://www.ledevoir.com/politique/quebec/800107/candidates-co-chefferie-solidaire-ne-veulent-pas-nationalisme-exclusif?" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">précédemment exclus du discours indépendantiste</a>, tels que l’importance des <a href="https://www.nouveauquebec.info" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">relations de nation-à-nation</a> avec les populations autochtones en territoire québécois.</p>



<p><strong>Attrait auprès d’un jeune public</strong></p>



<p>La campagne lancée cible un public jeune, auprès duquel le projet indépendantiste semble présentement avoir moins d’attrait. La nouvelle génération n’a pas vécu la période des référendums, et est <a href="https://lactualite.com/politique/souverainete-les-jeunes-nont-pas-suivi-leurs-parents/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">moins préoccupée</a> par l’idée d’un Québec indépendant. Éric Bélanger, professeur en sciences politiques à l’université McGill écrit au <em>Délit</em> : « Il est certain que ce projet a le potentiel de devenir attrayant s’il est arrimé de manière convaincante aux<br>préoccupations (notamment environnementales) de la jeune génération actuelle. » C’est ce que Québec Solidaire tente, en notant dans leur <a href="https://www.nouveauquebec.info" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">plan</a> qu’un Québec indépendant serait libre de passer des lois plus progressistes sur l’environnement, qui seraient autrement contraintes par la séparation constitutionnelle des juridictions. Bien que la vision avancée soit importante au succès d’un mouvement pro-souverainiste, l’attention doit être aussi portée au contexte socio-politique. Le professeur Bélanger explique que « le meilleur catalyseur d’appui pour le projet souverainiste au Québec a toujours été un sentiment de colère ou d’indignation vis-à-vis des autres partenaires canadiens ». Il poursuit qu’une telle crise n’est pas en vue. En effet, les autorités fédérales gèrent avec prudence leurs relations avec le Québec depuis la période des référendums en 1980 et en 1995. Le gouvernement fédéral<br>n’a rien à gagner de l’indignation des Québécois, et ceci se reflète dans sa politique qui a donné naissance à un <a href="https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/systeme-soins-sante/prestations-systeme-soins-sante/collaboration-federale-provinciale-territoriale/rencontre-premiers-ministres-soins-sante/federalisme-asymetrique-respecte-competences-quebec.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">fédéralisme asymétrique</a>, c’est-à-dire un fédéralisme adapté aux spécificités du Québec.</p>



<p>Éric Bélanger note cependant la possibilité de points de friction importants entre le gouvernement québécois et le gouvernement fédéral. Il identifie notamment la potentielle décision de la Cour Suprême du Canada sur la constitutionnalité de la <a href="https://www.quebec.ca/gouvernement/politiques-orientations/laicite-etat/a-propos-loi-laicite" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Loi 21</a>. Cette loi sur la laïcité, pour laquelle le gouvernement caquiste de François Legault<br><a href="https://www.ledroit.com/actualites/politique/2024/02/08/loi-21-quebec-veut-renouveler-la-clause-derogatoire-pour-preserver-la-paix-sociale-FWPE6PJMYBHR5J3QD2V2NFH6YA/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">a invoqué la clause nonobstant</a>, fait polémique depuis son adoption en 2019. Le prononcement d’un jugement défavorable à la Loi 21 par la Cour « pourrait offrir un potentiel de choquer plusieurs Québécois ». En effet, cette loi, parfois perçue comme <a href="https://www.ledevoir.com/opinion/libre-opinion/696033/libre-opinion-la-loi-sur-la-laicite-de-l-etat-marque-un-progres-pour-la-societe?#" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">renfort du caractère distinctement laïque de la province</a>, pourrait être source de tension entre le Québec et le Canada si la Cour Suprême émettait un jugement défavorable à l’opinion québécoise.</p>



<p><strong>Pourquoi maintenant?</strong></p>



<p>Québec Solidaire, affirme le professeur Bélanger, « cherche à réagir à la montée en popularité du Parti Québécois, et donc à ne pas laisser ce parti occuper seul toute la place concernant le projet de souveraineté ». En effet, le Parti Québécois <a href="https://www.lapresse.ca/actualites/politique/2024-02-06/sondage-leger/le-parti-quebecois-conforte-son-avance.php#:~:text=Hausse%20de%20la%20popularité%20du,27%20%25%20pour%20le%20PQ.%20»" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">gagne rapidement en popularité</a>, surtout auprès du jeune électorat : en décembre 2023, 40% des jeunes disaient voter pour Québec Solidaire, et 23% pour le Parti Québécois, contre 36% et 27% en février 2024, respectivement, selon un sondage publié par la firme Léger.</p>



<p>La décision de lancer cette campagne n’est pas exclusivement stratégique. Elle est également fondée dans une réelle conviction idéologique au sein de Québec Solidaire que l’indépendance du Québec est un projet fondamental pour la province. Comme Bélanger le fait remarquer, Émilise Lessard-Therrien, nouvelle co-porte-parole du parti depuis juin 2023, adhère ouvertement au souverainisme depuis longtemps. Bélanger explique que cette croyance tenue par plusieurs membres influents du parti se traduit en « une croyance que les jeunes Québécois peuvent se laisser convaincre du bien fondé et de la nécessité du projet ». Toutefois, il note qu’il est trop tôt pour déterminer si l’idée gagnera de la traction au sein de cette tranche de la population.</p>



<p><strong>Et l’opinion étudiante?</strong></p>



<p>Bien qu’il soit trop tôt pour déterminer la popularité du projet indépendantiste Solidaire, <em>Le Délit </em>a discuté avec trois jeunes québécois·e·s (18–34 ans), Marianna, Alex* et Jess, pour mieux comprendre ce qui les attire dans la souveraineté québécoise, mais aussi leur réticence à s’embarquer dans un tel projet.</p>



<blockquote class="wp-block-quote has-text-align-center is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« Le meilleur catalyseur d’appui pour le projet souverainiste au Québec a toujours été un sentiment de colère ou d’indignation vis-à-vis des autres partenaires canadiens »</p>
<cite>Professeur Éric Bélanger</cite></blockquote>



<p>Marianna explique que pour elle-même et son entourage, l’enjeu d’indépendance n’est pas la priorité, surtout pour les jeunes issus de familles immigrantes. « Nos inquiétudes ne sont pas basées autour de l’indépendance<br>du Québec. » Elle poursuit : « le Québec pourrait peut-être faire mieux sur le plan international s’il était indépendant, donc je pense que le projet a de la légitimité, et c’est certainement plus facile d’accrocher les jeunes avec leur vision [celle de Québec Solidaire, <em>ndlr</em>] <a href="https://www.linternaute.fr/dictionnaire/fr/definition/altermondialisme/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">altermondialiste</a> [une pratique qui favorise une économie sociale et mieux répartie, <em>ndlr</em>] ».</p>



<p>Toutefois, des enjeux identitaires trompent l’attrait de cette vision pour Marianna. Elle clarifie que « les communautés immigrantes n’ont pas vraiment de sentiment d’appartenance au Québec, et s’associent plus au Canada qu’au Québec. Il faudrait promouvoir une identité québécoise qui est plus inclusive ». Elle illustre la nécessité d’un projet d’indépendance qui rallie les québécois·e·s de toutes les origines, et conclut : « Je ne me sentirais pas représentée dans un Québec qui ne fait plus partie du Canada. »</p>



<p>Alex trouve la proposition solidaire plus attirante. Iel adhère particulièrement à l’idée d’un Québec plus progressiste, qui n’est pas restreint par le reste du Canada, notamment sur des enjeux environnementaux.<br>Iel ajoute : « J’ai plus d’attachement au Québec, à sa culture et son histoire qu’au Canada. Je parle de la<br>culture québécoise au sens large, qui inclut les communautés immigrantes. Je pense que c’est important aussi qu’il y ait une valorisation de cette culture québécoise, et l’indépendance aiderait cela. »</p>



<p>L’indépendance, néanmoins, ne peut pas être obtenue coûte que coûte, selon Alex. « Il y a certaines choses que nous ne pouvons pas sacrifier ou compromettre, comme la place égale des nations autochtones ou des immigrant·e·s dans un Québec indépendant », conclut-iel.</p>



<p>Alex note également une dimension géographique à considérer avec l’approche de Québec Solidaire. « Ayant grandi en campagne avec des Québécois qui étaient tous blancs et francophones, je n’avais pas vraiment de sensibilité aux enjeux des communautés autochtones. Je ne sais pas si les arguments de Québec Solidaire sur l’importance d’inclure les nations autochtones dans le processus vont nécessairement rejoindre les jeunes qui ne sont pas sensibilisés à ces situations. »</p>



<p>Jess, pour sa part, exprime de l’ambiguïté. « Je n’ai pas d’opinion fondée. Au niveau identitaire, je m’associe plus au Québec qu’au Canada, mais le Canada fait quand même partie de mon identité. » Jess explique douter de l’approche de Québec Solidaire vis-à-vis ses relations avec les peuples autochtones, et de l’argument environnemental. En référence au <a href="https://www.nouveauquebec.info" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">plan</a> mis en ligne par le parti, iel explique qu’au vu de la manière dont il est<br>présenté, « Québec Solidaire met le blâme sur le reste du Canada pour les problèmes environnementaux, alors que c’est un enjeu collectif ». Iel continue : « Ils disent trouver important de centrer les expériences des personnes autochtones, mais ils n’en parlent qu’à la fin. Est-ce l’indépendance d’abord et les peuples autochtones ensuite, ou les peuples autochtones d’abord et ensuite l’indépendance? »</p>



<p><br>*Nom fictif </p>
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		<title>Le Mois de l’histoire des Noir·e·s</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/02/11/le-mois-de-lhistoire-des-noir%c2%b7e%c2%b7s/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marie Prince]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 Feb 2024 21:06:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[BHM]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[élèves]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
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		<category><![CDATA[noir]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 1er février 2024 a marqué le lancement du Mois de l’histoire des Noir·e·s, et bien que celui-ci existe depuis 1978, il n’est célébré à McGill que depuis 2017. Cette année, Le Délit a décidé de lui dédier son édition spéciale, ainsi qu’à tous·tes les étudiant·e·s noir·e·s du campus. Le journalisme s’intègre indéniablement dans la&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2024/02/11/le-mois-de-lhistoire-des-noir%c2%b7e%c2%b7s/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Le Mois de l’histoire des Noir·e·s</span></a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le 1er février 2024 a marqué le lancement du Mois de l’histoire des Noir·e·s, et bien que celui-ci existe depuis 1978, il n’est célébré à McGill que depuis 2017. Cette année, Le Délit a décidé de lui dédier son édition spéciale, ainsi qu’à tous·tes les étudiant·e·s noir·e·s du campus. Le journalisme s’intègre indéniablement dans la structure raciale de la société québécoise, ayant une part d’influence sur la hiérarchisation raciale et les inégalités. Nous rapportons les histoires des autres, nous sommes engagé·e·s pour l’équité et déterminé·e·s à lutter contre les oppressions, mais nos identités ne peuvent pas, pour autant, disparaître de nos mots. Le manque de diversité dans le milieu du journalisme doit donc être questionné, car il participe à la perpétuation des inégalités sociales et structurelles de la société canadienne.<br>Selon une enquête menée par l’Association canadienne des journalistes (ACJ) en 2022 et rapportée par Radio-Canada, 78% des journalistes canadien·ne·s sont blanc·he·s. De surcroît, parmi dix salles de rédactions interrogées, huit ne comptaient aucun·e journaliste noir·e ou autochtone. De telles proportions dans le milieu du journalisme impacte nécessairement le type de nouvelles et de discours mis de l’avant, en plus de limiter la compréhension et l’interprétation de certaines dynamiques raciales dans la société canadienne.</p>



<p>« Tout est une question de race », car les institutions canadiennes ont été bâties sur les ruines du génocide culturel et des massacres des peuples autochtones, puis l’esclavage et l’exploitation des personnes noir·e·s. Si nous voulons comprendre les fonctionnements politique, culturel, institutionnel et économique de la société canadienne dans le but de partager avec exactitude toutes les nouvelles que nous traitons, nous ne pouvons pas nous abstenir de prendre en compte ces éléments dans les dynamiques de pouvoir. Si les structures ne changent pas, alors il est de notre devoir de promouvoir l’inclusion des journalistes noir·e·s, de questionner notre fonctionnement, notre structure, et de mettre en place des démarches actives pour faire de nos journaux des espaces qui ne reproduisent pas des schémas d’oppression, et qui osent aller à contre-courant pour apporter un peu de changement à l’ordre de notre société. Lutter pour la diversité et l’inclusion des journalistes noir·e·s est absolument nécessaire, car tous les discours se nourrissent en partie des mots diffusés par les médias. Enfin, nous croyons en la création et la valorisation de nouvelles plateformes qui favorisent la diffusion des expériences et pensées des étudiant·e·s noir·e·s, afin de proposer des alternatives qui soient des sources de pouvoir et d’émancipation. </p>



<p>Pour cette édition spéciale, nous avons ainsi eu la chance de collaborer avec le Réseau des<br>étudiant·e·s Noir·e·s de McGill (Black Students Network), une association étudiante dont l’existence est vitale au sein d’une université comptant seulement 4,6% d’étudiant·e·s noir·e·s dans sa population. Cette collaboration permet notamment au Délit d’accueillir la participation d’étudiant·e·s noir·e·s qui ont partagé avec nous leur talent et leur perspective unique. Nos pages arborent notamment des contributions artistiques tout aussi magnifiques que pertinentes. Notre couverture est l’œuvre de la talentueuse Océane Nzeyimana, étudiante en<br>première année, qui réalise des collages que vous pouvez retrouver sur son compte Instagram @ohciseaux. La dernière page accueille quant à elle les photographies et le texte de Harantxa Jean, qui propose des interprétations de peintures ou de photographies connues afin de questionner les représentations de la beauté féminine et de s’en réapproprier les codes.Avec ces collaborations, notre journal bénéficie de regards qui méritent d’être mis de l’avant bien au-delà des limites du mois de février. Nous dédions alors cette édition à tous·tes les étudiant·es noir·e·s de l’Université McGill. Le Mois de l’histoire des Noir·e·s est une occasion de célébrer les accomplissements, mais aussi de  se rappeler des inégalités profondes et structurelles auxquelles les personnes noires font face dans leur quotidien. Néanmoins, ce mois est aussi loin d’être une fin en soi. La lutte contre le racisme systémique est un combat constant, qui dépasse largement les pages de notre journal.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/02/11/le-mois-de-lhistoire-des-noir%c2%b7e%c2%b7s/" data-wpel-link="internal">Le Mois de l’histoire des Noir·e·s</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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