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	<title>Archives des Montréal - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
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		<title>Un an du Club DD’s</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Sixtine Nicolaÿ]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Sep 2026 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Coin queer]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a maintenant un an, le 9 septembre 2025, le Club DD’s ouvrait pour la première fois ses portes à l’occasion de sa soirée de lancement – et la réponse de la communauté queer de Montréal ne s’est pas fait attendre. Une longue file s’est rapidement formée, remontant jusqu’à l’intersection entre Duluth et Saint-Laurent.&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2026/09/16/un-an-du-club-dds/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Un an du Club DD’s</span></a></p>
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<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">Il y a maintenant un an, le <a href="https://www.instagram.com/p/DOiwmaoEZT4/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">9 septembre 2025</a>, le Club DD’s ouvrait pour la première fois ses portes à l’occasion de sa soirée de lancement – et la réponse de la communauté queer de Montréal ne s’est pas fait attendre. Une longue file s’est rapidement formée, remontant jusqu’à l’intersection entre Duluth et Saint-Laurent. Cependant, malgré la longue attente, c’est la bonne humeur qui régnait ce soir-là : le Plateau retrouvait enfin une boîte de nuit queer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Situé au cœur du quartier du Plateau Mont-Royal, sur le boulevard Saint Laurent, le Club DD’s a remplacé le bar de musique en direct le Blue Dog. Ce bar précédemment très apprécié des habitants du quartier, a été <a href="https://cultmtl.com/2025/07/montreal-music-venue-blue-dog-to-close-due-to-pressure-imposed-by-noise-complaints/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">forcé</a> de fermer à la suite de problèmes financiers liés à des plaintes du voisinage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si sa fermeture a causé de nombreux émois, les nouveaux propriétaires de l’espace ont réussi en cinq semaines à transformer entièrement l’ancien bar en une boîte de nuit créée par et pour les personnes 2SLGBTQI+. Depuis son ouverture, le club est devenu un lieu incontournable pour la communauté queer du Plateau, particulièrement la communauté lesbienne. Les propriétaires du club l’expliquent dans un <a href="https://www.forgetthebox.ca/features/leclub-dds" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">article</a> de <em>Forget The Box</em> : leur idée était de recréer l’ambiance du <em>Drugstore</em>, un bar lesbien de six étages qui a fermé en 2013.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Plateau et son histoire queer</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Si aujourd’hui le Club DD’s est la seule boîte de nuit destinée à un public <a href="https://dictionnaire.lerobert.com/definition/saphique" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">saphique</a>, cela n’a pas toujours été le cas à Montréal. En effet, à la suite de la <a href="https://ville.montreal.qc.ca/memoiresdesmontrealais/les-bars-lesbiens-du-plateau-mont-royal-durant-les-annees-1980" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">répression policière</a> qu’ont subi les bars queer au moment des Jeux Olympiques de 1976, les lieux de la communauté ont quitté le centre-ville. D’un côté, les hommes gais ont développé leurs bars et boîtes de nuit dans ce qu’on appelle maintenant le Village, et d’un autre, la communauté lesbienne s’est implantée dans le quartier du Plateau, où elles résidaient dans des logements communaux – moins chers –, adoptant souvent des modes de vie contre-culturels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, de nombreux espaces dédiés aux lesbiennes ont émergé, surtout sur la rue Saint Denis. On parle alors de « <em>l’âge d’or</em> » du lesbianisme à Montréal. Toutefois, cela n’a pas duré. Au fil des années, le nombre d’espaces qui leur sont dédiés a diminué, passant de sept en 1992 à un en 2003.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Club DD’s, un espace inclusif</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce tableau sombre, le Club DD’s apparaît comme une lumière pour la communauté lesbienne de Montréal. Cependant, cet endroit n’est pas uniquement un espace pour les femmes lesbiennes. Il se distingue par son inclusivité envers tous les membres de la communauté 2SLGBTQI+. S’il s’y déroule effectivement de nombreuses soirées saphiques, il y a également des événements pour d’autres groupes de la communauté queer. On peut penser aux soirées transmasc, drag, QTBIPOC (pour les personnes queer et trans, autochtones et racisées), aux soirées pour les plus de trente ans et même aux soirées de socialisation pour les personnes neurodivergentes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, alors que beaucoup de clubs 2SLGBTQI+ à Montréal sont destinés principalement aux hommes gais cisgenres, le Club DD’s devient bien plus qu’un bar ou une boîte de nuit : un véritable espace communautaire où chacun.e peut exister en sécurité et sans peur d’être jugé.e pour ce qu’il ou elle est.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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