Satire – Le Délit https://www.delitfrancais.com Le seul journal francophone de l'Université McGill Tue, 22 Jan 2019 23:45:49 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.9.9 Offres de l’AÉUM à ne pas rater https://www.delitfrancais.com/2018/03/27/offres%ef%bf%bc-de-laeum-a-ne-pas-rater/ https://www.delitfrancais.com/2018/03/27/offres%ef%bf%bc-de-laeum-a-ne-pas-rater/#respond Tue, 27 Mar 2018 17:19:11 +0000 https://www.delitfrancais.com/?p=30986

Ce mercredi 21 mars 2018, les résultats des élections ont été annoncés par l’Association étudiante de l’Université McGill (AÉUM ou SSMU en anglais, ndlr). Désormais, le nouveau président est Tre Mansdoerfer, élu de justesse avec un peu plus de 50% des voix. Pas de surprise du côté des autres postes où seul un·e candidat·e était en lice par poste.

(Encore) un nouveau Comité

Si tous les postes ont été comblés, il ne faut pas oublier que Élections AÉUM a dû allonger la période des nominations puisque plusieurs postes étaient vacants au terme de la période initiale. Pour faire face à la problématique, l’AÉUM a suivi sa procédure habituelle, c’est-à-dire créer un Comité spécial pour ce problème unique. C’est ainsi que le Comité spécial pour convaincre les étudiants que l’AÉUM c’est cool a été créé.

«Le problème de l’AÉUM n’est pas dans sa gouvernance, sa transparence ou encore dans sa représentativité des étudiant·e·s comme certains pourraient croire, mais plutôt dans le manque de privilèges accordés aux exécutifs», explique un membre du Comité préférant garder l’anonymat.

Ainsi, face au manque de candidatures, le Comité a décidé d’accorder plus de privilèges aux futur·e·s responsables des postes de l’AÉUM afin de motiver les nouvelles recrues au sein de l’Association. À l’unanimité, le Comité garantit désormais à toutes les personnes siégeant au Conseil exécutif d’avoir accès à un buffet de gourmandises. Chocolats et autres pâtisseries françaises seront donc à disposition chaque semaine. Ayant à charge la plus grande responsabilité, le futur président de l’AÉUM sera récompensé pour son engagement par un colis mensuel de friandises au frais de l’Association, ainsi que des coupons allant jusque moins 50% de réduction en commandant chez la confiserie de son choix.

Après consultations des personnes au service de l’AÉUM, une des préoccupations majeures qui semble plus que nécessaire à combler est le transport des étudiant·e·s, souvent à court d’argent et dépendant·e·s des transports en commun. Il a ainsi été décidé que les exécutifs habitant au-delà de 1 km du campus auront désormais accès
à un pass mensuel gratuite de la Société des Transports de Montréal (STM, ndlr). Pour sa part, le président de l’AÉUM aura également à disposition un chauffeur privé afin de le transporter avec allure aux évènements qu’il se doit de présider avec élégance et brio.

Retour du débat sur la santé mentale

Un souci souvent oublié à tort est la gestion du stress et de l’anxiété qui marque les personnes en chargées de gérer l’AÉUM. Cela a poussé l’Association à prendre
des mesures drastiques. Ainsi, les étudiant·e·s tenté·e·s de se présenter à une position mais repoussé·e·s par l’idée d’être envahi·e·s par la panique pourront être rassuré·e·s de savoir que le nouveau bâtiment sera équipé d’une salle de massage ouverte de 9h à 21h pour tous les exécutifs. Un projet de salle de sport est aussi en cours de discus- sion et l’AÉUM souhaite même s’allier à une enseigne de sport afin de proposer des cours de zumba, de step ou encore de cardio gratuits une fois par semaine aux personnes impliquées.

Inspirée par de nombreux clubs de McGill, l’AÉUM souhaite enfin proposer des thérapies de chiens à la manière du Doggy Café pour donner un temps de relaxation et d’affection aux responsables de l’Association.

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Dopage olympique à Pyeongchang https://www.delitfrancais.com/2018/02/28/dopage-olympique-a-pyeongchang/ https://www.delitfrancais.com/2018/02/28/dopage-olympique-a-pyeongchang/#respond Wed, 28 Feb 2018 17:04:28 +0000 https://www.delitfrancais.com/?p=30710

De nombreux cas de dopage font les manchettes depuis le début des Jeux olympiques de Pyeongchang. Le premier athlète puni étant le japonais Keo Sati, patineur de vitesse contrôlé positif à l’acétalozamide, un produit qui masque la détection de sub- stances dopantes. Du côté russe, le curleur Alexandro Krusinitsky ayant remporté la médaille de bronze dans la catégorie double mixe a été contrôlé positif au meldonium, une substance jugée illicite par l’Agence Mondiale Antidopage depuis 2016.

Concernant le japonais Keo Sati, ce dernier a été contrôlé pour l’usage d’un produit diurétique qui masquerait les traces de dopage mais aucune substance dopante n’a été détectée, ainsi la décision du tribunal laisse des interrogations quant à son renvoi du village olympique quatre jours après le début des Jeux. Il est donc normal de se demander si le dopage est acceptable dans certaines situations?

La théorie du complot

En effet, la Russie est le pays ayant remporté le plus de médailles aux Jeux olympiques de Sotchi en 2014 face à la Norvège, les États-Unis et le Canada. Il n’est pas impossible de penser que l’athlète Krushelnitsky est la cible d’un complot de la part d’un ou plusieurs ennemis politiques de la Russie étant donné que la Russie avait ramené 29 médailles aux Jeux de Sotchi de 2014 et que le curling n’est franchement pas le sport où il serait le plus stratégique de se doper volontairement.

Les dirigeants russes du curling soutiennent cette théorie en ajoutant que la contamination des aliments et breuvages de l’athlète est une piste très sérieuse. Dans une ère de dénonciation, les dirigeants affirment qu’il serait plus que temps d’attribuer des goûteurs à chaque athlète afin de lutter efficacement contre une pratique «honteuse». Un athlète n’est pas toujours maître de lui-même; la prévention contre le dopage involontaire est essentielle quand certains athlètes peuvent être dopés à leur insu par leur médecin, entraineur ou toute personne les accompagnant dans leur parcours.

Le chemin de la droiture

De plus, le pays le plus concerné par le dopage, à savoir la Russie, a payé sa part de responsabilité. La Russie s’est honorable- ment engagée à verser 15 millions de dollars au Comité international olympique (CIO, ndlr) en 2017 afin de permettre «le développement des systèmes antidopage et la facilitation de la coopération entre le CIO, l’Agence mondiale antidopage (AMA, ndlr) et les fédérations sportives internationales», ce qui laisse imaginer la politique stricte menée à l’égard de toute forme de dopage en Russie. Ce n’est pas la coureuse du 800m, Yuli Stepanivi, aujourd’hui exilée aux États-Unis avec son époux, ancien contrôleur de l’agence russe antidopage ayant révélé le système de dopage organisé en Russie, qui pourra dire le contraire. Rappelons aussi que la Russie est en attente de la décision de la commission exécutive de lever ou non la suspension du comité olympique russe (ROC, ndlr) qui à ce jour n’a pas encore été annoncé par le Comité international olympique.

En attendant la décision du Comité olympique, n’oublions pas la célèbre citation de Pierre de Coubertin, fondateur des Jeux olympiques modernes: «Le plus important aux Jeux olympiques n’est pas de gagner mais de participer, car l’important dans la vie ce n’est point le triomphe mais le combat; l’essentiel, ce n’est pas d’avoir vaincu mais de s’être bien battu»

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Cinq cours dont vous rêvez https://www.delitfrancais.com/2018/02/20/cinq-cours-dont-vous-revez/ https://www.delitfrancais.com/2018/02/20/cinq-cours-dont-vous-revez/#respond Tue, 20 Feb 2018 16:59:53 +0000 https://www.delitfrancais.com/?p=30612 Si certain·e·s élèves l’ignorent encore, étudier à McGull et avoir un GPA (Grade Point Average) élevé est un défi de tous les jours. Vous êtes certainement en train de sauter de joie à l’annonce de votre admission à l’une des meilleures universités d’Amérique du Nord sans imaginer une seule seconde la souffrance qui vous attend. Mais pas de panique, les electives (cours ne rentrant pas dans vos majeurs/mineurs, ndlr) sont là pour remonter votre moyenne. Le Délit vous a donc concocté une liste non exhaustive des nouveaux electives pour l’année 2018-2019.

HOW TO FAIL (PSYT 111)

Premier cours proposé par l’Université afin de sensibiliser les étudiant·e·s aux bienfaits de l’échec et à comment rebondir malgré un tel évènement. Plus encore, la question est de savoir si les jeunes étudiant·e·s peuvent percevoir l’échec comme une étape nécessaire dans leur vie au sein du campus. La notation est basée à 50% sur des travaux de groupe pour encourager à la solidarité et le soutien moral entre les élèves.

INTRO TO MEMEOLOGY (MIMM 245)

Le second cours est enfin lancé après des mois de négociations auprès des professeur·e·s et des membres de l’administration et un engouement certain de la part de beaucoup de nouveaux élèves. Ce cours est une introduction aux mèmes sur les réseaux sociaux afin de familiariser le sujet à son utilisation et à la satisfaction qu’il peut procurer aux étudiant·e·s victimes de stress. Prérequis: avoir un compte Facebook actif et avoir été tagué·e dans au moins un mème en 2017-2018. Une connexion à ses réseaux sociaux est fortement conseillée si vous voulez vous mettre le·a professeur·e dans la poche et lui prouver votre implication. La session d’hiver a été remplie en moins de 24h alors la rédaction vous conseille fortement de vous inscrire à l’avance pour le semestre d’automne 2018.

GAME OF THRONES

(POLI 395)

Si vous êtes un·e fan inconditionnel·lle de la série Game of Thrones et que vous rêvez d’en apprendre encore plus sur la série qui vous a empêché de dormir pendant des mois, ce cours est fait pour vous. L’examen de mi-session est composé de QCM et de trois questions ouvertes sur les personnages de GOT. Petit bonus: le professeur est un connaisseur aguerri du personnage de Tyrion Lannister et il se fera un plaisir de vous mettre des bonnes notes si vous lui racontez des anecdotes de tournage sur l’acteur Peter Dinklage ou l’actrice Emilia Clarke.

THE INCREDIBLE KARDASHIAN FAMILY

(MRKT 666)

Si vous êtes du genre à regarder le feuilleton des Kardashian pendant tout un après-midi enfermé·e dans votre chambre, ce cours est définitivement la meilleure option que vous puissiez suivre: le visionnage des épisodes est suivi d’une analyse et d’un débat très intellectuel sur la vie des Kardashian et sur la nouvelle vie de Kylie Jenner après sa grossesse.

TINDER 101 (PSYC 169)

Vous n’avez jamais su comment flirter sur les réseaux sociaux et vous rêvez de connaître le secret pour trouver la personne de votre vie sur Tinder? Réparti en sessions de groupes, cet elective a été proposé par de nombreux élèves désireux·ses de combler le manque affectif qu’ils·elles ressentaient à l’université. Au programme: une analyse sociologique des sites de rencontres dans le monde actuel et des entraînements intensifs pour optimiser les techniques de séduction en ligne afin de réussir à trouver la bonne personne.

Réactions des étudiants

Le 15 février 2018, la principale Luzanne Mortier organisait une conférence afin d’annoncer le lancement des nouveaux cours et le succès est déjà au rendez-vous: beaucoup d’étudiants semblent très enthousiastes et nous partagent leur impatience. Lisa, étudiante en première année en sciences politiques déclare que «c’est important de faire des cours qui soient un peu plus fun et qui donne envie d’étudier» tandis que Mickael, élève en troisième année, rit et avoue que «certains cours comme celui sur GOT ont l’air de donner beaucoup plus de liberté aux élèves». En conclusion, n’attendez plus pour vous inscrire.

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Le 14 février férié à McGill https://www.delitfrancais.com/2018/02/13/le-14-fevrier-ferie-a-mcgill/ https://www.delitfrancais.com/2018/02/13/le-14-fevrier-ferie-a-mcgill/#respond Tue, 13 Feb 2018 19:07:27 +0000 https://www.delitfrancais.com/?p=30455 C’est officiel, tous les cours du 14 février seront annulés. La Saint-Valentin devient un jour férié à McGill pour permettre aux élèves de célébrer comme il se doit l’amour en cette date sacrée.  Non seulement l’université rend ce jour férié mais McGill s’attribue aussi le rôle de Cupidon pour assurer le bon déroulement de cette journée. «La Saint-Valentin est une véritable angoisse, une pression pour certains élèves. Nous voulons libérer les élèves de cette tâche et faire en sorte qu’ils profitent au maximum de cette belle journée, alors oui, McGill s’occupera de la Saint-Valentin», explique la principale.

Contribution collective

Tout le campus contribuera à cette fête. «C’est beau de voir tous ces jeunes travailler ensemble pour célébrer le plus noble des sentiments, l’amour», reconnaissent de nombreux professeurs. Mais plus que célébrer l’amour, cette fête est une occasion pour chaque élève de montrer ses talents: ils ont pu acheter des roses rouges à 10 dollars aux élèves du campus McDonald. UNICEF, Cancer Auction et autres associations humanitaires et caritatives vendaient des samosas en forme de cœur, pour non pas $1 chaque, mais bien $5 (la main d’œuvre doit sûrement être plus qualifiée pour assurer que les samosas aient une forme de cœur). D’autres élèves ont assuré un partenariat avec Starbucks pour que les jeunes couples puissent partager des cookies tout en dégustant le fameux frappuccino rose, un écœurant élixir d’amour. Un service «secret Valentine» a aussi été créé, et des cargaisons de roses aux expéditeurs anonymes sont arrivées dans les résidences.

Certains élèves d’ingénierie  ont aussi pensé créer une application permettant de trouver un Valentin ou une Valentine pour le 14 février, mais ce fût un échec, possiblement à cause de la concurrence du géant qu’est Tinder. Sur le campus, des ateliers et des jeux pour les couples ont été organisés: patinoire en amoureux et danses pour ne citer que les plus populaires.  Le tout étant supervisé par les élèves de la Faculté de gestion «pour assurer la bonne promotion de l’évènement, un bon marketing et des profits non négligeables», comme l’explique le président du MUS.

Témoignage étudiant

Thomas, élève en première année en développement international à McGill, témoigne. Depuis qu’il a rencontré Alice à Café Campus et qu’ils ont dansé ensemble sur Les démons de minuit, il a perçu en elle la fille en talons-aiguilles qui se déhanche. Depuis qu’ils se sont embrassés le jeudi d’après à Tokyo et qu’ils se sont revus au pre de la salle commune du 4e étage de New Rez avant de décaler à Kampai, il a su qu’elle serait sa Valentine. Seulement, la semaine précédant le fameux 14 février, Thomas confie qu’il se réveillait chaque nuit, haletant, en sueur froide. Ses peurs venaient à présent perturber ses rêves; il en rêvait, cela l’effrayait jours et nuits: la Saint Valentin approchait. «Que lui offrir? Où l’emmener? Comment marquer le coup? Être plutôt orignal ou traditionnel? Grandiose ou romantique? Ces questions me hantaient encore plus que les trois midterms  et le devoir que j’avais pour la même semaine!» raconte-t-il. «Quel soulagement quand j’ai lu ce mail de McGill ! Mon université venait de sauver mon couple!» se rappelle-t-il. Le soir de la Saint-Valentin, en rentrant chez lui, Thomas est exténué, il a fait la queue toute la journée pour les activités, a dépensé tout le budget de sa semaine mais il se dit quand même soulagé: oui ça s’est bien passé . Sa copine semblait heureuse, satisfaite. Mais avec une petite hésitation dans la voix, Thomas nous dit «avant de m’endormir j’avais le sentiment d’avoir oublié quelque chose. Oh! Sûrement un détail… Puis ça m’est revenu. J’avais oublié de lui dire le tant attendu «je t’aime»!».

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Pas de bras, pas de chocolat https://www.delitfrancais.com/2018/02/07/pas-de-bras-pas-de-chocolat/ https://www.delitfrancais.com/2018/02/07/pas-de-bras-pas-de-chocolat/#respond Wed, 07 Feb 2018 17:02:09 +0000 https://www.delitfrancais.com/?p=30356 L’hiver est là. Le froid givre à peine les lèvres, s’avale en brûlant et creuse, dans les ventres, une faim. Un appétit de sucre. Oui, l’estomac refroidi ne se réchauffe qu’avec des douceurs. Après avoir traversé des étendues enneigées, les étudiants aiment retrouver une tasse de chocolat chaud qui leur beurre les joues, mais aussi le sirop d’érable versé sur les pancakes moelleux du goûter.

Tout cela est bientôt terminé. Les scènes de gourmandise sont à rembobiner et à ranger dans la boîte à souvenirs des vieux jours.

Des habitudes de vie en péril

Diverses études scientifiques ont mis à jour les effets néfastes du réchauffement climatique. L’hiver devient moins froid, la chaleur estivale, trop longue. Le climat est de plus en plus déséquilibré: fluctuations capricieuses qui vont toucher aux jardins, aux activités et surtout aux assiettes!

Adieu chocolat! Certaines études estiment que dans cinquante ans, le cacao pourrait avoir disparu. L’Organisation internationale du cacao évalue qu’en 2011-2012, la production avait baissé de 7% par rapport à l’année précédente. Diverses raisons sont invoquées: réchauffement climatique, augmentation du nombre de parasites, etc. Les cacaoyers ne connaissent plus la même vigueur; les remplacer par des espèces plus résistantes est une solution envisagée. Cependant, la question financière d’une une telle entreprise tient cette idée en suspens.

Rangeons l’emblématique sirop d’érable dans le même panier. Les sols s’assèchent et peuvent se retrouver souillés par la pollution — tout cela ralentirait la croissance  des érables et mettrait à mal la production du sirop préféré des Canadiens. Cette mise en péril aurait d’autres incidences, outre celle du plaisir gustatif. On compte 71 % du sirop d’érable produit en terre canadienne, avec un bénéfice pour l’économie du pays de 479,7 millions de dollars. Les conditions météorologiques favorisent, pour le moment, cette production avec une hausse de 36,5 % en 2016 — tendance qui risque de s’inverser dans quelques années.

Que serait la vie sans plaisirs?

Aujourd’hui, l’existence délétère ne connaît pas encore ces futures privations.. Entre les douches trop longues, les élevages de bétail trop intensifs afin que chacun puisse manger plus de viande qu’il n’est nécessaire, la pollution liée aux transports, notamment les voitures. Le mode de vie de l’Homme peut facilement être remis en question. Sauf que personne ne semble prêt à faire de changement. Alors, chacun profite et continue à consommer chocolat et sirop d’érable, fermant les yeux sur cette pénurie qui pourrait arriver bien plus vite que prévu.

À l’avenir, il faut s’attendre à une vie de néant: l’étudiant sera au clavier soudé dans l’obscurité, la main vide de sucrerie réconfortante,les dents se casseront sur un pancake trop sec au petit déjeuner et la feuille d’érable dansera dans les songes comme le symbole révolu du Canada.

Qu’est-il du Canada sans son sirop?

Qu’est-il de l’étudiant sans son carré de chocolat?

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C’est fort en café https://www.delitfrancais.com/2017/11/14/cest-fort-en-cafe/ Tue, 14 Nov 2017 16:14:05 +0000 https://www.delitfrancais.com/?p=29831 Alors que l’apolitisme politique estudiantin continue de créer des tensions au sein du campus, les principaux journaux de McGill semblent jeter un voile d’ombre sur la véritable polémique du moment.

Il n’est pas étonnant que la presse mcgilloise ne désire pas s’exprimer sur le sujet en question quand on sait que la simple mention dudit problème suffit à créer des émeutes.

En témoignent les célèbres sit-in qui ont eu lieu chaque jour cette semaine, vers les environs de midi, à la cafétéria de l’Association des étudiant·e·s en premier cycle de l’Université McGill (AÉUM, ou SSMU en anglais, ndlr), où de nombreux·ses étudiant·e·s ce sont assis·e·s sur les chaises prévues à cet effet.

Cependant, Le Délit, dans sa neutralité radicale, n’a pas peur de prendre position et de choisir un camps — sans pour autant délaisser l’autre.

C’est ainsi que ce journal a enquêté sur la question qui fâche: vaut-il mieux travailler à la bibliothèque ou dans un café?

À l’origine, tout était clair

Pour comprendre la véhémence issue d’une telle question, il faut revenir aux sources de la dichotomie bibliothèque/café: «Aux origines, tout était clair. À la bibliothèque on étudiait et on lisait des livres, et dans un café on parlait et on buvait du café», m’indique Unmakia Tosoja, professeure émérite de l’Université, spécialiste en Histoire de la torréfaction. «Or, avec l’arrivée des cafés à emporter et les avancées technologiques, les bibliothèques ont commencé à contenir, en plus de salles d’études silencieuses, des espaces où il était possible de parler et d’amener sa boisson chaude. C’est là qu’on trouve la source du problème. L’étudiant·e de base avait perdu ses repères.»

« Il est vrai que les salles silencieusement grises de McLennan offrent une atmosphère d’étude joviale qui sied à bon nombre de nos collègues universitaires »

Entre confort et ambiance

En résulte les tensions actuelles.  D’un côté, les partisan·e·s de la bibliothèque affirment que ce lieu institutionnel a depuis toujours eu pour vocation de promouvoir l’apprentissage: «Quand je suis entouré de livres, j’arrive vraiment mieux à me concentrer sur mon écran», m’explique un élève de troisième année en Histoire des Lettres, qui préfère rester anonyme pour des raisons évidentes d’anonymat. «En plus, si je veux boire un truc, il y a toujours la possibilité de se délecter d’un café hors de prix dans un sous-sol bétonné. Je ne reste même pas seul puisque je peux dire bonjour à quelqu’un toutes les deux minutes. Je ne vois pas ce qu’on pourrait demander de plus!». Il est difficile de rétorquer quoi que ce soit à cet argument.

Il est vrai que les salles silencieusement grises de McLennan offrent une atmosphère d’étude joviale qui sied à bon nombre de nos collègues universitaires.

Or, c’est précisément ce silence que les adeptes des cafés montréalais dénigrent: «Je ne vois pas l’intérêt d’avoir du silence quand on peut être entouré d’une multitude de conversations et de bruits ambiants, comme le bruit constant d’une machine à expresso, tous aussi apaisants les uns que les autres. De plus, nous aussi on a des cafés hors de prix, on ne les trouve pas que sur le campus, mais dans une multitude d’endroits à tendance hipster du plateau Mont Royal. Au moins, en allant toujours au même café à trois rues de chez moi, je m’intègre dans la vie québécoise!», me rétorque Camille Smoussi-Keille.

Une méthode ambitieuse

Il semblerait donc que les deux partis soient irréconciliables. Cependant, tout n’est pas perdu puisque qu’une troisième alternative est en cours d’élaboration.

Ce projet ambitieux développé par un groupe d’étudiant·e·s du premier cycle viserait à ne pas travailler du tout, simplement: «Le meilleur moyen de résoudre le problème était d’enlever l’élément contentieux, c’est simple, mais il fallait y penser. De plus, le fait de ne pas travailler n’empêche pas de se plaindre de la quantité de travail que l’on doit faire. C’est gagnant-gagnant», m’explique la directrice du projet.

Il ne vous reste donc maintenant qu’à choisir votre camp.

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Remaniement ministériel https://www.delitfrancais.com/2017/10/24/remaniement-ministeriel/ Tue, 24 Oct 2017 16:26:53 +0000 https://www.delitfrancais.com/?p=29581 Ottawa) Le Premier ministre Justun Poteau a annoncé jeudi matin un remaniement ministériel. Mélani E. Coly, anciennement Ministre du Patrimoine, est transférée au nouveau Ministère de la Propagande.

Un ministère tout neuf

L’annonce de la création d’un nouveau ministère à Ottawa arrive pile au moment où les médias québécois commentaient le remaniement ministériel au niveau provincial. L’annonce de la création d’un nouveau ministère en a ainsi surpris plus d’un sur la colline parlementaire. «Le Canada est un pays en constante évolution et nous, au gouvernement, souhaitons que Canadiens et Canadiennes n’entendent que ce qu’ils ou elles doivent entendre.», a déclaré Justun Poteau devant la horde de journalistes présents pour l’annonce officielle.

Le Ministère de la Propagande s’occupera, d’une part, de la diffusion contrôlée d’information publique, et, d’autre part, de l’optimisation des comptes Instagram des différents élus. «Nous voulons former un gouvernement à l’image des Canadiens et Canadiennes pour que chaque citoyen puisse se reconnaître à travers nos égoportraits parce que nous sommes en 2017.», a précisé le Premier ministre.

Une performance remarquée

C’est ainsi que Mélani E. Coly prendra la tête de ce tout nouveau ministère. L’ancienne Ministre du Patrimoine a effectivement fait quelque peu parler d’elle en raison de l’annonce d’une entente entre Netflix et le gouvernement du Canada. « Nous sommes le tout premier pays au monde à avoir réussi à faire ce genre d’entente. Nous sommes des chefs de files. », a fièrement avancé la Ministre.

Justun Poteau, quant à lui, s’est dit très impressionné de la performance de sa ministre. Répondant aux questions entourant la nomination de Coly, le Premier ministre a déclaré: «Elle a appris par cœur ses cinq lignes de discours. Vous savez, cinq lignes de discours, ça commence à faire beaucoup. Et c’est encore plus difficile lorsque vous ne comprenez même pas le sujet et que les journalistes tentent de vous piéger avec des mots compliqués comme ‘’fiscalité’’ ou ‘’câblodistributeur’’. Je ne peux qu’être entièrement satisfait de la gestion de Mme Coly et c’est pourquoi je pense qu’elle sera parfaite à la tête du nouveau ministère.».

Justin Bieber au Ministère du Patrimoine

Si l’annonce de la création d’un nouveau ministère pouvait surprendre, celle de la nomination de Justin Bieber au Ministère du Patrimoine a aussi faite sourciller bien des commentateurs de l’actualité, certains soulevant la question du caractère anticonstitutionnel de la manœuvre. Le Ministère de la Propagande a répondu avec son premier communiqué: «Justin Bieber peut être considéré comme un élu étant donné qu’il a déjà été élu aux Teen Choice Awards 2013. Cette décision est donc parfaitement constitutionnelle».

Questionnements à Québec

Le Premier ministre du Québec, Philippe Trouillard, a commenté l’annonce faite par son homologue fédéral: «Vous savez, à un an des élections générales provinciales, l’idée d’un Ministère de la Propagande semble assez intéressante pour faire avancer le Québec ensemble. Cela permettrait d’effacer légalement toute trace de corruption au sein du Parti Libéral du Québec. Eum… Mais seulement s’il y en avait réellement!».  

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Coup de théâtre https://www.delitfrancais.com/2017/10/03/coup-de-theatre/ Tue, 03 Oct 2017 14:58:07 +0000 https://www.delitfrancais.com/?p=29384 C’est avec stupéfaction que la communauté scientifique digère la découverte de la Scientific Agency for Universal Citizen Environment  (SAUCE, ndlr). En effet, le dernier rapport de cet organisme à but non lucratif est sans appel: le réchauffement climatique est un coup monté.

Tout a commencé en 2012, lorsque le philanthrope américain Donald Trump a publié ce gazouillis sur Twitter: «Le concept  du réchauffement climatique est une invention chinoise pour rendre les produits américains non compétitifs». C’est ainsi que la SAUCE s’est activée pour vérifier s’il y avait anguille sous roche. «Même si 99% de la communauté scientifique était convaincue de l’existence du réchauffement climatique à l’époque, le fait qu’un homme d’affaires prenne le temps d’écrire 140 caractères pour exprimer son opinion à brûle-pourpoint nous a forcé à reconsidérer ce que nous croyions vrai», explique Jaime Tamher, directeur de l’agence.

La genèse d’une découverte

En analysant les données climato-scientifiques des 13 jours suivant le gazouillis mentionné plus tôt, la SAUCE a pu constater une baisse de température par rapport à la moyenne des années précédentes. «Nous voulions éviter un trop grand échantillon afin de nous assurer d’obtenir les résultats que nous cherchions», relate Søren Puteson, scientifique responsable du bureau d’éthique de l’agence. Avec ces résultats en main, le doute n’était plus possible: on nous avait menti.

La communauté internationale sous le choc

Cette découverte engendre des réactions très vives de la part de différents organismes, notamment GreenPeace: «Nous prenons encore le temps de digérer la nouvelle. Un congrès sera nécessaire pour redéfinir nos objectifs…», a fait valoir ÏAGA, porte-parole de GreenPeace Canada. «Mais comme nous n’avions jamais incité les gens à réduire leur consommation de viande, on ne s’est jamais vraiment attaqué sérieusement au problème des changements climatiques, alors cette nouvelle nous enlève un poids sur les épaules», s’est empressé de rajouter ÏAGA.

La justice rattrape Al Gore

Suite à cette annonce, l’ancien candidat démocrate Al Gore doit faire face à des accusations criminelles. Rappelons que le candidat avait produit le documentaire An inconvenient Truth en 2006, qui proclamait à l’époque la véracité des changements climatiques. M. Gore est maintenant poursuivi par le Département de la Justice pour propagande, complot et pour la baisse de revenus des pétroliers américains. «Cet homme [Al Gore] est dangereux! Il a causé des pertes de profit incroyables pour les courageuses compagnies pétrolières américaines. D’apprendre que tout cela n’était que de la propagande nous répugne! », a lancé Solomon Richman, président du Conseil pour le Bien-Être des Pétrolières. Il poursuit: «On a des enfants à nourrir! La peine de ce scélérat ne pourra jamais réparer les tords qu’il a causé».

L’enquête se poursuit

La CIA a lancé une enquête pour dévoiler l’origine de cette arnaque qui a pris des proportions mondiales. «On penche du côté des Suédois, quoique nous ne laissons pas les Ivoiriens de côté», a déclaré John Black, porte-parole de la CIA.

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L’entrevue qui fâche https://www.delitfrancais.com/2017/09/19/lentrevue-qui-fache/ Tue, 19 Sep 2017 13:28:01 +0000 http://www.delitfrancais.com/?p=29180 Eustache Borter, vice-président (v-.p) de la Pédagogie, chargé d’assurer la liaison entre le corps professoral et le corps étudiant, nous livre ici des propos loufoques, suite à sa vexation pour ne pas avoir été interviewé en même temps que ses collègues, la semaine dernière.

Le Délit (LD): Que pensez-vous de l’état actuel des relations entre élèves et professeurs, ici à McGill?

Eustache Borter: Je tiens tout d’abord à préciser que je suis outré. Le Délit se permet de me faire passer après les autres membres exécutifs de l’Association des étudiants en premier cycle à l’Université McGill (AÉUM, ou SSMU en anglais, ndlr). Vous devriez avoir honte.

LD: Pouvez vous simplement répondre à la question?

EB: Oui, bien sûr… Les relations élèves-professeurs vont mal. Mon prédécesseur, Kevin McDupuis, ne m’a pas rendu la tâche facile. Je ne dis pas que c’est un incompétent. Je ne dis pas l’inverse non plus.

LD: Que comptez-vous faire pour remédier à cela? Votre programme fut assez vague sur ce point, durant la campagne.

EB: À vrai dire, je ne sais pas trop comment m’y prendre… Je vous rassure, ce n’est qu’une question de temps. Je compte bientôt former un comité d’experts qui, je l’espère, me dira quoi faire. J’espère aussi que ce ne sera pas trop compliqué.

LD: Vers quelle date espérez-vous voir la création de ce comité?

EB: Ça va, on est pas pressé non plus… Quoi?

LD: D’accord, passons… Après la création de la toute nouvelle mineure études québécoises, et les promesses d’autres représentantes telles que Muna Tojiboeva, la francophonie semble gagner en considération. Des projets pour la francophonie de votre côté?

EB: Euh… oui… plein…

LD: Voulez-vous nous en dire plus?

EB: Non, pas vraiment.

LD:  Très bien, changeons de sujet. Vous aviez fait allusion dans votre programme à la volonté d’organiser plus de rencontres et d’évènements lors desquels les élèves, les assistants-professeurs et les professeurs pourraient discuter et interagir. Où en est ce projet?

EB: Tout à fait, je trouve ça très important la communication directe entre professeurs et élèves. Pour l’instant, ce projet en est toujours au point zéro, mais je souhaite mettre un plan en action très vite afin que les gens aient l’impression que je travaille vraiment, et que je ne suis pas juste au bureau à me tourner les pouces.

LD: Comment comptez-vous reconstruire et préserver la confiance des élèves en l’AÉUM?

EB: Je ne pense pas que ce soit primordial. En tant que v-.p. de la Pédagogie, je pense que mon rôle est surtout de porter des beaux costumes et de faire des promesses de campagne que je ne respecterai pas. C’est un peu un entraînement avant d’entrer dans le monde de la politique.

LD: Beaucoup de gens, y compris vos collègues représentants de l’AÉUM, ne pensent pas comme ça.

EB: Tant pis pour eux. Qu’ils s’acharnent à la tâche, moi je préfère servir mes intérêts et profiter du monde meilleur que ces utopistes essaient de créer à coups de réformes et d’idéaux farfelus.

LD: En parlant de servir vos intérêts, une source de votre office nous affirme que vous avez déjà accepté des pots-de-vin de compagnies privées souhaitant se frayer un chemin dans la politique étudiante mcgilloise. Qu’avez-vous à répondre à ces accusations?

EB: Euh, cette entrevue est terminée, on avait dit trente minutes de toute façon… Merci d’être passés!

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Départ donné pour la nouvelle saison https://www.delitfrancais.com/2017/09/12/depart-donne-pour-la-nouvelle-saison/ Tue, 12 Sep 2017 16:04:42 +0000 http://www.delitfrancais.com/?p=29046 Après une saison 2016-2017 exceptionnelle durant laquelle notre université parvint à décrocher l’or, les McGillois attendent avec impatience de revoir leur équipe sur le terrain. Il faut dire que nos athlètes firent fort l’année dernière: le nombre de faits divers, controverses et scandales en tous genres dont McGill fut le théâtre avait de quoi faire rougir les politiciens les plus aguerris.

Le lourd héritage de la dernière saison

Les étudiants n’en pouvaient plus d’attendre le retour de leur sport préféré. McGill reste d’ailleurs une des équipes favorites dans cette discipline exceptionnelle qu’est la poursuite du scandale. Nous devons ce statut prestigieux aux équipes du passé, notamment celle de l’année dernière, qui dépassa toutes les attentes.

Petit retour sur la saison dernière.

L’administration McGill parvint à enflammer le stade grâce à ses pleines lucarnes contre les syndicats étudiants, tels que le Syndicat des employé·e·s occasionnel·lle·s de l’Université McGill (SEOUM, ou AMUSE en anglais, ndlr), ou les floor fellows. N’oublions pas non plus l’action du match que fut l’organisation de la vidéoconférence d’Edward Snowden, qui obligea des milliers de personnes à faire la queue pendant trois heures pour se voir refuser l’accès à une salle de 600 places, et qui culmina en une violente bousculade parsemée d’insultes: les houligans de McGill étaient présents! L’Association des étudiants en premier cycle de l’Université McGill (AÉUM ou SSMU en anglais, ndlr) s’est encore mieux débrouillée que l’administration, et nous a fait briller dans toute la province par ses controverses. Dès février 2017, Igor Sadikov, représentant au Conseil législatif de l’AÉUM, nous en a mis pleins les yeux avec son désormais culte «frappe un sioniste aujourd’hui». Très vite, l’exécutif transforma l’essai, et David Aird, alors Vice-président (v.-p) aux Affaires externes, fut accusé de violences sexuelles sur plusieurs jeunes femmes. La passe à Ben Ger, président de l’AÉUM, qui démissionna alors à son tour, portant le coup de grâce aux équipes rivales qui croyaient pouvoir se mesurer à McGill. N’oublions pas non plus les efforts de la presse étudiante, et notamment du McGill Daily, qui fut à l’origine de plusieurs affaires telles que la suppression de sa section commentaires pour les articles publiés digitalement. L’équipe s’attira d’ailleurs les foudres des fans qui avaient pris le jeu trop à cœur.

Entre excitation et appréhension

Les étudiants attendent donc avec impatience le coup de sifflet de cette nouvelle saison, et comptent sur leur nouvelle équipe pour se montrer digne de leur prédécesseur. Notons d’ailleurs qu’avant même la rentrée, la v.-p aux Opérations de l’AÉUM a présenté sa démission pour «raisons personnelles». Un bon départ, mais il faudra passer à la vitesse supérieure. Camille Honnête, présidente de l’AÉUM, nous affirme: «On est confiants pour cette nouvelle année, même si ce sera difficile de faire mieux que l’équipe précédente, on fera de notre mieux pour ne pas décevoir les étudiants…». Bonne chance, on compte sur vous!

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L’art contemporain débarque à McGill (il y a même un loup) https://www.delitfrancais.com/2017/06/23/lart-contemporain-debarque-a-mcgill-il-y-a-meme-un-loup/ Fri, 23 Jun 2017 20:43:57 +0000 http://www.delitfrancais.com/?p=28821 Depuis quelques semaines, des installations artistiques décorent le campus de McGill. Ces installations, ainsi que plusieurs autres, ornent le parterre de l’université McGill. Elles font partie de l’exposition d’art public «La balade de la paix», qui célèbre les valeurs humanistes et de paix en intégrant des œuvres d’un peu partout dans le monde. Cette exposition se tient jusqu’au 29 octobre, débutant au coin Sherbrooke et Mackay et se terminant au coin Sherbrooke et Robert-Bourassa.

Fautes de plaques officielles décrivant chacune de celles-ci, je me permets d’en faire ici ma propre interprétation.

Avertissement: j’ai déjà gagné le concours de dessin de mon salon de coiffure.

Winter is Coming

Joe Fafard, Mahihkan, 2015.

Nous ne sommes pas les seuls à attendre la nouvelle saison de Game Of Thrones. Avec cette immense statue en bronze peint, le campus de McGill annonce fièrement ses couleurs dans la guerre pour Westeros. Et d’après mes recherches, il semblerait bien que l’artiste s’est inspiré de Grey Wind, le loup de Robb Stark. Espérons qu’aucun nouveau du frosh n’aura à porter la tête de la statue sur ses épaules !

 

Ma vie pixelisée

Jonathan Borofsky, Structures humaines, 2010.

Peut-être étiez vous parmi les fervents à faire la file devant un EB Games l’automne dernier pour obtenir votre Nintendo Entertainment System (NES) mini. Si, comme moi, vous n’avez pas réussi à mettre votre main sur l’une de ces consoles de notre enfance, ne vous en faites pas. Vous pourrez toujours consoler votre mélancolie d’un univers 8-bit avec cette installation. Casquette rouge, salopette et moustache non inclus.

 

Des quadriceps de feu

Wang Shugang, L’Assemblée, 2007.

Pour réduire les dépressions reliées aux études, l’université McGill a investi dans une série de memes grandeur nature. Le premier de ce catalogue, les squatting slavs. Ces huit figures portent des survêtements de la couleur de l’université, faute d’une commandite d’Adidas. La position ouverte des mains encourage d’ailleurs l’étudiant modèle à faire un don de vodka à ces idoles memetiques. L’arrangement floral devant le Arts sera, quant à lui, refait pour représenter Pepe la grenouille.

 

Vous avais-je dit que j’ai manqué tous mes cours d’histoire de l’art, préférant boire au Gerts ?

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Julien viré, coupe (presque) gagnée https://www.delitfrancais.com/2017/02/14/julien-vire-coupe-presque-gagnee/ Tue, 14 Feb 2017 14:03:28 +0000 http://www.delitfrancais.com/?p=27694 Dimanche après midi, alors que la ville de Boston vibrait aux couleurs des Patriots, grands gagnants de la 51e édition du Super Bowl, la nouvelle se répandait comme une ombre. L’euphorie momentanée étant trop grande, cela passa presque inaperçu. Mais ce ne fut pas reçu de la même manière par nos compatriotes montréalais, grands fans de hockey sur glace.

Un nouvel espoir

Eh oui, ils peuvent enfin retourner à leur rêverie de partisans. Claude Julien, l’entraîneur des Bruins de Boston fut congédié, dimanche 5 février, après un règne d’acier long d’une décennie chez les Ours. Les fidèles des Habs ont foi que ce changement pourrait suffisamment perturber leurs grands rivaux bostoniens pour permettre aux Canadiens de gagner la sainte coupe Stanley, qui fut en ville pour la dernière fois en 1993 (faut-il vraiment le rappeler?). En effet, tout espoir est bon pour faire vivre un peuple. Même si les Canadiens sont dans une posture très délicate, les partisans se réjouissent.

Le malheur des uns fait le bonheur des autres

Dans la défaite, les Bruins, persuadés que cette mesure permettrait de réveiller les esprits, ont pris la radicale décision de congédier leur entraîneur-chef. Est-ce-que ce sera suffisant? À Montréal, les Canadiens se réjouissent de cette nouvelle, preuve qu’ils ne sont pas les seuls dans une période néfaste. Aussi espèrent-ils que la misère de leurs grands rivaux leur permettra de remonter la pente. Après-tout, est-ce vraiment de leur faute s’ils perdent? Ils ne peuvent pas se permettre de décevoir leurs partisans.

Est-ce-que ce sera suffisant?

Petit rappel

Pour ceux qui découvrent le sujet, voici la fiche des Canadiens de Montréal: bonne équipe, une vingtaine de coupes Stanley au compteur, des joueurs de renoms… Mais ça, c’était avant. La dernière coupe date en effet de 1993, il y a aujourd’hui presque vingt-cinq ans. Les dernières années, l’équipe était proche du but, mais n’a jamais touché le saint trophée. Manque de chance, sûrement! Regardons du côté des entraîneurs: Michel Therrien est à ce poste depuis 2012, sachant qu’il l’avait aussi occupé au début des années 2000. Il fut en 2003 destitué par… un certain Claude Julien, suite à une séquence de 10 défaites en 12 matchs. Cependant, force est de constater que la présence Julien n’a pas été bénéfique aux joueurs: ils ne se sont même pas rendus en série. Mais oublions ce triste moment.

L’entraîneur fait-il l’équipe?

Les Bruins, qui étaient donc menacés de ne pas faire les séries une troisième année de suite, ont pensé qu’ils n’avaient pas le choix et que c’était la seule solution envisageable. Aussi faut-il souligner leur défaite contre les Maple Leafs (qui eux n’ont pas vu la Coupe depuis 1967) samedi dernier, fut sans doute le coup de grâce porté à Claude Julien. Toutefois, cela n’a pas semblé impacter beaucoup les joueurs des Canadiens, qui ont épongé une défaite cuisante face à l’avalanche (4-0), et qui viennent de réitérér ce score désastreux face aux Bruins ce dimanche.

Chez qui ce changement a-t-il été le plus efficace alors? Notons tout de même que Bruce Cassidy, entraîneur par intérimaire de l’équipe, n’a pas encore essuyé de défaite depuis son entrée en fonction.

Que penser de cet univers où la faute n’est pas portée par celui qui la commet? Bon après, ils sont excusés, il fallait justifier les actions, et congédier l’entraîneur fait tout pardonner. Cette technique semble plutôt efficace pour l’instant, puisque le moral des partisans est encore au rendez-vous. Mais qui sait ? Peut-être que c’est dans la défaite que nos Canadiens vont se réveiller, et enfin ramener la coupe à la maison. 

DERNIÈRE HEURE :

Les Canadiens de Montréal ont choisi de prendre exemple sur leurs rivaux, et de congédier leur entraîneur-chef pour la seconde fois. Il semblerait que l’histoire de 2003 se répète, puisque ce n’est personne d’autre que Claude Julien qui succède à Michel Therrien, après une séquence désastreuse de 6 défaites en 7 matchs. Les relations entre les joueurs et leur entraîneur semblent être primordiales pour mener une équipe à la victoire, ce sont d’ailleurs nos chers hockeyeurs qui ont eu le dernier mot dans cette affaire. Espérons que ce changement nous ramène la Coupe!

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De l’importance de la misogynie https://www.delitfrancais.com/2017/01/31/de-limportance-de-la-misogynie/ Tue, 31 Jan 2017 14:17:19 +0000 http://www.delitfrancais.com/?p=27412 La semaine dernière se tenait l’un des mouvements globaux les plus encourageants de ces derniers mois, un mouvement féministe d’abord, anti-Trump ensuite ; le mouvement Women’s March.
Tout inspirante que soit cette manifestation, il semblerait qu’un point vienne l’obscurcir –des hommes y ont participé.
C’est en tout cas ce que rapporte un bloggeur indépendant sur le site www.jean_eustache_lereporteramoustache.com. Dans un de ces articles, il questionne la dimension normative d’une telle insertion masculine, se demande si celle-ci n’amoindrirait pas la force du mouvement féministe.
«Aux premiers abords, écrit-il, on pourrait ne pas s’en inquiéter, pourtant une recherche sémantique approfondie nous montre l’incongruité de la situation. En effet le nom du mouvement «Women’s March»… n’a ,à priori, rien de spécial. Or, traduisons maintenant ce même titre en français. Qu’obtenons-nous? «La marche des femmes». On comprend donc bien l’absurdité d’y avoir des hommes. Ce doit être un vaste complot!»

Pour éclaircir ce mystère, au lendemain de la marche, un grand colloque a été organisé par l’association AVHV (Association des vrais hommes virils, ndla) en partenariat avec la TEUBP (Troupe exécutive unilatérale pour la bravoure phallocratique, ndla) et le CONARD (Comité organisateur national des hommes avertis républicains-démocrates, ndla).

Le Délit a pu assister à cette réunion d’experts –et vous retrace les moments saisissants.

L’égalité… pourquoi faire ?

La table ronde commence par une phrase d’introduction enflammée de son président, M. Glolourdeau. «Les hommes n’ont aucun intérêt à être féministes. Nous avons été privilégiés depuis des siècles, nous sommes mieux payés, on peut porter ce que l’on veut sans être objectifiés, sans se faire siffler ou harceler. C’est la belle vie, on ne veut pas l’égalité, ce serait un scandale!»

Perdant presque tout décorum, un des membres interpelle ses collègues: «Un homme féministe ce serait quoi… un homme qui reconnaît ses privilèges et qui les trouves immoraux ? Quelle absurdité! Évidemment qu’ils sont immoraux, mais pourquoi vouloir que les humains soient égaux, alors que l’on peut les différencier à partir d’un simple caractère biologique –donc sans fondements logique, sans raisonnement, sans argument, juste parce que c’est possible ?!»

Au milieu d’un tumulte émergeant, chaque homme coupant la parole de l’autre, pratique si caractéristiques de ces derniers; un des membres nous glisse timidement à l’oreille.
«Ils s’affolent, mais vous savez, la misogynie va bon train. Quel plus bel exemple que M. Trump et ses ministres (au masculin) qui légifèrent sur ce que les femmes peuvent faire de leur organe reproductif ? Et puis, entre nous, quel est le synonyme du mot «humain»… ne dites vous pas «Hommes»? (rire gras) Vous voyez, même notre propre langue reconnaît la domination de l’homme sur la femme (rire vraiment très gras).»

Synthèse.

Il semblerait donc, après avoir recoupé tous ces témoignages d’expert, que les hommes ayant participé aux manifestations «Women’s March» autour du monde seraient tout simplement en faveur d’une équité des sexes. Pour autant, il ne faudrait pas croire qu’ils soient le cœur même de ce mouvement. Si ils y participent, ce ne serait qu’en tant qu’alliés –car le but d’un telle démarche vise bel et bien donner aux femmes le pouvoir de parole et d’actions qui leur est dû. Quel étrange phénomène dans un monde pourtant ouvertement hétéro-patriarcal. Or si le féminisme n’était pas un «complot», mais bien un mouvement pour l’égalité, serait-il possible, alors, d’imaginer un monde où le féminisme serait simplement «le sens commun»? 

NDLA : Ceci est une satire, toute ressemblance de pensée entre celle exprimée par M.Grolourdeau (et différents membres du colloque) et celle de personnes de votre entourage serait fortuite, et très franchement assez inquiétante

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Recrudescence pour l’énergie fossile à McGill https://www.delitfrancais.com/2017/01/22/recrudescence-pour-lenergie-fossile-a-mcgill/ Sun, 22 Jan 2017 18:28:06 +0000 http://www.delitfrancais.com/?p=27260 Alors que se tenait, ce lundi 16 janvier « Divest McGill 101 », un workshop  visant à sensibiliser  la masse étudiante à la cause environnementale organisée par le club éponyme, intéressons-nous quelques peu à une organisation moins connue : Pollute McGill.

Crée en 1877, produit dérivé des premières vagues industrielles au Canada,  Pollute McGill est l’une des organisations les plus vielles du campus–fêtant cette année ses 140 ans d’existence. Pourtant, le nombre de membres décroit de plus en plus et sa légitimité sur le campus semble s’effacer. À l’occasion de cet anniversaire, Le Délit a pu rencontrer le président du club, Jerry Kan.

Le Délit (LD) : Quel est le mandat de votre Club ?

Jerry Kan (JK) : Sensibiliser les étudiants en faveur de la pollution. Il nous est vraiment important de polluer le plus possible. En ce moment, le charbon a mauvaise mine, et le pétrole ne carbure plus dans l’opinion du corps étudiant. Quand je vois tout ces gens qui se déplacent à pied, en transport en commun, ou pire, à vélo, je me rends compte de l’importance de notre travail.

LD : Votre action s’arrête-t-elle à la pollution énergétique?

JK : Disons que notre action se concentre principalement sur la pollution énergétique, mais nous encourageons évidemment tout type de pollution. Tenez, par exemple ce matin, en partant de chez moi j’ai laissé toutes les lumières allumées et un filet d’eau couler du robinet. Ce sont les petits gestes qui comptent. Et puis j’ai aussi jeté l’emballage de mes biscuits dans la rue –même si malheureusement quelqu’un l’attrapera bien avant qu’il ne finisse dans la mer.

LD : 140 ans, c’est très long pour une association. Vous en êtes fiers ?

JK : Oui ! Enormément ! Vous savez, les types d’énergies que nous promouvons sont millénaires –alors nous espérons bien un jour être aussi vieux qu’eux ! (rires)

LD : Comment expliquez vous le déclin d’intérêt pour votre club ?

JK : À cause de la pollution ! Pas la bonne pollution évidemment –la mauvaise. La pollution idéologique. Quand je vois des traités comme le protocole de Kyoto, la COP21 (et il ne s’arrêtent pas, la COP23 est en préparation !) ou tout simplement des organismes gouvernementaux comme le GIEC –ça me rend malade, ça me coupe le souffle. Si l’on disait la vérité aux gens, ils se comporteraient différemment. Au lieu de ça, on proteste contre les boues rouges, on s’indigne contre les projets d’oléoducs, les sables bitumineux font débat –mais c’est l’avenir tout ça ! Enfin, je me réjouis quand même que derrière de grands discours, la pollution continue dans les actes.

LD : Vous pensez-donc réellement que c’est l’avenir ?

JK : Évidemment ! Moi comme tous les autres du groupe. Nous ne sommes d’ailleurs pas les seuls. La pollution continue malgré tout à résonner à travers le monde. Heureusement les gens gardent leurs priorités. Peu importe de manger du poisson au mercure, des plantes aux pesticides. C’est l’avenir ! Qui ne voudrait pas de bœuf aux hormones, de poulet au chlore ou de porc à la ractopamine ?  Il y a heureusement quelques politicien.ne.s qui le comprennent. Quand je vois tous ces idéalistes avec leurs éoliennes, leur bio, leur « production locale »… le sable bitumineux aussi c’est une production locale ! Si vous voulez tout savoir, au delà de la pollution, ce qu’il manque en cette époque c’est du pragmatisme ! Trop d’utopisme, et pas assez de concret. Parce que toutes ces belles idées, c’est bien beau, mais dans la réalité… (rire moqueur) Comme on dit toujours, ces gens là me font bien marrer noire ! (rire)

LD : Un dernier conseil pour nos lecteurs ?

JK : Oui, tous les soirs, je m’enferme dans mon garage et je laisse tourner le moteur de ma voiture. Bon, c’est un peu dangereux, mais à petite dose c’est vivifiant !

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«Coup de chaud» pour McGill https://www.delitfrancais.com/2017/01/17/coup-de-chaud-pour-mcgill/ Tue, 17 Jan 2017 14:41:38 +0000 http://www.delitfrancais.com/?p=27150 La brume est encore dense lorsque Judith, étudiante en neuroscience de 3e année, sort de son appartement rue Aylmer pour aller en cours. Comme chaque mardi et jeudi, elle se demande pourquoi elle s’est inscrite à un cours qui commence à 8h30. Elle resserre son manteau — nous sommes en plein mois de janvier. Par habitude, elle sait que le froid ne lui sera pas clément. Judith continue d’avancer, fait quelques pas et se rend soudain compte que quelque chose ne tourne pas rond.

Là, devant elle, une personne marche avec son manteau ouvert, parlant au téléphone «J’ai même pu prendre mon petit dej’ dehors ce matin. En plein soleil, il fait assez chaud». Un peu plus loin, elle aperçoit même son ancienne colocataire Jeanne, la Parisienne, portant un simple petit caban noir, «elle qui pourtant se jette sur sa Canada Goose dès que le mercure tombe en dessous de -3°C. Ça ne va pas s’affole Judith en son for intérieur». Elle persiste toutefois, et continue d’avancer en direction de McMed, observant les étranges phénomènes qui l’entourent.

Tout à coup, un frisson lui parcourt l’échine — et il n’est pas causé par le froid, bien au contraire. Judith se rend compte qu’elle peut sentir son visage. «Je pouvais le sentir, et même ouvrir ma bouche sans résistance de mes joues. C’était terrifiant» avouera-t-elle plus tard au Délit.  Prise de panique, elle court se réfugier dans le souterrain le plus proche. «Là au moins, je serai à l’abri» se dit-elle. Elle se saisit de son téléphone avec détermination.

Clac. La porte d’entrée se ferme bruyamment derrière Olivier, étudiant en géographie de 2e année. Comme tous les matins, il se prépare à glisser au moins une petite dizaine de fois en marchant jusqu’à son cours. Il pose le pied sur la dernière marche de son perron, s’attendant à glisser par terre, ferme les yeux, pourtant le contact avec la neige glacée, solide, ne vient pas. Surpris, il pose un second pied un peu plus loin. «Là, j’étais sûr que j’allais tomber rapportera-t-il au Délit. Et pourtant, je suis bien resté debout». Conscient de l’incongruité de la situation, il regarde autour de lui. Les trottoirs n’étaient plus blancs, mais gris. Pas gris de neige sale, non, gris béton. «Par endroits même, le béton semblait sec. J’étais horrifié! Il y avait même des gens qui courraient sur le trottoir. J’ai essayé de les arrêter mais ils sont partis trop vite. Je ne sais pas s’ils sont toujours en vie…» nous confiera-t-il, la voix encore chevrotante.

Les premières réactions

Interrogée par Le Délit, Judith revient sur le coup de téléphone qu’elle a passé à Chloé, son amie.

«C’est vraiment l’appel qui a tout confirmé. J’avais déjà un mauvais pressentiment. Quand j’ai demandé à Chloé de regarder la météo sur son téléphone j’ai entendu qu’elle l’avait lâché. Je me suis dit, là on est vraiment mal. Puis elle a repris le téléphone, elle pleurait. Je lui ai demandé combien il faisait et elle m’a dit +4°C. Une température positive! En janvier! Je ne savais pas quoi faire, j’étais terrorisée. Je me suis dit qu’il fallait avertir les autres avant que ce ne soit trop tard. J’ai contacté Le Délit immédiatement.»

Quelques minutes plus tard la nouvelle fait la une:

Flash Info: Les températures seraient positives. Suzanne Fortier doit s’exprimer en direct d’ici quelques minutes. 

Arrivée dans le bureau, elle aperçoit la principale, sobre et déterminée. Les caméras s’allument, et sa voix résonne bientôt dans tout le campus.

«Mes chers élèves, certains d’entre vous aurons déjà remarqué que les températures sont positives. J’ai le regret de vous annoncer qu’il en sera de même demain. L’heure est grave, et je vous demande à tous de rester soudés en ces temps de crise. C’est au travers de notre réaction que les générations à venir nous jugerons. Soyez aussi fort que les idéaux que vous incarnez.  Toutefois, tout espoir n’est pas perdu. Après avoir consulté mes collègues au Département de météorologie, il semblerait que, dès vendredi, nous pourrions retomber dans les températures négatives, peut-être même jusqu’à -10°C. Gardez courage!»

À ces mots, un hurlement d’espoir s’éleva du campus, les élèves en liesse jetant en l’air les Course Packs fraîchement achetés. «Là, on a compris qu’il fera froid»  nous dit Judith, une larme de joie à l’œil, «tout n’était pas perdu, nous pouvions vivre normalement à nouveau.» 

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La bureaucratie s’emballe https://www.delitfrancais.com/2016/11/28/la-bureaucratie-semballe/ Mon, 28 Nov 2016 15:07:56 +0000 http://www.delitfrancais.com/?p=26917 Ce texte est un écrit satirique.

Cette semaine, les membres de l’Association Étudiante de la Faculté des Arts (AÉFA, ndlr) étaient priés de participer au référendum d’automne, moment crucial de la politique étudiante à McGill, en répondant à la question:
«Acceptez-vous les changements suivants à la constitution de l’AÉFA»
Les changements en question? Le ou la président·e ne siégera plus à la tête du comité de conseil au bureau des stages (Arts Internship Office Advisory Committee en anglais,ndlr.) À partir de maintenant, c’est le ou la vice-président·e académique qui se chargera du poste. Résultat, l’alinéa V de l’article h de la section 12.4 déménage et se retrouve à la section 12.5, article, alinéa II.

Taux d’absentéisme record

Bien qu’il soit encore trop tôt pour annoncer les résultats, l’AÉFA se veut confiante. «Oui, ça va passer, sans aucun doute» nous a dit sa v.-p. aux référendums, Artem Tepimko. Par contre, le nombre très bas de participants inquiète les hautes sphères du pouvoir étudiant de la faculté. «Plus personne ne vote. Sommes-nous en train d’assister à un déraillement de la démocratie étudiante à McGill? C’est décourageant de se dire qu’on travaille pour des moules apolitiques. Bougez-vous un peu!» poursuit Tepimko, visiblement attristé par l’apathie générale vis-à-vis la politique du campus.
Que faire pour enrayer la tendance? Justine Trudeau (aucune relation connue avec le premier ministre), la v.-p. chargée des référendums, pense qu’il faut plus d’élections et de référendums. «Notre stratégie est double: d’un côté, nous voulons augmenter massivement le nombre d’élections et de référendums pour rendre le pouvoir aux étudiants, et de l’autre nous travaillons vers des élections plus engageantes, plus «fun», pour ainsi dire, afin d’encourager nos membres à voter. Donc, pour la semaine qui vient, nous avons préparé trois référendums. Le premier, mardi, sera sur l’interdiction de la lettre «e» dans tous les documents officiels de l’Association. Mercredi, les électeurs se prononceront pour ou contre l’adoption de «All Star» comme hymne officiel de l’AÉFA. Et vendredi, le 2 décembre, ce sera pour ou contre l’adoption de Fidel Castro comme Saint Patron de l’association. «Nous nous attendons à un taux de participation autour de 80%.»

Référendums en cascade

Surpris par l’existence même du poste de v.-p. des référendums, nous avons demandé au président de l’AÉFA, Kamil Glick, comment il comptait financer tout ça. «En fait, en ce moment, Simply Voting (le service de vote en ligne utilisé par les organisations étudiantes, ndlr) propose 50% de rabais sur les référendums étudiants! C’est génial, non? Vive Black Friday!» s’est-il extasié. «En plus, on a un surplus énorme dans le budget. On s’est demandé: de quoi a-t-on urgemment besoin à McGill? La réponse, bien évidemment, c’était plus d’élections.»
Face à cette vague bureaucratique, le Délit s’inquiète. Aussi, nous aimerions proposer un projet de référendum le semestre prochain: pour ou contre les référendums à McGill? Là, taux de participation à 100% garanti.

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Mystère au Dr. Burger https://www.delitfrancais.com/2016/11/15/mystere-au-dr-burger/ Tue, 15 Nov 2016 14:27:33 +0000 http://www.delitfrancais.com/?p=26727 Au milieu de la cacophonie médiatique suivant la victoire d’un certain Trump à un poste relativement insignifiant dans la géopolitique mondiale, il ne faut pas oublier que de vrais faits divers aux conséquences considérables viennent ponctuer nos paisibles vies d’étudiants. Heureusement pour vous, fidèles lecteurs, Le Délit sait se concentrer sur les infos qui comptent, pas sur ces commérages insignifiants d’élections américaines ou de protestations de masse en Corée du Sud. Aujourd’hui, nous examinons les implications de la récente fermeture du Dr. Burger.

Incrédulité et angoisse de la population

Bien qu’il aura toujours une place dans nos cœurs, on aimerait que le fast-food reprenne également sa place sur Sherbrooke, qu’il a quitté début septembre, aussi mystérieusement que soudainement. La séparation de nos délicats palais de fins gourmets et de ces merveilles gastronomiques fut difficile. Face à ce départ sans explication, la communauté mcgilloise a su se serrer les coudes, par le biais d’organisations universitaires comme My degree for a Burger ou encore des évènements comme le Bal de Commémoration au Dr. Burger. Mathieu Berthet, élève en deuxième année, se rappelle du jour où il a appris la nouvelle: «C’était inimaginable. Comme un cauchemar dont je ne pouvais pas me réveiller. Je n’ai pas de mots pour décrire ce que j’ai ressenti. Un ami et moi, nous marchions sur Sherbrooke, ça faisait une semaine qu’on avait prévu cette sortie. Et là… À la place de notre précieux restaurant, une porte fermée.» Sa voix s’enraille, ses yeux s’emplissent de larmes, «Je ne veux plus jamais avoir à revivre ça. Excusez moi…» Un témoignage poignant, qui nous rappelle à tous les heures les plus sombres de notre histoire.

Comment expliquer cette tragédie ? Mais pourquoi ce départ? À quand un retour? Où manger en attendant ? Tant de questions qui restent sans réponse. Malgré une affiche «Open soon» aux airs peu authentiques scotchée il y a quelques semaines sur la porte d’entrée, rien ne semble indiquer un quelconque changement à court terme. Le Délit a voulu en savoir plus, et pour ce faire, nous sommes partis à la rencontre d’un certain Jake Smith, que nous appellerons Bécassine pour des raisons de confidentialité. En effet, Bécassine travaille pour les Services Secrets de McGill, qui œuvre activement à découvrir les raisons de la disparition du Dr. Burger. D’après Bécassine, plusieurs hypothèses ont déjà été explorées. Il a d’abord été supposé que les travailleurs du Dr. Burger n’ont jamais existé, et n’étaient en fait qu’une part de notre imagination depuis le début, une sorte de projection utopique scellée au fin fond de notre subconscient, un sublime canevas de notre esprit reflétant ce que nous souhaitons vraiment pour le monde, au plus profond de nous même. Après la soudaine réalisation de la stupidité de cette conjecture une autre possibilité fut évoquée, surnommée la Burgergate. D’après elle, le restaurant fut fermé sur décision du FBI, suite à la suppression par le patron du Dr. Burger de courriels contenant des informations importantes sur les viandes utilisées. Enfin, une dernière piste potentielle serait que les employés étaient des étudiants partis travailler leurs midterms à McLennan, et qu’ils ne sont jamais revenus, happés par un système où les midterms commencent mi-septembre et finissent en décembre.

En conclusion, il semble que malgré de multiples protestations venant d’une majorité de la population, rien ne changera, et le mystère planera toujours sur comment une telle chose a pu se produire sous notre nez et à notre stupéfaction. Non, je ne parle toujours pas des élections américaines.

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Trump présidentiel dans la défaite https://www.delitfrancais.com/2016/11/08/trump-presidentiel-dans-la-defaite/ Tue, 08 Nov 2016 14:27:27 +0000 http://www.delitfrancais.com/?p=26624 «Nous avons fait de notre mieux, nous n’avons raté le coche que de peu. Nous tenons à dire merci à ceux qui nous ont soutenus. La secrétaire Clinton a gagné l’élection. Nous lui offrons notre sincère soutien, nos espérances et nos prières pour une Amérique meilleure. Sa campagne fût rondement menée, parfois mise à mal par ma faute il faut le reconnaître. Je tiens également à remercier le FBI pour son dévouement infaillible durant ces temps difficiles. À travers cette campagne, j’ai tenté d’apporter un message de changement dans notre pays. Durant 73 semaines vous avez reçu ce message et je tiens à remercier chacun d’entre vous. Melania, Barron, Eric, Donald Junior, Ivanka, Tiffany et moi ne vous oublierons jamais. Nous n’oublierons pas non plus la manière chaleureuse dont vous nous avez reçus dans vos foyers, vos villages et vos villes. Vous avez fait résonner le nom des Trump de la plus noble des manières à travers les 50 états de ce pays. Nous avons peut-être perdu cette bataille, mais le plus important est que nous ayons réussi à endurer cette guerre.»

Raison et sentiments

Hillary Diane Rodham Clinton a prouvé sa résilience politique au-delà de tout doute possible. Elle a été élue aujourd’hui face à Donald Trump, avec un total de 274 grands électeurs, seul 4 de plus que la majorité requise. Seulement, être proche de la victoire ne suffit malheureusement pas, comme ce soir le démontre.

Le discours du candidat sortant a pourtant ému l’Amérique entière. Déjà, les États-Unis se demandent s’ils ont fait une erreur en votant pour Clinton au lieu de l’homme intègre qui a prononcé ces paroles vers 23h, ce 8 novembre. Plusieurs personnalités regrettent déjà le soutien qu’elles ont apporté à la nouvelle présidente pendant sa campagne. Michael Moore, parmi eux, «demande pardon aux Américains de [s]’être égaré» en critiquant vivement Trump plus tôt cette année. Il n’est pas seul: Beyoncé, DeNiro, DiCaprio et tant d’autres ont finalement plié face au discours raisonnable que le candidat républicain a soutenu en apprenant sa défaite.

Il semble alors que tout ce qui manqua à Donald Trump pendant cette campagne fut un peu de mesure dans ses propos. «Si seulement…», doit-il penser désormais. Comment ne pas ressentir de l’empathie pour un homme aussi grand dans sa défaite que dans sa campagne?

Vivement la prochaine

À vrai dire, comment ne pas fondre pour ce même Donald que nous avons découvert ces deux dernières années dans une campagne aux nombreux rebondissements? C’est désormais ainsi que nous l’aimons. Donald Trump: ses légers défauts, son empressement pour la victoire et le bien-être de son pays. C’est désormais l’Homme qui se présente à nous.Donald Trump reviendra. Nous le répétons, Donald Trump reviendra pour la Maison Blanche.

Nous attendons impatiemment son retour en 2020 et peut-être nous réservera-t-il alors d’autres surprises… Quelques nouvelles punchlines assassines, quelques nouveaux commentaires inappropriés, quelques nouvelles idées dangereuses, peut-être une déclaration d’impôts mais certainement le même toupet. 

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Les samosas, là pour rester! https://www.delitfrancais.com/2016/11/01/les-samosas-la-pour-rester/ Tue, 01 Nov 2016 13:32:23 +0000 http://www.delitfrancais.com/?p=26471 Les résultats officiels sont tombés mercredi 26 octobre, avec la fermeture du bulletin de vote en ligne: les samosas sont là pour rester. À la question: «Les samosas devraient-ils être interdits sur le campus?», 98% des interrogés ont voté «Non», ce qui constitue un record absolu. De plus, 96% des étudiants ont pris part au scrutin, du jamais-vu dans la longue histoire de la démocratie universitaire à McGill. L’Association des étudiants de l’Université McGill (AÉUM) s’est dit «extrêmement» contente du taux de participation, bien que la résolution ne soit pas passée. «Cela démontre qu’il est possible d’enrayer l’apathie générale vis-à-vis de la politique étudiante» a dit Gen Ber, le président de l’AÉUM, dans un courriel à la communauté. «Je suis heureux de voir que, pour les questions vraiment importantes, une écrasante majorité du corps étudiant exerce le droit de vote».

Il faut dire que l’annonce du scrutin avait causé un émoi. Pour rappel, une campagne du «Non» s’était immédiatement formée. En moins d’une demi-heure, elle avait recueilli plus de sept mille signatures et près de trente mille dollars en dons.

Pendant deux semaines, son équipe de communication avait inondé le campus de publicités; d’ailleurs, le fameux panneau géant en forme de samosa orne toujours la façade de la bibliothèque McLennan. Jean-Rolph Trudeau (aucune relation connue avec le premier ministre), un étudiant de deuxième année en physique et mathématiques qui faisait partie de l’équipe de campagne du «Non», a bien voulu nous parler de son expérience. «Je ne m’intéressais pas vraiment à la politique avant, mais ces deux semaines ont changé ma vie. Vous vous rendez compte! Nous retirer nos samosas, c’est nous retirer une liberté fondamentale! Cela relève du fascisme, purement et simplement.» Jean-Rolph a tenu à ce que nous précisions qu’il s’est fait tatouer «Je suis samosa» sur le front. La campagne du «Non» a promis de donner ce qui reste du trésor de campagne à l’Université pour la création d’une bourse «samosa», ouverte à tous les étudiants pour peu qu’ils «démontrent leur amour du plat préféré du campus».

Le camp du «Oui» était moins enjoué après l’annonce des résultats. Dans un message publié sur sa page Facebook, le groupe McGill Sans Samosas (McGill SS) s’est dit «déçu» par le résultat, mais promet de «respecter» le choix des étudiants. «Le peuple a parlé: longue vie aux samosas» conclut-il. La directrice de campagne, Michelle Scott, a accepté de répondre à nos questions. «Oh, vous savez, ce n’est pas si grave que ça. Moi-même, il m’arrive de manger un samosa de temps en temps. Le problème de fond, c’est bien sûr la non-participation à la vie politique. Ce référendum aura, on espère, donné le goût des élections aux étudiants». Il est intéressant de signaler que Michelle est la colocataire du président de l’AÉUM Gen Ber, et qu’elle faisait partie de son équipe de campagne pour l’élection présidentielle de l’année dernière.

Cette étrange coïncidence nous a mis la puce à l’oreille, et nous avons contacté le président pour lui faire cracher le morceau. «Oui, bon, c’est vrai. On a orchestré tout ça avec Michelle pour jouer un tour à toutes ces moules apolitiques qui peuplent le campus. L’hiver passé on n’avait même pas atteint le quorum de 15% des inscrits pour un référendum, et on avait dû réitérer. C’est désolant de voir à quel point l’apathie règne sur les questions de politique chez nous. Cette fois-ci on a testé les eaux mais la prochaine fois on utilisera cette tactique pour y glisser quelques questions sérieuses. Nous réfléchissons déjà à un thème: la suspension des cours à McIntyre en hiver, ou la canonisation de flood girl, c’est à voir!» 

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Gisement de pétrole sous McGill https://www.delitfrancais.com/2016/10/25/gisement-de-petrole-sous-mcgill/ Tue, 25 Oct 2016 13:22:55 +0000 http://www.delitfrancais.com/?p=26331 Dans un courriel à la communauté mcgilloise, l’administration a dévoilé que les travaux actuellement en cours autour du campus ont pour but la découverte  d’un «monstre réservoir de pétrole», selon la formule de la principale, docteur Fartier. Apparemment, une étude menée cet été a conclu qu’une entreprise de forage avait «une chance infime» de tomber sur un gigantesque gisement d’or noir. «Évidemment, nous avons foncé», poursuit Fartier, «nous ne pouvions pas laisser passer notre chance».

Le message annonce donc que les travaux ne s’arrêteront pas «tant que nous n’aurons pas touché au but». Bien que de nombreuses voix se soient élevées récemment pour souligner les multiples inconvénients liés aux chantiers, dont le bruit, les échafaudages périlleux et le cauchemar qu’est devenu Sherbrooke, l’administration est «certaine» d’œuvrer «pour le bien de tous». «Pensez-y», a dit Fartier lors d’une conversation téléphonique avec le Délit, «avec tout le fric qu’on va se faire, on va enfin pouvoir s’offrir un chauffage digne de ce nom. Au besoin, on brûlera du fioul. Et avec l’indépendance financière, fini les partenariats avec les conglomérats énergétiques! Ces écolos-fanatiques de Divest McGill nous laisseront enfin en paix».

Par contre, l’administration a refusé de répondre à nos questions concernant l’état des travaux. «Vous n’avez pas de devoirs à faire?» nous a lancé Fartier, avant de raccrocher subitement. Les ouvriers sur McTavish, eux, ont bien voulu nous parler. «Non, toujours pas de pétrole. Mais l’autre jour on a buté sur des sépultures. Il paraît que c’était des terres iroquoises, avant, par ici. On ne savait pas trop quoi en faire, donc on a ré-enseveli tout ça sous Quesada». Le puits fera bientôt plusieurs centaines de mètres de profondeur, selon l’ingénieur de service, Monsieur Trudeau (aucune relation avec le Premier Ministre). «S’il y a réellement un gisement, on ne devrait pas tarder à l’atteindre. Sinon on se mettra à la fracturation hydraulique».

Et le coût d’une telle opération? Pour l’instant, nous n’avons pas obtenu de chiffres concrets. En revanche, une source au gouvernement municipal nous indique que le maire serait intéressé par une participation à l’effort, en échange d’une partie des revenus. «Ça ferait vraiment notre affaire. Vous connaissez l’état déplorable de nos finances, une découverte pareille serait une aubaine inespérée». Cette même source a évoqué un contrat de plusieurs dizaines de dollars.

Il semblerait donc que les travaux ne soient pas près de se terminer. En même temps, l’arrivée de l’hiver devrait rendre le forage plus compliqué. Avec un peu de chance, d’ici aux périodes de grand froid les raffineries seront en marche et leurs fumées nous tiendront chaud. 

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