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	<title>Zoe Gagnon-Paquin - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Wed, 24 Mar 2010 02:07:07 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Cadrage médiatique</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/03/23/cadrage-mediatique-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Zoe Gagnon-Paquin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Mar 2010 02:07:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Cadrage médiatique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tout le monde se cramponne</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La Presse elle-même admettait dans un article du jeudi 18 mars dernier que normalement, une rencontre entre un représentant de groupe d’intérêt québécois et un ministre provincial ne constitue pas en soi l’objet d’une couverture médiatique. Et pourtant, le même jour, la convocation du président de la Fédération des Travailleurs du Québec (FTQ) par le Ministre Sam Hamad était relatée par tous les quotidiens québécois.</p>
<p>Ces temps-ci, tout ce qui peut être associé, même de loin, à la FTQConstruction, à l’attribution de contrats publiques, aux finances du Parti Libéral ou à la possibilité d’une enquête publique sur l’un de ces trois thèmes est tenu comme <em>a priori</em> pertinent pour la publication. Mais sur quoi ce sentiment est-il fondé? Il y a longtemps qu’une vraie nouvelle ne nous est parvenue à propos de l’un ou l’autre de ces trois sujets.</p>
<p>Pour la FTQ-Construction, la dernière a été celle des comptes de dépenses de Jocelyn Dupuis en 2009; pour les contrats, la nouvelle la plus récente est celle des compteurs d’eau datant elle aussi de l’an dernier; et quant aux finances du Parti Libéral, on pense bien sûr à l’autre salaire de Jean Charest.</p>
<p>Tant d’allégations –probablement fondées, il faut dire– ont été faites l’an passé sur l’existence d’une toile obscure reliant ces sujets en apparence distincts qu’il s’est créé, dans et par la sphère médiatique, l’illusion qu’il se passe en permanence «quelque chose» et, donc, qu’il y a toujours quelque chose à dire. Si l’on y regarde bien, la tempête médiatique que nous avons traversée dans les deux dernières semaines n’a été construite que sur des allégations, des rumeurs et des réponses à ces dernières. Cela a commencé avec la sortie de Pierre Brassard de la CSN-Construction, selon laquelle il y aurait eu un employé dans un chantier qui en aurait intimidé un autre. Normalement, ce genre de commentaire n’est pas relevé par la presse, ou alors ne fait les frais que d’un entrefilet sans lendemain.</p>
<p>Si chaque journal et chaîne de télévision a bondi sur l’occasion Brassard, c’est qu’il y avait là une occasion de réveiller quelque chose comme un débat national, assez flou j’en conviens, mais tournant autour de la question des enquêtes publiques. Il s’est ensuite trouvé des lecteurs pour rédiger des lettres d’opinions louant l’avalanche médiatique faite sur les sujets mentionnés plus haut, comme si elle allait nécessairement, d’elle-même, mener à la mise en lumière d’escrocs vampirisant le Québec et aussi à leur désintégration par le biais… d’une enquête publique éblouissante.</p>
<p>L’opinion publique perçoit les médias comme un citoyen vaillant qui se porte à la défense des autres parce qu’il croit faire lumière sur quelque chose d’important. Mais pourtant, les médias ne font qu’imiter ceux dont ils parlent: ils se cramponnent à leurs intérêts, coûte que coûte. Peu importe s’il n’y a pas eu d’événements et que rien n’a changé, au fond. Ce genre d’histoires remplit admirablement des pages, lesquelles se multiplient par ellesmêmes car la diversité des acteurs en lice en garantit la fécondité. Sans compter qu’une enquête publique garantirait des mois de nouvelles et rebondissements. Mais il y a plus grave. Pendant que des éléments de la FTQ, de la CSN, du PLC et du PQ se cramponnent sur leurs prises de positions, le dossier de l’heure sombre dans l’obscurité: qu’advient-il du Front Commun et des négociations dans le secteur public?</p>
<p>Faudrait-il également demander une enquête publique sur les salaires de plus de 450 000 employés de l’État, d’au moins 13% inférieurs à ceux du privé, pour que l’on accorde à ce dossier touchant la vie de milliers de québécois l’attention qu’il mérite?</p>
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		<title>Cadrage médiatique</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/03/09/cadrage-mediatique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Zoe Gagnon-Paquin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Mar 2010 13:00:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des «bouts de tissu»?</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le niqab strikes back?… En Égypte même, où il est interdit dans les écoles, on en traite comme d’une simple question de sécurité publique. Au Québec pourtant, le cadrage médiatique opéré sur le port du niqab élève sa signification au rang de symbole de l’obscurantisme, et par conséquence traite le dossier comme un chapitre de plus dans la lutte de notre peuple pour achever la grande oeuvre de la Révolution tranquille. En dénonçant ce vêtement de la culture musulmane comme signe de la dégradation des femmes, les médias d’ici se veulent le porte-étendard des «valeurs québécoises», et le signe certain des lumières de notre esprit, opposé à l’ombre faite sur les visages de femmes étrangères.</p>
<p>Et si, tapie derrière notre fière promulgation de l’égalité entre hommes et femmes, laquelle est entonnée à répétition à chaque fois que la coutume étrangère nous en offre l’opportunité, se cachait une insécurité profonde quant à nos valeurs et notre pouvoir de les affirmer? Craignons-nous l’étranger? Si oui, à quel titre?</p>
<p>Le discours actuel met de côté les aspects pratiques de la question du voile intégral, et la reporte vers une dénonciation à tous vents de l’obscurantisme attribué à celles dont la culture, la vision du monde et la sensibilité esthétique les portent à croire que la modestie peut aller jusqu’à vouloir se couvrir le visage. On ne parle pas d’utilité publique, bien que le besoin de voir le visage d’individus dans certaines situations en relève, lors d’un vote par exemple. Car ce à quoi nous faisons face lorsque nous sommes confrontés au niqab, c’est une vision du monde autre que la nôtre, qui n’associe pas nécessairement voilement et dégradation.</p>
<p>Nous avons une tendance marquée à nous décerner le titre de gens civilisés, de justes et de raisonnables. Et par implication, nous réservons, à demi-mot, à ces étrangers qui ne partagent pas nos coutumes, l’épithète de «barbares». N’est-il pas barbare de brimer le droit des femmes? Sans doute, mais pourquoi sommes-nous si prompts à faire l’équation entre voile et oppression? Il est reconnu que dans la majorité des cas, le port du niqab relève d’un choix personnel, tout comme celui du g‑string porté au-dessus du jeans. Ce sous-vêtement moderne est singulièrement analogue au niqab: réservé aux femmes, il constitue une référence à leur sexualité et a le pouvoir d’attirer notre attention sur le corps féminin au point où la personne qui le porte en est momentanément oubliée.</p>
<p>Ce qui est véritablement à l’oeuvre dans la dénonciation québécoise des vêtements féminins à connotation religieuse, ce n’est pas seulement, comme on voudrait le croire, un bon esprit laïc et universel. Il s’y agite une vision du monde qui nous appartient et qui possède son propre système de référents, sa propre esthétique et sa propre cosmogonie, au même titre qu’une culture «authentiquement» religieuse.</p>
<p>La burqa et le niqab, parce qu’ils empêchent l’identification des personnes, doit être proscrit par la loi dans des lieux tels que des édifices gouvernementaux et des écoles, et peut-être même dans la rue. Mais a‑t-on besoin pour légiférer d’émettre en surplus un jugement moral sur ce que <em>La Presse</em> insiste pour appeler un «bout de tissu»? Cette qualification du niqab révèle les contradictions de notre discours. D’un côté, nous l’appelons «bout de tissu», comme pour démentir l’importance que peuvent lui accorder les musulmans, et de l’autre, nous le jugeons comme une atteinte à notre religion. L’égalité des hommes et des femmes m’est chère. Mais, dès lors que le port d’un signe distinctif de la féminité relève du choix personnel, cette égalité n’est-elle pas préservée? Confondons-nous égalité et uniformité? Une femme voulant être modeste –selon ses propres référents culturels– est-elle nécessairement soumise?</p>
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