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	<title>Vincent Bezault - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Tue, 16 Feb 2010 04:50:24 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Le loup-garou du campus</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/02/16/le-loup-garou-du-campus-7/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Vincent Bezault]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Feb 2010 13:00:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Le loup-garou du campus]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sur-financement anglophone?</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2010/02/16/le-loup-garou-du-campus-7/" data-wpel-link="internal">Le loup-garou du campus</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>McGill serait-elle sur-financée par le gouvernement provincial? C’est, en tout cas, la thèse qu’a défendue Mario Beaulieu, Président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, dans un article du <em>Devoir</em> paru jeudi dernier. L’administration de notre université n’est manifestement pas de son avis: rappelons qu’elle affronte actuellement Québec pour autofinancer sa maîtrise en administration des affaires (MBA). Selon l’administration mcgilloise, les subventions seraient trop faibles pour financer un programme compétitif, et elle préfère donc faire payer l’intégralité du coût du programme par les étudiants du MBA en renonçant à l’argent public. Bref, McGill et la société Saint-Jean-Baptiste ont évidemment des intérêts opposés. Chacun aligne des chiffres pour prouver que l’université est sur ou sous-financée. Comment y voir clair?</p>
<p>L’article de M. Beaulieu indique que 23,6% du financement universitaire de Québec va vers des universités anglophones, un pourcentage «2,7 fois supérieur au poids démographique de la population anglophone», selon l’auteur. L’argument revient à catégoriser la population en deux classes opposées sur un critère linguistique. Puisqu’au Québec la classe anglophone est peu présente, il faudrait peu financer les études en anglais. Dans les faits, les universités anglophones suivent le même schéma de financement que les francophones. Un professeur d’économie m’a même avoué que McGill recevait généralement moins d’argent que ce que le schéma provincial prévoit. Il se trouve simplement que les universités anglophones ont une capacité d’accueil sans proportion avec la population anglophone québécoise.</p>
<p>Il est indéniable que les universités anglophones attirent de nombreux étudiants étrangers et hors province. On peut donc comprendre les réticences de M. Beaulieu à utiliser de l’argent québécois pour des étudiants non-Québécois, mais il est surprenant d’en faire un enjeu uniquement linguistique. Selon M. Beaulieu, «cette situation gonfle indûment l’offre en enseignement supérieur anglophone et contribue grandement à rendre plus attrayantes les études universitaires en anglais, notamment auprès des étudiants allophones qui s’y inscrivent majoritairement.» Il faut donc croire que le problème n’est pas seulement financier. Le grand danger est que de plus en plus de Québécois décident d’étudier en anglais. Tout lecteur du <em>Délit</em> sait cependant qu’un francophone n’oublie pas son français en passant les portes de McGill…</p>
<p>De son côté, l’administration de McGill dénonce régulièrement le sousfinancement universitaire au Québec. Pourtant, comparativement aux autres universités du reste de la province, McGill est riche. Notre université dispose d’une base de donateurs qui ferait rêver n’importe quelle université francophone. De plus, ses nombreux étudiants étrangers et hors province lui versent des frais de scolarités confortables. L’administration justifie malgré tout son besoin d’argent par son aspiration au prestige. McGill est sans doute, avec Berkeley, l’une des universités publiques les plus réputées de la planète. Ses «concurrentes» sont majoritairement privées et disposent donc de leurs budgets plus librement. D’où l’impression de «sous-financement».</p>
<p>Au bout du compte, on peut penser que la privatisation totale de notre université satisferait aussi bien l’administration de McGill que la Société Saint-Jean- Baptiste. Ainsi, Québec aurait une université anglophone de moins à financer et McGill pourrait être compétitive en chargeant 30 000 dollars l’année. Mais veut-on vraiment que McGill se vide de sa classe moyenne et de ses 25% de Québécois? La mission de McGill ne devrait elle pas être l’épanouissement de ses étudiants et le bien-être de l’humanité, plutôt que l’excellence dans un magazine?</p>
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		<title>Le loup-garou du campus</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/02/02/le-loup-garou-du-campus-6/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vincent Bezault]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Feb 2010 13:00:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Le loup-garou du campus]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Gouvernement cherche consortium pour hôpital mcgillois</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2010/02/02/le-loup-garou-du-campus-6/" data-wpel-link="internal">Le loup-garou du campus</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis des années, un projet immobilier fait régulièrement la une des journaux montréalais. Le projet des deux «méga-hôpitaux» de l’Université de Montréal et de McGill offre une suite de rebondissements largement rapportés par les médias. Ces hôpitaux sont presque devenus des légendes, tant on en parle sans que personne n’en ai encore vu la première pierre malgré les millions déjà dépensés.</p>
<p>Des débats interminables sur l’emplacement, le mode de financement ou le choix des consortiums chargés de la construction et de l’entretien jalonnent la fastidieuse progression de ces titans. Il est vrai que le futur centre universitaire de santé McGill (CUSM) avance plus vite que le projet de centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM). Mais notre belle université est encore loin d’accueillir le premier patient dans son nouvel hôpital.</p>
<p>Le gouvernement provincial a opté pour un partenariat public-privé (PPP) pour la construction du CUSM et du centre de recherche du CHUM. L’idée est que des consortiums privés investissent la plupart du capital nécessaire à la construction, en échange d’un contrat d’entretien et de gestion des bâtiments pour trente ans. Le PPP est sensé faire porter par les consortiums le risque que les travaux dépassent le budget prévu, soulageant ainsi le gouvernement de cette incertitude. Divers scandales entachent pourtant le choix du PPP.</p>
<p>Le plus important remonte à novembre 2009: le vérificateur général du Québec, Renaud Lachance, avait trouvé l’analyse de l’agence des PPP irréaliste. L’agence, chargée de déterminer si le PPP est effectivement moins coûteux, aurait surévalué le risque d’une augmentation des frais de construction. Cela donnait au PPP l’apparence d’une alternative préférable au financement habituel. L’agence des PPP suscitant donc des suspicions après ce scandale, un nouvel organisme, Infrastructures Québec, décidera à l’avenir du mode de financement et supervisera les grands projets d’infrastructure du gouvernement.</p>
<p>Malgré tout, Québec n’a pas l’intention de remettre en cause le choix du PPP pour le CUSM. Il faut dire que du simple fait de l’inflation, chaque jour de discussion supplémentaire coûte 100 000$, d’après Arthur Porter, directeur exécutif du CUSM. Il reste donc au gouvernement à déterminer quels consortiums se verront accorder le contrat de PPP.</p>
<p>Le budget prévu par le gouvernement était à l’origine de 1,13 milliard de dollars, mais toutes les offres reçues étaient supérieures à ce montant. Le mandat avait été promis au consortium de SNCLavalin, Verreault et Pomerleau, malgré un prix dépassant de 300 millions l’objectif. Cependant, une entreprise espagnole a menacé le gouvernement de poursuites, estimant avoir été injustement éliminée.</p>
<p>Québec a alors fait marche arrière et a annoncé, le 13 janvier dernier, que toutes les offres étaient trop coûteuses. Le gouvernement s’est alors laissé soixante jours pour déterminer à nouveau la meilleure offre. Il ne faut cependant pas y voir un geste fort du gouvernement face aux prix des consortiums. En effet, le 30 janvier, Québec a décidé d’élever l’objectif de 1,13 milliard à 1,343 milliard, désormais très proche de l’offre initialement acceptée.</p>
<p>Une fois le contrat de PPP signé, les travaux devraient théoriquement pouvoir commencer. Il ne reste plus qu’à espérer que la construction soit plus paisible que les négociations. </p>
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		<title>Le loup-garou du campus</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/01/19/le-loup-garou-du-campus-5/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vincent Bezault]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Jan 2010 13:00:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Le loup-garou du campus]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Retour sur le futur</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2010/01/19/le-loup-garou-du-campus-5/" data-wpel-link="internal">Le loup-garou du campus</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les gros titres sont souvent comme ces héros d’un jour, qui tombent dans l’oubli dès leur heure de gloire passée. Il est rare qu’après l’effet d’annonce, les médias reviennent sur les nouveaux développements des sujets qu’ils ont traités. C’est pourquoi, pour commencer 2010, j’ai décidé de vous informer brièvement sur l’évolution de certains des sujets que j’ai couverts cet automne.</p>
<h4>SnowAP est mort, vive la semaine 101!</h4>
<p>J’avais écrit une chronique en réaction à l’annulation de SnowAP, en 2010. Ce festival attirait de moins en moins d’étudiants et avait des coûts fixes de plus en plus élevés. J’y invitais l’Association de Étudiants de l’Université McGill (AÉUM), qui parraine SnowAP, à faire preuve de créativité pour attirer plus de fêtards. SnowAP a été remplacé par la Semaine 101 et la créativité était effectivement au rendez-vous! Les différentes activités proposées, essentiellement des prétextes pour boire, sont à thèmes scolaires: cocktails dans des tubes à essais, boissons dont le prix évolue selon la demande, comme en bourse, l’AÉUM nous a mis l’eau à la bouche! Côté budgétaire: on oublie la grande tente qu’il faut louer et chauffer, puisque tout se déroule au Gerts, on oublie aussi les déficits monstres, puisque l’argent investi par l’AÉUM dans la Semaine 101 est fonction du nombre de participants. Cette année, tout cela s’est organisé au dernier moment, avec assez peu de publicité. Mais l’an prochain, la semaine 101 devrait être un gros succès, d’autant plus que le Gerts aura été rénové.</p>
<h4>Les tribulations d’une Canadienne au Danemark.</h4>
<p>Je ne reviendrai pas sur la chronique concernant les frais de déplacements de la principale de McGill, Heather Munroe- Blum. Je me contenterai de mentionner que celle-ci était à la conférence de Copenhague en tant que conseillère du Ministre de l’environnement, Jim Prentice. Le bilan de la délégation canadienne à Copenhague n’est pas brillant. Une demande d’exclusion du Commonwealth a même été déposée, en raison de l’inertie du Canada sur le dossier climatique. Même si ce déplacement n’a probablement pas été financé par McGill, on peut donc se demander si notre principale n’aurait pas mieux occupé son temps à Montréal.</p>
<h4>Travaux express</h4>
<p>J’avais profité de l’annonce d’une subvention de 103 millions de dollars des gouvernements provincial et fédéral pour faire le point sur les travaux de rénovation à McGill. Le 12 janvier, Jim Nicell, le vice principal adjoint attaché aux services universitaires, a tenu une réunion pour exposer les projets immobiliers de notre université. Il a ainsi révélé que les 103 millions de dollars n’étaient valables que sur des travaux finissant avant le 31 mars 2011. Pour M. Nicell, ces travaux devraient donc avancer à une vitesse «sans précédent dans l’histoire de McGill et probablement sans précédent dans l’histoire de l’industrie du bâtiment». Autre mise à jour: alors que la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CRÉPUQ) avait estimé les travaux en retard à McGill à 622 millions, M. Nicell parle plutôt de 800 millions. Une fois retombées les louanges qui accompagnaient le chèque de 103 millions, l’administration de McGill est donc plus pessimiste.</p>
<p>En règle générale, toute information est ambivalente. Une mauvaise nouvelle peut susciter des réactions positives et une info qui semble unanimement appréciée peut cacher certains grincements de dents. Il faut donc de la patience pour que tous les sons de cloches émergent du silence. </p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2010/01/19/le-loup-garou-du-campus-5/" data-wpel-link="internal">Le loup-garou du campus</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Plus qu’un concours de panache</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2009/11/17/plus-qu%e2%80%99un-concours-de-panache/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vincent Bezault]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Nov 2009 15:00:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Région]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Festival de chasse de La Tuque, vous connaissez? <em>Le Délit</em> vous propose une visite guidée de l’événement prisé par les habitants de la Mauricie.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2009/11/17/plus-qu%e2%80%99un-concours-de-panache/" data-wpel-link="internal">Plus qu’un concours de panache</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Festival de chasse de La Tuque est peu connu en dehors de la Mauricie. Il faut dire que la petite ville industrielle vit surtout de la pâte à papier et n’est pas très prisée des touristes. Pourtant, cet événement dégage toujours une ambiance de convivialité authentique qui manque à plus d’un festival Montréalais. La 37e édition du festival, qui avait lieu du 27 octobre au 1er novembre dernier, n’a pas dérogé à la règle.</p>
<p>Comptant 12 000 âmes sur un territoire plus grand que la Bretagne, La Tuque offre de vastes étendues boisées aux amateurs de chasse à l’orignal. En Mauricie, cette passion compte de nombreux adeptes qui se retrouvent à la fin de la saison de la chasse pour comparer leurs trophées. C’est ainsi qu’est né le festival de chasse de La Tuque, organisé autour du traditionnel concours de panache.</p>
<p>Plusieurs prix sont décernés, le plus convoité étant bien sûr celui du plus grand panache. Un prix est aussi décerné aux panaches se rapprochant le plus d’une des deux tailles arbitrairement déterminées. Dans le passé, ces tailles étaient annoncées à l’avance et des chasseurs avaient trafiqué leurs prises pour arriver exactement aux tailles désirées. C’est pourquoi les deux tailles sont désormais tirées au sort le jour même.</p>
<p>La mesure des panaches est une scène peu banale. Depuis le début de la période de la chasse, les têtes d’orignaux fleurissent fièrement sur les voitures latuquoises. Chaque trophée est exposé sur la boîte du 4×4 ou, à défaut, sur le coffre de la voiture. Parfois, quelques branches sont ajoutées en guise de décoration. Pour procéder à la mesure, les voitures passent successivement devant un jury qui prend le diamètre du panache qui y est attaché.</p>
<p>Arborant chemises à carreaux et habits de camouflage pour l’occasion, une petite foule est amassée autour des juges. Chaque fois qu’une voiture exhibe un panache de belle taille, les discussions informelles cessent et tous s’attroupent pour connaître la mesure. Le conducteur sort de l’auto pour s’informer lui aussi du diamètre et récolter fièrement les commentaires des spectateurs.</p>
<p>Les activités du festival ne sont pas seulement destinées aux chasseurs, bien au contraire. Tous les ans, un grand chapiteau de près de 3000 places est aussi planté au coeur de la ville pour faire oublier le ciel gris de la fin octobre. Ce chapiteau permet d’organiser des festivités en tous genres: spectacles pour enfants, repas chaleureux, soirées à thèmes… Mais le clou du festival 2009 était sans aucun doute le concert du groupe Kaïn organisé dans ce même chapiteau. «Le contact humain et social demeure, selon moi, l’attrait principal du festival» a résumé Dany Doré, président du comité d’organisation du festival.</p>
<p>Le billet d’accès au festival, au prix de 15$, permet de participer à toutes les activités du chapiteau, y compris les déjeuners et les concerts. Malgré tout, certains trouvent que cet évènement est déjà «trop commercial», considérant que le billet coûtait seulement 12$ l’an dernier avec un programme comparable. Espérons que le festival de chasse de La Tuque saura conserver toute sa saveur sans devenir victime de son succès. </p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2009/11/17/plus-qu%e2%80%99un-concours-de-panache/" data-wpel-link="internal">Plus qu’un concours de panache</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Obama: un an</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2009/11/10/obama-un-an/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vincent Bezault]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Nov 2009 01:59:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un an après, <em>yes we still can...</em></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://delitfrancais.com/wp-content/uploads/2009/11/N-Obama.png" data-wpel-link="internal"><img decoding="async" src="https://delitfrancais.com/wp-content/uploads/2009/11/N-Obama.png" alt="N-Obama" title="N-Obama" width="400" class="aligncenter size-full wp-image-1655"></a></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2009/11/10/obama-un-an/" data-wpel-link="internal">Obama: un an</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le loup-garou du campus</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2009/11/10/le-loup-garou-du-campus-4/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vincent Bezault]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Nov 2009 15:12:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Le loup-garou du campus]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le plaisir du scandale</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2009/11/10/le-loup-garou-du-campus-4/" data-wpel-link="internal">Le loup-garou du campus</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Je ne suis pas un lecteur du <em>Journal de Montréal</em>. Leur goût du scandale laisse transparaître une vision peu alléchante du journalisme: favoriser la quantité du tirage à la qualité de l’information. Pourtant, quand j’ai aperçu notre principale, Heather Munroe-Blum, sur la couverture de leur numéro de vendredi, je n’ai pas pu résister à l’envie d’en prendre un. «Elle gagne trois fois plus que Jean Charest…» titrait le <em>Journal</em>, fidèle à son traditionnel sensationnalisme. L’article nous apprend que malgré la réduction des salaires de 3% consentie par tous les cadres de McGill, notre principale a vu sa paye augmenter de 14%. La hausse de ses «avantages» contrebalancerait largement la diminution de salaire.</p>
<p>Ainsi, Heather Munroe-Blum aurait empoché 587 000$ de McGill l’an dernier, dont 229 000$ en «avantages particuliers». L’article laisse cependant une chance de s’expliquer au chef exécutif aux affaires publiques de McGill, Vaughan Dowie: ce dernier assure qu’il s’agit «d’un versement rétroactif mais non récurrent» simplement dû à un mauvais calcul de ces avantages les années précédentes. <em>Le Journal</em> avait donc encore faire une tempête dans un verre d’eau; je l’ai reposé sur le présentoir.</p>
<p>Ce que <em>Le Journal de Montréal</em> ne savait pas, c’est qu’un courriel avait été envoyé le matin même à tous les mcgillois pour les inviter à lire le «Message sur la situation économique », écrit par la même Heather Munroe-Blum. Le communiqué commence par rappeler à quel point notre université maintient son prestige: prix Nobel, classement dans les magazines, venue de Dalai-Lama et de Bill Clinton… On nous en met plein la vue. Le message devient ensuite moins joyeux lorsqu’il rappelle le déficit d’exploitation de McGill. L’an dernier, ce déficit s’élevait à 11,5 millions de dollars et l’administration s’est donné pour objectif d’avoir un budget équilibré d’ici l’exercice 2010–2011.</p>
<p>Le message nous apprend ainsi que l’administration compte économiser entre autres «en réduisant de 15% les indemnités de déplacement et d’hébergement». Or, ces indemnités constituent précisément l’essentiel des «avantages particuliers» dénoncés par <em>Le Journal de Montréal</em>. Pour sa part, Heather Munroe-Blum pourrait donc atteindre cet objectif sans effort, puisque ses indemnités ont été artificiellement gonflées l’an dernier. Étant donné la manie des journalistes de décortiquer ses fiches de payes, on peut espérer qu’elle jouera tout de même le jeu en exigeant la même rigueur d’elle-même que des autres employés.</p>
<p>Laissons maintenant les primes de Heather Munroe-Blum tranquilles et faisons une dernière remarque sur sa lettre. «Les droits de scolarité ne sont pas élevés au Québec, ce qui n’est pas sans poser un très sérieux problème» peut-on y lire. J’ose à peine imaginer la réaction qu’une telle déclaration causerait à l’UQAM. Et pourtant, cette université n’est pas la dernière à chercher des idées de financement! Un tel propos pourrait facilement se déformer de bouche à oreille pour devenir «les droits de scolarité des Québécois sont un très sérieux problème» avant de tomber dans l’éternelle querelle linguistico-souverainiste. Cela dit, on ne pourrait blâmer personne de vouloir interpréter le communiqué de Munroe- Blum. Quand on parle d’«améliorer la prestation des programmes» pour annoncer la suppression de certains cours pour raison budgétaire, il ne faut pas être surpris si plus d’un essaie de lire entre les lignes. </p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2009/11/10/le-loup-garou-du-campus-4/" data-wpel-link="internal">Le loup-garou du campus</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le loup-garou du campus</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2009/10/27/le-loup-garou-du-campus-3/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vincent Bezault]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Oct 2009 16:47:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Le loup-garou du campus]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un SnowAP amusant... en 2011?</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2009/10/27/le-loup-garou-du-campus-3/" data-wpel-link="internal">Le loup-garou du campus</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Vous aimez boire de la bière bon marché et trouer la couche d’ozone en musique? Alors vous serez probablement déçus d’apprendre que SnowAP 2010 a été annulé pour des raisons budgétaires. Rappelons le principe pour ceux qui ne connaissent pas cet évènement étudiant: il s’agit de planter une grande tente blanche sur le <em>lower field</em> en janvier et de la chauffer pendant dix jours pour y faire la fête à grand renfort de bière et de bands étudiants. Depuis 2007, tous les SnowAP ont été très déficitaires: la dette est passée de $2&nbsp;500 en 2007 à $8&nbsp;000 en 2008 et $15&nbsp;000 en 2009! Les organisateurs, ne pensant pas pouvoir améliorer la situation cette année, ont préféré annuler la fête plutôt que de s’attaquer aux causes du problème.</p>
<p>Parmi les raisons du gouffre financier de SnowAP figurent les coûts de la tente et de la sécurité. Depuis 2007, la sécurité de McGill a remplacé celle de l’Association des Étudiants de l’Université McGill (AÉUM) et, entre 2007 et 2008, le coût de location de la tente a doublé. Tout cela se sent sur la facture. Mais pourquoi cette augmentation en 2009? Lorsque le <em>McGill Tribune</em> avait interrogé les responsables à la veille de SnowAP 2009, ils affirmaient pourtant attendre un déficit inférieur à $7&nbsp;000! À la vue d’une estimation aussi erronée, il est naturel de suspecter une mauvaise gestion budgétaire. Cependant, la cause des pertes exceptionnelles de 2009 n’est pas à chercher du côté des coûts d’organisation. Il se trouve simplement que SnowAP n’intéresse pas grand monde. Depuis quatre ans, le nombre de visiteurs est en chute libre.</p>
<p>Malgré tout, l’AÉUM a longtemps gardé l’espoir de pouvoir attirer plus d’étudiants en 2010. Cet espoir reposait sur la bière. En effet, le contrat d’approvisionnement de l’AÉUM touchant à sa fin, les négociations étaient ouvertes pour un nouveau contrat de trois ans. Le contrat, signé en août 2009, abolit la domination sans partage de la Boréale. Les évènements de l’AÉUM peuvent désormais aussi servir des produits de McAuslan, telles que la Belle Gueule et la Moosehead. C’est une réussite, puisqu’à l’Open Air Pub (OAP) de septembre 2009, 85% des bières vendues étaient des Moosehead. Mais il y a un «mais». Boréale, qui a fait une offre bien moins chère que ses concurrents, a demandé à être la marque la plus présente sur le campus. Ainsi, à l’exception de l’OAP, aucun événement tenu en dehors du Shatner ne pourra servir de produits McAuslan. SnowAP 2010 aurait donc du se contenter de Boréale, une fois de plus.</p>
<p>Mais le désintérêt des McGillois pour SnowAP n’est peut-être pas qu’une affaire de boisson. Suffit-il vraiment de planter une tente pleine de bière pour faire un événement étudiant réussi? Lorsque l’euphorie de septembre n’opère plus, je crois qu’il en faut plus pour faire sortir les étudiants de leurs tanières. J’espère que l’annulation de cette année permettra une remise en question de SnowAP et que des idées originales permettront d’en faire un événement plus intéressant en 2011. Alors, chers lecteurs, n’hésitez pas à faire part de vos suggestions à l’AÉUM!</p>
<p>Dernier détail pour ceux qui se demandaient le rapport avec la couche d’ozone: SnowAP émet une tonne de CO<sub>2</sub> par jour pour se chauffer. </p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2009/10/27/le-loup-garou-du-campus-3/" data-wpel-link="internal">Le loup-garou du campus</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Le loup-garou du campus</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2009/10/06/le-loup-garou-du-campus-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vincent Bezault]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Oct 2009 22:41:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Le loup-garou du campus]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>MBA: plus compétitif, moins accessible</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La maîtrise en administration des affaires (MBA) de McGill a fait parler d’elle dans les médias dernièrement. Afin que le programme devienne autofinancé, les frais de scolarité annuels du programme devraient passer à $29 500 pour tous à l’automne 2010.</p>
<p>Pour information, ils s’élèvent actuellement à $1 673 pour les résidents du Québec. Même si ce changement n’affectera pas les étudiants déjà inscrits dans le programme, cette augmentation ne passera sûrement pas inaperçue. La Ministre de l’Éducation du Québec, Michelle Courchesne, a déjà annoncé qu’elle s’opposait à cette hausse qu’elle n’avait pas autorisée.</p>
<p>Si vous êtes habitués aux discours de notre principale, Heather Munroe-Blum, vous aurez peut-être remarqué que son mot d’ordre est «compétitivité». À l’entendre, la gouvernance de l’université se limite à une lutte acharnée pour affirmer son excellence de recherche et d’enseignement aux échelons nationaux et mondiaux. Tout le reste n’est vraiment qu’un moyen en vue de cet objectif. Cette vision semble partagée par Don Melville, le directeur du programme MBA, qui a voulu justifier la hausse des frais en déclarant&nbsp;: «On veut s’assurer qu’on est le meilleur programme au Canada et un des meilleurs au monde».</p>
<p>Cependant, la réputation de ce programme a été quelque peu malmenée par le classement du Financial Times, <em>la </em>référence internationale. De 44e mondial en 2006, le MBA de McGill est passé 90e en 2007, 96e en 2008 et a disparu du top 100 cette année, alors que cinq autres universités canadiennes y figurent. Jusqu’à l’an dernier, l’administration adoptait la politique de l’autruche. «On est toujours dans le top 100», se réjouissait Geoffrey King, le chargé de la communication de la faculté de gestion, à la vue du classement 2008. «Nous sommes toujours satisfaits», concluait-il.</p>
<p>Mais cette année, la sortie du tableau renommé a eu l’effet d’une douche froide. D’autant que dans un programme de gestion, la compétitivité n’est pas seulement un objectif d’administrateurs, c’est une valeur sacrée. Au moment de leurs inscriptions, de nombreux étudiants se fient essentiellement aux classements pour optimiser le ratio de prestige par heure de cours. «Nous n’avons aucun intérêt à être médiocre», conclut&nbsp; Ron Duerksen, directeur du marketing et de la communication pour la faculté de gestion.<br>
Pour que le MBA devienne à la hauteur de ses ambitions, la faculté de gestion a&nbsp; donc décidé de «reconstruire» le programme. De nouvelles installations, trente nouveaux professeurs, des services aux étudiants restructurés… même les 30 millions de dollars donnés par Marcel Desautels pour l’occasion ne suffiront pas à financer tout cela. Rappelons au passage que seulement une soixantaine d’élèves par an est admise en MBA.</p>
<p>Le programme coûte à McGill environ $22 000 par an et par étudiant. Il est actuellement financé par les frais de scolarité et des subventions gouvernementales, ce qui ne représente que $12 000 par an et par étudiant. Au lieu de se plaindre que les programmes de gestion sont sous financés, l’administration a décidé de renoncer à l’argent public et de monter les frais à $30 000. Bien sûr, on s’est empressé de dire que les universités «concurrentes» facturent de telles sommes depuis longtemps. Et on nous dit qu’on a toujours le souci de l’accessibilité. Ron Duerksen annonce même que les aides étudiantes vont décupler! Cependant, la moyenne s’élève actuellement à $400 par an et par étudiant.</p>
<p>Que les élèves de l’an prochain ne s’inquiètent donc pas, ils n’auront plus que $26 000 à trouver!</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2009/10/06/le-loup-garou-du-campus-2/" data-wpel-link="internal">Le loup-garou du campus</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Le loup-garou du campus</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2009/09/22/le-loup-garou-du-campus/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vincent Bezault]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Sep 2009 01:32:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Le loup-garou du campus]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Attention: travaux en cours</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2009/09/22/le-loup-garou-du-campus/" data-wpel-link="internal">Le loup-garou du campus</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 14 septembre dernier,&nbsp; la ministre québécoise de l’éducation Michelle Courchesne et le sénateur David W. Angus se sont rendus dans notre belle université avec un chèque de 103 millions de dollars. Une coquette somme destinée à être investie dans les projets de réparation et de construction de McGill. À titre de référence, la valeur de l’ensemble des bâtiments de l’université est estimée à 1,3 milliards par la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ). Autant dire que l’on n’a pas fini de voir des échafaudages à McGill&nbsp;!</p>
<p>Ces 103 millions proviennent du Programme d’infrastructure du savoir, subventionné aux niveaux fédéral et provincial. Ce programme est l’un des volets du Plan d’action économique du Canada, lancé en janvier 2009 pour stimuler l’économie durant la présente période de crise.</p>
<p>Le stimulus de cette subvention se fera probablement surtout sentir chez les entreprises du bâtiment&nbsp;: il faut dire que les travaux d’entretien des infrastructures ont été tellement négligés que cet argent servira plutôt aux réparations urgentes qu’au développement de laboratoires de pointe. Une exception cependant&nbsp;: 20 millions iront dans la construction d’un nouveau centre pour l’imagerie cérébrale au Douglas Mental Health University Institute.</p>
<p>Même si les réparations des bâtiments sont beaucoup moins «sexy» que ce projet, pour reprendre le mot de Heather Munroe-Blum, elles sont urgentes et exigent beaucoup d’argent. À cet effet, <em>La Presse </em>a publié en juin 2009 les conclusions d’un rapport de la CREPUQ sur l’état des infrastructures universitaires. D’après ce rapport, McGill devrait investir 622 millions dans l’entretien de ses infrastructures. En divisant ce chiffre par la valeur totale des bâtiments de l’université ‑citée plus haut dans l’article‑, on obtient «l’indice de l’état des installations». Selon cet indice de décrépitude, notre université se place numéro un dans la province avec 46%. Or, l’article de <em>La Presse </em>précise que le «seuil critique» de décrépitude se situe à 10%. «Ce n’est pas surprenant&nbsp;; de mémoire, depuis 30 ans, on n’a jamais investi ce qui était nécessaire en réfection» fait remarquer Jim Nicell, vice-principal adjoint aux Services universitaires de McGill.</p>
<p>La situation particulière de McGill provient aussi de la présence de bâtiments historiques. En effet, la ville de Montréal oblige l’université à rénover ses infrastructures en respectant leur aspect d’origine. Par exemple, les toits de la Mcdonald Stewart Library et du Old Chancellor Day Hall doivent être refaits avec des ardoises, ce qui coûte environ dix fois plus cher qu’un revêtement conventionnel. «On est toujours en discussion avec la Ville pour essayer de trouver des compromis afin d’entretenir nos structures en respectant le patrimoine tout en évitant des coûts astronomiques» a commenté le directeur général de la gestion des immeubles de McGill, Ron Proulx, interrogé par <em>La Presse</em>.</p>
<p>Même si ces 103 millions sont les bienvenus, ils sont donc loin de pouvoir combler le gouffre financier exceptionnel auquel McGill fait face. L’administration se veut pourtant rassurante et affirme que les gouvernements provinciaux et fédéraux ont à cœur d’en finir avec leurs travaux d’entretien en retard. «&nbsp;Au cours des trois prochaines années, nous projetons de dépenser en moyenne environ 100 millions de dollars par an sur nos campus» affirme Robert Stanley, directeur de la gestion de projets, des opérations des installations et du développement à McGill. Cet argent provenant de Québec et d’Ottawa est spécifiquement destiné à l’entretien des infrastructures et l’université ne peut pas choisir de l’investir ailleurs.</p>
<p>On peut, malgré tout, se demander si cet effort des autorités publiques va durer assez longtemps pour sortir McGill de la crise actuelle.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2009/09/22/le-loup-garou-du-campus/" data-wpel-link="internal">Le loup-garou du campus</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Le loup-garou du campus</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2009/09/08/%c2%abthree-cheers-for-mcgill%c2%bb/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vincent Bezault]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Sep 2009 01:28:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Le loup-garou du campus]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«Three cheers for McGill...»</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2009/09/08/%c2%abthree-cheers-for-mcgill%c2%bb/" data-wpel-link="internal">Le loup-garou du campus</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Quand on envisage d’aller étudier à McGill, on imagine souvent la qualité des équipements de recherche, le prestige du diplôme ou encore l’excellence de l’enseignement. Quand on est accepté à McGill, la première activité qui nous est proposée consiste à boire de la bière à outrance, à entonner des chansons ordurières et à tenter, pour les plus audacieux, de ne pas passer la nuit seul.</p>
<p>Au premier abord, les activités d’initiation—<em>Frosh</em> pour les intimes—peuvent faire figure d’intrus à McGill. Ces événements sont pourtant étonnamment peu polémiques. Il faut reconnaître que cette tradition est présente dans la plupart des universités et que McGill est loin d’avoir les initiations les plus choquantes. Des pratiques autrement plus humiliantes auraient lieu à la Polytechnique ou aux Hautes études commerciales.</p>
<p>Les <em>Frosh</em> se déclinent en différentes catégories. Tout d’abord, chaque faculté organise ses propres festivités. Même si chacune aime avoir ses spécificités, la logique est toujours la même: on vous donne le même chandail que les centaines d’autres <em>froshies</em>, on vous assigne un <em>frosh leader</em> qui promènera votre groupe de bar en bar et on organise des activités pour «briser la glace». Bon enfant sur le principe, les dérapages ne sont pas rares dans les&nbsp;<em>Frosh</em> organisés par les facultés.</p>
<p>Notez, par exemple, que tous les étudiants qui ont payé pour le <em>Frosh</em> disposent de bière à volonté. Sachez ensuite que les étudiants mineurs peuvent s’inscrire. Personne ne semble s’être inquiété de cette faille logique béante jusqu’à cette année. La sécurité de l’Université a en effet décidé de suspendre la distribution de bière pour une journée après avoir remarqué plusieurs de ces infractions au <em>Frosh</em> de la Faculté des sciences.</p>
<p>Il existe aussi les <em>Frosh</em> alternatifs, organisés par des groupes de toutes sortes. Ces <em>Frosh</em> sont destinés à tous les étudiants qui ne tiennent pas à se soûler, à se voir offrir des condoms ou à prendre part à des activités conformistes qui briment leur autonomie morale. Parmi ces <em>Frosh</em>, on compte bien sûr ceux motivés par des raisons religieuses. Il faut dire que l’esprit des <em>Frosh</em> traditionnels peut mettre mal à l’aise plus d’un musulman ou chrétien pratiquant. Les <em>Frosh</em> des associations religieuses sont aussi ouvertes aux non-pratiquants et se contentent d’activités plus sages telles que des après-midis <em>Laser Quest</em> ou des chasses aux trésors dans Montréal.</p>
<p>Mais le <em>Frosh </em>le plus subversif n’a pas de perspective religieuse, au contraire. Il s’agit du <em>Radical Frosh</em>, l’initiation «créative et politiquement progressiste» de McGill, comme ses organisateurs la décrivent. Radical Frosh incarne le refus de toutes les structures de pouvoir et la défense de leurs victimes. Pas de <em>frosh leaders</em>, mais des «facilitateurs» sans relation d’autorité sur les nouveaux étudiants. Pas de chansons vulgaires, mais des ateliers de sensibilisation aux questions de «justice sociale et environnementale». Autant dire que c’est une autre galaxie.</p>
<p>La diversité des <em>Frosh</em> permet à chacun d’avoir des chances de se faire des amis partageant les mêmes goûts et les mêmes convictions. Pourtant, le but d’une initiation n’est-il pas de faire découvrir aux étudiants une culture nouvelle, celle de l’université? Si l’on refuse le choc culturel, peut-on vraiment se faire accepter dans la vie étudiante? Oui. Car la vie étudiante à McGill est plurielle. Les <em>Frosh</em> ne sont donc pas des intrus mais ils reflètent admirablement cette multitude. L’esprit étudiant mcgillois est quelque chose d’impossible à décrire de façon uniforme, si ce n’est peut-être le respect que beaucoup portent à William Shatner.<br>
<br>
À chaque deux semaines, cette chronique tâchera de vous faire découvrir la vie de tous ces univers parallèles qui cohabitent sur votre campus.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2009/09/08/%c2%abthree-cheers-for-mcgill%c2%bb/" data-wpel-link="internal">Le loup-garou du campus</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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