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	<title>Sarra Hamdi - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Sat, 08 Apr 2017 13:35:25 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
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		<title>Le français, frein aux artistes?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/04/08/le-francais-frein-aux-artistes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sarra Hamdi]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Apr 2017 13:34:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«Que voy hacer, Je suis perdu»: de Manu Chao à Cheb Khaled, en passant par   l’internationalisation du français. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L’</span><span class="s1">industrie mondiale de la musique, <i>oh so</i> 21<i>e</i> siècle, produit en chaine et sans relâche des <i>hits</i> d’un jour, ou ce que ma mère préfère appeler les «chansons sandwich». Notre attention étant d’une milliseconde, nous dévorons tout ce qui est nouveau, et aussi tout ce qui est différent (ou qui parait l’être). Cette fringale auditive se reflète aussi dans le milieu de la chanson elle-même: assoiffée de formules à deux sous, elle multiplie les invectives et les bons mots. Et vis-à-vis de ce public grandissant et inassouvi, la chanson francophone a trouvé sa rétorque: chanter en anglais.</span></p>
<p class="p4"><span class="s1"><b><i>French is the new sexy</i></b></span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Depuis l’épique reprise de la Marseillaise par les Beatles dans «<i>All you need is love</i>», plusieurs artistes ont tenté le pari d’insérer des éléments français dans leurs chansons. L’exemple de Lady Gaga et son <i>Bad Romance</i> utilisent intelligemment cet engouement pour la langue de Racine, la langue du non-dit et du sous-entendu, du dévoilement lascif et sensuel. Et c’est bien ça le problème: certains artistes francophones contemporains préfèrent la <i>punch line</i> rapide et frappante de l’anglais, celle qui fait du <i>buzz</i>.</span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Pourtant, d’autres font le pari du français. L’artiste lauréat de la grande médaille de la francophonie décernée par l’Académie française, Stromæ prétend que toute langue, si bien utilisée, est dansante. Et il a pour lui les succès de«<i>Alors on danse</i>», «<i>Papaoutai</i>», «<i>Ta fête</i>» et autres tubes déjà légendaires. Dans une interview accordée à Tv5Monde, il joue de son succès pour lutter contre les préjugés du milieu musical. «Il n’y a pas de langues plus musicales que d’autres, il faut arrêter avec ces clichés à deux balles».</span></p>
<blockquote>
<p class="p6">Les chanteurs francophones doivent-ils forcément chanter en anglais pour s’internationaliser?</p>
</blockquote>
<p class="p7"><span class="s2"><b>«Ça sonne carrément faux»</b></span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Les chanteurs francophones doivent-ils forcément chanter en anglais pour s’internationaliser? Stromæ le dément. Phénomène international qui dépasse les limites du monde francophone, Stromæ reste à ce jour un des seuls à ne pas avoir «vendu son âme au diable». Juste une once peut-être, puisqu’il a concédé à mettre des sous-titres en anglais à ses vidéos les plus vues sur Youtube. </span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Cependant, il est vrai qu’il est carrément impossible de résister à la déferlante de la mondialisation. Prenons à titre d’exemple «<i>La Bohème</i>» D’Aznavour, traduite en cinq langues, ou la chanson d’Imany «<i>Don’t be so shy</i>», remixée sans l’accord de la chanteuse.</span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Le collectif Les Yeux Dla Tête a pris un autre parti. Dans sa chanson «<i>I don’t speak English</i>», l’artiste chante en anglais son dépit… de ne pas pouvoir parler anglais. À portée humoristique, la chanson ridiculise ceux qui, parlant en anglais, «sonne(nt) carrément faux». Incapables de faire aussi bien que leurs prédécesseurs et contemporains anglophones, les artistes francophones qui chantent en anglais entrent dans le piège tendu de l’imitation, entre fadeur et manque de créativité.</span></p>
<p class="p8"><span class="s2"><b>Le clash des anciens et des post-modernes</b></span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Robert Charlebois disait à juste titre: «Quand je vois des groupes francophones qui chantent en anglais et qui ne sont pas capables de demander leur chemin dans le métro de New-York…». En effet, plusieurs chanteurs français et québécois se laissent tenter par l’attrayante marche de la musique anglophone, mais faudrait-il pour autant crier haro sur eux? La controverse de l’édition de 2010 du Festival d’été de Québec (la présence de plusieurs artistes anglophones, <i>ndlr</i>) reflète bien les tensions qui existent encore entre les artistes «anglicisés» et les artistes «authentiques».</span></p>
<p class="p6"><span class="s1">«Pourquoi en anglais?» est la question la plus posée aux artistes québécois qui utilisent la langue de Shakespeare. Certains expriment leur envie de ne pas dévoiler leurs sentiments et de se cacher derrière l’apparât d’une langue qu’ils maitrisent moins bien. D’autres déclarent que leurs influences sont anglo-saxonnes de base, et, au lieu de «trahir» l’univers musical d’un genre comme le blues ou la salsa, ils préfèrent s’en tenir à la langue d’origine. C’est le nouveau chouchou de la chanson québécoise (*différente de française), Bobby Bazini, qui se hisse en porte-drapeau de cette révolution linguistique. Et ça marche: son album <i>Better in Time</i> est disque d’or…au Québec! Il déclare au journal l’Express: «J’aime mon coin de pays, mon accent, la langue. Chanter en anglais est une étape, mais je suis et je me sens québécois». Est-ce le début d’une révolution?</span></p>
<p class="p6"><span class="s1">«Eh, monsieur, (la musique) est un miroir qui se promène sur une grande route. Tantôt il reflète à vos yeux l’azur des cieux, tantôt la fange des bourbiers de la route». On pourrait piquer à Stendhal cette citation: la musique de nos jours est bien un miroir de la réalité, notre réalité. Que reflète alors le paysage musical contemporain? Luttes intestines entre l’industrie musicale anglophone et francophone, luttes politiques sur l’agenda de festivals et autres représentations culturelles, luttes hégémoniques pour monopoliser les oreilles (et le porte-monnaie) du plus grand nombre d’auditeurs·trices possible, mais c’est la vie. Mais ça<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>ce n’est pas moi qui le dit, mais le seul et l’unique Cheb Khaled.&nbsp;</span></p>
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		<item>
		<title>SLASummit: un sommet pour la soutenabilité en Amérique Latine</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/03/21/slasummit-un-sommet-pour-la-soutenabilite-en-amerique-latine/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sarra Hamdi]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Mar 2016 04:45:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Promouvoir un nouvel entrepreunariat social à McGill.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2016/03/21/slasummit-un-sommet-pour-la-soutenabilite-en-amerique-latine/" data-wpel-link="internal">SLASummit: un sommet pour la soutenabilité en Amérique Latine</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h2 class="p1">Promouvoir un nouvel entrepreunariat social à McGill.</h2>
<p class="p1"><span class="s1">«I</span><span class="s1">nverser la rhétorique»: voici les mots clés du <i>SLASummit</i>. Le Sommet pour le Développement Durable en Amérique latine (<i>Sustainability in Latin America Summit</i>, <i>ndlr</i>) qui s’est déroulé du 17 au 20 mars 2016, se concentre prioritairement sur une approche durable au changement social. Ce projet d’envergure pose une question toute bête: comment changer la vie d’une communauté avec 5000 dollars canadiens? </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Deux jours: c’est le laps de temps que vingt équipes composées chacune de cinq étudiants ont pour plancher sur un plan de développement spécifique à une communauté d’Amérique latine. Mais le <i>SLASummit</i> est avant tout un événement international, réunissant des étudiants de 150 établissements d’Amérique du Nord et des experts de l’Amérique du Sud. Le but est d’allier perspectives sociale et économique. «On ne veut pas proclamer que l’on va éradiquer la pauvreté en Amérique latine» rapporte Constance, une des organisatrices, «on veut juste proposer un modèle de développement pour une communauté de 20 à 30 personnes». Le projet est concret et ciblé: limité en ampleur et en financement, il est par ailleurs encadré par des associations caritatives et des organisations non-gouvernementales.<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>Cette approche, qui pourrait paraître au premier coup d’œil verticale et hiérarchisante, est en fait un nouveau modèle de développement qui met l’accent sur les besoins de la communauté.<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>En essayant d’inverser la rhétorique, le <i>SLASummit</i> marque une nouvelle approche, plus horizontale cette fois-ci, au développement durable.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Cette deuxième édition du sommet a été couronnée de succès. Grâce à une équipe surmotivée et une organisation sur le pied-de-guerre, le <i>SLASummit</i> s’est déroulé sans encombre. Projet d’une année, le sommet parvient à tenir ses promesses.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Premièrement, il a permis de proposer un projet qui s’inscrit dans la logique de durabilité à une communauté spécifique d’Amérique latine.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Ensuite, il a réussi à mettre des étudiants d’horizons et de spécialisations diverses (Développement international, génie civil, sciences et ressources humaines, etc.) en collaboration.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">D’autre part,il a facilité l’échange entre étudiants et experts grace à des intervenants et des <i>coaches</i> pour chaque équipe.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Par ailleurs, il a rendu possible une transmission bilatérale et horizontale entre participants et locaux par le biais des associations non-gouvernementales.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Enfin, il a mené une lutte contre le «volontourisme» ou l’attitude de touriste durant un engagement bénévole dans une région défavorisée.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Du networking à la session de clôture, les participants auront travaillé d’arrache-pied pour prendre à corps et à cœur la cause de la communauté dans laquelle ils œuvraient. «L’important pour nous, c’est que le changement intervienne, et qu’il intervienne vite» nous dira Camila, une des coordinatrices de l’événement. ‑Sarra Hamdi</span></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 1878px">
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			<span class="media-credit">Matteo Zamaria</span>		</figcaption>
	</figure>

<hr>
<h2 class="p1">Les initiatives étudiantes décollent en&nbsp;Amérique Latine.</h2>
<p class="p1"><span class="s1">H</span><span class="s1">aïti, Mexique et Pérou. Trois pays visés par le <i>SLASummit</i> en cette édition 2016.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Afin de remporter 5000 dollars canadiens et trois billets d’avion pour implanter leur projet dans la communauté visée, les trois équipes finalistes, toutes composées d’étudiants, ont présenté leurs idées aux juges le 19 mars dernier. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">La première proposition visait le village mexicain de Chepeginio et suggérait l’installation d’un système de collection de la brume. Cet endroit, dépendant lourdement de l’agriculture en matière de revenus, souffre d’un manque d’eau propre malgré sa haute altitude et le système de collection d’eau de pluie déjà implanté. Les villageois, aux prises avec divers problèmes de santé, liés à la consommation d’eau souillée, profiteraient grandement de ce projet intégratif. En effet, cela les amènerait à s’occuper eux-mêmes des filets et à récolter l’eau pure récoltée au travers de la brume. Des projets similaires ont déjà été réalisés au Chili et au Pérou, prouvant l’efficacité de ce système. </span></p>
<p class="p3">La seconde proposition concernait le village de Parobamba, au Pérou. Fidèles à leur culture, les femmes de la communauté ont pour source de revenus la vente de textiles traditionnels teints. Malheureusement, les plantes utilisées pour la teinture se raréfient du fait de mauvaises techniques d’utilisation des terres et d’un manque de cochons d’Inde qui servent de fertilisants. Proposant de construire un jardin écologique communautaire et éducatif, d’augmenter la population de cochons d’Inde ainsi que celle d’abeilles qui polliniseraient les plantes, ce projet peu coûteux aurait d’importantes retombées sur le village et particulièrement sur les femmes. Il permettrait de maintenir l’utilisation des plantes employées dans la fabrication de teinture et, ultimement, des vêtements traditionnels péruviens.</p>
<p class="p3"><span class="s1">La troisième et dernière proposition s’intéressait au village haïtien de La Digue. La source d’eau la plus proche se situant à 2,5 kilomètres, ce sont les femmes qui portent le fardeau d’aller chercher de quoi boire pour leur famille. Suggérant l’installation d’une infrastructure qui collecterait l’eau de pluie localement, complétée par l’achat de filtres d’eau en céramique, ce projet créerait de l’emploi pour les femmes qui seraient en charge de la location des filtres. De plus, l’infrastructure construite aurait un espace suffisant pour abriter, par exemple, une salle de classe ou un espace de réunion. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">C’est finalement le projet du jardin écologique au Pérou qui a remporté le grand prix de 5000 dollars canadiens, avec une avance de quatre points parmi les neuf juges. C’est sa simplicité, son implication des gens de la communauté ainsi que ses retombées culturelles et économiques qui ont permis que cette idée deviendra réalité d’ici les prochains mois. ‑Magdalena Morales</span></p>
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			<span class="media-credit">Matteo Zamaria</span>		</figcaption>
	</figure>

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