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	<title>Pema Tournadre - Le Délit</title>
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	<link>https://www.delitfrancais.com/author/p-tournadre/</link>
	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Wed, 28 Jan 2026 12:58:58 +0000</lastBuildDate>
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	<item>
		<title>L’espoir en suspens de la diaspora vénézuélienne de Montréal</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2026/01/28/lespoir-en-suspens-de-la-diaspora-venezuelienne-de-montreal/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pema Tournadre]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Jan 2026 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[Actualité internationale]]></category>
		<category><![CDATA[états-unis]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Venezuela]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une communauté qui suit avec prudence les récents développements politiques.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/01/28/lespoir-en-suspens-de-la-diaspora-venezuelienne-de-montreal/" data-wpel-link="internal">L’espoir en suspens de la diaspora vénézuélienne de Montréal</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">J’ai de l’espoir, parce qu’en réalité, je pense qu’on ne le perd jamais vraiment », dit Maria de Lourdes Fermin Miranda, réfugiée politique vénézuélienne installée au Québec. Elle traverse une période d’attente prudente depuis l’été 2025, coïncidant avec l’intensification des pressions américaines sur le Venezuela.</p>



<p>Arrivée en 2016, Maria, aussi appelée Malula par les personnes qu’elle côtoie au Québec, n’est jamais retournée dans son pays. Ferme opposante du régime depuis l’époque de Hugo Chávez, elle a choisi de quitter le Venezuela après que sa fille a été blessée par une bombe lacrymogène lors d’une série de <a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/655651/venezuela-manifestations-crise-analyse" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">manifestations en 2014</a>.</p>



<p>Dans la nuit du 3 janvier 2026, l’opération américaine « <em>Absolute Resolve </em>» a été menée sous les ordres du président Donald Trump afin de capturer Nicolás Maduro et sa femme, Cilia Flores. Au pouvoir depuis presque 13 ans, Maduro est&nbsp;<a href="https://www.justice.gov/opa/media/1422326/dl" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">accusé d’avoir transporté des tonnes de cocaïne vers les États‑Unis</a> et d’avoir collaboré avec des groupes terroristes. Le couple est actuellement détenu au Centre de détention métropolitaine de Brooklyn et a depuis <a href="https://www.npr.org/2026/01/05/nx-s1-5667078/venezuela-maduro-trump-court-hearing" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">plaidé non coupable</a>. Bien que l’intervention du président Trump soit dénoncée par plusieurs gouvernements comme une violation du droit international, elle a été accueillie par Maria avec soulagement et joie : elle raconte avoir fêté l’événement en ouvrant une bouteille de champagne. Après près de 26 années marquées par la peur, Maria apporte son soutien aux mesures prises par le gouvernement américain et son président.</p>



<p><strong>« <em>C’est le diable dont on ignorait avoir besoin</em> »</strong></p>



<p>D’autres membres de la diaspora partagent également ce mélange d’espoir et de surprise. Eros Greatti est arrivé bien avant la révolution bolivarienne lancée par Chávez en 1999. Il ne se doutait pas, en quittant son pays, que les bouleversements politiques l’empêcheraient d’y retourner. Bien qu’il ne soutienne pas Trump, il se dit également heureux des derniers événements qui ont secoué son pays d’origine : « <em>C’est le diable dont on ignorait avoir besoin </em>(<em>tdlr</em>)<em>.</em> »</p>



<p>Pour autant, le ressenti des <a href="https://cnnespanol.cnn.com/2026/01/23/venezuela/video/venezuela-actualidad-protestas-presos-politicos-maduro-perspectivas-mexico-tv" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Vénézuéliens à Caracas est nuancé</a> : d’importantes manifestations ont eu lieu dans la capitale en soutien à Nicolás Maduro, réclamant sa libération, tandis que des universitaires et des familles ont appelé à la libération de prisonniers politiques encore détenus dans le pays.</p>



<p>La porte-parole du Haut Commissaire des Nations Unies, Ravina Shamdasani,&nbsp;<a href="https://news.un.org/en/story/2026/01/1166707" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">a fait valoir</a> que l’action de la part des États-Unis a compromis « la sécurité de tous les États à travers le monde ». « Loin d’être une victoire pour les droits humains, cette intervention militaire, qui contrevient à la souveraineté du Venezuela et à la Charte des Nations Unies, affaiblit l’architecture de la sécurité internationale… Et c’est un point que le Secrétaire général a également souligné », ajoute-t-elle. </p>



<p>Rappelons que depuis 2014, <a href="https://www.unrefugees.org/emergencies/venezuela/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">7,9 millions de Vénézuéliens</a> ont quitté leur pays, ce qui équivaut à 23 % de la population. Il s’agit du plus grand exode de l’histoire récente de l’Amérique latine et l’une des plus grandes crises de déplacement de population au monde. Alors que Maduro reste détenu et que le Venezuela continue de traverser cette tempête politique, la diaspora observe : pleine d’espoir, mais consciente que l’avenir reste imprévisible.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/01/28/lespoir-en-suspens-de-la-diaspora-venezuelienne-de-montreal/" data-wpel-link="internal">L’espoir en suspens de la diaspora vénézuélienne de Montréal</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<item>
		<title>Au Soudan, les atrocités se multiplient face à l’indifférence du grand public</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/11/12/au-soudan-les-atrocites-se-multiplient-face-a-lindifference-du-grand-public/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pema Tournadre]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Nov 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les civils paient le prix d'une guerre de pouvoir meurtrière.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/11/12/au-soudan-les-atrocites-se-multiplient-face-a-lindifference-du-grand-public/" data-wpel-link="internal">Au Soudan, les atrocités se multiplient face à l’indifférence du grand public</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Frappé par une instabilité chronique depuis son indépendance en 1956, le Soudan a sombré dans une guerre civile en 2023. Selon l’ONU, <a href="https://unric.org/fr/crise-au-soudan-la-reponse-de-lonu/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">plus de douze millions</a> de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit.&nbsp;</p>



<p>La prise de la ville d’El Fasher, dans la région du Darfour, le 26 octobre dernier, a marqué un tournant. Sous le contrôle des Forces de soutien rapide (FSR), dirigées par le général Mohamed Hamdan Dagalo, ces milices contrôlent désormais <a href="https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/questions-du-soir-le-debat/le-soudan-fait-il-face-a-une-indifference-internationale-8381219" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">près d’un tiers du pays</a> à l’ouest, exacerbant une crise humanitaire déjà fortement prononcée.</p>



<p>Deux chefs de guerre s’affrontent : d’un côté, le général Abdel Fattah al-Burhan, à la tête des Forces armées soudanaises (FAS) ; de l’autre, le général Mohamed Hamdan Dagalo, surnommé Hemedi, représentant les milices arabes du Darfour. Cette lutte pour le pouvoir, d’une extrême violence, fait des civils soudanais les premières victimes. Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) rapporte avoir reçu des <a href="https://unric.org/fr/crise-au-soudan-la-reponse-de-lonu/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">« témoignages horribles »</a> décrivant « des exécutions sommaires, des massacres, des viols, des attaques contre des travailleurs humanitaires, des pillages, des enlèvements et des déplacements forcés ».</p>



<p>Cette région est difficile d’accès, ce qui limite les informations disponibles. Cependant, les paramilitaires des FSR publient eux-mêmes certaines de leurs exactions sur les réseaux sociaux. Ces vidéos choquantes montrent de graves violations du droit international, selon Seif Magango, porte-parole du HCDH. D’après l’<a href="https://www.who.int/fr/news/item/29-10-2025-who-condemns-killings-of-patients-and-civilians-amid-escalating-violence-in-el-fasher--sudan" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Organisation mondiale de la santé</a> (OMS), « plus de 260 000 personnes restent piégées à El Fasher ; elles n’ont pratiquement aucun accès à la nourriture, à l’eau potable ou aux soins médicaux ».</p>



<p><strong>Désintérêt de la communauté internationale&nbsp;</strong></p>



<p>« Le Soudan est le théâtre de la plus grande crise humanitaire au monde », déclare Ted Chaiban, directeur général adjoint de l’UNICEF. Au-delà de la violence, la famine et les maladies s’étendent rapidement. Pourtant, le pays demeure dans l’ombre, tandis que d’autres conflits retiennent l’attention. Particulièrement sous-médiatisé jusqu’aux massacres d’El Fasher, le Soudan a largement souffert d’un silence accablant de la part des médias et de la communauté internationale.</p>



<p>D’après le reporteur <a href="https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/questions-du-soir-le-debat/le-soudan-fait-il-face-a-une-indifference-internationale-8381219" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Christophe Ayad</a>, ce désintérêt s’explique par la taille du territoire, la complexité du conflit et l’implication de puissances étrangères à l’échelle régionale. Il avertit que les Européens ont tort de détourner le regard : les Soudanais chassés de leur pays fuient vers le Tchad, puis la Libye, avant de risquer la traversée vers l’Europe. Il s’agit de la conséquence inévitable d’un désengagement prolongé pour ce conflit.</p>



<p><strong>Des milices appuyées de l’extérieur</strong></p>



<p>Le Canada et d’autres pays, en particulier la France, entretiennent des relations commerciales avec les Émirats arabes unis, notamment dans le domaine militaire. Bien que ces derniers nient leur implication directe, ils soutiendraient les FSR et leur général Hemedi. « <a href="https://www.franceinfo.fr/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Les preuves de leur engagement au Soudan sont largement documentées</a> », a confirmé Thierry Vircoulon, chercheur associé à l’Institut français des relations internationales. Plus récemment, des <a href="https://www.cbc.ca/news/world/sudan-rsf-massacres-canadian-rifles-sterling-cross-9.6969856" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">enquêtes de CBC</a> ont mis en lumière, à partir d’images et de vidéos, la présence d’armes portant le logo de Sterling Cross Defense Systems, une entreprise basée à Abbotsford, en Colombie-Britannique, entre les mains de combattants des FSR. De l’autre côté, les Forces armées soudanaises (FAS) <a href="https://www.lemonde.fr/idees/article/2025/11/06/soudan-de-nombreux-pays-contribuent-a-la-perennisation-de-la-guerre_6652393_3232.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">reçoivent le soutien d’autres pays</a> de la région, tels que l’Égypte et le Tchad.&nbsp;</p>



<p>Alors que la situation continue de se détériorer, le manque d’actions de la communauté internationale soulève des interrogations. Entre intérêts géopolitiques et indifférence médiatique, le peuple soudanais demeure abandonné à son sort, dans une guerre dont la fin semble hors de portée.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/11/12/au-soudan-les-atrocites-se-multiplient-face-a-lindifference-du-grand-public/" data-wpel-link="internal">Au Soudan, les atrocités se multiplient face à l’indifférence du grand public</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<item>
		<title>Annie Colère&#160;contre l’injustice</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2023/02/22/annie-colere-contre-linjustice/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pema Tournadre]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Feb 2023 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[annie colère]]></category>
		<category><![CDATA[avortement]]></category>
		<category><![CDATA[critique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Portrait de la lutte pour l’avortement en 1974.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2023/02/22/annie-colere-contre-linjustice/" data-wpel-link="internal">&lt;em&gt;Annie Colère&nbsp;&lt;/em&gt;contre l’injustice</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Le 1<em>er&nbsp;</em>février, le Sénat en France a voté l’inscription dans la Constitution de la « liberté » de recourir à l’avortement. Quelques mois auparavant, les députés de l’Assemblée nationale avaient approuvé la mesure qui visait à « protéger et garantir le droit fondamental à l’interruption volontaire de grossesse et à la contraception » en l’inscrivant dans la Constitution. Du point de vue linguistique et juridique, il existe bien une distinction entre le concept de droit et celui de liberté. Cependant, ce qu’il faut finalement retenir, c’est qu’aucun droit ni aucune liberté ne doivent être considérés comme acquis, qu’ils soient ou non inscrits dans la Constitution. Cet été, les États-Unis nous l’ont regrettablement rappelé à la suite de l’arrêt Roe v. Wade. En effet, en 1973, la Cour suprême des États-Unis avait inscrit dans la Constitution le droit aux femmes d’avorter. 50 ans plus tard, cette même Cour l’annule et par conséquent, donne le droit à chaque état individuel d’interdire ou de restreindre l’accès à l’avortement pour les femmes enceintes.</p>



<p>Le film français&nbsp;<em>Annie Colère</em>, réalisé par la française Blandine Lenoir, à l’affiche depuis novembre dernier, met en avant de manière pédagogique la problématique de l’avortement et l’accès à l’information quant à l’appareil génital féminin en passant par la diabolisation de la liberté sexuelle. Le film retrace le quotidien d’Annie, protagoniste ouvrière et mère de deux enfants lorsqu’elle découvre qu’elle est de nouveau enceinte. L’action se déroule en 1974, un an avant la légalisation de l’interruption volontaire de grossesse (IVG) en France. Annie entre en contact avec les services avortifs illégaux du Mouvement pour la liberté de l’avortement et de la contraception (MLAC), qui pratique gratuitement la méthode Karman, aussi dite méthode par aspiration (moins douloureuse et dangereuse que la perforation utérine avec des aiguilles à tricoter). Après l’intervention médicale réussie, elle se joint à l’association et se lie d’amitié avec les autres membres. Le décor et le coloris restituent une ambiance propre aux années 1970 : cigarettes à l’intérieur, Renault R4, images saturées… Sans oublier le climat patriarcal de l’époque, très assumé. Il faut par ailleurs souligner le jeu d’actrice brillant de Laure Calamy, récompensée par les Césars en 2021 pour son rôle dans <em>Une femme du monde</em>. Ses expressions de visage ainsi que son jeu de regard font passer énormément d’émotions. C’est primordial dans un film qui illustre une partie importante de l’émancipation des femmes, que la société a tuée. L’interprétation de Monique la fromagère par Rosemary Standley est tout aussi touchante. C’est une première au cinéma pour la chanteuse du groupe Moriarty, et le défi est amplement relevé. Forte et vulnérable à la fois, Monique est une membre importante du MLAC. J’aime son caractère déterminé et sa douce voix, que nous avons l’occasion d’entendre lorsqu’elle chante à Annie pour tenter de la détendre durant son IVG. Au fil de l’histoire, nous comprenons qu’elle entretient une relation toxique avec son mari au comportement violent, ce qui ne l’empêchera pas de continuer de lutter aux côtés des autres bénévoles.</p>



<p>Désigné comme une comédie dramatique, j’ai doucement souri face à des scènes assez crues, par exemple quand Annie découvre qu’elle a un clitoris en se touchant le vagin entourée de ses deux amies. La réalisatrice parvient à déconstruire le patriarcat avec un humour un peu surprenant. Hélène, une infirmière interprétée par Zita Hanrot, et Annie se retrouvent avec deux jeunes docteurs qui ont terminé l’apprentissage de la méthode Karman. Ces derniers ne comprennent pas l’importance de parler aux femmes pendant la procédure, de leur expliquer chaque geste afin qu’elles se sentent en confiance et plus détendues. Face à cette situation, Hélène demande à l’un des deux médecins d’enlever son pantalon et de s’allonger sur la table gynécologique. Le jeune homme, visiblement mal à l’aise, se retrouve en sous-vêtements, les jambes écartées. Cette scène, dont l’effet est proprement comique, demeure tout de même improbable au regard des dynamiques entre hommes et femmes en France à l’époque. En réalité, la motivation derrière ce genre de scène est de faire passer un message sur les obstacles des luttes féministes passées, afin d’inspirer les générations futures à continuer le progrès. De nos jours, la stigmatisation autour de l’avortement existe encore. Les personnes qui ne savent pas à quoi ressemble un clitoris et ne connaissent pas sa fonction sont encore une majorité, et bien que le port du pantalon soit maintenant une norme, nous sommes toutes encore conscientes de la longueur de nos jupes.</p>



<p>Blandine Lenoir va jusqu’à utiliser les vraies images du plaidoyer de Delphine Seyrig sur l’avortement. Cette actrice féministe des années 70 n’avait pas hésité à mettre sa carrière en danger dans le but de défendre ses idées. Aujourd’hui, grâce à ce film, je suis persuadée que beaucoup vont apprendre sur ces droits fondamentaux et sur l’histoire de ces femmes qui se sont attaquées à la loi pour changer leur destin et celui des générations suivantes.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2023/02/22/annie-colere-contre-linjustice/" data-wpel-link="internal">&lt;em&gt;Annie Colère&nbsp;&lt;/em&gt;contre l’injustice</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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