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	<title>Matteo Fracassi - Le Délit</title>
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	<link>https://www.delitfrancais.com/author/matteo-fracassi/</link>
	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Wed, 07 Oct 2026 02:49:25 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Cornell : Les fraternités au centre du débat</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2026/10/07/cornell-les-fraternites-au-centre-du-debat/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Matteo Fracassi]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Oct 2026 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[affaire cornell]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[fraternités]]></category>
		<category><![CDATA[soirées étudiantes]]></category>
		<category><![CDATA[viol]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Deux ans après les faits, l’enquête criminelle a été rouverte.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/10/07/cornell-les-fraternites-au-centre-du-debat/" data-wpel-link="internal">Cornell : Les fraternités au centre du débat</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">Le <a href="https://www.cnn.com/2026/10/03/us/cornell-rape-case-timeline-hnk" data-type="link" data-id="https://www.cnn.com/2026/10/03/us/cornell-rape-case-timeline-hnk" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">28 septembre 2026,</a> l’enquête sur un viol collectif a été récupérée par le procureur du comté de Tompkins, Matthew Van Houten, dans l’État de New York. Les faits se sont déroulés en 2024 au sein de la fraternité Chi Phi. Des membres de la fraternité sont visés par une poursuite civile qui leur reproche d’avoir drogué et violé collectivement la plaignante, au nom d’emprunt de Jane Doe. </p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’époque des événements, la plaignante avait signalé les faits à l’établissement, qui avait alors ouvert sa propre enquête. Cette dernière <a href="https://apnews.com/article/cornell-university-fraternity-rape-allegation-1f95ea8e4d1c4963eb0863f249e8b043" data-type="link" data-id="https://apnews.com/article/cornell-university-fraternity-rape-allegation-1f95ea8e4d1c4963eb0863f249e8b043" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">aurait notamment donné lieu</a> à plus de 50 entretiens avec 32 personnes différentes. </p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enquête s’est conclue par la <a href="https://abcnews.com/amp/US/timeline-alleged-cornell-university-fraternity-house-rape-investigation/story?id=136884431&amp;utm_" data-type="link" data-id="https://abcnews.com/amp/US/timeline-alleged-cornell-university-fraternity-house-rape-investigation/story?id=136884431&amp;utm_" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">suspension </a>de sept étudiants, dont deux ont été expulsés de l’université. La section locale de la fraternité, Chi Phi Xi, a été fermée. L’affaire n’avait toutefois pas fait<a href="https://abcnews.com/amp/US/timeline-alleged-cornell-university-fraternity-house-rape-investigation/story?id=136884431&amp;utm" data-type="link" data-id="https://abcnews.com/amp/US/timeline-alleged-cornell-university-fraternity-house-rape-investigation/story?id=136884431&amp;utm" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer"> l’objet de poursuites pénales à l’époque</a>, Jane Doe n’ayant pas déposé de plainte auprès des autorités. </p>



<p class="wp-block-paragraph">L’affaire a été relancée après que Jane Doe a intenté, le 16 septembre, une poursuite contre l’Université Cornell, lui reprochant notamment de ne <a href="https://ici.radio-canada.ca/rci/en/news/2288543/what-to-know-about-cornells-alleged-frat-house-gang-rape-case-and-the-cornell-7" data-type="link" data-id="https://ici.radio-canada.ca/rci/en/news/2288543/what-to-know-about-cornells-alleged-frat-house-gang-rape-case-and-the-cornell-7" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">pas avoir pris les mesures nécessaires contre les étudiants impliqués.</a> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon la plainte, certains d’entre eux auraient notamment fait l’objet d’une suspension temporaire et eu « <em>l’opportunité d’atténuer leur peine en rédigeant une dissertation d’excuses (tdlr)</em> »; une accusation <a href="https://statements.cornell.edu/2026/20260928-da-investigation.cfm" data-type="link" data-id="https://statements.cornell.edu/2026/20260928-da-investigation.cfm" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">niée par l’Université Cornell</a>. Le 28 septembre, le procureur du comté de Tompkins, Matthew Van Houten, a annoncé la réouverture de l’enquête. Cette décision remet au premier plan la question de la culture des fraternités universitaires américaines et de leur rapport aux violences sexuelles. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Culture du viol sur les campus </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les cas de viols dans les fraternités sont nombreux aux États-Unis. Selon une <a href="https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0186471#sec014" data-type="link" data-id="https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0186471#sec014" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">étude </a>publiée en 2017 portant sur le sujet des violences sexuelles sur les campus universitaires, « <em>Depuis l’entrée à l’université, 22 % des étudiants rapportaient avoir vécu au moins un incident d’agression sexuelle</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon une <a href="https://journals.sagepub.com/doi/abs/10.1177/15248380221134633?casa_token=LRVHcCqI2DcAAAAA%3ASF_kQ2x24kSwbfjth3EJ1ybrD1Fe6vRNbQKjzNVMd1t4wqnnXE2zIcpuOBPYSUP1fRLNk0ZwNV9xtQ" data-type="link" data-id="https://journals.sagepub.com/doi/abs/10.1177/15248380221134633?casa_token=LRVHcCqI2DcAAAAA%3ASF_kQ2x24kSwbfjth3EJ1ybrD1Fe6vRNbQKjzNVMd1t4wqnnXE2zIcpuOBPYSUP1fRLNk0ZwNV9xtQ" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">autre étude</a> datant de 2022, « <em>50 à 70 % des agressions sexuelles sur les campus universitaires </em>» se faisaient dans le cadre de la consommation d’alcool. </p>



<p class="wp-block-paragraph">La question se pose alors sur l’impact des dynamiques de groupe, des normes sociales, des politiques universitaires et du rapport à la masculinité dans certains milieux étudiants. La sociologue Elizabeth Armstrong <a href="https://websites.umich.edu/~elarmstr/publications/Armstrong%20Hamilton%20and%20Sweeney%202006.pdf" data-type="link" data-id="https://websites.umich.edu/~elarmstr/publications/Armstrong%20Hamilton%20and%20Sweeney%202006.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">montre </a>dans une étude publiée en 2006 que «<em>les dangers des violences sexuelles sont des conséquences non intentionnelles aux règles et normes qui régissent l’université</em>». Elle parle notamment du fait qu’aux États-Unis, « <em>les fraternités constituent un des seuls fournisseurs d’alcool pour les étudiants</em> ». Ces organisations sont alors mises en position de contrôle non seulement des biens alcoolisés, mais aussi de qui peut participer à leurs soirées. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une <a href="https://www.theguardian.com/commentisfree/2014/sep/24/rape-sexual-assault-ban-frats" data-type="link" data-id="https://www.theguardian.com/commentisfree/2014/sep/24/rape-sexual-assault-ban-frats" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">tribune </a>parue dans le Guardian en 2014, la journaliste Jessica Valenti se demande s’il faut interdire les fraternités. Elle avance, à partir d’une étude menée auprès d’étudiants de première année dans une université américaine, que les membres commettaient trois fois plus de viols que les autres étudiants. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une problématique universelle </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les violences sexuelles ne sont bien sûr pas uniquement propres aux États-Unis ni aux fraternités. Armstrong note bien que « <em>ce qui distingue les fêtes de fraternités, c’est que la domination masculine qui s’y exerce est organisée, dotée de ressources et implicitement cautionnée par l’université. D’autres lieux de fête sont eux aussi organisés d’une manière qui favorise les hommes.</em> » </p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.cbc.ca/news/canada/hockey-canada-trial-questions-1.7591579" data-type="link" data-id="https://www.cbc.ca/news/canada/hockey-canada-trial-questions-1.7591579" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Au Canada,</a> l’affaire impliquant cinq anciens joueurs de l’équipe canadienne de hockey junior avait également suscité un important débat sur les violences sexuelles dans les milieux sportifs. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Les joueurs, accusés d’agression sexuelle pour des faits survenus en 2018, ont été acquittés en juillet 2025. La juge avait conclu que leur culpabilité n’avait pas été démontrée hors de tout doute raisonnable. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que la culture soit différente ici à Montréal, avec seulement <a href="https://www.thetribune.ca/opinion/greek-life-at-mcgill-more-than-just-a-toga-69871/" data-type="link" data-id="https://www.thetribune.ca/opinion/greek-life-at-mcgill-more-than-just-a-toga-69871/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">2 % des étudiants mcgillois</a> enrôlés dans une fraternité, quelques cas de violences sexuelles ont tout de même fait surface. À McGill, un cas similaire de viol collectif avait été révélé <a href="https://globalnews.ca/news/1683697/former-mcgill-student-said-rape-charges-dropped-in-her-case-too/" data-type="link" data-id="https://globalnews.ca/news/1683697/former-mcgill-student-said-rape-charges-dropped-in-her-case-too/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">en 1988;</a> il n’avait cependant donné aucun résultat judiciaire. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui a marqué le cas de l’Université Cornell a été sa médiatisation fulgurante. De nombreuses célébrités, comme <a href="https://www.yahoo.com/news/us/articles/celebrities-speaking-cornell-7-now-163402548.html" data-type="link" data-id="https://www.yahoo.com/news/us/articles/celebrities-speaking-cornell-7-now-163402548.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Florence Pugh et d’autres</a>, ont fait circuler des posts et stories sur Instagram et l’histoire s’est vite répandue, avec notamment la création du slogan « It’s SA not essay » pour critiquer le manque de réaction appropriée de la part de l’Université. </p>



<p class="wp-block-paragraph">À Montréal, la fraternité Delta Kappa Epsilon de McGill a publié une story dénonçant et condamnant les actes des accusés de l’Université Cornell. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette réaction témoigne de la manière dont une affaire locale peut rapidement dépasser l’ampleur de l’université et raviver des débats sociétaux sur les violences à caractère sexuel. </p>



<p class="wp-block-paragraph">L’existence de ces organisations étudiantes et des fraternités, endroits propices à ces types de crimes, est alors à questionner : ont-ils encore leur place au sein des universités?</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/10/07/cornell-les-fraternites-au-centre-du-debat/" data-wpel-link="internal">Cornell : Les fraternités au centre du débat</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>408 – 9 : Les étudiants ont parlé</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2026/09/30/408-9-les-etudiants-ont-parle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Matteo Fracassi]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Sep 2026 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[AEUM]]></category>
		<category><![CDATA[boycott]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[motion]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=61131</guid>

					<description><![CDATA[<p>La motion pour arrêter le programme d'échange avec HUJI passe.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/09/30/408-9-les-etudiants-ont-parle/" data-wpel-link="internal">408 – 9 : Les étudiants ont parlé</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">Le 28 septembre 2026 s’est tenue l’assemblée générale de l’AÉUM. À l’ordre du jour, la motion portant sur un potentiel boycott de l’Université hébraïque de Jérusalem. Sous une pluie d’applaudissements, avec 408 pour, 9 contre et 2 abstentions, la motion est adoptée. Celle-ci arrive quelque temps avant l’expiration du contrat de l’université israélienne en 2028 pour l’organisation d’échanges académiques avec McGill. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Assemblées générales sont des congrès organisés par l’AÉUM au moins une fois par semestre, ouverts à tous les étudiants en baccalauréat de l’université pour débattre et voter sur des régulations de l’AÉUM et la vie étudiante organisée par celle-ci. La pétition, signée par plus de 500 étudiants, demande que McGill ne renouvelle pas son contrat avec l’université. </p>



<p class="wp-block-paragraph">L’AÉUM dispose déjà de politiques et d’engagements concernant la technologie militaire nocive et contre la participation au génocide à Gaza, qui obligent l’AÉUM à préconiser un boycott académique envers des institutions qui rentreraient dans cette catégorie. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Les demandes de boycott en lien avec la crise au Moyen-Orient ne sont par ailleurs pas nouvelles : l’année dernière et en 2024, <a href="https://montrealgazette.com/news/pro-palestinian-student-strikes-at-mcgill/" data-type="link" data-id="https://montrealgazette.com/news/pro-palestinian-student-strikes-at-mcgill/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">plusieurs étudiants et professeurs avaient</a> manifesté pour, entre autres, cesser tout partenariat avec des entreprises ou institutions en lien direct ou indirect avec le genocide en cours à Gaza. </p>



<p class="wp-block-paragraph">La motion, si ratifiée, viendrait alors renforcer ces politiques et obligerait l’AÉUM à demander officiellement l’arrêt du programme d’échange avec l’Université hébraïque de Jérusalem auprès du sénat de McGill.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un partenariat problématique </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Université hébraïque de Jérusalem est en partie construite sur des terrains <a href="https://www.un.org/unispal/document/auto-insert-178161/" data-type="link" data-id="https://www.un.org/unispal/document/auto-insert-178161/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">reconnus par l’ONU</a> comme étant obtenus illégalement par l’État israélien. De plus, elle entretient un partenariat régulier avec l’armée israélienne, notamment à travers l’accueil d’entraînements des forces de l’IDF ainsi que des formations universitaires destinées à former des futurs membres de l’armée israélienne. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <a href="https://austfhu.org.au/when-duty-calls-the-hebrew-university-is-always-there/" data-type="link" data-id="https://austfhu.org.au/when-duty-calls-the-hebrew-university-is-always-there/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">programme Havatzalot</a>, par exemple, combine un diplôme universitaire à l’Université hébraïque avec une formation d’officier, de combat et de renseignement militaire pour des membres du corps du renseignement de l’IDF.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La pétition rappelle la décision de l’université McGill, en 1985, de couper ses liens avec des entreprises ou établissements complices pour condamner l’apartheid en place à cette époque. Une première au Canada. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, aujourd’hui, aucune institution d’éducation supérieure canadienne n’a cessé ses partenariats avec des entreprises ou universités israéliennes. McGill aurait encore une fois l’occasion de marquer l’histoire des établissements canadiens. La motion précise que cette décision risque « que les étudiants issus de certains groupes ethniques ou linguistiques puissent [la, ndlr] percevoir comme discriminatoire » mais qu’elle ne sert qu’à « viser l’Université hébraïque de Jérusalem en tant qu’institution – en raison de ses liens avec l’armée israélienne. »</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quel impact? </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La motion devra être ratifiée par au moins 10 % des membres de l’AÉUM. Si ratifiée, la motion sera effective le jour suivant et l’AÉUM devra mobiliser ses ressources et son personnel pour s’opposer au renouvellement du partenariat. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, le chemin est encore incertain avant quelconque impact concret, selon Hamza Abu-Alkhair, président de l’AÉUM: «<em> la motion devra passer devant plusieurs comités avant d’être présentée au sénat pour être votée </em>(<em>tdlr</em>). »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Summaya Kheireddine, l’initiatrice de la motion, s’est dite « réjouie et fière du résultat ». Interrogée sur ses attentes, elle répond qu’elle n’était pas « surprise du résultat, car elle sait que les étudiants sont du bon côté de l’histoire ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, les étudiants se sont alors exprimés une énième fois, faisant connaître à l’université et l’administration leur position sur le sujet, laissant les cartes dans leurs mains.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/09/30/408-9-les-etudiants-ont-parle/" data-wpel-link="internal">408 – 9 : Les étudiants ont parlé</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Manifestation anti-IA à Montréal</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2026/09/23/manifestation-anti-ia-a-montreal-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Matteo Fracassi]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Sep 2026 15:16:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[technologie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=61101</guid>

					<description><![CDATA[<p>Des manifestants dénoncent les risques liés à l'intelligence artificielle</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/09/23/manifestation-anti-ia-a-montreal-2/" data-wpel-link="internal">Manifestation anti-IA à Montréal</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">Le 16 septembre dernier, devant le Palais des congrès de Montréal a eu lieu une manifestation contre l’intelligence artificielle (IA). La manifestation avait lieu car au même moment se déroulait la convention <em><a href="https://allinevent.ai/?srsltid=AU7gw4Vl77cjj9GJKO2-fYolb57NGI-IU5Hjl1DelK5Upz16Rgdp9-9O" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">ALL IN</a></em>, un sommet sur l’intelligence artificielle rassemblant plus de 6 500 experts du milieu. La manifestation a, selon <a href="https://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-faits-divers/2026-09-16/conference-all-in/une-manifestation-anti-ia-degenere-au-centre-ville-de-montreal.php" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">La Presse</a>, « dégénéré », aboutissant à l’interpellation et l’arrestation de plusieurs personnes. Cette manifestation a pris place dans un contexte très tendu, alors que la question de l’IA reprend une place conséquente dans le débat public, notamment après les déclarations très médiatisées de plusieurs employés de <em>OpenAI </em>et <em>Anthropic</em>, comme Jacob Coxon, qui a annoncé sa démission et déclaré que «<a href="https://www.theguardian.com/global/2026/sep/15/ai-doomsday-warning-jacob-coxon-anthropic" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer"> les gens qui construisent l’IA croient réellement qu’elle pourrait tous nous tuer</a> ». </p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette déclaration apocalyptique ne sort pas de nulle part et est appuyée par des prédictions qui existent depuis longtemps. Le projet AI 2027, publié en 2025, tente d’établir depuis quelques années des trajectoires détaillées – au mois près – sur le développement de l’IA. Il prévoit une explosion des technologies d’ici 2027, avec la création de superintelligences artificielles qui serviraient la recherche et la programmation même de ces intelligences, sachant qu’à l’heure actuelle, <a href="https://af.net/realtime/anthropic-reports-claude-ai-now-contributes-to-26-of-rd-efforts/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">26 % des efforts de R&amp;D (recherche et développement) d’<em>Anthropic</em> sont réalisés par l’intelligence artificielle</a>, avec une supervision humaine, mais avec une autonomie qui s’accélère. </p>



<p class="wp-block-paragraph">La possibilité qui revient le plus est celle d’une extinction humaine après le développement d’une superintelligence dont on perdrait le contrôle et qui serait capable de prendre des décisions stratégiques par elle-même en vue d’un certain objectif. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des incidents récurrents</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.theguardian.com/technology/2026/aug/29/sharp-rise-in-incidents-of-ai-escaping-users-control-research-finds" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Plusieurs enquêtes et recherches</a> de ces derniers mois ont mis en lumière l’existence d’incidents de perte de contrôle lors d’entraînements et de simulations. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains de ces incidents ont même été rapportés par les entreprises elles-même : <a href="https://www.nytimes.com/2026/09/16/technology/openai-model-safety-guardrails.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer"><em>OpenAI</em> a par exemple déclaré</a> il y a quelques jours six incidents où elle aurait perdu le contrôle de l’IA, qui aurait adopté des comportements inquiétants. Plus tôt cette année, en juillet, certains modèles avaient piraté <a href="https://www.bbc.com/news/articles/cmpq0wj5g899o" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer"><em>Hugging Face</em>, une plateforme de partage d’IA</a>, déviant ainsi de leur mission originale. Les modèles étaient confinés dans un espace informatique restreint et devaient réaliser des missions dans cet environnement. Cependant, pour maximiser leurs résultats, les agents ont infiltré <em>Hugging Face</em> pour trouver les réponses au défi. Ils démontrent alors une capacité d’autonomie inquiétante. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Aaron Erlich, professeur en Sciences politiques à l’Université McGill, confie au Délit que l’intelligence artificielle « <em>illustre un cas intéressant où les politiciens n’ont aucune idée de ce qu’il se passe </em>(tdlr) », car les modèles se développent trop rapidement, mais aussi parce que énormément de ces modèles dits « multiagents », qui peuvent collaborer et communiquer ensemble afin de réaliser des tâches, ne sont pas « <em>publics </em>». Les seuls à pouvoir évaluer le risque des modèles et communiquer dessus sont les personnes qui les développent. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Interrogé sur une possibilité de ralentissement des recherches et expérimentations, Aaron Elrich répond que «la pression est trop grande », faisant notamment référence aux <a href="https://www.nbcnews.com/politics/trump-administration/trump-rejects-ai-guardrails-rcna597700" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">déclarations de Trump</a> et à la compétition avec la Chine. Il parle notamment du problème de distillation des modèles où des modèles plus larges entraînent des modèles nouveaux ou plus petits, ce qui peut amener à une propagation incontrôlée augmentant le risque de non-alignement. Le projet 2027 imagine notamment un scénario ou des IA pourraient créer des IA elles-mêmes hors de portée des humains. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un Espoir </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Manolis Daris-Becote, militant chez <em>Pause AI Canada</em>, un mouvement pacifique non partisan qui suggère aux gouvernements l’instauration d’une pause dans le développement de certains modèles d’IA, insiste sur l’importance de ne pas « paniquer ». Il faut, selon lui, « ne pas tomber dans le défaitisme et réaliser que l’on peut encore agir ». </p>



<p class="wp-block-paragraph">Des projets de régularisation ont déjà été mis en place, comme le <em>AI Act</em> en Europe ou le <em>Frontier Act</em> aux États-Unis, qui, entre autres, obligent les organisations à fournir des rapports sur les risques ou d’effectuer des évaluations des modèles avant l’entrée sur le marché. </p>



<p class="wp-block-paragraph">La perception du risque d’extinction est donc bien réelle. La situation pourrait rappeler, à certains égards, le dilemme auquel Robert Oppenheimer faisait face il y a 70 ans. La question n’est désormais plus seulement de savoir ce que les humains feront de l’IA, mais aussi de déterminer si nous saurons suffisamment nous mobiliser pour l’encadrer et la contrôler avant que ses capacités ne dépassent nos mécanismes de régulation et causent une potentielle extinction.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/09/23/manifestation-anti-ia-a-montreal-2/" data-wpel-link="internal">Manifestation anti-IA à Montréal</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Manifestation anti-IA à Montréal</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2026/09/23/manifestation-anti-ia-a-montreal/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Matteo Fracassi]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Sep 2026 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[extinction]]></category>
		<category><![CDATA[IA]]></category>
		<category><![CDATA[Perte de contrôle]]></category>
		<category><![CDATA[Piratage]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=61030</guid>

					<description><![CDATA[<p>Des manifestants dénoncent les risques liés à l'intelligence artificielle.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">L e 16 septembre dernier, devant le Palais des congrès de Montréal a eu lieu une manifestation contre l’intelligence artificielle (IA). La manifestation avait lieu car au même moment se déroulait la convention <a href="https://allinevent.ai/?srsltid=AU7gw4Vl77cjj9GJKO2-fYolb57NGI-IU5Hjl1DelK5Upz16Rgdp9-9O" data-type="link" data-id="https://allinevent.ai/?srsltid=AU7gw4Vl77cjj9GJKO2-fYolb57NGI-IU5Hjl1DelK5Upz16Rgdp9-9O" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer"><em>ALL IN</em>,</a> un sommet sur l’intelligence artificielle rassemblant plus de 6 500 experts du milieu. La manifestation a, selon <a href="https://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-faits-divers/2026-09-16/conference-all-in/une-manifestation-anti-ia-degenere-au-centre-ville-de-montreal.php" data-type="link" data-id="https://www.lapresse.ca/actualites/justice-et-faits-divers/2026-09-16/conference-all-in/une-manifestation-anti-ia-degenere-au-centre-ville-de-montreal.php" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">La Presse,</a> « dégénéré », aboutissant à l’interpellation et l’arrestation de plusieurs personnes. Cette manifestation a pris place dans un contexte très tendu, alors que la question de l’IA reprend une place conséquente dans le débat public, notamment après les déclarations très médiatisées de plusieurs employés de <em>OpenAI</em> et <em>Anthropic</em>, comme Jacob Coxon, qui a annoncé sa démission et déclaré que « l<a href="https://www.theguardian.com/global/2026/sep/15/ai-doomsday-warning-jacob-coxon-anthropic" data-type="link" data-id="https://www.theguardian.com/global/2026/sep/15/ai-doomsday-warning-jacob-coxon-anthropic" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">es gens qui construisent l’IA croient réellement qu’elle pourrait tous nous tuer </a>». </p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette déclaration apocalyptique ne sort pas de nulle part et est appuyée par des prédictions qui existent depuis longtemps. Le projet <em>AI 2027</em>, publié en 2025, tente d’établir depuis quelques années des trajectoires détaillées – au mois près – sur le développement de l’IA. Il prévoit une explosion des technologies d’ici 2027, avec la création de superintelligences artificielles qui serviraient la recherche et la programmation même de ces intelligences, sachant qu’à l’heure actuelle, 2<a href="https://af.net/realtime/anthropic-reports-claude-ai-now-contributes-to-26-of-rd-efforts/" data-type="link" data-id="https://af.net/realtime/anthropic-reports-claude-ai-now-contributes-to-26-of-rd-efforts/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">6% des efforts de R&amp;D (recherche et développement) d’<em>Anthropic </em>sont réalisés</a> par l’intelligence artificielle, avec une supervision humaine, mais avec une autonomie qui s’accélère. </p>



<p class="wp-block-paragraph">La possibilité qui revient le plus est celle d’une extinction humaine après le développement d’une superintelligence dont on perdrait le contrôle et qui serait capable de prendre des décisions stratégiques par elle-même en vue d’un certain objectif. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des incidents recurrents </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.theguardian.com/technology/2026/aug/29/sharp-rise-in-incidents-of-ai-escaping-users-control-research-finds" data-type="link" data-id="https://www.theguardian.com/technology/2026/aug/29/sharp-rise-in-incidents-of-ai-escaping-users-control-research-finds" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Plusieurs enquêtes et recherches</a> de ces derniers mois ont mis en lumière l’existence d’incidents de perte de contrôle lors d’entraînements et de simulations. Certains de ces incidents ont même été rapportés par les entreprises elles-même : <a href="https://www.nytimes.com/2026/09/16/technology/openai-model-safety-guardrails.html" data-type="link" data-id="https://www.nytimes.com/2026/09/16/technology/openai-model-safety-guardrails.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer"><em>OpenAI </em>a par exemple déclaré</a> il y a quelques jours six incidents où elle aurait perdu le contrôle de l’IA, qui aurait adopté des comportements inquiétants. Plus tôt cette année, en juillet, certains modèles avaient piraté <a href="https://www.bbc.com/news/articles/cmpq0wj5g899o" data-type="link" data-id="https://www.bbc.com/news/articles/cmpq0wj5g899o" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer"><em>Hugging Face</em>, une plateforme de partage d’IA</a>, déviant ainsi de leur mission originale. Les modèles étaient confinés dans un espace informatique restreint et devaient réaliser des missions dans cet environnement. Cependant, pour maximiser leurs résultats, les agents ont infiltré <em>Hugging Face </em>pour trouver les réponses au défi. Ils démontrent alors une capacité d’autonomie inquiétante. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Aaron Erlich, professeur en Sciences politiques à l’Université McGill, confie au Délit que l’intelligence artificielle « <em>illustre un cas intéressant où les politiciens n’ont aucune idée de ce qu’il se passe (tdlr)</em> », car les modèles se développent trop rapidement, mais aussi parce que énormément de ces modèles dits « multi-agents », qui peuvent collaborer et communiquer ensemble afin de réaliser des tâches, ne sont pas « <em>publics </em>». Les seuls à pouvoir évaluer le risque des modèles et communiquer dessus sont les personnes qui les développent. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Interrogé sur une possibilité de ralentissement des recherches et expérimentations, Aaron Elrich répond que « <em>la pression est trop grande</em> », faisant notamment référence aux <a href="https://www.nbcnews.com/politics/trump-administration/trump-rejects-ai-guardrails-rcna597700" data-type="link" data-id="https://www.nbcnews.com/politics/trump-administration/trump-rejects-ai-guardrails-rcna597700" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">déclarations de Trump</a> et à la compétition avec la Chine. Il parle notamment du problème de distillation des modèles où des modèles plus larges entraînent des modèles nouveaux ou plus petits, ce qui peut amener à une propagation incontrôlée augmentant le risque de non-alignement. Le projet 2027 imagine notamment un scénario où des IA pourraient créer des IA elles-mêmes hors de portée des humains.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un Espoir </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Manolis Daris-Becote, militant chez <em>Pause AI Canada</em>, un mouvement pacifique non partisan qui suggère aux gouvernements l’instauration d’une pause dans le développement de certains modèles d’IA, insiste sur l’importance de ne pas « paniquer ». Il faut, selon lui, « ne pas tomber dans le défaitisme et réaliser que l’on peut encore agir ». </p>



<p class="wp-block-paragraph">Des projets de régularisation ont déjà été mis en place, comme le <em>AI Act </em>en Europe ou le <em>Frontier Act </em>aux États-Unis, qui, entre autres, obligent les organisations à fournir des rapports sur les risques ou d’effectuer des évaluations des modèles avant l’entrée sur le marché. </p>



<p class="wp-block-paragraph">La perception du risque d’extinction est donc bien réelle. La situation pourrait rappeler, à certains égards, le dilemme auquel Robert Oppenheimer faisait face il y a 70 ans. La question n’est désormais plus seulement de savoir ce que les humains feront de l’IA, mais aussi de déterminer si nous saurons suffisamment nous mobiliser pour l’encadrer et la contrôler avant que ses capacités ne dépassent nos mécanismes de régulation et causent une potentielle extinction.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>La syndicalisation gagne du terrain à McGill</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2026/09/16/la-syndicalisation-gagne-du-terrain-a-mcgill/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Matteo Fracassi]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Sep 2026 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=60912</guid>

					<description><![CDATA[<p>La syndicalisation à McGill prend de l’ampleur mais l’Université résiste.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/09/16/la-syndicalisation-gagne-du-terrain-a-mcgill/" data-wpel-link="internal">La syndicalisation gagne du terrain à McGill</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">Mardi dernier, le Syndicat des travailleur.euse.s de soutien à l’enseignement de McGill (STSEM ), anciennement AGSEM, célébrait la fête du Travail qui coïncide avec une récente vague de syndicalisation pour les travailleurs de l’université. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le STSEM est le premier syndicat de l’université et représente les intérêts des assistants, des professeurs ainsi que des étudiants en doctorat, maîtrise et au baccalauréat qui travaillent comme auxiliaires d’enseignement. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Jusqu’à récemment, l’université ne comptait presque aucun syndicat représentant son personnel académique, une situation anormale par rapport au reste du Canada. Ces dernières années, une <a href="https://www.mcgill.ca/hr/employee-relations/assocs-unions" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">vague de syndicalisation</a> s’est toutefois formée à McGill, avec la faculté de droit inaugurant cette vague en 2022 et <a href="https://cofam-mcgill.ca/en/mcgill-universitys-faculty-of-music-forms-the-institutions-8th-faculty-union/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">la faculté</a> de musique étant la dernière faculté à s’être syndicalisée en août 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Malgré tout, les barrières persistent</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est le cas de l’Association of McGill Nursing Academic Staff (AMNAS), le syndicat créé en février 2026 qui représente le personnel académique de l’Ingram School of Nursing. L’AMNAS a déposé une demande de syndicalisation officielle le 29 juin 2026. Cette demande d’accréditation a ensuite été <a href="https://cofam-mcgill.ca/lamnas-et-la-cofam-condamnent-la-contestation-par-luniversite-mcgill-de-laccreditation-du-syndicat-du-personnel-enseignant-des-sciences-infirmieres/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">contestée par l’université</a>. Une audience a finalement eu lieu le 28 août, mais aucune décision n’a encore été rendue et le dossier reste ouvert. </p>



<p class="wp-block-paragraph">William Archambault, président par intérim sortant, dit « ne pas comprendre les raisons » de la décision de l’université, qui juge que l’École des sciences infirmières devrait être syndiquée avec l’ensemble de la Faculté de médecine et des sciences de la santé. L’Ingram School of Nursing regroupe cependant toutes les conditions nécessaires à la formation d’une unité de syndicalisation légitime. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon l’AMNAS, située dans des bâtiments distincts, le nombre de membres ayant rejoint le syndicat est de 75 %, et les conditions des employées sont en général trop distinctes des autres secteurs de la faculté de médecine pour être réunis sous un même syndicat. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Que permet concrètement une syndicalisation ? </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Une syndicalisation, une fois le syndicat accrédité, facilite les négociations avec l’université concernant les conditions de travail. En effet, selon le <a href="https://www.legisquebec.gouv.qc.ca/fr/document/lc/c-27" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Code du travail du Québec</a>, une fois une association accréditée, l’université a l’obligation de négocier avec le syndicat lorsque celui-ci le demande et « les négociations doivent commencer et se poursuivre avec diligence et bonne foi. » </p>



<p class="wp-block-paragraph">William Archambault indique que les prises de décision sans consultation du personnel, ce qui peut se faire plus facilement et sans contestation si le personnel n’est pas syndicalisé peuvent avoir un impact conséquent sur la vie étudiante, notamment sur la qualité du travail et de l’enseignement. Il cite notamment un exemple où, après des coupures de l’université, un cours de la faculté des sciences infirmières a été regroupé sous la responsabilité d’un seul professeur. De nombreux étudiants se sont plaints des conditions de travail et d’enseignement que cela a entraînées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’AMNAS demeure par ailleurs dans l’incompréhension face à la décision de ne pas leur accorder une accréditation syndicale, puisque d’autres associations qui ne représentent pas une faculté entière ont été accréditées. C’est notamment le cas de l’Association of McGill Academic Staff of the School of Continuing Studies (AMASCS), qui représente le personnel académique de l’École d’éducation permanente, bien que celle-ci ne fasse pas partie d’une faculté en particulier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Code du travail du Québec pré- voit cependant que peut être reconnu comme syndicat « chaque groupe desdits salariés qui forme un groupe distinct ». Le Code ne semble donc pas limiter l’accréditation syndicale à l’ensemble d’une faculté ou de l’université, mais à « un groupe distinct » si peu défini soit-il. Le tribunal devra notamment déterminer si l’AMNAS constitue un groupe suffisamment distinct.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La syndicalisation continue de gagner du terrain à McGill alors que plusieurs groupes cherchent encore à faire reconnaître leurs intérêts et leurs conditions de travail. Reste à voir si cette vague va continuer à transformer la représentation du personnel au sein de l’établissement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Trump et la Corée du Nord</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2026/08/31/trump-et-la-coree-du-nord/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Matteo Fracassi]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 31 Aug 2026 19:19:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Corée du Nord]]></category>
		<category><![CDATA[Corée du Sud]]></category>
		<category><![CDATA[états-unis]]></category>
		<category><![CDATA[Exercice militaire]]></category>
		<category><![CDATA[Trump]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=60797</guid>

					<description><![CDATA[<p>La Maison-Blanche saborde une énième fois la fiabilité de ses alliances.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/08/31/trump-et-la-coree-du-nord/" data-wpel-link="internal">Trump et la Corée du Nord</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph" style="font-size:17px">« <em>Inapproprié et hostile (tdlr) </em>», voilà comment le président américain Donald Trump a qualifié l’exercice militaire Ulchi Freedom Shield, un exercice militaire annuel conjoint entre les armées américaine et sud-coréenne qui devait se tenir du 17 au 27 août 2026. L’exercice devait mobiliser environ 18 000 soldats sud-coréens et visait à renforcer la capacité des deux alliés à répondre à une éventuelle attaque nord-coréenne. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelques jours avant son début, Trump a cependant ordonné une réduction substantielle des manœuvres, qu’il jugeait notamment « <em>insultantes</em> » à l’égard du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un. L’exercice, qui avait débuté comme prévu le 17 août, s’est finalement terminé six jours plus tôt, le 21 août: un choc diplomatique qui n’est pas inhabituel ces temps-ci. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est pas la première fois, et sûrement pas la dernière, que Trump altère l’échiquier géopolitique en bouleversant les alliances américaines. Après ses déclarations vis-à-vis du Groenland et du Canada, ou encore après l’humiliation qu’il avait fait subir au <a href="https://www.americanprogress.org/article/trump-and-vances-disgraceful-oval-office-ambush-of-zelenskyy-comes-at-americas-expense-and-only-benefits-putin/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">président ukrainien Volodymyr Zelensky</a> en janvier 2025, c’est maintenant à la Corée du Sud qu’il s’attaque. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 17 août 2026, le président américain a annoncé vouloir entretenir une « bonne relation » avec Kim Jong-un et songe à une réunion plus tard dans l’année, chose qui ne s’est pas faite depuis 2019. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une mesure diplomatique ? </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.economist.com/asia/2026/08/17/donald-trump-abruptly-scales-back-an-exercise-with-south-korea" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Le président Trump et son homologue sud-coréen Jae Myung Lee sont d’accord sur un point</a> : les négociations avec leur voisin du Nord doivent être relancées. Pour Washington, réduire la pression militaire sur Pyongyang semble nécessaire afin de créer les conditions à une reprise du dialogue. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette approche ne date pas d’aujourd’hui. Lors de son premier mandat, Trump avait déjà suspendu et réduit certains exercices militaires américano-sud-coréens afin de favoriser les négociations avec Pyongyang. Ses rencontres avec Kim Jong-un en 2018 et 2019 n’avaient toutefois pas permis de parvenir à un accord sur la dénucléarisation de la péninsule coréenne. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Séoul voit cependant ce retrait des forces américaines comme une entrave à l’alliance entre les deux pays qu’ils entretiennent depuis l’armistice de la guerre de Corée en 1953. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La continuation de l’agenda politique de Trump </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Outre une mesure visant à relancer les discussions diplomatiques, cette décision de Donald Trump s’inscrit dans la remise en question fréquente de l’aide aux alliés américains. L’Ukraine a été l’une des premières à subir une réduction de l’aide militaire. Depuis 2025, l’aide militaire américaine à l’Ukraine a en eSet baissé d<a href="https://www.leparisien.fr/international/ukraine/guerre-en-ukraine-la-fin-de-laide-militaire-a-kiev-est-lune-des-plus-grandes-reussites-de-ladministration-trump-selon-vance-17-04-2026-VYVK7KJDORHXZJURFKQWRN24YY.php" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">’environ 99 %,</a> obligeant les Européens à combler une partie du vide laissé par Washington. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la Corée du Sud, cependant, la question est particulièrement sensible. Depuis plus de 70 ans, les États-Unis <a href="https://www.theguardian.com/world/2026/aug/19/trump-south-korea-alliance-military-seoul-security?utm_source" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">sont un acteur majeu</a>r de la dissuasion face à la Corée du Nord. Le retrait de Donald Trump pose donc une question fondamentale : jusqu’où cette politique de réduction de l’aide militaire va-t-elle aller ? </p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Séoul, cette incertitude pourrait paradoxalement accélérer une politique que le gouvernement coréen cherche déjà à mettre en place : renforcer son autonomie militaire. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le président Lee Jae-myung a ainsi <a href="https://www.theguardian.com/world/2026/aug/18/south-korea-president-trump-military-drills-control-opcon-kim-jong-un?utm_source=chatgpt.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">réafirmé son objectif de récupérer,</a> en temps de guerre, le contrôle opérationnel de guerre des forces sud-coréennes, actuellement détenu par les États-Unis. Cette mesure est <a href="https://www.theguardian.com/world/2026/aug/18/south-korea-president-trump-military-drills-control-opcon-kim-jong-un?utm_source" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">discutée depuis plusieurs décennies</a>, mais elle prend aujourd’hui une nouvelle dimension alors que Washington semble mettre davantage en question le rôle qu’il souhaite jouer dans la défense de leurs alliés. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette recherche d’autonomie se manifeste également dans le <a href="https://www.theguardian.com/world/2026/aug/18/south-korea-president-trump-military-drills-control-opcon-kim-jong-un" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">développement de nouvelles capacités militaires</a>. Lee a notamment demandé l’accélération du programme sud-coréen de sous-marins à propulsion nucléaire, dont le développement pourrait permettre à Séoul de renforcer ses capacités de surveillance et de dissuasion face à Pyongyang. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le développement de ces capacités intervient toutefois dans un contexte où le débat sur la nucléarisation de la Corée du Sud prend de l’ampleur. Une majorité de Sud-Coréens se disent désormais favorables à ce que leur pays développe son propre arsenal nucléaire, avec un soutien <a href="https://www.theguardian.com/world/2026/aug/19/trump-south-korea-alliance-military-seoul-security?utm_source" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">dépassant 70 %</a> selon des sondages récents. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’instant, le gouvernement de Lee ne défend pas cette option. Séoul cherche plutôt à renforcer ses capacités conventionnelles tout en maintenant sa coopération militaire avec Washington. Une diminution durable de l’engagement américain pourrait cependant alimenter les arguments de ceux qui considèrent que la Corée du Sud ne peut plus dépendre entièrement de la dissuasion américaine. </p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est là que se trouve peut-être le principal paradoxe de la politique de Donald Trump. En demandant à ses alliés de prendre davantage en charge leur propre sécurité, il pourrait effectivement contribuer à renforcer leur autonomie militaire. Mais en affaiblissant la confiance dans la garantie américaine, il pourrait également pousser certains d’entre eux à envisager des solutions que Washington souhaiterait précisément éviter. Au Canada aussi, la politique de Donald Trump pousse Ottawa à repenser sa dépendance envers son voisin du Sud. Après l’échec des négociations commerciales avec Washington, que Mark Carney a décidé d’interrompre le 21 août, le gouvernement canadien cherche de plus en plus à <a href="https://www.pm.gc.ca/en/news/news-releases/2026/01/16/prime-minister-carney-forges-new-strategic-partnership-peoples" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">diversifier ses partenariats économiques et stratégiques.</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/08/31/trump-et-la-coree-du-nord/" data-wpel-link="internal">Trump et la Corée du Nord</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Au-delà de l’image</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2026/03/25/au-dela-de-limage/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Matteo Fracassi]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Mar 2026 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[Cinema]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=60677</guid>

					<description><![CDATA[<p>Retour sur la projection et discussion pour les 50 ans du Groupe Intervention Vidéo.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/03/25/au-dela-de-limage/" data-wpel-link="internal">Au-delà de l’image</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">L e 18 février dernier, j’ai assisté à <a href="https://www.mirl.lab.mcgill.ca/events/desire-lines-50-years-of-groupe-intervention-vido" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Desire Lines: <em>Experimental Video as Social and Spatial Interventions</em></a>, un programme de courts métrages projeté dans la Cultural Studies House, suivi d’une discussion avec des artistes et des chercheuses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’événement était organisé par le <a href="https://www.givideo.org/pages/groupe-intervention-video" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Groupe Intervention Vidéo</a> (GIV), un organisme montréalais créé en 1975 dédié à la distribution, la production et la préservation du cinéma féministe indépendant. La projection réunissait également des chercheuses comme Alanna Thain, Ylenia Olibet, professeure à McGill et Dre Axelle Demus, co-éditrice du <em><a href="https://counterarchive.ca/educational-guides" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Educational Guides Counter Archives</a></em>. L’ensemble proposait bien plus qu’une simple projection : il s’agissait d’une immersion dans des pratiques artistiques et d’une discussion autour de celles-ci, qui interrogent les espaces sociaux, les identités et les formes mêmes du médium vidéo.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des projections engagées</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’événement consistait en une projection de 90 minutes de plusieurs courts métrages réalisés par des artistes féministes et queers. Une discussion a suivi autour de l’intervention dans les espaces sociaux et de la notion du « risque incarné », c’est-à-dire lorsque les artistes se mettent en danger, physiquement ou émotionnellement, afin d’exprimer leurs idées et réflexions . Mes attentes face à cet événement étaient inexistantes ; je n’avais jamais entendu parler du GIV et le cinéma féministe indépendant ne m’était pas familier. Je ne savais donc pas comment me positionner face à des œuvres abordant des formes de marginalisation que je ne vis pas directement. Très vite, les films ont dépassé ces catégories.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils exploraient des sujets plutôt larges, tels que l’identité nationale et autochtone ainsi que la mémoire. Ce sont des thèmes auxquels nombreux s’identifient. À titre personnel, puisque la plupart des membres de ma famille sont immigrés et que j’ai moi-même vécu dans plusieurs pays, ce qui est le cas aussi de beaucoup d’autres étudiants à McGill, j’ai trouvé les réflexions sur l’identité extrêmement marquantes et intéressantes. Un court métrage qui m’a particulièrement marqué est <em>Au Canada</em> de kimura byol lemoine. Le film explore l’immigration et l’expérience de l’arrivée au Canada, plus particulièrement l’atterrissage à l’aéroport, à travers une caméra instable et un design sonore brut. Cela recrée l’anxiété du passage à la frontière et la précarité émotionnelle qui l’accompagne. Lors de la discussion, l’artiste a expliqué que l’œuvre s’inscrivait aussi dans une réflexion sur le départ, après une déportation vers la Belgique, faisant du film non seulement un récit d’arrivée, mais aussi d’attachement à une nation. Le Canada est présenté simultanément comme un espace d’opportunités et d’exclusion. L’usage de la caméra portée et du tournage en décors réels renforce cette dimension politique. Le court métrage utilisait également des sous-textes empruntés au site d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC), pour illustrer les politiques d’immigration actuelle au Canada et les dénoncer.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La technologie : un sujet qui n’est pas en reste</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’événement abordait également des thèmes liés à la modernité et à l’évolution du paysage technologique. Certains artistes participaient en virtuel, et l’un des courts métrages, réalisé par la <a href="https://www.concordia.ca/faculty/dayna-mcleod.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Dre Dayna McLeod</a>, a été entièrement conçu à partir de la fonction « <em>Potato face</em> » du logiciel Zoom. Celle-ci consiste à remplacer le visage de quelqu’un par l’image d’une pomme de terre sur laquelle on vient placer la bouche et les yeux de l’individu en question. L’utilisation de Zoom illustre alors ce qu’écrit l’auteur et philosophe mexicain Carlos Monsiváis dans sa dissertation intitulée <em>Vino todo el pueblo y no cupo en la pantalla (Notas sobre el público del cine mexicano)</em> sur l’avancée des technologies cinématographiques et la popularisation du cinéma au Mexique au début du 20e siècle. En effet, il affirme que « <em>la révolution technologique a permis aux secteurs populaires de sortir de leur isolement culturel </em>(<em>tdlr</em>) ». La structure hybride de la projection témoignait de ces transformations, permettant aux artistes de se connecter au-delà de frontières géographiques et culturelles ainsi que de raconter des histoires de manière différente, innovant ainsi par rapport aux modalités de narration habituelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’image de <em>Chronique d’un été</em>, documentaire français de Jean Rouch et Edgar Morin, qui suit plusieurs personnes dans leur quotidien et se conclut par une scène où les participants se regardent à l’écran et discutent du film, le dialogue à la fin de l’événement prolongeait les films. Il a permis aux réalisateurs de revisiter leurs intentions tandis que les spectateurs réfléchissent à leurs propres expériences.</p>
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		<title>Nouvelle politique d’identification de McGill</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2026/03/18/nouvelle-politique-didentification-de-mcgill/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Matteo Fracassi]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Mar 2026 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=60430</guid>

					<description><![CDATA[<p>De nouvelles mesures de sécurité remettent en cause la liberté et l’égalité des étudiants.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap wp-block-paragraph">Le 14 janvier 2026, un texte visan<a href="https://www.mcgill.ca/senate/files/senate/d25-36_presentation_on_the_proposed_identification_policy_for_access_to_properties_owned_occupied_or_used_by_the_university.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">t à renforcer les mesures de sécurité</a> sur le campus de l’Université McGill a été proposé par le Sénat de l’Université. Cette législation promet de durcir les politiques d’identification sur le campus. Elle a pour objectif de créer une réglementation précise autour de l’identification afin de renforcer la sécurité sur le campus. Cependant, de nombreuses critiques ont fait surface, notamment de la part de l’association activiste étudiante <em>Divest McGill</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De manière plus concrète, le texte propose l’identification des personnes présentes sur les terrains et dans les infrastructures de l’Université. C’est la première fois qu’une telle proposition est faite au Sénat. D’après le texte, toute personne à qui une carte d’identité McGill a été délivrée est tenue de l’avoir sur elle lorsqu’elle se trouve sur les lieux que</p>



<p class="wp-block-paragraph">l’Université possède, occupe ou utilise pour ses opérations et ses activités afin de « faciliter l’identification (tdlr) » lorsqu’elle est requise. De plus, n’importe qui soumis au processus d’identification devra se découvrir le visage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces demandes pourraient être effectuées par du « <em>personnel autorisé </em>», soit « <em>les surveillants d’examens, la sécurité du campus ainsi que les professeurs ou membres du personnel agissant à titre officiel et responsables d’événements, d’activités académiques ou non-académiques, ou de la prestation de services sur le campus</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une opposition se forme</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.instagram.com/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer"><em>Divest McGill</em>,</a> un collectif étudiant militant, a vivement critiqué cette initiative dans <a href="https://www.instagram.com/p/DVGjbPREQiV/?img_index=4" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">une publication sur Instagram</a> ainsi que dans une <a href="https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSfWGSu1ajnN8ydVELnOWYijzKsV_uQaHAcAzpj8tUtMFQ8LoA/viewform" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">lettre ouverte</a> adressée à l’Université. Elle décrit ses mesures comme l’« <em>expansion d’un régime de surveillance hautement répressif et discriminatoire</em> ». Les critiques se focalisent surtout sur l’exigence de dévoiler son visage si demandé, ceque l’association considère comme constituant une atteinte au secret médical ainsi que « favorisant » certaines formes de discrimination. </p>



<p class="wp-block-paragraph">La lettre affirme également que cette initiative donnerait un pouvoir trop arbitraire au personnel autorisé, ce qui pourrait mener à des contrôles sans raison valable. Selon l’association, ces pratiques « <a href="https://www.instagram.com/p/DVGjbPREQiV/?img_index=4" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">garantissent</a> » la discrimination de certaines minorités religieuses ou ethniques. <em>Divest McGill</em> fait notamment référence à une <a href="https://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/02722011.2020.1831139" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">étude</a> menée à l’échelle de la ville de Montréal qui, selon l’organisation, montrerait que ce type de procédure d’identification mène à davantage de discrimination. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, l’association souligne que les sanctions proposées par l’Université dans le cas où une personne refuserait de s’identifier ne semblent pas prévoir de procédure d’appel claire. Dans le document, McGill précise cependant que toutes procédures d’appel devraient passer par « <em>les canaux appropriés pour les plaintes d’employés ou d’étudiants </em>». </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’Université intransigeante </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les sanctions possibles pourraient aller jusqu’à l’expulsion d’une personne de la propriété de l’Université, voire à une exclusion de certains services ou activités de l’établissement. Le document indique notamment qu’un refus de coopérer « peut entraîner un signalement à la sécurité du campus et/ou une restriction d’accès, ou un retrait, des installations, propriétés et/ou ressources de l’Université, ainsi qu’une exclusion des activités universitaires ». L’Université n’a donné aucune autre indication concernant les mesures qui pourraient être prises en cas de non-respect de ce règlement. Cette proposition ravive un débat récurrent entre les impératifs de sécurité et la protection des libertés individuelles. Alors que l’administration met en avant la nécessité d’assurer la sécurité du campus, certains étudiants craignent un renforcement discriminatoire de la surveillance. Le débat reste donc ouvert au sein de la communauté universitaire.</p>
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		<title>Lancement du Conseil de la Paix : un organisme qui fait débat</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2026/02/25/lancement-du-conseil-de-la-paix-un-organisme-qui-fait-debat/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Matteo Fracassi]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Feb 2026 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[En bref]]></category>
		<category><![CDATA[amérique]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Trump]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Jeudi 19 février 2026, Donald Trump a réuni pour la première fois à Washington D.C. le très controversé « Conseil de la paix ». Présenté comme une version améliorée de l’Organisation des Nations unies (ONU), que le président américain estime dotée d’« un grand potentiel (tdlr) » qui ne s’est jamais réalisé, ce nouvel organisme&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2026/02/25/lancement-du-conseil-de-la-paix-un-organisme-qui-fait-debat/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Lancement du Conseil de la Paix : un organisme qui fait débat</span></a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Jeudi 19 février 2026, Donald Trump a réuni pour la première fois à Washington D.C. le très controversé « Conseil de la paix ». Présenté comme une version améliorée de l’Organisation des Nations unies (ONU), que le président américain estime dotée d’« un grand potentiel (tdlr) » qui ne s’est jamais réalisé, ce nouvel organisme se veut indépendant de l’organisation, tout en prétendant en corriger les lacunes. Son lancement, marqué d’un discours de 45 minutes par le président américain, a ravivé les débats et critiques. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès son annonce en septembre 2025, le Conseil de la paix avait suscité de nombreuses controverses, autour de sa <a href="https://www.lemonde.fr/international/article/2026/01/24/luiz-inacio-lula-da-silva-denonce-le-conseil-de-paix-de-donald-trump_6663885_3210.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">légitimité face à l’ONU</a> et de sa structure interne que Carney décrivait comme pouvant être « <a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2222012/canada-exclut-pas-conseil-paix-trump" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">améliorée</a> ». Cela a conduit plusieurs grandes démocraties, comme le Canada et la majorité de l’Union européenne (UE), à en refuser l’adhésion. En effet, les <a href="https://www.middleeastmonitor.com/20260128-factbox-26-countries-named-as-founding-members-of-trumps-board-of-peace/?utm_source=chatgpt.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">26 États membres</a> sont majoritairement autoritaires. </p>



<p class="wp-block-paragraph">L’UE était tout de même présente jeudi dans un rôle d’observateur. Sa présence a été critiquée par de nombreux États européens, particulièrement par la France. Le ministre des Affaires étrangères français, Jean-Noël Barrot, a notamment indiqué que l’UE n’aurait « <a href="https://www.lefigaro.fr/flash-actu/la-commission-europeenne-n-aurait-jamais-du-assister-au-conseil-de-paix-de-trump-s-insurge-jean-noel-barrot-20260219" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">jamais dû assister</a> » au Conseil de la paix de Trump. Cette première réunion s’est penchée sur la reconstruction de Gaza, où <a href="https://news.un.org/fr/story/2026/02/1158436?_gl=1*1q6pu3g*_ga*MTgyNTA5NTk4Ny4xNzcxODEzMTE2*_ga_TK9BQL5X7Z*czE3NzE4MTMxMTUkbzEkZzEkdDE3NzE4MTMyMTUkajYwJGwwJGgw" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">les conflits persistent</a>. Un plan de reconstruction de <a href="https://www.lesechos.fr/monde/etats-unis/7-milliards-de-dollars-pour-gaza-aucun-pays-europeen-trump-inaugure-son-conseil-de-paix-2216979" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">10 milliards de dollars</a> a été annoncé pour la bande. La création d’une force policière, qui serait fournie par plusieurs pays et coordonnée par l’Indonésie, a également été mentionnée. D’autres thèmes ont aussi été abordés, <a href="https://www.lapresse.ca/international/etats-unis/2026-02-19/ce-qu-il-faut-retenir-de-la-premiere-reunion-du-conseil-de-la-paix-de-trump.php" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">dont la question de l’Iran</a>. Le président américain a indiqué que de « mauvaises choses » allaient arriver si l’Iran ne concluait pas une entente au niveau de son programme nucléaire. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour de nombreux experts, ce Conseil de la paix représente une énième tentative du président américain de <a href="https://legrandcontinent.eu/fr/2026/02/19/donald-trump-le-discours-integral-du-board-of-peace/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">dissoudre le multilatéralisme</a> et de remodeler l’ordre international construit après 1945. Donald Trump a en effet déclaré que le nouvel organisme irait jusqu’à « presque superviser » l’ONU et s’assurer qu’elle fonctionne correctement. Cela relance ainsi des débats sur l’efficacité de l’ONU et le risque d’affaiblissement du système multilatéral.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/02/25/lancement-du-conseil-de-la-paix-un-organisme-qui-fait-debat/" data-wpel-link="internal">Lancement du Conseil de la Paix : un organisme qui fait débat</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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