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	<title>Marie de Barthès - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Tue, 11 Mar 2014 09:10:29 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
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		<title>Encyclopédie crue des désirs</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/03/11/encyclopedie-crue-des-desirs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marie de Barthès]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Mar 2014 05:05:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Eric-Emmanuel Schmitt ébranle les personnages de son dernier roman par des mots d’amour anonymes.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Après avoir vu <i>Hôtel des deux mondes </i>qui a dû en convertir plus d’un à la foi, lu <i>Oscar et la dame rose </i>qui m’a fait revisiter toute ma vision de la vie et de la fragilité, et voyagé à travers les âge et les nuances de la féminité en lisant <i>La femme au miroir</i>, je n’ai pas hésité à débourser 33 pièces pour poser avec satisfaction le dernier pavé d’Eric Emanuel Schmitt sur ma table de chevet.</p>
<p>Seulement voilà, je suis déçue.</p>
<p>Schmitt nous invite dans l’intimité d’une dizaine de couples et célibataires, tous riverains de la place d’Arezzo, une place de Bruxelles envahie par la présence incongrue de perroquets et de perruches; un microcosme où le lecteur est installé comme au théâtre.</p>
<p>C’est alors qu’un petit élément agitateur entre en jeu. Un infime imprévu, pas plus gros qu’un bout de papier, littéralement. Un mot d’amour anonyme: «Ce mot pour te signaler que je t’aime. Signé: tu sais qui.» Tous les foyers en reçoivent une copie, et voilà que les quotidiens sont bouleversés. Mais qui est donc ce «tu sais qui»? L’un a peur d’être aimé et veut déménager, l’autre a peur que son mari l’ait lu et découvre sa liaison. Un autre suppose automatiquement que le mot vient de sa mère, ayant tellement peu confiance en son pouvoir de séduction, et un dernier, pensant qu’il vient de son amour interdit, court sonner à sa porte. Chacun interprétant le message à sa façon, et y répondant selon sa capacité à aimer et se laisser aimer.</p>
<p>C’est ainsi que l’auteur nous fait un inventaire de toutes les relations de couple et préférences sexuelles jamais connues. Une encyclopédie un tantinet érotique et sans préambule. Voilà donc que François-Maxime de Couvigny, bon père de famille catholique, tout à fait propre sur lui et très calme au foyer, s’en va en forêt pour aller donner une branlette à un jeune inconnu, puis rentrer tranquillement chez lui expliquer à son fils – qui lui demande pourquoi on traite un de ses camarades de «pédé» – que c’est parce que «ces pauvres gens ne sont pas normaux». Un autre, Zachary Biderman, fait venir des putes de luxe dans son bureau pour décompresser, en les faisant passer pour des représentantes d’organismes de charité. Et Hyppolyte, le jardiner beau comme un dieu, n’a malheureusement d’yeux que pour une femme disgracieuse.</p>
<p>Pour finir, aucun des couples ne colle vraiment bien, et toutes les amours sont insatisfaisantes. Je ne retrouve plus l’espoir vibrant qui habite normalement les personnages de Schmitt, je ne me sens plus aussi bousculée dans mes <i>a priori</i>. Et pourtant je continue à lire jusqu’à ce que mes yeux soient&nbsp; secs. Et si j’étais simplement gênée et désillusionnée par la réalité des couples du roman? Et si ma tolérance était trop limitée? Ah, il est fort ce Schmitt.</p>
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		<title>Sexe et Conflits</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/01/15/sexe-et-conflits/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marie de Barthès]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Jan 2013 08:11:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Gérer le porno dans le couple</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><b>Le porno aujourd’hui</b></p>
<p>Les images sexuellement explicites ont en quelque sortes été normalisées voire glamourisées dans la culture populaire occidentale, supposant que la population y est familière. Il est par exemple tout à fait normal de voir une jeune femme recevant un jet de crème hydratante sur le visage pour une pub Clinique, rappelant plutôt explicitement la pratique du « facial », souvent composante des scripts sexuels des films pornos.&nbsp; Tout ça est devenu normal, courant.&nbsp;En plus de se répandre dans nos vies quotidiennes, l’industrie du porno grandit très vite. Les profits estimés sont extrêmement élevés, avec des recettes aux États-Unis plus grandes que celles des dix plus grosses entreprises de haute technologie combinées, Apple, Microsoft et Google incluses. Avec le développement d’internet, l’accès au porno est de plus en plus facile, et une bonne partie des vidéos est gratuite. Le public étant de plus en plus vaste et habitué, l’industrie du porno réagit en produisant des images de plus en plus <i>hard-core</i>, violentes voire tordues.</p>
<p>On ne peut pas coller l’étiquette « porno » sur n’importe quelle mise en scène d’acte sexuel. Moi-même, je voyais ça de loin, se résumant à de simples scènes érotiques, consensuelles, et sans grand danger. Mais il ne faut pas oublier le porno violent, voyeur, incestueux, pédophile, raciste ou encore des choses aussi dérangeantes que les scènes où des filles se font violer par des tentacules ; et tout cela représente une sacrée portion des vidéos en ligne. Vous me direz, chacun son style.</p>
<p><b>Idéalisation de la réalité</b></p>
<p>Le débat est d’ailleurs très agité. Grosso modo, il y a les libéraux qui considèrent que du moment que le porno est consommé dans l’intimité des usagers pour leur plaisir personnel, ils devraient être libres de le faire. Puis, il y a les conservateurs-moralistes qui le voient comme systématiquement offensif et dérangeant pour les valeurs morales. Et enfin les féministes radicales selon lesquelles le porno est le reflet d’une société dominée par les hommes et qu’il joue un rôle crucial dans la perpétuation de cette domination. De ces trois idéaux, on voit naitre une polarisation. Elle a mené à de nombreuses manifestations, lobby et débats, sans jamais vraiment déstabiliser l’industrie qui prend des airs de toute-puissance.</p>
<p>Les chercheurs eux-mêmes ne s’entendent pas sur les réels effets de la pornographie. Perpétue-t-elle le mythe du viol? Est-elle entièrement sans danger? Dans quelle mesure la violence peut-elle être inoffensive? Un des consensus est que l’usage de la pornographie violente par les hommes est susceptible de créer des attitudes négatives envers les femmes et de stimuler un comportement sexuel dominant (Bridges, 2003). Aussi, il existe un grand écart entre le portait que dresse le porno de la sexualité et la sexualité « en vrai ». En majorité, dans le paradis érotique du porno hétérosexuel, les hommes comme les femmes sont toujours prêts à avoir une relation sexuelle, en ont toujours envie, et le rapport sexuel implique forcément la pénétration et un orgasme immédiat (Kimmel, 2008). Une image bien évidemment très loin de la réalité. Cette idéalisation de la réalité dans les scripts sexuels a un impact important chez les usagers.</p>
<p>Pour être honnête, je n’avais jamais vraiment réfléchi à la pornographie ou à ses effets avant ma première année d’université, lorsque mes amis décidèrent qu’il était temps pour celles qui n’en avaient jamais vu de tenter un film. Je suis sortie de l’expérience avec une nausée passagère et pas mal d’incompréhensions, face à la différence dans les réactions entre mes amis hommes et femmes. Mon opinion que le porno était une activité comme une autre qui ne me convenait simplement pas personnellement a ensuite changé après des recherches personnelles sur les dessous de l’industrie du porno. Il existe des pratiques&nbsp; dérangeantes et problématiques éthiquement parlant : du porno carrément raciste ou des mutilations génitales filmées.&nbsp;Au-delà de l’impact au niveau individuel, la pornographie est aussi un composant à part entière des relations de couple.</p>
<p><b>Dans le couple</b></p>
<p>Peu de temps après, une dispute éclate dans un couple d’amis proche : il lui est arrivé de regarder des clips pornos, elle ne le savait pas et l’apprend par l’historique internet de son petit ami. Elle est mal à l’aise, elle se sent trahie ; lui trouve son activité tout à fait normale et ne comprend pas sa réaction.&nbsp; Sébastien* confie son incompréhension: «elle disait des choses comme <i>: pourquoi as-tu encore besoin de mater du porno? Est-ce que je ne suis pas assez sexy? Est-ce que c’est pas suffisant quand on couche ensemble? Tu veux que je sois comme les filles dans tes vidéos c’est ça?</i>,&nbsp; Bien sûr, rien de tout ça n’était vrai pour moi. Je me sentais vraiment mal à l’aise». Au-delà de l’impact au niveau individuel, la pornographie est aussi un composant à part entière des relations de couple.</p>
<p>Les conflits posés par l’utilisation de la pornographie dans les couples ne sont pas rares. Il existe de nombreuses études sur le sujet, notamment sur le rôle de la pornographie dans les couples mariés, pour qui l’addiction au porno de l’un des membres est considérée comme un réel fléau. Bergner et Bridges ont en effet conduit une recherche sur le sujet et ont découvert que l’usage fréquent de la pornographie par l’un des partenaires affectait la qualité de la relation et la satisfaction sexuelle des deux partenaires. Elle causait également des baisses de confiance en soi chez le conjoint, hommes et femmes confondus, quant à leur propre physique et performances sexuelles et relationnelles.&nbsp; Pas très étonnant, non ?</p>
<p><b>Les jeunes adultes</b></p>
<p>Cependant, très peu d‘études ont été faites sur les jeunes adultes en couple. Alors que cette tranche d’âge semble tout particulièrement intéressante pour une étude sur la pornographie. En effet, non seulement les jeunes adultes sont les plus gros consommateurs de pornographie, mais la période entre 18 et 25 ans est vue comme un moment d’exploration sexuelle et sentimentale, renforcée par la transition à l’université qui stimule l’évolution des attitudes et comportements sexuels.&nbsp;J’ai donc décidé de rencontrer quelque couples – chaque partenaire séparément –&nbsp; pour connaitre leur expérience concernant la pornographie : , les raisons pour lesquelles ils y ont recours et comment ils abordent le sujet dans leur couple.</p>
<p>De ces discussions, je retiens plusieurs attitudes. Tout d’abord, lorsque l’usage de la&nbsp; pornographie par un des partenaires cause un conflit, la raison principale est que les jeunes personnes attribuent des motivations différentes du visionnage que celles que leurs partenaires décrivent. En général, regarder du porno est surtout un moyen de soulager des envies dites «biologique» et surtout une habitude qu’ils gardent de leur préadolescence ; une sorte de routine «&nbsp; brossage de dents- porno – dodo », comme l’a formulé Maxime*. Par-dessus tout, ils décrivent cette activité comme un acte complètement détaché de leur vie de couple et de la performance sexuelle de leurs partenaires. Du côté des non-consommateurs, il y a surtout de l’incompréhension : pourquoi leurs partenaires s’excitent-ils devant des conjoints physiquement complètement différentes d’eux–mêmes? Est-ce qu’ils pensent à elles quand ils/elles font l’amour? Ont-ils besoin de regarder des films X car ils/elles ne sont pas assez doué(e)s sous la couette? Autrement dit, les partenaires non-consommateurs&nbsp; du porno attribuent l’utilisation de porno de leur partenaire à une dysfonction dans le couple et la relie à leur propre valeur comme conjoint, alors que les consommateurs de porno le voient comme une simple habitude, en aucun cas substituable à du « vrai » sexe avec leur partenaire.</p>
<p><b>La communication</b></p>
<p>Dans les couples où les deux partenaires ont recours à de la pornographie, séparément ou avec leur partenaire, les conflits sont presque inexistants. Lidia* précise « ça rajoute du piment dans notre intimité… de temps en temps! ». Rien de nouveau : si les deux partenaires apprécient cette pratique, moins de conflits apparaissent. Cependant, il y a très peu de différences entre les raisons des hommes de regarder du porno et la perception de ces raisons par les femmes. Lidia* rajoute «&nbsp; je sais pourquoi il le fait, puisque je le fais aussi. Aucun de nous deux ne le prend comme une critique ». Ce qui reste important pour eux, c’est de séparer clairement « leur » sexualité et la sexualité de la pornographie. Ainsi, Margaux* confie que « on ne fera sûrement jamais la moitié de ce qu’on regarde ».</p>
<p>La pornographie est un sujet dont il est important de parler. En effet, plusieurs études ont démontré que la possibilité d’un conflit dans le couple est relative au degré de communication et d’ouverture entre les partenaires.&nbsp;Pour les couples dans lequel le sujet est resté tabou, le recours au porno crée un conflit très important tandis que pour les couples au courant de l’activité de l’un et l’autre, les tensions sont quasi inexistantes. En effet, plus un couple aborde le sujet de la pornographie de façon ouverte, plus la compréhension des motifs derrière cette activité s’améliore. Cela diminue donc les risques d’un écart entre la perception des deux partenaires, ce qui me semble être une cause majeure de conflit.</p>
<p>Les trois quarts des personnes interrogées ignoraient complètement les conséquences possibles, sur leurs partenaires, de leur consommation de pornographie. Clairement, la plupart n’avaient jamais pensé une seconde que leur activité pouvait affecter leur relation amoureuse. Donc le porno, bien qu’il soit si courant devrait peut être considéré comme une action à conséquence, spécialement lorsque la communication au sein du couple n’est pas au rendez-vous. Pour minimisez les conflits: Regardez, mais parlez !</p>
<p>* Les noms ont été changés par soucis de confidentialité</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Paradoxe au masculin</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/10/02/paradoxe-au-masculin/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marie de Barthès]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Oct 2012 13:47:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Festival]]></category>
		<category><![CDATA[FIL]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[nancy houston]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Mâle Entendu clôt le Festival International de Littérature.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>En ce dernier jour du Festival International de Littérature, Nancy Huston met en scène Le Mâle Entendu. Récit sur l’homme d’aujourd’hui.</p>
<p>Le décor est sombre, rouge et noir, presque celui d’un intime concert de jazz. C’est une version androgyne de Nancy Huston qui entre en scène au milieu des trois musiciens pour qui elle joue les porte-paroles. Nancy ne fait que rapporter les confidences de ces trois hommes, qui accompagnent leurs propos d’une composition musicale de leur création (Jean-Philippe Viret à la contrebasse, Édouard Ferlet au Piano et Fabrice Moreau à la batterie). Ce semi-anonymat&nbsp;permet toute la sincérité et la vérité de cette œuvre. On ne sait pas qui a vécu quoi, mais peu importe.</p>
<p>Le récit commence par des souvenirs d’enfance, un retour aux premières fois, une rétrospection sur le rapport au père, les premiers désirs féminins, les premiers coups durs. Ces histoires personnelles donnent ainsi de l’épaisseur aux confessions qui suivent: le ressenti des hommes face aux pressions et devoirs auxquels ils font face. </p>
<p>On est confronté à des normes souvent paradoxales: l’homme doit séduire chaque belle femme, même s’il ne ressent aucun désir, et doit être excité à chaque instant, ce qui est contradictoire avec l’érection qui est perçue comme étant honteuse et politiquement incorrecte. L’homme doit donc faire face à la honte. La honte de la masturbation, de l’hypersensibilité, et la honte de ne pas être à la hauteur, notamment vis-à-vis de la femme. </p>
<p>Nancy met en avant l’incompréhension de l’homme face à sa propre masculinité.  L’homme est mis dans une position de vulnérabilité, mais sans pour autant être perçu comme une victime,  ni faire porter la faute sur la femme. </p>
<p>Nous sommes face à l’histoire de chaque homme, jusqu’à sa propre paternité. Le cycle continue, l’homme transmet. Le rôle du père et celui qu’il joue dans la construction de la masculinité prend toute sa place: le père qui pleure, le père qui recadre, le père autoritaire, l’enfant en position de faiblesse; c’est tous les aspects de la paternité qui sont passés en revue.</p>
<p>Au cours du récit, Nancy redevient petit à petit femme. Le besoin de se représenter asexuée, voire masculine, pour porter les confidences de ces hommes s’estompe au fur et à mesure, quand le spectateur ne la voit plus comme un individu, mais simplement comme une porte-parole .</p>
<p>Au niveau musical, les artistes explorent les nombreuses possibilités de leurs instruments: cordes pincées, instruments caressés dans les moments charnels, jeux sur les silences pour les témoignages qui rendent vulnérable, improvisations joyeuses lors des découvertes sentimentales comme le baiser innocent, etc.<br>
Le récit se clôt de la même façon qu’il a commencé: en larmes. Au début, ce sont les pleurs stigmatisés du père, à la fin ceux de l’homme à qui on les interdit et qui ne veut plus occulter sa tristesse. </p>
<p>En deux mots, Le Mâle Entendu est une pièce qui éclaire la femme et apaise l’homme. Pour autant, on vous recommande plutôt le dernier livre&nbsp;de Nancy Huston, Reflet dans un œil d’homme, inspiré des confidences des trois musiciens. En effet, malgré l’esthétique du tableau de scène, et les qualités de narration de Nancy, c’est surtout le contenu qui captive le public.</p>
<p>Dans ce livre paru en juin dernier, l’auteure part du fait que l’on est biologiquement programmés pour se reproduire, afin d’éclairer les tensions contradictoires introduites dans la sexualité et le rapport entre les hommes et les femmes dans le monde d’aujourd’hui.</p>
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		<item>
		<title>L’artisto, le banlieusard et la France</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/03/20/lartisto-le-banlieusard-et-la-france/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marie de Barthès]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Mar 2012 15:30:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[éric toledano]]></category>
		<category><![CDATA[film]]></category>
		<category><![CDATA[François Cluzet]]></category>
		<category><![CDATA[Olivier Nakache]]></category>
		<category><![CDATA[Omar Sy]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Intouchables, le film-phénomène sorti en France en novembre 2011, présente une fraternité inattendue entre Philippe, un tétraplégique aristocrate et Driss, un Noir de la banlieue alternant prison et chômage.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le duo d’acteurs fonctionne à merveille grâce à Omar Sy, l’acteur du moment sur le petit écran et qui a décroché le César du meilleur acteur pour son interprétation de Driss, et François Cluzet, dont la réputation n’est plus à faire. Leur chimie s’opère sur une bande-son originale du pianiste italien Ludovico Einaudi et quelques tubes de Earth, Wind and Fire. Ce long-métrage revigorant qui bouscule les préconceptions n’est pas une simple comédie. Outre le sujet de la tétraplégie, il aborde de façon décomplexée des problématiques sociales telles que l’intégration des étrangers et le quotidien dans les quartiers défavorisés.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 740px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/03/intouchables.jpg" data-wpel-link="internal"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-large wp-image-12091" title="intouchables" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/03/intouchables-740x489.jpg" alt width="740" height="489"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Photo: Alliance film media</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>Entre courses-poursuites, scènes de drague et sauts en parapente, les réalisateurs Olivier Nakache et Eric Toledano ont atteint un mélange innovateur de rire, émotion et action. En effet, ce film fait lumière sur des vérités difficiles, mais n’enferment pas les spectateurs dans la déprime. Le but n’est pas de pleurnicher sur la souffrance de Philippe mais au contraire, de retrouver une lueur d’espoir, dans ce temps assombri par la crise socio-économique.</p>
<p>Comme avait confié François Cluzet au Délit du 13 mars dernier: «Normalement les comédies sont un peu superficielles, mais là on a une comédie profonde.» À croire que le public d’aujourd’hui ressent un besoin vital de se changer les idées, et qu’il est possible de le faire à travers une quête de sens et d’énergie!</p>
<p>Dans ce contexte tendu de campagnes présidentielles dans lesquelles les débats sur l’identité nationale font rage et où le parti nationaliste stigmatise les divisions sociales, Intouchables rejoint avec humour les extrêmes fâchés de la société française. Dans quel autre film entendrait ton une «racaille» dire à l’aristo: «Vous allez pas acheter cette croûte à trente mille euros. Eh, le mec il a saigné du nez sur un fond blanc et il demande trente mille euros!».</p>
<p>En enterrant la hache de guerre entre l’aristocrate et le banlieusard, Intouchables fédère des publics différents. Avec l’invitation au débat qu’il crée, c’est sans surprise que presque un tiers des Français de la métropole se soient déplacés pour la projection. De plus, la comédie touche des problèmes qui dépassent l’Hexagone: le manque de solidarité et d’altérité.</p>
<p>C’est ce qui fait le succès de son exportation, comme le montre l’exemple allemand et ses quelque 6,5 millions d’entrées Dès le 13 avril, le duo idéal débarque à Montréal: joignez-vous à la ruée!</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2012/03/20/lartisto-le-banlieusard-et-la-france/" data-wpel-link="internal">L’artisto, le banlieusard et la France</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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