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	<title>Inès Léopoldie-Dubois - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Fri, 12 Feb 2021 19:52:56 +0000</lastBuildDate>
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	<item>
		<title>Sauver la presse francophone</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/11/14/sauver-la-presse-francophone/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Inès Léopoldie-Dubois]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Nov 2017 16:46:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[DPS]]></category>
		<category><![CDATA[indépendance]]></category>
		<category><![CDATA[journalisme étudiant]]></category>
		<category><![CDATA[Le délit]]></category>
		<category><![CDATA[référendum]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>40 ans après sa naissance, Le Délit risque de disparaître.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L</span><span class="s1">es universités québécoises, censées être le lieu du savoir et du débat d’idées, manquent à leur devoir de protection de la liberté d’expression. Sans presse libre et indépendante au sein des universités, cette liberté d’expression ne devient que façade. Nous demandons aux dirigeants de l’Université McGill d’abolir la mesure exigeant la tenue d’un référendum quinquennal sur les frais de cotisation de 3$ par session que chaque étudiant est tenu de payer aux journaux étudiants, <i>Le Délit</i>, <i>The Mcgill Daily</i> et le <i>McGill Tribune</i>.&nbsp;</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Nous pensons que cette mesure fragilise la liberté d’expression au sein de l’Université tout en marginalisant davantage les voix minoritaires, telles que les voix francophones qui sont représentées par <i>Le Délit</i>, le seul journal francophone de l’Université McGill. Nous demandons à l’administration de l’Université d’abolir cette obligation qui précarise la francophonie et les journaux étudiants sur le campus. </span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b>McGill néglige sa francophonie</b></span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Né sous le lys en 1977, <i>Le Délit</i> est la publication sœur du <i>McGill Daily</i>, créé en 1911, le plus vieux journal étudiant du Québec. Les deux rédactions forment la Société de publication du Daily (SPD), un organisme indépendant et à but non lucratif. Ce sont les éditeurs du<i> Daily </i>qui, lors des débats de la loi 101 sur le bilinguisme, ont reconnu la nécessité d’un journal entièrement francophone. Conséquement ils créèrent <i>Le McGill Daily français</i>, notre actuel<i> Délit</i>. Leur motivation était simple: favoriser l’entente entre les deux solitudes.&nbsp;</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">À l’image des deux groupes linguistiques majoritaires du Québec, le <i>Daily</i> et <i>Le Délit</i> ont grandi dans l’interdépendance. Deux journaux, deux équipes, deux lignes éditoriales mais un seul bureau et une même vocation: proposer une presse libre et indépendante aux étudiants de l’université. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Jusqu’au 16 novembre, les étudiants doivent se prononcer sur la survie de ces deux institutions pour le référendum quinquennal. Un peu plus tôt ce mois-ci, le conseil législatif de l’Association des étudiants de l’Université McGill (AÉUM ou SSMU, en anglais, <i>ndlr</i>), a voté contre une motion de soutien au référendum d’existence de la SPD. Ce désaveu de la part des élu·e·s étudiants prouve leur absence de considération pour la francophonie à McGill.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Les francophones représentent pourtant 20% du corps étudiant, lequel est bilingue à plus de 50%. Pour tous ceux-là, <i>Le Délit</i> est un porte-parole et un acteur majeur de la vie étudiante. Dans ses pages, il couvre la scène et les coulisses de la politique étudiante mcgilloise, montréalaise et québécoise, désespérément cantonnée à la sphère anglophone. Dans la communauté, il joue un rôle prépondérant en co-organisant notamment la Francofête, une semaine de célébrations de la francophonie sur le campus. Il est aussi le représentant de McGill au sein de l’association de la Presse étudiante francophone (PrEF) et a remporté le prix du meilleur journal étudiant du Québec décerné par les Amis du <i>Devoir</i>. Ainsi, <i>Le Délit</i> relie nos étudiant·e·s francophones, parfois enfermés dans la <i>McGill bubble</i>, au reste du Québec. </span></p>
<p class="p5"><span class="s2"><b> De l’importance de la presse étudiante</b> </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Au cours de ces dernières années, les journaux étudiants mcgillois ont été d’utiles lanceurs d’alerte sur le campus. Agressions sexuelles, dysfonctionnement chronique des services de santé mentale, précarité ou encore malnutrition étudiante, autant de sujets mis en lumière par le <i>Délit</i> et <i>The Daily</i>. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Par ailleurs, en l’absence d’une école de journalisme à McGill, les journaux étudiants compensent et forment à chaque année des dizaines de mcgillois·e·s au journalisme en français et en anglais. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">L’imposition de ce référendum menace les rédactions étudiantes comme une épée de Damoclès. Au lieu d’assurer leur fonction, elles se voient régulièrement contraintes d’allouer leurs maigres ressources à une campagne de survie. De plus, cette campagne devient en quelque sorte permanente, tant il faut se plier à la majorité et au bon vouloir des groupes de pression du campus. Comment, dans ces conditions, assurer la liberté de la presse et le fonctionnement même de la démocratie dans notre communauté étudiante?</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Nous comptons sur la bonne volonté de l’administration de l’Université McGill pour mettre fin à ce système référendaire qui précarise les journaux étudiants et met en péril la seule voix francophone, indépendante et libre du campus.</span></p>
<p><strong>Signataires :&nbsp;</strong></p>
<p class="p1"><span class="s1">Ronny Al-Nosir, chef de section innovations, automne 2016</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Joseph Boju, rédacteur en chef, 2014–2015</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Julia Denis, rédactrice en chef, 2015–2016</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Inès Dubois, coordinatrice réseaux sociaux, 2014–2016</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Céline Fabre, chef de section culture 2015–2016</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Ikram Mecheri, rédactrice en chef, 2016–2017</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Magdalena Morales, coordinatrice multimédias, automne 2016</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Chloé Mour, cheffe de section culture, automne 2016 </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Matilda Nottage, coordinatrice multimédias, 2015–2016</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Esther Perrin Tabarly, cheffe de section société, 2015–2016</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Théophile Vareille, éditeur de section actualités, 2015–2017</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Arno Pedram, responsable multimédia<i> Le Délit</i>, hiver 2017, éditeur culture <i>The McGill Daily</i>, 2017–2018</span></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Now killing ‘em shows, Metropolis explose</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/10/02/now-killing-em-shows-metropolis-explose/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Inès Léopoldie-Dubois]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Oct 2017 23:17:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[concert]]></category>
		<category><![CDATA[Dead Obies]]></category>
		<category><![CDATA[Rap]]></category>
		<category><![CDATA[rap francophone]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Dead Obies font exploser le Métropolis.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1" style="margin-bottom: 18.0pt; background: white;"><span class="s1"><span style="font-size: 15.0pt; font-family: Times; color: #404040;">L</span><span style="box-sizing: inherit;">e jeudi 14 septembre, le groupe de rap québécois&nbsp;<i style="box-sizing: inherit;">Dead Obies</i>&nbsp;était en concert au MTELUS, anciennement nommé le Métropolis. Ce concert prévu depuis plus d’un an et annoncé par une campagne promotionnelle originale dans les rues de Montréal était l’occasion pour Joe Rocca, Vnce Carter, O.G. Bear, Yes Mccan, Snail Kid et 20some d’affirmer leur statut sur la scène du «rap keb». Retour sur un concert plein de surprises</span></span></p>
<p class="p4" style="margin-bottom: 18.0pt; background: white; box-sizing: inherit; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; orphans: 2; text-align: start; widows: 2; -webkit-text-stroke-width: 0px; text-decoration-style: initial; text-decoration-color: initial; word-spacing: 0px;"><span class="s1"><b><span style="font-size: 15.0pt; font-family: Times; color: #404040;"><span style="box-sizing: inherit;">Du rap keb au MTELUS</span></span></b></span></p>
<p class="p6" style="margin-bottom: 18.0pt; background: white; box-sizing: inherit; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; orphans: 2; text-align: start; widows: 2; -webkit-text-stroke-width: 0px; text-decoration-style: initial; text-decoration-color: initial; word-spacing: 0px;"><span style="box-sizing: inherit;"><span class="s1"><span style="font-size: 15.0pt; font-family: Times; color: #404040;">Les&nbsp;<i style="box-sizing: inherit;">Dead Obies</i>&nbsp;ne sont pas un groupe de rap habituel. En effet, il se distingue par leurs paroles bilingues et les esthétiques de groupe et individuelles qui leur sont propres. Leur concert s’ouvre sur une entrée quasi-théâtrale: un écran géant diffuse des images en direct de la salle, puis la caméra retrouve le groupe dans la bouche du métro Saint Laurent, et les suit jusqu’à leur arrivée sur scène.</span></span></span></p>
<p class="p6" style="margin-bottom: 18.0pt; background: white; box-sizing: inherit; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; orphans: 2; text-align: start; widows: 2; -webkit-text-stroke-width: 0px; text-decoration-style: initial; text-decoration-color: initial; word-spacing: 0px;"><span style="box-sizing: inherit;"><span class="s1"><span style="font-size: 15.0pt; font-family: Times; color: #404040;">Le spectacle démarre alors avec une chanson inédite : «<i style="box-sizing: inherit;">Family First</i>», chanson qui annonce le thème de la soirée.</span><span class="apple-converted-space"><span style="font-size: 15.0pt; font-family: Times; color: #404040;">&nbsp;&nbsp;</span></span></span><span class="s1"><span style="font-size: 15.0pt; font-family: Times; color: #404040;">Ils enchainent ensuite avec des tubes de leur album&nbsp;<i style="box-sizing: inherit;">Gesamtkunstwerk</i>, sorti en mars 2016, tels que «<i style="box-sizing: inherit;">Waiting</i>», «<i style="box-sizing: inherit;">Johnny</i>», «<i style="box-sizing: inherit;">Wake-up Call</i>», «<i style="box-sizing: inherit;">Explosif</i>», ou encore «<i style="box-sizing: inherit;">Where They @</i>». Ce concert était aussi l’occasion pour eux de jouer les morceaux de leur dernier EP&nbsp;<i style="box-sizing: inherit;">Air Max</i>: «<i style="box-sizing: inherit;">Jenny Freestyle</i>», ou encore «<i style="box-sizing: inherit;">Allo Allo</i>», et «<i style="box-sizing: inherit;">Game Over</i>» avec la chanteuse Naadei, invitée pour l’occasion. C’est donc avec une énergie débordante que les six artistes assurent près de deux heures de&nbsp;<i style="box-sizing: inherit;">show</i>, devant une foule en délire. Les pogos éclatent, tout le monde danse et hurle. Le sol du MTELUS en vient à vibrer.</span></span></span></p>
<p class="p8" style="margin-bottom: 18.0pt; background: white; box-sizing: inherit; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; orphans: 2; text-align: start; widows: 2; -webkit-text-stroke-width: 0px; text-decoration-style: initial; text-decoration-color: initial; word-spacing: 0px;"><span class="s1"><b><span style="font-size: 15.0pt; font-family: Times; color: #404040;"><span style="box-sizing: inherit;">La famille avant tout</span></span></b></span></p>
<p class="p6" style="margin-bottom: 18.0pt; background: white; box-sizing: inherit; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; orphans: 2; text-align: start; widows: 2; -webkit-text-stroke-width: 0px; text-decoration-style: initial; text-decoration-color: initial; word-spacing: 0px;"><span style="box-sizing: inherit;"><span class="s1"><span style="font-size: 15.0pt; font-family: Times; color: #404040;">Ainsi, c’est dans une ambiance de fête que les&nbsp;<i style="box-sizing: inherit;">Dead Obies</i>&nbsp;partagent la scène avec des invités de choix. La première partie est assurée par Mike Shabb et d’autres membres du label&nbsp;<i style="box-sizing: inherit;">Make it Rain Records</i>, un label regroupant plusieurs artistes de la scène du rap montréalais. Des artistes qui seront d’ailleurs invités à remonter sur scène pour la chanson finale. Le spectacle est aussi ponctué par des performances solo de deux des<i style="box-sizing: inherit;">&nbsp;MCs&nbsp;</i>du groupe: Yes Mccan interprète le titre «F.P.T.N.» de son&nbsp;<i style="box-sizing: inherit;">EP PS. Merci pour le love</i>&nbsp;et Joe Rocca dévoile un de ces titres indédits,&nbsp;<i style="box-sizing: inherit;">French Kiss</i>. Pour couronner le tout, le public a eu droit à un défilé de la marque de vêtements D.O.H.G., co-créée par ce dernier. Ces performances nous montrent bien que les projets personnels des membres ne sont pas vus comme un frein au groupe en lui-même, au contraire. Les&nbsp;<i style="box-sizing: inherit;">Dead Obies</i>&nbsp;ne sont pas près de se séparer, comme nous le montre l’interprétation de «<i style="box-sizing: inherit;">Mets la monnaie dans ma main</i>», morceau dont le clip est en préparation et qui promet de devenir leur prochain tube.</span></span></span></p>
<p class="p6" style="margin-bottom: 18.0pt; background: white; box-sizing: inherit; font-variant-ligatures: normal; font-variant-caps: normal; orphans: 2; text-align: start; widows: 2; -webkit-text-stroke-width: 0px; text-decoration-style: initial; text-decoration-color: initial; word-spacing: 0px;"><span style="box-sizing: inherit;"><span class="s1"><span style="font-size: 15.0pt; font-family: Times; color: #404040;">Après avoir tapissé la ville des paroles de leurs chansons, c’est donc un coup de communication et un pari réussi pour&nbsp;<i style="box-sizing: inherit;">Dead Obies.</i>&nbsp;La vue de l’énergie de la foule au sein d’un MTELUS complet a confirmé</span><span class="apple-converted-space"><span style="font-size: 15.0pt; font-family: Times; color: #404040;">&nbsp;&nbsp;</span></span></span><span class="s1"><span style="font-size: 15.0pt; font-family: Times; color: #404040;">leur très grande emprise sur le rap québécois.</span></span></span></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Gaël Faye, un artiste engagé et engageant</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2017/02/07/un-artiste-engage-et-engageant/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Inès Léopoldie-Dubois]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Feb 2017 14:27:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Découverte du rappeur francophone Gaël Faye.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2017/02/07/un-artiste-engage-et-engageant/" data-wpel-link="internal">Gaël Faye, un artiste engagé et engageant</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">G</span><span class="s1">aël Faye est un artiste francophone né en 1982 au Burundi d’un père français et d’une mère rwandaise. En 1995 il arrive an France, en banlieue parisienne. En 2013 son premier album <i>Pili Pili sur un croissant au beurre</i> sort, et en 2016 il publie son premier livre <i>Petit Pays</i> aux éditions Grasset, qui gagne le prix Goncourt des lycéens.M. Faye enchaine alors les entrevues </span><span class="s1">télévisées et tournées promotionnelles en Europe comme en Afrique. Il devient vite une personnalité dans le monde de la littérature francophone.</span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Le rappeur engagé </b></span></p>
<p class="p6"><span class="s3">Toutefois, Gaël Faye c’est avant tout un rappeur, auteur-compositeur, chanteur et interprète. Son rap est un rap engagé, un rap qui fait réfléchir et qui touche. Il aborde les questions de l’exil, l’immigration, le racisme, le métissage ou encore de la souffrance engendrée par son départ du Burundi. Ces sujets, qui ne sont pas toujours très gais, il arrive tout de même à les r</span><span class="s4">endre beaux, et compréhensibles. Ses textes parlent à tous ceux qui sont issus d’une diaspora, tous ceux qui ont quitté leur pays par choix ou nécessité, et aussi tous ceux qui viennent d’une double culture et sont issus d’un métissage.</span></p>
<p class="p6"><span class="s4">Lorsque l’on écoute <i>Pili Pili sur un croissant au beurre</i> on découvre des chansons rythmées comme<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span><i>Ma femme</i>, joyeuses tel que <i>Bouge à Buja</i>, et d’autres plus douces, poétiques, avec un brin de tristesse nostalgique tel que<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span><i>Petit pays</i>. Gaël Faye nous emmène dans son monde avec un album aussi poétique que nostalgique. On y décèle la nostalgie d’un <i>Petit pays</i> perdu, nostalgie d’une jeunesse insouciante et c’est cette nostalgie qui nous permet de nous retrouver dans ses textes. On se laisse entrainer par la musique, et on se laisse porter par des textes profonds. </span></p>
<p class="p4"><span class="s5"><b>Un langage qui unit </b></span></p>
<p class="p6"><span class="s4">En tant qu’artiste francophone, représentant l’Afrique et l’Europe dans ses chansons, Gaël Faye nous offre une nouvelle idée de la francophonie. En effet, il nous offre une image de la langue française comme une langue universelle, une langue qui relie des gens du monde entier entre eux. À travers ses textes on retrouve des thèmes qui peuvent nous parler à tous d’un façon ou d’une autre tel que la notion de métissages, et les questions d’identité que cela peut engendrer. </span></p>
<p class="p4"><span class="s6"><b>Sa plume, une autre corde à son arc</b></span></p>
<p class="p6"><span class="s3">Mais Gaël Faye c’est aussi un écrivain. Son récent livre<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span><i>Petit </i></span><span class="s7"><i>Pays</i> vient compléter <i>Pili Pili sur un croissant au beurre</i>. Ce livre raconte l’histoire de Gabriel, son enfance au Burundi avant que la guerre ne bouleverse le pays et ne le force à s’exiler en France. Bien que non-autobiographique, nous retrouvons les mêmes thèmes que dans ses chansons, tels que la rencontre des cultures, et l’amour d’un homme pour sa terre natale. Le ton utilisé dans le livre aide aussi à retrouver cette nostalgie présente dans l’album. En effet c’est Gabriel, 8 ans, qui raconte l’histoire mais c’est Gabriel l’adulte qui l’écrit. Réflexions d’adultes et d’enfants se mêlent ainsi et dialoguent afin de nous raconter l’histoire.</span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Gaël Faye est donc un artiste complet qui allie musique et littérature avec des textes de rap qui racontent une histoire. Ces textes empreints de beauté nous font redécouvrir le rap, et ça fait du bien. C’est un rap engagé, qui nous fait réfléchir tout en nous faisant danser et nous permettant de s évader. Un vrai coup de cœur.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">À voir aussi:&nbsp;</span></p>
<p class="p3"><span class="s2"><a href="https://www.delitfrancais.com/2017/02/07/nouvelle-vague-du-rap-montrealais/" data-wpel-link="internal">https://www.delitfrancais.com/2017/02/07/nouvelle-vague-du-rap-montrealais/</a></span></p>
<p class="p3"><span class="s2"><a href="https://www.delitfrancais.com/2017/02/07/27543/" data-wpel-link="internal">https://www.delitfrancais.com/2017/02/07/27543/</a></span></p>
<p class="p3"><span class="s2"><a href="https://www.delitfrancais.com/2017/02/07/le-rap-cetait-mieux-avant/" data-wpel-link="internal">https://www.delitfrancais.com/2017/02/07/le-rap-cetait-mieux-avant/</a></span></p>
<p class="p3"><span class="s2"><a href="https://www.delitfrancais.com/2017/02/07/rappeurs-de-mcgill-et-alentours/" data-wpel-link="internal">https://www.delitfrancais.com/2017/02/07/rappeurs-de-mcgill-et-alentours/</a></span></p>
<p class="p3"><span class="s2"><a href="https://www.delitfrancais.com/2017/02/07/heroines-des-temps-modernes/" data-wpel-link="internal">https://www.delitfrancais.com/2017/02/07/heroines-des-temps-modernes/</a></span></p>
<p class="p3"><span class="s2"><a href="https://www.delitfrancais.com/2017/02/07/un-artiste-engage-et-engageant/" data-wpel-link="internal">https://www.delitfrancais.com/2017/02/07/un-artiste-engage-et-engageant/</a></span></p>
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			</item>
		<item>
		<title>À table avec Solange</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/10/18/a-table-avec-solange/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Inès Léopoldie-Dubois]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Oct 2016 13:38:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Art engagé]]></category>
		<category><![CDATA[Monde]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Solange nous propose un nouvel hymne musical pour la cause Afro-Américaine.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L</span><span class="s1">e 30 septembre dernier sortait <i>A Seat at the Table</i>, troisième album studio de Solange Knowles. 51 minutes pendant lesquelles nous sommes invités à nous asseoir à table avec Solange, sa famille, et ses amis. Elle fait ainsi référence à la culture afro-américaine où la table est vue comme lieu commun, un endroit où la famille se réunit le soir et partage les gains de la journée. Solange nous invite donc à partager, écouter et explorer sa féminité, ses luttes, ses peines, ses joies, et surtout sa réalité en tant que femme de couleur. </span></p>
<p class="p4"><strong><span class="s1">Un engagement social à travers l’art</span></strong></p>
<p class="p5"><span class="s1">La mobilisation pour la cause des Noirs aux États-Unis est récurrente dans les médias, et pour cause: brutalité policière, incarcération de masse et racisme systémique ne sont qu’une partie des fléaux touchant les Africains-Américains. L’album de Solange nous offre donc une nouvelle forme de mobilisation: une mobilisation par l’art. </span></p>
<p class="p5"><span class="s1">C’est un album d’activiste et il ne s’en cache pas. Solange le dit elle-même, c’est un album «pour les femmes noires fait par une femme noire» . Chaque morceau adresse à sa manière une question affectant la communauté afro-américaine, et plus particulièrement les femmes.</span></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 1000px">
			<img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-large wp-image-26214" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/10/s-solange2-1000x868.jpg" alt="s-solange2" width="1000" height="868" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/10/s-solange2-1000x868.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/10/s-solange2-768x666.jpg 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Carlota Guerrero</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p5"><span class="s1">Le meilleur exemple est le fameux «<i>Don’t Touch My Hair</i>», une des chansons les plus médiatisées de l’album. Cette chanson qui pose la question&nbsp;des cheveux afro et la façon dont beaucoup (de blancs) se pensent autorisés à les toucher comme une attraction touche toutes les femmes de couleur d’une façon ou d’une autre. Cette chanson envoie aussi un message fort qui replace les cheveux en tant que partie intégrante de la femme noire. À travers ce morceau, Solange réaffirme son identité et celle des femmes noires avec fierté et dignité.</span></p>
<div class="nv-iframe-embed"><iframe width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/YTtrnDbOQAU?feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></div>
<p class="p4"><span class="s1"><b><i>For Us By Us</i></b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Cependant cet album n’est pas qu’une célébration de la beauté noire, c’est aussi un album qui valorise la culture afro-américaine et qui ne s’en excuse pas. Il offre enfin un espace à des personnes qui ont trop souvent été réduites au silence et oubliées. Dans une culture dominée par le regard blanc, que ce soit au niveau de la mode, au niveau institutionnel, ou encore politique, <i>A Seat at the Table</i> rend hommage à la culture noire, et les personnes constituant cette culture. C’est un espace où la culture dominante n’a pas sa place, elle est invitée à écouter et c’est tout. </span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Les chansons comme <i>Mad</i> (avec Lil Wayne), <i>F.U.B.U. </i>(avec The-Dream, et BJ The Chicago Kid), ou encore <i>Don’t You Wait</i> font partie de ces chansons dans lesquelles Solange ne s’excuse pas d’être noire. <i>Mad</i> valide les sentiments des Africains-Américains d’être <i>mad</i> (fâché, <i>ndlr</i>) et ce, peu importe le point de vue de la culture dominante sur la question. <i>F.U.B.U</i> de son côté est vraiment un hymne noir, qui valorise la personne Noire, c’est une chanson «<i>For Us, By Us</i>» qui ne laisse aucune place aux autres. À travers ce morceau, le «<i>N‑word</i>» est explicitement utilisé dans l’objectif de créer un espace réservé aux personnes noires. Effectivement, les personnes blanches ont comme «devoir» de ne pas utiliser ce mot lié au passé colonial. En effet, elle chante: «<i>don’t feel bad if you can’t sing along / just be glad you got the whole wide world</i>» (<i>ne te sens pas mal de ne pas pouvoir chanter, mais soit content d’avoir le monde entier pour toi</i>), faisant référence à ce mot et à la prépondérance de la culture dominante. Cette idée est récurrente dans son album, un album noir pour les noirs. Avec <i>Don’t You Wait</i>, Solange adresse ses critiques à propos du succès de son dernier album — succès porté par un public majoritairement blanc. Elle affirme qu’il ne faut pas attendre d’elle qu’elle chante sur les mêmes sujets qu’avant, surtout dans ces moments où la cause des afro-américains est si importante.</span></p>
<blockquote>
<p class="p5">Dans une culture dominée par le regard blanc, que ce soit au niveau de la mode, au niveau institutionnel, ou encore politique,&nbsp;<em>A Seat at the Table</em>&nbsp;rend hommage à la culture noire, et les personnes constituant cette culture.</p>
</blockquote>
<p class="p5"><span class="s1">Les interludes, aussi importants que les morceaux dans l’expérience musicale et artistique offerte par l’album, appuient cette dimension de valorisation et validation de la culture noire. En effet, plusieurs artistes sont invités dans ces interludes comme les parents de Solange, Master P, ou encore Kelly Rowland. Ces interludes permettent aux auditeurs de mieux comprendre les chansons, mais offrent aussi un espace à des personnalités noires pour exposer leurs expériences, et ainsi mieux compléter cet album. Par exemple, dans <i>Tina taught us</i>, Tina Knowles, la mère de Solange, raconte comment sa fierté d’être une femme noire était vu à tort comme du «racisme anti-blanc» alors qu’elle le dit elle-même, célébrer la culture noire ne veut pas dire rejeter la culture blanche.</span></p>
<p class="p5"><span class="s1"> <i>A Seat at the Table</i> résonne fort aujourd’hui car il n’attend pas la validation du Blanc pour exister. Il redéfinit les codes et la place des Afro-Américains dans le contexte actuel, et offre une nouvelle façon de s’engager.&nbsp;</span></p>
<hr>
<p class="p5">Pour aller plus loin:</p>
<ul>
<li><a href="http://www.solangemusic.com/digitalbook/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">http://www.solangemusic.com/digitalbook/</a></li>
<li><a href="http://saintheron.com/featured/a-seat-with-us-a-conversation-between-solange-knowles-mrs-tina-lawson-judnick-mayard/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">http://saintheron.com/featured/a‑seat-with-us-a-conversation-between-solange-knowles-mrs-tina-lawson-judnick-mayard</a></li>
</ul>
<ul>
<li>
<div class="nv-iframe-embed"><iframe width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/ZltxY1iIyPs?feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></div>
</li>
</ul>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2016/10/18/a-table-avec-solange/" data-wpel-link="internal">À table avec Solange</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>«Je suis juste un mec qui aime bien faire des vannes»</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/04/04/je-suis-juste-un-mec-qui-aime-bien-faire-des-vannes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Inès Léopoldie-Dubois]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Apr 2016 04:57:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Entrevues]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=25281</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le Délit a rencontré Panayotis Pascot, chroniqueur dans l’émission télévisée française Le Petit Journal, dans le cadre de TEDxMcGill.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2016/04/04/je-suis-juste-un-mec-qui-aime-bien-faire-des-vannes/" data-wpel-link="internal">«Je suis juste un mec qui aime bien faire des vannes»</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">Le Délit (LD): <i>Parle-nous de ton parcours… Comment en es-tu venu à faire partie du<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span></i>Petit Journal<i>?</i></span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Panayotis Pascot (PP): Alors à la base je faisais des vidéos sur <i>Youtube</i>. J’ai commencé à 11 ans dans ma chambre, à envoyer des messages en «copier-coller» à toutes les personnalités que je pouvais trouver sur <i>Facebook</i> et au bout de 500 messages il y en a quelques-unes qui ont commencé à me répondre. Je les ai rencontrées, j’ai apporté une petite caméra, je les ai interviewées avec le son de l’<i>iPhone</i> (regard vers le téléphone du journaliste du<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span><i>Délit</i>,<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span><i>rires</i>), j’ai publié les vidéos sur le web et de fil en aiguille, j’ai réussi à rencontrer de plus en plus de personnes. J’ai eu la chance de me faire de plus en plus d’amis dans ce milieu, entres autres Alex Lutz (qui joue Catherine dans la mini-série <i>Catherine et Liliane</i> diffusée pendant <i>Le Petit Journal</i>, <i>ndlr</i>) qui m’a présenté aux équipes du <i>Petit Journal</i>. Et voilà! </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">LD: <i>Dirais-tu que ton travail en tant qu’intervieweur pour le </i>Petit Journal<i> est une nouvelle forme, plus jeune, de journalisme?</i></span></p>
<p class="p1"><span class="s1">PP: Je suis tout sauf journaliste en fait. Au<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span><i>Petit Journal</i> en tout cas. J’ai pas de terme précis, je suis juste un mec qui aime bien faire des vannes et on lui donne un micro et une caméra… alors c’est mortel!</span></p>
<p class="p1">LD: <i>Donc en fait si on te pose des questions sur les mutations du journalisme et la mort du journalisme, ça ne va pas marcher… (</i>rires<i>). Par contre on peut te poser des questions sur tes techniques d’entrevue. Quel est ton conseil pour avoir quelqu’un en entrevue? Tes petits </i>tips<i>?</i></p>
<p class="p1">PP: C’est l’honnêteté. Être honnête, ça fonctionne sur tout. Je pense que si t’es honnête les gens te <i>kiffent</i>. Par exemple, il y a des stars que j’ai déjà choppées dix minutes parce que ma première question c’était «Je suis désolé mais je ne sais pas qui vous êtes»!</p>
<p class="p1"><span class="s1">LD: <i>Ta meilleure entrevue?</i></span></p>
<p class="p1"><span class="s1"> PP: Les gens dans la rue! Je trouve ça fantastique le gens dans la rue, je trouve ça beau. Mais sinon j’ai adoré interviewer et passer une après-midi avec Frédéric Beigbeder (auteur et chroniqueur français, <i>ndlr</i>), c’est un grand monsieur. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">LD: <i>La pire?</i></span></p>
<p class="p1"><span class="s1">PP: Ah je ne peux pas dire ça… ça se garde (<i>rires</i>). </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">LD: <i>Ton petit regret d’entrevue?</i></span></p>
<p class="p1"><span class="s1">PP: Pharell Williams. Je suis resté cinq minutes à côté de lui sans rien dire. J’aurais pu poser des questions, j’aurais pu avoir au moins deux minutes d’entrevue avec lui et j’ai rien dit, comme une daube, parce que j’attendais une interview avec Karl Lagerfeld. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1">LD: <i>Ton entrevue rêvée?</i></span></p>
<p class="p1"><span class="s1">PP: Xavier Dolan. Ah ouais, ouais, Xavier Dolan! Ou franchement Wes Anderson que je <i>kiffe</i> beaucoup. Là, dernièrement, Gonzales Iñàrritu aussi. Et les <i>Daft Punk</i>! J’y pense. Un vrai <i>kiffe</i> ça!</span></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 4351px">
			<img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-25282" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/04/A-panayotis.jpg" alt width="4351" height="4245" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/04/A-panayotis.jpg 4351w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/04/A-panayotis-330x322.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/04/A-panayotis-768x749.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/04/A-panayotis-1000x976.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/04/A-panayotis-850x829.jpg 850w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/04/A-panayotis-32x32.jpg 32w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/04/A-panayotis-50x50.jpg 50w" sizes="auto, (max-width: 4351px) 100vw, 4351px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Inès Léopoldie-Dubois</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2016/04/04/je-suis-juste-un-mec-qui-aime-bien-faire-des-vannes/" data-wpel-link="internal">«Je suis juste un mec qui aime bien faire des vannes»</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>«L’honnêteté est le plus grand pouvoir»</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2016/02/02/lhonnetete-est-le-plus-grand-pouvoir/</link>
					<comments>https://www.delitfrancais.com/2016/02/02/lhonnetete-est-le-plus-grand-pouvoir/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Inès Léopoldie-Dubois]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Feb 2016 16:12:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[early winter]]></category>
		<category><![CDATA[michael rowe]]></category>
		<category><![CDATA[paul doucet]]></category>
		<category><![CDATA[premières neiges]]></category>
		<category><![CDATA[suzanne clément]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Délit a rencontré le réalisateur australo-mexicain Michael Rowe, à l’occasion de la sortie de son dernier long-métrage Premières Neiges.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2016/02/02/lhonnetete-est-le-plus-grand-pouvoir/" data-wpel-link="internal">«L’honnêteté est le plus grand pouvoir»</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">M</span><span class="s1">ichael Rowe a grandi en Australie mais c’est au Mexique que sa carrière cinématograhique a pris son envol. Scénariste sans grand succès pendant sept ans, il devient ensuite réalisateur et reçoit en 2010 la Caméra d’or du Festival de Cannes, pour son premier film <i>Año Bisiestro</i>.</span> <span class="s1"><i>Premières Neiges</i>&nbsp;est son troisième opus, le premier réalisé en anglais. Ce dernier explore les relations familiales et le prix à payer pour garder une famille unie.</span></p>
<hr>
<p class="p5"><span class="s1"><b>Le Délit (LD):</b> <i>Pouvez-vous commencer par vous présenter un petit peu: qui vous êtes, où vous avez grandi et comment vous êtes devenu réalisateur?</i></span></p>
<p class="p5"><span class="s1"><b>Michael Rowe (MR):</b> Je suis né en Australie, et ça fait maintenant 22 ans que j’habite au Mexique. J’ai été scénariste, enfin, un scénariste sans succès pendant 7 ans, du coup je suis devenu réalisateur il y a cinq ans. </span></p>
<p class="p5"><span class="s1"><b>LD:</b> Premières Neiges&nbsp;<i>(Early Winter) est votre premier film en anglais. Pourquoi tourner en anglais seulement maintenant?</i></span></p>
<p class="p5"><span class="s1"><b>MR:</b> Alors, j’ai tourné mes deux premiers films en espagnol car je vivais au Mexique et c’était plus simple, mais j’ai ressenti l’envie et le besoin de retourner à ma langue maternelle. Ces trois films forment une trilogie (<i>Año Bisiesto</i>, <i>The Well</i> et <i>Premières Neiges</i>, <i>ndlr</i>) et j’avais envie de tourner en anglais avant de finir la trilogie. </span></p>
<blockquote>
<p class="p1"><span class="s1">«J’ai ressenti l’envie et le besoin de retourner à ma langue maternelle» </span></p>
</blockquote>
<p class="p5"><span class="s1"><b>LD: </b>Premières Neiges&nbsp;<i>traite d’un couple traversant une crise. Pourquoi ce sujet en particulier?</i></span></p>
<p class="p5"><span class="s1"><b>MR:</b> J’ai 45 ans, j’ai été marié, j’ai été divorcé, mon frère a vécu un divorce, un de mes amis aussi… Je voulais donc explorer le thème de la famille, du prix à payer pour garder une famille unie, et si ce prix n’est pas trop élevé parfois. </span></p>
<p class="p5"><span class="s1"><b>LD:</b> <i>Vous avez tourné votre film à Montréal, il a été produit avec une boîte de production québécoise, et met en scène des acteurs québécois, donc dans un cadre plutôt francophone. Pourquoi avez-vous choisi d’avoir une famille anglophone dans un cadre francophone?</i></span></p>
<p class="p5"><span class="s1"><b>MR: </b>L’idée de conflit du langage, de la mise à l’écart sociale et géographique est très importante pour moi par rapport à ce que j’ai vécu, les choses que j’ai faites dans ma vie. Ce sont des thèmes toujours d’actualité pour moi, et pour le justifier j’ai voulu qu’un de mes personnages principaux vienne de Russie (la mère Maya, <i>ndlr</i>), autrement ça n’avait pas de sens. </span></p>
<p class="p1"><span class="s1"><b>LD:</b> <i>Techniquement, quelles étaient les différences entre tourner avec une équipe canadienne et une équipe mexicaine?</i></span></p>
<p class="p5"><span class="s1"><b>MR:</b> La plus frappante était la notion de division de travail. Au Canada, elle est très organisée et stricte, alors qu’au Mexique la façon de faire est plus latine je dirais. Si quelque chose doit être fait, ne serait-ce que changer de place un accessoire, peu importe qui est sur le plateau il le fait. Ici, il faut contacter l’accessoiriste qui vient et fait le travail. J’ai trouvé ça assez frustrant, ça me paraissait tellement peu pratique.</span></p>
<p class="p5"><span class="s1">À part ça, l’équipe était super, très pro. Je pense qu’ils étaient surpris au début de ma façon de faire les choses, comme quand je faisais plusieurs plans courts et détaillés afin de les mélanger aux plans principaux en production, ou encore quand je faisais des plans très longs. Ce n’était pas forcément dans leur façon de faire habituelle mais après quelques jours, quand ils ont vu la tournure que prenait notre projet, ils étaient de plus en plus enthousiastes.</span></p>
<blockquote>
<p class="p1"><span class="s1">«Pour un premier film, l’honnêteté est le plus grand pouvoir: si un film est honnête alors il sera bien»</span></p>
</blockquote>
<p class="p5"><span class="s1"><b>LD:</b> <i>Et alors, que pensez vous de votre expérience canadienne?</i></span></p>
<p class="p5"><span class="s1"><b>MR:</b> Chaque film est une expérience différente, et souvent l’expérience que j’en tire dépend de ma relation avec les acteurs, et vraiment, pour ce film, elle était super. J’ai vraiment passé un bon moment! </span></p>
<p class="p5"><span class="s1"><b>LD:</b> <i>Si vous pouviez donner un conseil à un réalisateur en herbe de 20 ans, qu’est-ce que ce serait?</i></span></p>
<p class="p5"><span class="s1"><b>MR:</b> Ne mens pas. Sois honnête. N’écris pas sur des choses dont tu ne connais rien. Ne raconte pas d’histoires à propos d’octogénaires, ou des monstres de l’espace mais plutôt sur des gens de 20 ans, les épreuves traversées, les difficultés éprouvées, les joies ressenties. Il faut comprendre que ce qui est vrai pour toi, l’est pour tout le monde. Tout le monde a eu 20 ans, et au final avoir 40 ans n’est pas si différent, tu es juste un peu plus ridé (rires). Donc si tu comprends la valeur de ton expérience, tu feras un bon film. </span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Et je pense que c’est la où Xavier Dolan est bon. Son premier film, <i>J’ai tué ma mère</i> n’est pas un chef d’œuvre mais il est fort, il est honnête. Et tu ne peux pas cacher l’honnêteté à l’écran. Quand quelqu’un est honnête dans son film, le public le ressent tout de suite. Pour un premier film, l’honnêteté est le plus grand pouvoir: si un film est honnête alors il sera bien.</span></p>
<blockquote>
<p class="p1"><span class="s1">«Je voulais donc explorer le thème de la famille, du prix à payer pour garder une famille unie, et si ce prix n’est pas trop élevé parfois»</span></p>
</blockquote>
<p class="p5"><span class="s1"><b>LD:</b> <i>Bon nous avons une tradition au Délit, c’est la question de la musique! Il est 23h le lundi soir, nous sommes en pleine soirée de production, quelle musique mettriez-vous pour nous réveiller, nous redonner la pêche?</i></span></p>
<p class="p5"><span class="s1"><b>MR:</b> (<i>rires</i>) Une parmi les premières chansons d’ACDC.</span></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 1500px">
			<img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-24639" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/C-entrevue.jpg" alt width="1500" height="1053" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/C-entrevue.jpg 1500w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/C-entrevue-330x232.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/C-entrevue-768x539.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/C-entrevue-1000x702.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/02/C-entrevue-850x597.jpg 850w" sizes="auto, (max-width: 1500px) 100vw, 1500px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Laurent Guérin</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2016/02/02/lhonnetete-est-le-plus-grand-pouvoir/" data-wpel-link="internal">«L’honnêteté est le plus grand pouvoir»</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Effusion: on Fire</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2015/11/22/effusion-on-fire/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Inès Léopoldie-Dubois]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Nov 2015 20:05:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[a capella]]></category>
		<category><![CDATA[bodywash]]></category>
		<category><![CDATA[café campus]]></category>
		<category><![CDATA[concert]]></category>
		<category><![CDATA[effusion]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=24210</guid>

					<description><![CDATA[<p>Retour sur le concert du groupe d'a capella Effusion au Café Campus. </p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2015/11/22/effusion-on-fire/" data-wpel-link="internal">Effusion: on Fire</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Dimanche 15 novembre, le Café Campus s’est transformé en endroit chic. En effet, il accueillait le groupe étudiant mcgillois d’<em>a capella Effusion </em>pour leur premier concert de l’année: «<em>Effusion: on Fire».</em> Les spectateurs sont autour des tables, accoudés aux bars ou aux balcons, les yeux rivés sur la scène. Ce soir, nous n’avons pas simplement assisté à un concert, mais à un réel spectacle.</p>
<p>Tout commence avec le groupe <em>Bodywash </em>(précédemment appelé <em>Cult Classic</em>), groupe de <em>dreamy-pop </em>(pop-rêveuse, <em>ndlr</em>) formé de cinq étudiants mcgillois qui assurent ce soir la première partie. Le ton du spectacle est donné face à ce début plein d’entrain et de bonne humeur, on ne peut s’empêcher de danser sur place et fredonner l’air de leurs chansons.</p>
<p>Après cette ouverture réussie, place à <em>Effusion</em>. Leur concert s’ouvre avec une reprise de «<em>Blackbird</em>» des Beatles et on comprend que l’émotion soit au rendez-vous. On frissonne et les voix des chanteurs solos nous emportent dans un autre monde, on s’évade avec eux. Ils passent des chansons tel que «<em>I Don’t Have to Change»</em>, une reprise de John Legend, mais aussi des chansons qui nous donnent envie de danser comme«<em>Independent Woman»</em>, ou encore un medley des Fugees<em>.</em></p>
<p>Ce qui impressionne ce n’est pas seulement les voix de certains chanteurs solo, c’est aussi l’harmonie qui se dégage du groupe. Par définition, aucun instrument ne les assiste sur scène, seulement l’imitateur de <em>beatbox</em> qui donne le rythme.</p>
<p><strong>Une énergie partagée</strong></p>
<p>L’énergie d’<em>Effusion</em> est contagieuse, et ce malgré une esthétique visuelle assez statique. Ils sont habillés de façon similaire: tous en noir pour la première partie, en bordeaux et blanc lors de la deuxième; et forment deux lignes. Les filles devant, les garçons derrière tandis que la personne effectuant le solo se place toujours au milieu du groupe.</p>
<p>Quoi qu’il en soit, on ne voit pas le temps passer, on se laisse juste transporter par leurs voix. Au milieu du concert, quatre garçons du groupe s’emparent de la scène et nous jouent une sorte de petite pièce de théâtre. Ils regardent la télé et chantent chaque générique des séries connues de tous telles que <em>Friends, That’s So Raven </em>(Phénomène Raven, <em>ndlr</em>) ou encore le générique du dessin animé <em>Arthur</em>. Cette parenthèse change un peu du reste du concert, plus formel, et crée un lien avec le public: les gens rient, et se rappellent ces séries, emblématiques pour certains.</p>
<p>Le concert se termine comme il a commencé, avec une chanson donnant la chair de poule, parfaitement interprétée, et sous un tonnerre d’applaudissement. On sort de la salle avec une seule envie: pouvoir chanter aussi bien qu’eux. On continuera de s’entrainer sous la douche en attendant leur prochain concert.</p>
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		<title>Après la polémique</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2015/11/03/apres-la-polemique/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Inès Léopoldie-Dubois]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Nov 2015 15:45:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[EUMC]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[PER]]></category>
		<category><![CDATA[réfugiés]]></category>
		<category><![CDATA[SRP]]></category>
		<category><![CDATA[WUSC]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>EUMC McGill tient une table d’information sur le campus.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">M</span><span class="s1">ercredi dernier, <i>WUSC McGill </i>(<i>World University Services of Canada,</i> soit Entraide Universitaire Mondiale du Canada, EUMC, <i>ndlr</i>), la branche mcgilloise de l’organisme national EUMC tenait une table d’information à l’intersection Y, et ce pour toute la journée. Cette association canadienne a pour but de promouvoir l’accès à l’éducation et à l’emploi. Il s’agit donc de donner des opportunités aux jeunes défavorisés dans le monde pour les aider à améliorer leurs conditions de vie. EUMC McGill et leur programme d’étudiants réfugiés (PER) permet chaque année de faire venir deux étudiants réfugiés à McGill. En effet, chaque étudiant au premier et deuxième cycle contribue au programme grâce à 50 centimes prélevés chaque semestre sur la facture scolaire totale.</span></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 3300px">
			<img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-23827" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/11/A-wusc3.jpg" alt width="3300" height="2200" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/11/A-wusc3.jpg 3300w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/11/A-wusc3-800x533.jpg 800w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/11/A-wusc3-1x1.jpg 1w" sizes="auto, (max-width: 3300px) 100vw, 3300px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Inès Léopoldie-Dubois</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p4"><span class="s2"><b>Une table pour informer</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Le but de leur table d’information mercredi dernier était de faire découvrir l’association aux étudiants mcgillois et de les sensibiliser à la migration forcée et l’impact que cela peut avoir sur l’éducation des jeunes. Un événement important pour l’association, surtout que les 50 centimes prélevés chaque semestre ne sont plus suffisants pour soutenir le PER, comme nous explique Daniel Kent, membre de l’association et élève en quatrième année. Il est donc important pour l’association de se faire connaître de plus en plus par les étudiants, surtout en vue de leurs efforts pour augmenter les frais à un peu moins d’un dollar par semestre afin de pouvoir accueillir six réfugiés l’année prochaine (quatre Syriens et deux venant de camps au Malawi ou au Kenya). Amélie Fabian, coprésidente de l’association, affirme que l’administration doit ajuster sa redevance à l’inflation, chose qui n’a pas été faite depuis la création du programme en 1986. «<i>C’est donc vital pour EUMC McGill</i> <i>de se faire connaître des étudiants</i>», ajoute-t-elle.</span></p>
<blockquote>
<p class="p1"><span class="s1">«<i>En tant qu’étudiants universitaires nous</i></span><i> avons une voix et une possibilité </i><span class="s1"><i>réelle d’impacter la vie de quelqu’un grâce au programme.</i>»</span></p>
</blockquote>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Un événement controversé</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Afin d’attirer l’attention et sensibiliser les élèves, l’événement, initialement appelé «<i>Mock refugee camp on campus</i>»,(Faux camp de réfugiés sur le campus, <i>ndlr</i>) prévoyait la disposition de tentes en face de l’université dans lesquelles les membres de l’association se seraient trouvés avec des brochures et affiches. L’idée était donc de créer un espace ou les bénéficiaires du PER et membres d’EUMC McGill auraient pu s’exprimer sur leur expérience, mais aussi sur le travail que fait l’association. Or, cette idée a été très mal reçue par une partie de la population estudiantine, qui trouvait que l’idée donnait une image très réduite et minimaliste de la vie dans un camp de réfugiés. Une lettre ouverte écrite par deux étudiantes et recueillant des centaines de signatures a été partagée dans un événement appelant à l’annulation totale de l’événement. Finalement, après discussions avec des exécutifs de l’AÉUM, et vu l’envenimement des réactions sur <i>Facebook</i>, l’idée des tentes a été abandonnée. Cependant, la controverse a permis à EUMC de se faire connaître, et a même poussé des gens à aller voir leur table d’information, à se renseigner sur les actions d’une telle association, et potentiellement à s’y investir dans le futur.</span></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 3300px">
			<img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-23823" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/11/A-wusc.jpg" alt width="3300" height="2200" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/11/A-wusc.jpg 3300w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/11/A-wusc-330x220.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/11/A-wusc-768x512.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/11/A-wusc-1000x667.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/11/A-wusc-850x567.jpg 850w" sizes="auto, (max-width: 3300px) 100vw, 3300px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Inès Léopoldie-Dubois</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p4"><span class="s2"><b>Une visibilité inespérée</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Peu connue de la communauté mcgilloise, EUMC McGill est pourtant une association dont les résultats se font vraiment ressentir par la population visée. En effet, chaque année des étudiants viennent étudier à McGill à travers le PER, un programme qui, selon les bénéficiaires, change leur vie. La controverse engendrée a donc permis à EUMC de gagner une visibilité sur le campus beaucoup plus grande que celle espérée. Comme nous dit Amélie Fabian, «<i>la crise des réfugiés est un sujet important surtout en ce moment et en tant qu’étudiants nous avons une voix et une possibilité réelle d’impacter la vie de quelqu’un grâce au programme. Il est donc important que les gens nous connaissent et sachent ce que l’on fait.</i>»</span></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 3000px">
			<img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-23825" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/11/A-wusc2.jpg" alt width="3000" height="4500" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/11/A-wusc2.jpg 3000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/11/A-wusc2-533x800.jpg 533w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/11/A-wusc2-1x1.jpg 1w" sizes="auto, (max-width: 3000px) 100vw, 3000px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Inès Léopoldie-Dubois</span>		</figcaption>
	</figure>

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		<title>Fuck Tha Police</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2015/10/06/fuck-tha-police/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Inès Léopoldie-Dubois]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Oct 2015 19:05:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Évolution de trois calibres du rap américain avec le film Straight Outta Compton.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L</span><span class="s1">e 14 août dernier <i>Straight Outta Compton</i> du réalisateur américain F. Gary Gray sortait au cinéma. Produit par Ice Cube, Dr. Dre –deux des parrains de la scène hip-hop– et la veuve d’Eazy E, Tomica Woods-Wright, le film a pour projet ambitieux de raconter l’histoire du groupe légendaire <i>N.W.A</i> (<i>Niggaz Wit Attitude</i>). Ce groupe de rap américain créé en 1986 par Dr. Dre, Ice Cube, Eazy E, Mc Ren, et Dj Yella est l’un des principaux précurseurs du genre musical <i>gangsta rap</i>. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Le film retrace les débuts des <i>N.W.A</i>, son ascension, la tournée nationale, mais aussi le déclin du groupe et enfin sa séparation. Il présente aussi les carrières solo d’Ice Cube et Dr. Dre, ainsi que les problèmes personnels de chacun, avant de finir sur la mort d’Eazy E en 1995. <i>Straight Outta Compton</i> parvient à raconter non seulement l’histoire du groupe et de ses membres, mais aussi le contexte social dans lequel ils ont évolué.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1"><i>Straight Outta Compton</i>, c’est plus qu’un film sur la musique. C’est aussi un film de société, qui montre le quotidien de jeunes hommes noirs vivant dans une communauté défavorisée aux États-Unis à une époque où le racisme était omniprésent seulement 20 ans après l’abolition de la ségrégation officielle du pays. En effet, le long-métrage raconte l’histoire d’une Amérique divisée, où la brutalité policière est une réalité pour beaucoup trop de jeunes. On pense à la scène marquante où Ice Cube, en rentrant chez lui, se fait menotter très violement devant ses parents. Son crime? Être de la mauvaise couleur de peau et sortir dans la rue au moment où la police décide de faire une descente dans le quartier de Compton. Le film évolue autour de ce thème récurrent de la violence policière avec comme point culminant les émeutes de 1992 à Los Angeles. </span></p>
<blockquote>
<p class="p1"><span class="s1">Une Amérique divisée, où la brutalité policière est une réalité pour beaucoup trop de jeunes.</span></p>
</blockquote>
<p class="p3"><span class="s1">L’organisation chronologique du film nous permet vraiment de suivre le fil de l’histoire, ce qui donne le temps de nous attacher aux personnages, de les comprendre. Ils nous font rire et pleurer, on a peur pour eux, on les soutient, et on découvre le point de vue de personnes régulièrement effacées de la sphère médiatique. Le film donne une voix aux Afro-Américains, une voix qu’on leur a trop souvent enlevée. </span></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 1653px">
			<img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-23450" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/C-straightoutacompton.jpg" alt width="1653" height="1746" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/C-straightoutacompton.jpg 1653w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/C-straightoutacompton-330x349.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/C-straightoutacompton-768x811.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/C-straightoutacompton-947x1000.jpg 947w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/C-straightoutacompton-850x898.jpg 850w" sizes="auto, (max-width: 1653px) 100vw, 1653px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Charlie</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p3"><span class="s1">La bande son du film est essentiellement composée de l’album <i>Straight Outta Compton</i>, premier et seul album de <i>N.W.A</i>: une raison de plus de voir ce film biographique! En effet, à une époque où le rap était vu comme une musique de gang, une musique peu sérieuse qui glorifie la violence et les drogues, <i>N.W.A </i>brisait les codes et sortait des textes francs, violents et de qualité. Chaque chanson raconte une histoire. Le spectateur comprend comment la chanson «<i>Fuck Tha Police</i>» a été imaginée, la symbolique de «<i>Straight Outta Compton</i>», ou encore la façon dont Eazy E est passé de promoteur à l’un des rappeurs emblématiques du groupe. Mais tout ne s’arrête pas là: le film met aussi en scène des chansons emblématiques des années 90 produites par Dr. Dre telles que «<i>Just a G thing</i>» avec Snoop Dogg, ou encore «<i>California Love</i>» avec Tupac. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1"><i>Straight Outta Compton</i> n’est donc pas seulement un film pour les amateurs de rap, mais un film qui utilise la musique pour rappeler aux spectateurs que la lutte<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>contre la brutalité policière continue toujours aujourd’hui. Ce long-métrage reste un moyen de parler de problèmes qui touchent encore une grande part de la population, car ce que Dr. Dre, Ice Cube et Eazy E dénonçaient il y a plus de vingt ans est malheureusement toujours condamnable aujourd’hui.</span></p>
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		<title>Rodolphe Husny</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2015/10/06/23377/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Inès Léopoldie-Dubois]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Oct 2015 16:05:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[Québec]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Parti conservateur &#124; Outremont</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1"><b>L</b></span><span class="s1"><b>e Délit</b>: <strong><i>Pouvez-vous faire une brève présentation de vous-même, ainsi que du programme du parti?</i></strong></span></p>
<p class="p3"><span class="s1"><b>Rodolphe Husny: </b>Je suis comptable de formation, j’ai 33 ans, je me présente à Outremont pour les conservateurs contre Thomas Mulcair pour la deuxième fois. Durant les quatre dernières années, j’ai été en poste au Ministère du Commerce International à Ottawa où j’ai travaillé sur des accords de libre échange.<br>
</span><span class="s1">Pour le parti, on a réussi à avoir un budget équilibré même sans diminuer les transferts en santé et en éducation. Les libéraux avaient coupé les transferts aux provinces, et nous avons priorisé deux éléments: garder les impôts bas, pour les individus comme pour les entreprises. Tous les experts assurent que le Canada sera en croissance l’année prochaine. On croit fortement en la baisse des taxes pour préserver la compétitivité du marché canadien.<br>
</span><span class="s1">Vous, les étudiants, votre priorité est de trouver un emploi en sortant de l’université: vous avez besoin d’un gouvernement qui ne va pas augmenter la paperasse, qui va diminuer les impôts pour s’assurer que les entreprises aient la marge de manœuvre pour vous embaucher! </span></p>
<p class="p3"><span class="s1"><b>LD: </b><strong><i>Vous avez travaillé au Ministère du Commerce International à Ottawa, comment votre expérience au niveau fédéral vous aidera pour vos projets dans votre circonscription ? Qu’est-ce qui vous donne l’avantage ?</i></strong></span></p>
<p class="p3"><span class="s1"><b>RH</b>: Je connais les petites et moyennes entreprises, je connais les grandes entreprises, j’ai travaillé avec elles, j’ai fait 50 missions économiques du Canada à l’étranger. J’avais une double mission: accompagner les entreprises pour qu’elles puissent exporter puis attirer les investissements au Canada. Ce que je propose dans le programme de mon parti, j’y ai travaillé pendant quatre ans.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1"><b>LD: </b><strong><i>Quelles sont vos propositions pour améliorer l’économie montréalaise? Aussi, avez-vous un plan pour créer de l’emploi dans votre circonscription, particulièrement pour les jeunes?</i></strong></span></p>
<p class="p3"><span class="s1"><b>RH:</b> Attirer les investissements, retenir nos entreprises, exporter. Un emploi sur cinq au Canada dépend de l’exportation, il faut que nos petites et moyennes entreprises exportent, et pas seulement vers les États-Unis. Je veux surtout que Montréal soit compétitif du point de vue fiscal pour attirer les entreprises mais aussi les retenir. Ça serait mes trois mots: attirer, retenir et exporter, pour Montréal. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1"><b>LD:</b> <strong><i>Oui absolument, et donc pour revenir sur cette thématique des jeunes: pourquoi un étudiant voterait pour le Parti Conservateur?</i></strong></span></p>
<p class="p3"><span class="s1"><b>RH: </b>C’est vraiment la question de votre avenir, parce que les gens savent que le déficit d’aujourd’hui sera simplement vos impôts demain. C’est bien beau de promettre un déficit, mais à la fin il va falloir le payer.<br>
</span><span class="s1">C’est vous qui faites le choix en disant: «est-ce que je trouve qu’on est tellement en difficulté financière qu’on doit faire un déficit?» Quand j’entends des partis qui disent qu’ils veulent fermer 20% de notre économie, qui est le secteur énergétique, moi ça me fait peur parce que on est à McGill ici, et à McGill il y a quoi? Il y a des ingénieurs, des chercheurs, des techniciens, tout ça là, notre économie en est dépendante. Il y a des ingénieurs québécois qui fournissent des services à l’industrie pétrolière et gazière. On peut pas juste comme ça dire on ferme ça. Ça aura un impact: il y a des comptables, des avocats, il y a toute une industrie de services ou manufacturière qui travaille aussi pour notre secteur énergétique des sables bitumeux. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1"><b>LD: </b><strong><i>La question de la musique: à 11h du soir, vous devez nous réveiller, nous redonnez de l’énergie, qui mettrez-vous ?</i></strong></span></p>
<p class="p3"><span class="s1"><b>RH: </b>Stromae, c’est toujours lui qui me <i>boost</i>.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1"><b>LD:</b> <strong><i>Avez-vous un dernier commentaire, un message à faire passer à nos lecteurs ?</i></strong></span></p>
<p class="p3"><span class="s1"><b>RH: </b>Allez voter, renseignez-vous, c’est votre avenir, c’est vous qui allez en subir les conséquences, je sais que tout le monde essaie de faire le <i>pitch</i> pour le changement, mais le changement apporte aussi des risques. Qu’ils regardent les deux car les partis peuvent promettre monts et merveilles mais il y a aussi des risques. C’est facile d’attaquer quand on n’est pas au pouvoir.</span></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 3300px">
			<img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-23379" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/A-Rodolphe-Husny2.jpg" alt width="3300" height="2216" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/A-Rodolphe-Husny2.jpg 3300w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/A-Rodolphe-Husny2-330x222.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/A-Rodolphe-Husny2-768x516.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/A-Rodolphe-Husny2-1000x672.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/A-Rodolphe-Husny2-850x571.jpg 850w" sizes="auto, (max-width: 3300px) 100vw, 3300px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/eleonore-nouel/?media=1" data-wpel-link="internal">Éléonore Nouel</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p6">
</p><p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2015/10/06/23377/" data-wpel-link="internal">Rodolphe Husny</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Christine Poirier</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2015/10/06/christine-poirier/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Inès Léopoldie-Dubois]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Oct 2015 15:37:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Entrevues]]></category>
		<category><![CDATA[Québec]]></category>
		<category><![CDATA[christine poirier]]></category>
		<category><![CDATA[élections fédérales]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Parti libéral &#124; Laurier — Sainte-Marie.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1"><b>L</b></span><span class="s1"><b>e Délit (LD):</b> <strong><i>Pouvez-vous vous présenter brièvement, ainsi que votre parti?</i></strong></span></p>
<p class="p3"><span class="s1"><b>Christine Poirier (CP):</b> J’ai fait mon bac à l’université Laval, puis ma maîtrise et scolarité de doctorat à l’université McGill. Pendant mon doctorat j’ai démarré une entreprise de vêtements d’allaitement, qui s’appelle Momzelle pour aider les mères à se sentir bien avec l’allaitement en public. C’est l’entrepreunariat qui m’a mené à la politique car j’ai souvent représenté les jeunes entrepreneurs canadiens auprès des ministres fédéraux pour les inciter à investir dans l’entrepreunariat et la jeunesse. J’ai choisi le Parti libéral du Canada parce que c’est un parti d’ouverture, un parti qui promeut l’égalité des chances, qui respecte la dignité, qui prend des décisions basées sur les faits et la science.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1"><b>LD: </b><strong><i>La dernière fois que les libéraux étaient au pouvoir dans la circonscription de Laurier—Sainte-Marie c’était en 1989, qu’est-ce qui selon vous peut faire la différence cette année et vous redonner le contrôle de cette circonscription?</i> </strong></span></p>
<p class="p3"><span class="s1"><b>CP: </b>C’est la première fois cette année que le terrain est ouvert vu que M. Duceppe n’est plus là, il a déjà perdu, et même s’il se représente, j’ai une chance de gagner. Je fais campagne pour cela depuis mai 2014.&nbsp;</span></p>
<p class="p3"><span class="s1"><b>LD: </b><strong><i>Vous venez d’accoucher et vous êtes déjà de retour dans la course! Comment est-ce que vous gérez votre vie de famille, la campagne et votre nouveau-né?</i></strong></span></p>
<p class="p3"><span class="s1"><b>CP:</b> Je dois dire que ça demande un niveau d’organisation supplémentaire. Heureusement j’ai eu le temps de me préparer pendant ma grossesse. Ce n’est pas quelque chose que je pourrais faire seule, et c’est mon conjoint et l’équipe qui font toute la différence.<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>J’ai été réellement absente pendant 9 jours de la campagne, mais pendant ces 9 jours-là, Sophie Grégoire Trudeau, l’épouse de Justin Trudeau est venue faire du porte-à-porte pour moi dans la circonscription avec une douzaine de candidats officiels de la ville de Montréal et des environs. C’était très touchant. On dit que la politique c’est comme une famille et je sens vraiment ça, ce soutien-là est crucial.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1"><b>LD: </b><i>Le taux d’abstention chez les jeunes était très haut lors des élections de 2011, avec seulement 38% des 18–24 ans ayant voté. Comment comptez vous encourager les jeunes d’aujourd’hui à voter, et pourquoi voteraient-ils pour le Parti libéral du Canada?</i></span></p>
<p class="p3"><span class="s1"><b>CP: </b>Les jeunes font partie de notre plateforme électorale. Laurier—Sainte-Marie doit être l’une des circonscriptions les plus jeunes avec plusieurs universités aux alentours. Je pense qu’on a le meilleur programme pour les jeunes parce qu’on veut investir dans le futur, comme dans les infrastructures ou les technologies vertes. On veut aussi remettre des programmes pour que les jeunes puissent travailler auprès du gouvernement ainsi que des programmes d’emplois pour donner une chance aux jeunes qui arrivent sur le marché du travail et qui font face à des taux de chômages plus élevés que la moyenne. On essaye de répondre aux préoccupations des jeunes, c’est quelque chose que Justin Trudeau tient bien à cœur.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1"><b>LD: </b><strong><i>Avez-vous un dernier commentaire à faire, une dernière chose à dire à nos lecteurs, un dernier message à faire passer ?</i></strong></span></p>
<p class="p3"><span class="s1"><b>CP:</b> Il y a des choses qu’on ne réalise pas tout le temps mais les partis politiques préparent leur plateforme en fonction des gens qui ont voté aux élections précédentes. Donc si on veut que nos voix se fassent entendre, que la voix des jeunes se fasse entendre c’est important de voter. Ca peut changer la donne complètement! Donc le 19 octobre c’est important de sortir aux urnes et d’aller voter. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1"><b>LD:</b> <strong><i>Vous étiez à McGill pour votre maîtrise, ainsi que votre doctorat, vous lisiez </i>Le Délit<i>?</i></strong></span></p>
<p class="p3"><span class="s1"><b>CP: </b>Je lisais <i>Le Délit </i>(<i>rires</i>). Je n’ai malheureusement pas été journaliste pour <i>Le Délit</i> mais je le lisais.</span></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 3300px">
			<img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-23346" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/A-Christine-Poirier1.jpg" alt width="3300" height="2200" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/A-Christine-Poirier1.jpg 3300w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/A-Christine-Poirier1-800x533.jpg 800w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2015/10/A-Christine-Poirier1-1x1.jpg 1w" sizes="auto, (max-width: 3300px) 100vw, 3300px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/inesdubois/?media=1" data-wpel-link="internal">Inès Léopoldie-Dubois</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p6">
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		<title>Un nouveau Frosh?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Inès Léopoldie-Dubois]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Sep 2015 15:22:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Enquêtes]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[enquêtes]]></category>
		<category><![CDATA[frosh]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Retour sur les réformes de la semaine d’intégration de McGill.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">C</span><span class="s1">ette année encore les nouveaux étudiants de McGill ont été plongés dans le bain lors d’une semaine d’orientation, la fameuse <i>Frosh week</i>. Au fil des ans, cette semaine est devenue un des événements clefs de McGill. Connu de tous, <i>Frosh</i> est présenté et vu comme une consécration, un premier pas essentiel dans la communauté mcgilloise, une première expérience de la culture «<i>work hard, play hard</i>» («travaille à fond, amuse-toi à fond») de McGill. Or depuis quelques années, l’université essaye de décourager la culture du «<i>binge drinking</i>», la défonce par l’alcool, qui plane autour d’un tel évènement. L’accent est dorénavant mis sur l’inclusion de tous, l’explication du consentement aux nouveaux arrivés, et des évènements de moins en moins centrés autour de l’alcool. Mais ce changement de doctrine est-il vraiment perceptible?</span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Des <i>Frosh</i> pour tous les goûts </b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">À McGill, plusieurs sortes de <i>Frosh</i> sont proposés, dépendamment ou non des facultés. Les <i>Frosh</i> non-facultaires sont généralement organisés par des associations étudiantes et ont des buts beaucoup plus spécifiques que les autres <i>Frosh</i>. Cette année, cinq <i>Frosh</i> non-facultaires étaient proposés, organisés par une variété de groupes étudiants comme plusieurs groupes chrétiens, une association d’étudiants juifs, l’Association des élèves musulmans, le Groupe de recherche à intérêt public (GRIP) et enfin le club d’activités en plein air, <i>McGill Outdoors Club</i>. </span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Sarah, qui a fait le <i>Frosh</i> en plein air cette année, explique au <i>Délit</i> que cette expérience lui a permis de rencontrer des gens partageant le même intérêt qu’elle pour la nature et de vraiment créer des liens avec ces gens sans distractions telles que les téléphones. De plus, un vrai travail d’équipe est demandé, ce qui rapproche encore plus les nouveaux étudiants, selon elle. </span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Les élèves peuvent aussi choisir de participer à un <i>Frosh</i> lié à leur faculté. Ces derniers sont organisés par des comités élus en fin d’année scolaire, et chaque faculté choisit un thème autour duquel articuler la semaine d’intégration. Cette semaine de <i>Frosh</i> dure généralement autour de quatre jours au cours desquels<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>plusieurs événements sont organisés<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>la journée tels qu’une tournée des bars («<i>pub crawl</i>»), tandis que le soir<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>des concerts et des soirées dans des discothèques de Montréal sont proposés. Ces <i>Frosh</i> liés aux facultés ont pour but premier que des élèves appartenant à la même faculté se rencontrent et tissent des liens avant le début des cours. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Changement de doctrine…</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Les <i>Frosh</i> organisés dans le cadre des facultés sont ceux qui tournent le plus autour de la consommation d’alcool, et sont donc les premières cibles du changement de culture que McGill essaye d’instaurer. En effet, Mitchell Miller, coordonnateur de la vie étudiante pour <i>Campus Life and Engagement</i> (CL&amp;E – Engagement et vie du campus, <i>ndlr</i>) explique en entretien avec <i>Le Délit</i> que «le but premier de <i>Frosh </i>est que tout les étudiants qui choisissent d’y participer s’y amusent, et qu’ils aient une expérience d’orientation saine et sûre.» Il ajoute : «Nous voulons aussi que notre travail à McGill montre au Canada entier que <i>Frosh</i> peut être un événement aussi marrant et énergique que sain et respectueux.» Afin d’arriver à opérer un tel changement, l’optique dans laquelle les responsables d’équipe («<i>Frosh leaders</i>») ont été choisis et formés a été revue. En effet, Christine Koppenaal, la v.-p. aux affaires sociales de l’AÉFA (Association Étudiante de la Faculté d’Art) nous explique que «la préparation de <i>Frosh</i> a comme concept central que <i>Frosh</i> est organisé pour les premières années. Cela peut paraître évident, mais il y a quelques années les positions de responsable d’équipe et de personnel d’orientation («<i>o‑staff</i>») attiraient des étudiants en deuxième et troisième année qui souhaitaient revivre leur propre semaine de <i>Frosh</i> avec leurs amis. Maintenant, on s’assure que les candidats comprennent bien que ces rôles sont des rôles de mentors, et c’est dans cette perspective que les formations sont pensées.» </span></p>
<blockquote>
<p class="p1"><span class="s1">Pour beaucoup, <i>Frosh</i> reste lié a l’idée d’une semaine de débauche, où l’on teste ses limites avant d’entamer la nouvelle année scolaire. </span></p>
</blockquote>
<p class="p5"><span class="s1">Le changement de culture de <i>Frosh</i> est un projet qui existe maintenant depuis 5 ans et cette édition, selon beaucoup d’organisateurs, a été une des meilleures que McGill ait vu depuis un moment. En effet, cette année, encore, plus que les précédentes, des efforts ont été faits pour vraiment se défaire de l’image de débauche, et arriver à donner celle d’une semaine amusante et riche en expériences et nouvelles rencontres. De plus, des efforts ont été fait en coordination avec le Service de Police de la Ville de Montréal (SVPM) ainsi qu’avec la communauté Milton-Parc, qui inclut les habitants et familles vivant au milieu du ghetto étudiant de McGill, et qui sont souvent les premières victimes de <i>Frosh</i>, surtout à cause du bruit occasionné par toutes les soirées qui se tiennent dans le quartier. Pour éviter des débordements, des équipes de l’AÉUM (Association Étudiante de l’Université McGill) patrouillaient dans le «ghetto» afin de garder le bruit à un niveau gérable. </span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Un autre moyen utilisé pour institutionnaliser ce changement de culture a été un vrai travail autour du vocabulaire utilisé pendant <i>Frosh</i>. En effet, les «<i>pre-drinks</i>» («pré-boissons», <i>ndlr</i>) ont été baptisés «rassemblements de groupes» tout comme la tournée des bars (<i>pub crawl, ndlr</i>) qui est maintenant appelée la «tournée de Montréal». Le but est de ne plus associer certains événements à l’alcool, mais de les rendre plus neutres afin de respecter les choix de chacun quant à la consommation de boissons alcoolisées. De plus, la Faculté d’Art a introduit un système d’«amis sobres» grâce auquel les premières années souhaitant rester sobres étaient mis dans des groupes avec des chefs d’équipe qui ne buvaient pas. Enfin, chaque soir, au moins un responsable de chaque groupe devait rester sobre. Comme M. Miller le souligne, un des slogans de cette année était «<i>Frosh a de l’alcool mais n’est pas pour l’alcool</i>», slogan qui représente bien ce changement de culture. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>…juste une illusion?</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Malgré toutes les nouveautés dans l’organisation de la semaine d’intégration elle reste une semaine où la fête est mise à l’honneur. Pour beaucoup, <i>Frosh</i> reste lié a l’idée d’une semaine de débauche, où l’on teste ses limites avant d’entamer la nouvelle année scolaire. De plus, certaines réformes mentionnées ci-dessus, comme le changement de vocabulaire, ou encore celle d’un responsable sobre par jour, n’ont pas vraiment été respectés. </span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Or, il est vrai que cette année, les participants et les responsables ont reconnu une ambiance différente, plutôt centrée autour de l’entente entre les facultés ainsi qu’en leur sein. Anne, une première année qui a fait le <i>Frosh</i> de la Faculté d’Art et Sciences,<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>interrogée par <i>Le Délit</i>, affirme avoir adoré son <i>Frosh</i>,<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>s’être sentie accueillie par la société mcgilloise et directement intégrée. Les participants, les responsables ou les personnes directement touchées par <i>Frosh</i>, tels que les habitants de la communauté Milton-Parc ou encore les «<i>floor fellows</i>» (responsables d’étage, dans les résidences universitaires, <i>ndlr</i>) sont les premiers témoins des progrès effectués et peuvent voir que les choses s’améliorent d’année en année, comme l’affirme M. Miller. L’image renvoyée par McGill semble cette année d’avoir été différente, même si M. Miller reconnaît qu’il faudra un certain temps avant que toute la communauté ne voie <i>Frosh</i> d’un nouvel œil.</span></p>
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		<title>Islam 101</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2015/03/31/islam-101/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Inès Léopoldie-Dubois]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Mar 2015 18:03:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des étudiants organisent une journée d’activités pour découvrir l’Islam.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L</span>es étudiants mcgillois ont pu «Découvrir l’Islam», vendredi 27 mars dernier, à travers un événement de deux heures organisé par l’Association des Étudiants Musulmans de McGill (MSA McGill) dans la salle de bal du bâtiment Shatner. Le Président de <i>MSA McGill</i>, Ahmer Walli&nbsp; explique au <i>Délit</i> que «<i>Discover Islam</i>» fait partie du portfolio de la MSA. En effet, d’après son mandat, l’association se doit d’organiser des événements de ce genre de temps en temps afin d’informer les étudiants sur la religion musulmane, et essuyer les idées fausses et préjugés qu’ils peuvent avoir. L’événement était basé sur la compréhension ainsi que la découverte de l’Islam, et visait le corps étudiant au complet. Pour M. Walli, l’événement se voulait rassembleur:&nbsp; «<i>On voulait cibler à la fois les musulmans familiers avec ces sujets, afin de leur rappeler des notions de bases mais aussi des non-musulmans afin de leur donner à la fois une compréhension de base de la religion ainsi qu’une nouvelle façon d’approcher l’Islam.».</i></p>
<p class="p3"><span class="s1">La salle était donc divisée en deux parties avec d’un côté différents kiosques offrant des informations plutôt basiques sur les bases de la religion, tels que l’explication des cinq piliers de l’Islam, une opportunité de lire et écouter le Coran, des informations sur le prophète ainsi que ses paroles et une présentation de femmes connues dans l’histoire de l’Islam. Des ateliers calligraphie, essayage d’hijab, et henné étaient aussi proposés, le tout modéré par des étudiants volontaires. Une des activités les plus populaires était la pose de henné, mais aussi l’essayage du hijab, voile porté par les femmes musulmanes, activités plus interactives, et moins statiques que ce que proposaient les autres stands. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">L’autre côté de la salle offrait des discussions de 30 </span>minutes modérées par des intervenants extérieurs, sur différents thèmes tels que&nbsp; la dépendance et le contrôle de soi, le rôle de l’individu dans la communauté, la justice sociale, la famille, la réponse de l’Islam face à la violence et l’intolérance, et comment les études islamiques peuvent aider à gérer le stress et l’anxiété. À la table ronde sur la réponse de l’Islam face à la violence et l’intolérance, l’intervenant&nbsp; a expliqué que la réponse devrait toujours être le jihad, mais que signifie ce terme ? Sheikh Hamdi Ben Aissa&nbsp;a expliqué que le mot jihad signifie «r<i>ésister le mal afin qu’il ne s’étende pas. Mais cela s’applique aussi aux maux intérieurs de chacun. Faire le jihad veut donc dire résister à tous les maux, intérieurs et extérieurs</i>». La discussion s’est ensuite peu à peu axée sur le rôle des femmes dans la communauté en général. Chaque discussion partait d’un thème assez large mais les gens présents autour de chaque table pouvaient diriger la conversation dans le sens qui leur plaisait.</p>
<p class="p3"><span class="s1">Les organisateurs semblaient satisfaits de la présence quasi constante de personnes tout au long de l’événement, avec chaque table ronde plus ou moins remplie en fonction des sujets et un flux stable de personnes de stand en stand. Alexei Simakov, étudiant dans la Faculté des Arts en U3 nous a dit avoir apprécié le fait que cet événement «<i>parte d’une initiative étudiante et qu’il ne soit pas organisé par l’AÉUM directement</i>». Gabrielle Martin, étudiante dans la Faculté de management en U0 nous avoue être venue «<i>pour le thé et le henné</i>» mais a vraiment appris «de nouvelles choses sur la religion musulmane». M. Walli était content de voir des élèves de différents horizons, et pas seulement des musulmans, à cet événement qu’il considère un succès.</span></p>
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		<title>Pour s’entendre, il faut parler</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2015/02/17/pour-sentendre-il-faut-parler/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Inès Léopoldie-Dubois]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Feb 2015 16:44:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>GRIP-McGill et l’AÉUM tiennent des tables rondes sur la justice sociale.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1">Les Journées de la Justice Sociale, qui fêtaient cette année leurs dix ans d’existence à McGill, se sont déroulées du 12 au 14 février dernier. Cet événement annuel organisé par le groupe de recherche d’intérêt public du Québec à McGill (GRIP-McGill) et l’Association Étudiante de l’Université McGill (AÉUM), cherche à «stimuler une culture politique alternative dans la communauté de McGill et au-delà», à travers divers évènements sur des questions locales et globales. Kira Page, la coordinatrice externe du GRIP-McGill a expliqué au <i>Délit</i> que l’idée des Journées de la Justice Sociale est de «<i>créer des espaces pour des conversations sur des enjeux qui sont moins discutés à McGill</i>». Au programme cette année, des ateliers sur la brutalité policière à Montréal ou les abus de force de l’armée israélienne sur les civils palestiniens, des discussions autour de l’accessibilité et le <i>Capacitisme</i> (<i>Ableism</i>) dans les communautés politiques radicales, sur la complicité universitaire dans les guerres, ou encore sur comment construire des alliances improbables dans les Politiques <i>Queer</i> et Trans Radicales. La semaine comprenait également des événements extérieurs au campus tels qu’une soirée cabaret sur le thème «<i>Self-Love</i>, l’amour se conjugue à la première personne». Ces différents événements ont été organisés par diverses organisations étudiantes mcgilloises telles que les Étudiants mcgillois solidaires pour les droits de l’homme en Palestine (SPHR) ou <i>Demilitarize McGill</i>, mais aussi des organisations montréalaises comme le Réseau des Jeunes du Conseil canadien pour les réfugiés (CCR).</p>
<p class="p3"><span class="s1">En guise d’événement de lancement, les organisateurs avaient prévu une discussion autour de la brutalité policière à Montréal, surtout envers les jeunes en conditions précaires, animée par Mutatayi Fuamba, jeune ambassadeur du Conseil canadien pour les réfugiés, Rosalind Wong, membre de Solidarité Sans Frontières et Ralph, coordinateur aux services juridiques de l’association <i>à 2 mains</i>. Le panel a abordé la question du racisme lors de contrôles policiers à Montréal, expliquant que les jeunes issus de minorités raciales subissent beaucoup plus souvent la violence policière que les autres citoyens. Une partie de la discussion était également consacrée aux traitements reçus par des personnes habitant Montréal en situation irrégulière. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Un autre événement proposé durant ces journées était une discussion sur la brutalité policière et militaire israélienne dans les territoires palestiniens. Cette discussion animée par des membres du SPHR, était centrée sur ce que les civils palestiniens subissent chaque jour face a la violence des forces armées israéliennes. Les modératrices de l’atelier, Zahra Habib, étudiante en études du Moyen-Orient et en urbanisme, ainsi que Maggie Gilligan, étudiante en études islamiques du monde et du Moyen-Orient, ont exprimé avoir «<i>profité de l’opportunité offerte des Journées de la Justice Sociale pour proposer cette discussion</i>». Pour elles, le plus important était que les gens partent de l’atelier avec un sentiment de malaise face aux informations fournies, afin d’y penser et de faire avancer la conversation autour du conflit israélo-palestinien. Nadir Khan, étudiant en sciences politiques, a dit être venu car pour lui le conflit représente «<i>un des enjeux internationaux les plus importants du monde</i>». </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">À l’occasion des dix ans des Journées, Kira Page a expliqué au <i>Délit</i> que l’accent a vraiment été mis sur l’accessibilité de tous aux événements avec une traduction anglais-français soufflée offerte pour presque chaque évènement, ainsi qu’une traduction en langue des signes pour certains ou encore l’offre de garde d’enfants pendant les évènements. De plus, les espaces alloués aux ateliers étaient vraiment placés sous le signe du <i>safe space</i>, afin d’offrir la possibilité à tous d’y participer. Mme Page s’est félicitée du succès des Journées cette année: tellement de gens ont participé aux événements que certains n’ont pu accueillir tout le monde.</span></p>
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		<title>Une voix, vous dis-je !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Inès Léopoldie-Dubois]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Feb 2015 15:43:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le chanteur Mika en concert à l’OSM.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L</span>e 11 février dernier, Mika était en concert avec l’Orchestre symphonique de Montréal dans le cadre de la série OSM Pop, qui avait déjà vu Coeur de pirate et Les Trois Accords monter sur scène.</p>
<p class="p3"><span class="s1">La salle se remplit petit à petit d’un public divers et varié, mais surtout curieux: que va donner l’association de la musique pop de Mika à un orchestre symphonique? </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">20h06 – silence dans la salle. Le chef d’orchestre fait son entrée suivi des choristes, et l’orchestre entame l’ouverture. C’est sous un tonnerre d’applaudissements que Mika entre ensuite sur scène. Sans introduction, il commence à chanter <i>Toy Boy</i>. Sa voix angélique se marie parfaitement avec l’orchestre, et le public est enchanté dès les premières notes. La voix de Mika nous emporte dans une autre dimension, dimension de laquelle on ne sortira qu’à la fin du concert. En effet, ancien élève du Royal College of Music de Londres, Mika est avant tout un chanteur à voix: son association avec un orchestre symphonique — et le mariage de sa voix si particulière et des violons — ne pouvait donc qu’être magique. On oscille entre chansons à voix telles que <i>Underwater</i> ou <i>Any Other World</i> et chansons plus dansantes, plus connues aussi, telles que <i>Grace Kelly</i>, <i>Love Today</i> ou encore <i>Elle Me Dit</i>. Chaque prestation transporte le public – qui fusionne avec Mika et l’orchestre – ou le surprend à travers des arrangements complètement revisités, comme avec <i>Relax</i>. D’autres chansons comme w<i>Over My Shoulder</i> témoignent simplement de l’étendue de la capacité vocale de Mika. Le chanteur nous fait également découvrir de nouvelles chansons qui sortiront dans son prochain album comme <i>Ordinary Man</i> ou <i>The Last Party</i>. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Durant les deux heures de spectacle, le public se laisse emporter non seulement par la musique, mais aussi par Mika, artiste complet qui parvient, avec sa grâce naturelle et son expressivité, à rendre le moment beau esthétiquement parlant, malgré une mise en scène assez simple. Les choristes font eux aussi un travail remarquable, n’éclipsant pas l’artiste mais ne se laissant pas éclipser non plus. Le public est fasciné par l’esthétique du spectacle, impressionné par l’orchestre, mais Mika arrive à rendre ce spectacle accessible à tous, petits et grands, vieux et jeunes, personnes seules et familles complètes. À chacun d’applaudir au rythme des chansons, de chantonner les refrains et même de danser, oubliant alors qu’un orchestre symphonique est présent en direct et que les musiciens ont besoin de silence pour s’entendre. Heureusement, le chef d’orchestre rappelle le public à l’ordre et plonge à nouveau la salle dans le silence, avec Mika et l’orchestre pour seule distraction. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">C’est sous une ovation debout que Mika sort de scène. Il reviendra pour deux rappels, puis laissera ses nombreux admirateurs avec l’écho de sa voix comme seul souvenir. Après ce moment magique, c’est avec encore plus d’estime pour Mika que les spectateurs s’en vont. Le chanteur a réussi à prouver qu’il n’est pas seulement le juge drôle de la version française du télé-crochet <i>La Voix</i> ou un artiste radio pour les 13–15 ans, mais qu’il est un artiste complet qui parvient à allier musique classique et musique pop avec brio. Les trois jours de concert étaient complets; pari réussi pour Mika. Bonne nouvelle par ailleurs pour les fans du chanteur, ses concerts à l’OSM devraient faire l’objet d’une parution discographique en collaboration avec sa maison de disque, Universal. Il y a de quoi se réjouir!</span></p>
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		<title>Repenser l’Afrique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Inès Léopoldie-Dubois]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Feb 2015 17:17:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>MASS organise une série de conférences sur la façon de voir le continent.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L</span>a troisième convention annuelle du développement africain a eu lieu à McGill du 5 au 7 février derniers. Organisée par la <i>McGill African Students Society</i> (MASS) [Société des étudiants africains de McGill, <i>ndlr</i>], la conférence intitulée «revendiquer la réalité de l’Afrique sous toutes ses formes» visait à fournir une plateforme de dialogue pour revisiter les questions relatives au continent africain et à ses cultures. Ebuka Ufondu, président de la MASS, nous explique que ce thème a été choisi car il est important de regarder le continent africain et ses habitants à travers plusieurs points de vue, pour avoir une vision moins binaire du continent. La v.-p. social de la MASS, Bintou Diallo, explique que l’idée était de contester cette vision réductrice souvent ancrée dans nos esprits pour offrir aux étudiants de McGill une opportunité de repenser leur conception de l’Afrique. Afin d’atteindre cet objectif, les membres de l’association préparaient les événements depuis septembre dernier. Au programme cette année, des conférences sur l’afro-féminisme, sur l’afro-futurisme et une séance de discussion sur le développement de l’Afrique.</p>
<p class="p3"><span class="s1">La conférence sur l’afro-féminisme s’est déroulée le samedi 7 février et avait pour objectif de nuancer l’image de la femme africaine, souvent vue soit comme une victime, soit comme une mère. Pour cela, quatre intervenants étaient invités: Mme Letty Chiwara, représentante d’ONU Femmes en Éthiopie, à l’Union Africaine et à la Commission Économique des Nations Unies pour l’Afrique; Mme Marieme S. Lo, maître assistante en études des femmes et du genre, ainsi qu’en études africaines à l’Université de Toronto; Monica Popescu, professeure agrégée au Département d’anglais de l’Université McGill; et M. Uzoma Esonwanne, professeur agrégé au Département d’anglais et au centre de littérature comparée de l’Université de Toronto. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Lors d’une discussion modérée par Sta Kuzviwanza, étudiante en économie et études africaines, chacun a mis à profit son expertise sur trois grandes questions: la perception occidentale de la femme africaine, l’importance de l’éducation pour éviter l’émergence d’une conception erronée de celle-ci, ainsi que la place des femmes dans le développement de l’Afrique. Les panélistes ont apporté des réponses diverses à ces questions mais ont tous souligné l’importance de donner une voix à ces femmes, trop souvent oubliées. Tous étaient d’accord pour dire que les femmes sont, dans beaucoup de pays et de communautés, les moteurs du changement social, mais que leur représentation n’est pas toujours à l’échelle de leur importance. La discussion s’est terminée sur des questions d’élèves adressées aux différents panélistes. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">La conférence a été un succès, se déroulant dans une salle quasi pleine en ce samedi après-midi devant un public captivé. Les panélistes, eux, étaient contents de participer à cette discussion mais aussi de pouvoir s’exprimer sur un sujet peu abordé en Amérique du Nord. En effet, Mme Chiwara a affirmé être heureuse de constater la forte demande pour ce type de discussion à McGill, et a avoué qu’avant de venir, elle se demandait ce que les étudiants savaient vraiment du féminisme en Afrique. De son côté, Mme Lo nous a expliqué qu’elle trouve le thème stimulant intellectuellement, et que venir participer à la conversation était une façon de supporter une initiative étudiante intéressante. Finalement, toutes les deux étaient d’accord pour dire qu’il est important de changer les discours utilisés pour parler de la femme africaine, et que ce genre de discussion était donc une bonne opportunité pour donner une voix à la femme africaine dans le monde occidental.</span></p>
<p class="p3"><span class="s1">Du côté des étudiants, la curiosité semblait être la première motivation. Jacob Omorodion, étudiant en sciences politiques, a expliqué qu’il était venu par intérêt, mais aussi parce qu’il n’avait jamais eu l’occasion de voir interagir le féminisme et l’Afrique. Pour lui, ce genre de discussion est nécessaire et en tant qu’université représentante d’un corps étudiant international et varié, McGill se doit d’accueillir ce type de panel. </span></p>
<p class="p3"><span class="s1">D’autres conférences ont animé ce congrès qui s’est terminé le samedi 7 février avec comme événement de clôture la venue de Binyavanga Wainaina, journaliste et écrivain kenyan. Pour M. Ufondu la convention a été un succès, avec un public nombreux chaque jour. Pour lui, le succès a été rendu possible par le thème qui rassemblait les différents événements, une durée de trois jours consécutifs au lieu de quatre (comme l’an dernier), et des intervenants plus renommés que pour les éditions précédentes, dont Binyavanga Wainaina en tant qu’intervenant principal.</span></p>
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