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	<title>Gabrielle Adams - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Wed, 18 Sep 2024 02:55:17 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
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	<item>
		<title>Incertitude pour les libéraux</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/09/18/incertitude-pour-les-liberaux/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Gabrielle Adams]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Sep 2024 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La fin de l’entente entre les libéraux et le NPD marque un retour à la normale.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Le 4 septembre dernier, Jagmeet Singh, chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), met fin à son entente de soutien sans participation avec le Parti libéral du Canada (PLC). Ceci marque, d’une part, un retour à la normale marqué par l’incertitude caractéristique d’un gouvernement minoritaire, et ouvre, d’autre part, la possibilité d’une élection prématurée. En mars 2022, le NPD accordait au PLC une entente de soutien sans participation. Cette entente représentait un accord de confiance entre le NPD et les libéraux, élus en gouvernement minoritaire. Grâce à ce soutien, le Parti libéral a pu agir comme un parti majoritaire en coalition avec le NPD. Cela signifie qu’au cours des deux dernières années, les libéraux ont pu obtenir aisément les votes de confiance des membres du Parlement, sans avoir à négocier chaque vote avec les partis d’opposition, tel qu’il est courant de le faire pour un gouvernement minoritaire.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« Il existait des tensions [entre le NPD et les libéraux], par exemple, autour de projets sur l’assurance médicament, dont la mise en œuvre tardait » </p>



<p class="has-text-align-center">Daniel Béland, professeur de sciences politiques à McGill</p>
</blockquote>



<p><strong>Fin de l’entente : Pourquoi ?</strong></p>



<p>J’ai pu m’entretenir avec Daniel Béland, professeur au Département de sciences politiques de l’Université McGill, afin d’obtenir des réponses à la suite de la fin de l’entente entre le NPD et le PLC. Une première explication concerne des divergences sur des dossiers clés : « Il existait des tensions [entre le NPD et les libéraux, <em>ndlr</em>], par exemple, autour de projets sur l’assurance médicament, dont la mise en œuvre tardait. Je pense qu’un aspect important a été la décision du gouvernement libéral concernant <a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2099528/conflit-travail-ferroviaire-decision-ccri" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">la grève dans le secteur des chemins de fer</a>, alors que les travailleurs en grève ont été forcés à retourner au travail », explique le professeur. Cependant, un autre enjeu plus stratégique a sans doute aussi influencé la rupture de l’entente entre les partis : «&nbsp;Je pense que sur le plan politique, le NPD est trop étroitement associé aux libéraux, et ces derniers sont en baisse dans les sondages depuis plus d’un an », constate Professeur Béland. « Le NPD est associé directement au gouvernement libéral, ce qui nuit à sa popularité. Certains députés du NPD sont insatisfaits de cette entente, et leur association directe à Justin Trudeau et à son gouvernement leur déplaît fortement. »</p>



<p>Cette mise à terme de l’entente de soutien sans participation survient une semaine après <a href="https://www.lapresse.ca/actualites/politique/2024-08-29/pierre-poilievre-demande-au-npd-de-dechirer-l-entente-le-liant-aux-liberaux.php" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">l’annonce de Pierre Poilievre</a>, chef du Parti conservateur, dans laquelle il encourageait le NPD à mettre fin à l’entente. Poilievre souhaite maintenant obtenir le soutien du NPD et du Bloc québécois lors d’un éventuel vote de confiance durant lequel il voterait en défaveur des libéraux. Dans l’éventualité où ces derniers n’obtiendraient pas de soutien d’un parti de l’opposition, une élection fédérale prématurée serait envisageable.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« Selon le Professeur Béland, […] les probabilités d’une élection générale prématurée sont maigres. En effet, dans le contexte d’un gouvernement minoritaire, le NPD et le Bloc québécois détiennent un certain pouvoir de négociation »</p>
</blockquote>



<p><strong>Élection fédérale : un risque réel ? </strong></p>



<p>Depuis l’annonce de la dissolution de l’entente entre le NPD et les libéraux, une question se pose : une élection prématurée serait-elle possible? Certains affirment que oui, évoquant l’annonce de Poilievre durant laquelle il annonce que « <a href="https://www.lapresse.ca/actualites/politique/2024-09-04/fin-de-l-entente-entre-le-npd-et-les-liberaux/poilievre-va-deposer-une-motion-de-censure-pour-forcer-des-elections.php" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Justin Trudeau ne va pas démissionner. Il faut le congédier</a> ». Cependant, selon le professeur Béland, les probabilités d’une élection générale prématurée sont minces. En effet, dans le contexte d’un gouvernement minoritaire, le NPD et le Bloc québécois détiennent un certain pouvoir de négociation. Ceci dit, si une élection devait se tenir cet automne, <a href="https://338canada.com/cpc.htm" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">les sondages prédisent</a> une victoire majoritaire des conservateurs, retirant aux NPD et au Bloc une grande part de leur influence au Parlement. Le Professeur Béland affirme que : «&nbsp;Pour le Bloc et surtout pour le NPD, il serait préférable de maintenir les libéraux au pouvoir au moins jusqu’au printemps. Effectuer le vote de confiance après le prochain budget, ce serait peut-être une meilleure occasion de faire tomber le gouvernement pour déclencher des élections vers la fin du printemps 2025. Cela dit, si les libéraux réussissent à se négocier des ententes, ils pourraient survivre jusqu’à la fin de leur mandat, soit jusqu’à la fin de l’année 2025. »</p>



<p>Il faudra donc attendre une journée d’opposition [journée durant laquelle les partis d’opposition peuvent choisir la motion à débattre, <em>ndlr</em>] pour découvrir si une élection aura lieu.</p>



<p><strong>Retour à la normale</strong></p>



<p>Selon le Professeur Béland, ce qui est normal dans un contexte de minorité au sein d’un gouvernement, c’est l’incertitude du parti au pouvoir, qui le contraint donc à négocier et faire des concessions avec les autres membres du Parlement, comme dans le cas de l’entente entre les néo-démocrates et les libéraux.</p>



<p>La rupture entre le NPD et le PLC représente donc un retour aux négociations pour tout ce que le gouvernement souhaite entreprendre. Il est à noter que même en tant que gouvernement minoritaire, le Parti libéral reste relativement fort parce qu’il ne requiert le soutien que d’un seul autre parti d’opposition pour mener à bien ses projets. Comme note professeur Béland, les libéraux risquent donc de se tourner vers le Bloc québécois, ce qui pourrait leur garantir une certaine capacité d’action.</p>



<p>« Si on écoute le discours politique d’Yves-François Blanchet [chef du Bloc québécois,&nbsp;<em>ndlr</em>], et de d’autres députés du bloc, il est évident que le parti voit maintenant son influence grandir », affirme le Professeur Béland. « Ça ne veut pas nécessairement dire que le Bloc votera en faveur des libéraux et leur offrira un soutien inconditionnel, mais il est évident que les libéraux ont maintenant les yeux tournés vers le Bloc, et non le NPD. Par contre, c’est un jeu dangereux pour les libéraux étant donné que le Bloc québécois n’est pas actif ailleurs qu’au Québec, et que c’est un parti souverainiste : s’allier avec eux pourrait poser des risques politiques. » La seule certitude pour les libéraux semble donc être l’incertitude de leur avenir politique, au vu de leur retour à un statut minoritaire.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Crise d’itinérance au Québec</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/09/11/crise-ditinerance-au-quebec/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Gabrielle Adams]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Sep 2024 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Québec]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Protéger les enfants au détriment des personnes sans-abris?</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Le 15 avril dernier, un hébergement pour personnes sans-abris et un site de consommation supervisée, la Maison Benoît Labre, a ouvert ses portes à 260 mètres d’une école primaire. Après de nombreux incidents, la province du Québec envisage l’interdiction de centres de jours et de consommation supervisée près des écoles et des garderies. Bien que cette décision ait pour but premier de protéger les enfants, plusieurs personnes se questionnent sur les actions effectuées par le gouvernement pour protéger les personnes sans-abris et prévenir l’itinérance de ses citoyens. </p>



<p><strong>La protection des enfants avant tout</strong> </p>



<p>Les semaines qui ont succédé l’ouverture du centre ont occasionné une série d’événements perturbateurs, recensés sur les terrains de l’école Victor-Rousselot. Parmi <a href="https://www.lapresse.ca/actualites/chroniques/2024-07-13/crack-nudite-et-agression-au-baton/les-premiers-mois-chaotiques-de-benoit-labre.php" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">ces incidents</a>, dont le nombre <a href="https://www.985fm.ca/audio/636723/plus-de-40-incidents-repertories-a-la-maison-benoit-labre" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">s’élève désormais à plus de 40</a>, on dénombre des excréments humains retrouvés dans le parc-école, un feu allumé dans une ruelle adjacente, un parent ayant aperçu un homme nu près de l’entrée du service de garde, et la liste se poursuit. Par conséquent, le ministre Lionel Carmant, responsable des Services sociaux, a <a href="https://www.lapresse.ca/actualites/2024-08-27/quebec-veut-interdire-les-centres-pour-sans-abri-pres-des-ecoles.php" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">incité la Direction générale de la santé publique</a> à « évaluer les options pour mieux encadrer l’établissement de ces ressources pour éviter que de telles situations se reproduisent à l’avenir ». Face à cette situation préoccupante, des questions se posent : comment cohabiter, mais d’abord, devrait-on cohabiter? Comment concilier la réalité des personnes itinérantes avec celle de nos enfants? Le gouvernement décide que sa priorité est de protéger les enfants de ces réalités difficiles. Pour ce faire, la province envisage l’interdiction des centres de jour et de consommation supervisée près des écoles. </p>



<p>Le Premier ministre François Legault partageait récemment son accord avec la récente décision de son homologue ontarien, Doug Ford, qui a mis en place des mesures d’interdiction semblables. À cet égard, <a href="https://www.lapresse.ca/actualites/2024-08-27/quebec-veut-interdire-les-centres-pour-sans-abri-pres-des-ecoles.php" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Legault affirme</a> que les centres de consommation supervisée ne devraient pas être situés près d’établissements scolaires : « Il ne devrait pas y en avoir. Il n’y aurait pas dû en avoir et il n’y en aura pas. » Le gouvernement caquiste avait d’ailleurs présenté une motion en 2017, qui avait pour but d’interdire les sites de consommation supervisée à une distance minimale d’écoles, mais le Parti québécois avait bloqué cette initiative. En juin de cette année, c’est le Parti québécois qui a proposé une motion presque identique à celle qu’il avait refusée en 2017. Cette fois-ci, c’est la CAQ qui s’y est opposée. </p>



<p><strong>Non à la cohabitation ou à la normalisation? </strong></p>



<p>Dans le meilleur des cas, l’annonce de cette éventuelle décision du gouvernement démontre d’une part un désir incontestable de vouloir protéger les jeunes de la province, et d’une autre, un possible refus de reconnaître la crise de l’itinérance. En effet, dans les provinces du Canada qui sont plus sévèrement accablées par cette crise, la cohabitation est inévitable, mais rarement mise en cause parce que la crise d’itinérance est normalisée. En Colombie-Britannique, par exemple, il est difficile de se promener dans certaines villes sans voir le genre d’événements perturbateurs évoqués par l’école Victor-Rousselot ; les personnes qui fument du crack ou qui s’injectent du fentanyl sont omniprésentes, même à 100 mètres d’une école. Cela ne choque plus personne dans la province de l’Ouest. Peut-on supposer que les résidents en Colombie-Britannique soient plus ouverts à une cohabitation que les Québécois, ou bien est-ce simplement que la crise est d’une telle envergure qu’elle en devient banale? </p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center">« La réaction du gouvernement québécois peut être interpretée comme un refus de reconnaître cette situation de crise »</p>
</blockquote>



<p>« <em>Je ne suis jamais surpris de voir des personnes consommer de la drogue en public. C’est sûr que, quand c’est près des écoles, c’est plus inquiétant, mais jamais surprenant (tdlr)</em> », indique Andrew Nikodym, résident de la Colombie Britannique. « <em>Depuis quelques années, l’ampleur de la situation est remarquable : maintenant, je suis presque surpris si je ne vois pas au moins une personne fumer du crack quand je sors, surtout si c’est au centre-ville. </em>» Pour ce résident de Kelowna, cette cohabitation entre les personnes itinérantes en situation de dépendance à la drogue et les personnes qui n’en souffrent pas démontre une réelle normalisation de la crise. Dans ce contexte, la réaction du gouvernement québécois peut être interprétée comme un refus de reconnaître cette situation de crise.</p>



<p><strong>Les actes sont-ils plus éloquents que la parole</strong></p>



<p>Quand il est question d’itinérance, il est forcément question des crises du logement, de dépendance et de santé mentale. Pour croire que le gouvernement refuse de normaliser ces crises, il faut d’abord penser qu’il fait tout en son pouvoir pour protéger les itinérants et pallier cette situation de crise. En matière de crise du logement, la ministre responsable de l’Habitation, France-Élaine Duranceau, a présenté sa Stratégie québécoise en habitation le 22 août, qui propose une hausse dans la cible du nombre de logements. Parmi ceux annoncés, 4% seront des logements sociaux et abordables, contrairement au 10% actuel, déjà insuffisant selon la <a href="https://www.flhlmq.com/fr/article/une-strategie-qui-limite-4-le-nombre-de-logements-sociaux-venir" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Fédération des locataires d’habitations à loyer modique du Québec</a>, qui dénonce la stratégie.</p>



<p>Pour remédier à la crise des drogues, le ministre Carmant a annoncé, le 31 août, que <a href="https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2101205/journee-sensibilisation-surdoses-opioides-canada-naloxone#:~:text=Les%20surdoses%20peuvent%20toucher%20tout,les%20surdoses%20de%20substances%20psychoactives." data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">1,6 millions de dollars</a> du Fonds de lutte contre la dépendance servirait à prévenir les surdoses de substances psychoactives. Cette somme sera <a href="https://www.indexsante.ca/nouvelles/1966/investissement-pour-prevenir-les-surdoses-au-quebec.php" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">investie dans des organismes communautaires</a> qui offrent des services de consommation supervisée et vérification de substances illicites. La province a aussi facilité l’accès à la naloxone, une substance qui peut temporairement arrêter les effets d’une surdose, désormais gratuite dans toutes les pharmacies du Québec. Dre. Julie Bruneau, spécialiste en médecine de la toxicomanie, prétend toutefois que <a href="https://www.ledevoir.com/societe/sante/819086/crise-opioides-continue-faire-ravages-quebec" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">ces initiatives ne sont pas suffisantes</a> : « On ne peut pas penser qu’en prévenant aujourd’hui ceux qui sont à risque de mourir à cause de leur drogue qu’on va être capable d’agir en amont sur la prévention, la détection et les soins centrés sur l’individu qui ne sont pas stigmatisants. » En ce qui concerne la santé mentale, rien n’est couvert par la province et les soins privés sont très dispendieux – on parle d’une moyenne de 150$ par rendez-vous. Par ailleurs, on recense plus d’un million de toxicomanes souffrant d’une dépendance à la drogue dure au Canada. « Le gouvernement québécois peut faire plus à ce chapitre », conclut une étude de l’Institut de recherche progressiste. « Il peut d’abord offrir une véritable couverture universelle des soins de psychothérapie, accompagnée d’un encadrement du marché privé afin d’orienter les ressources vers les besoins prioritaires. »</p>



<p><strong>La protection de tous</strong> </p>



<p>Plusieurs experts s’accordent donc sur le fait que le gouvernement doit en faire davantage en matière d’itinérance, de logements abordables, de dépendances aux drogues et de santé mentale. La protection des enfants est importante, mais il est aussi nécéssaire d’aider et de protéger les toxicomanes, les sans-abris, les personnes souffrant de problèmes de santé mentale. </p>
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		<item>
		<title>Nouvel espoir chez les démocrates</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/08/09/nouvel-espoir-chez-les-democrates/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Gabrielle Adams]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Aug 2024 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Actualité internationale]]></category>
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		<category><![CDATA[Kamala Harris]]></category>
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		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[politique américaine]]></category>
		<category><![CDATA[USA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Kamala Harris apporte une vague d’optimisme pour le Parti démocrate américain.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Le 21 juillet 2024, Joe Biden, lors d’une déclaration à la nation, annonce son retrait de la course présidentielle et sa candidature est remplacée par celle de sa vice-présidente, Kamala Harris. La décision du président de se retirer de la campagne à moins de quatre mois de l’élection est un événement sans précédent aux États-Unis, qui laisse croire à une crise interne chez les démocrates. Au contraire, il démontre plutôt la force du parti qui s’unit autour d’une cause : la protection de la démocratie aux États-Unis, comme l’explique dans une entrevue pour <em>Le Délit</em> Dr. Brendan Szendro, Professeur de l’Université McGill en politique comparée.</p>



<p></p>



<p></p>



<p><strong>De la crise à l’unisson</strong></p>



<p>« Un vulnérable point d’inflection qui fait place à de l’optimisme, à un potentiel de croissance. De façon générale, ce changement met les démocrates dans une position avantageuse » résume Professeur Szendro à propos de la situation des démocrates. « Tout ceci était une stratégie très risquée, mais le fait que le parti n’ait pas sombré dans le chaos démontre que ce plan a été soutenu par tous les membres du parti qui ont dû s’unir derrière Kamala Harris. Si le changement de candidat représentait un moment de crise plutôt que de rassemblement pour le parti, il y aurait certainement eu des voix dissidentes et nous n’aurions pas vu le parti se rassembler aussi rapidement derrière Kamala. »</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Les sondages démontrent une baisse marquée en popularité après le retrait des troupes américaines de l’Afghanistan. Sa popularité a lentement commencé à remonter jusqu’à ce que le conflit à Gaza prenne son ampleur à la fin de l’année 2023. C’est vraiment ces deux évènements qui sont perçus comme des échecs, et qui ont été dommageables à sa réputation »</p>
<cite>Professeur Szendro</cite></blockquote>



<p>Si le Parti démocrate n’est pas en crise, pourquoi donc changer de candidat si peu de temps avant les élections du 5 novembre 2024? Biden, en raison de son impopularité, démontrée dans des <a href="https://www.reuters.com/graphics/USA-BIDEN/POLL/nmopagnqapa/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">sondages</a>, n’était pas un bon candidat pour les démocrates ce qui, selon le parti, tel qu’expliqué dans l’annonce de Biden du 21 juillet, aurait mis la sécurité de la démocratie aux États-Unis à risque.&nbsp; En effet, le Projet 2025 de Trump pourrait nuire à la démocratie, par exemple, le projet viserait entre autres à couper le financement de chaînes médiatiques publiques ce qui nuirait à l’accès à des nouvelles objectives, mettant en cause la démocratie américaine. Il a aussi insciter l’insurrection du Capitol après avoir perdu l’élection de 2020.</p>



<p>Les questions sur <a href="https://www.cnn.com/2024/07/18/politics/joe-biden-health-and-age-scrutiny/index.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">l’état physique et mental du président</a> ainsi que l’inflation qui <a href="https://www.cnn.com/2024/04/11/economy/biden-inflation-plan/index.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">ravage les classes moyennes et inférieures</a> du pays ont souvent été nommées comme les raisons principales de l’impopularité de Biden. Cela dit, selon Professeur Szendro, c’est le manque d’habileté en relations internationales qui a le plus dérangé le peuple américain. « Les sondages démontrent une baisse marquée en popularité après le retrait des troupes américaines de l’Afghanistan. Sa popularité a lentement commencé à remonter jusqu’à ce que le conflit à Gaza prenne son ampleur à la fin de l’année 2023. C’est vraiment ces deux évènements qui sont perçus comme des échecs, et qui ont été dommageables à sa réputation », dit Professeur Szendro. « C’est ensuite après sa faible performance lors du débat contre Trump que le parti l’a fortement encouragé à <a href="https://www.politico.com/news/2024/07/21/why-biden-dropped-out-00170106" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">se retirer de la course</a> », ajoute-t-il.</p>



<p>Le Parti démocrate utilise la menace à la démocratie pour justifier le changement de candidat comme il est dit dans l’annonce de Biden du 21 juillet, sur<a href="https://democrats.org/where-we-stand/party-platform/restoring-and-strengthening-our-democracy/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer"> le site Internet des démocrates</a> et dans la première vidéo de campagne de Harris. Le message cible des démocrates, pour cette élection, est qu’une défaite pour leur parti pourrait être la fin de la démocratie aux États-Unis et c’est le rassemblement du parti derrière ce message qui démontre, encore une fois, l’unisson du parti, plutôt qu’une situation de crise. Professeur Szendro fait référence à une partie du discours donné par Biden annonçant son retrait pour illustrer la force du message et du Parti démocrate.</p>



<p>« Biden a communiqué quelques messages clés très poignants, entre autres quand il a dit dans son adresse du 21 juillet qu’il estime son bureau, mais qu’il estime son pays plus et que la démocratie du pays est plus importante que ses ambitions personnelles. C’est là que le Parti démocrate, à travers le discours à Biden, se positionne réellement comme le parti qui suit le principe de légalité et qui, potentiellement, respecte la démocratie plus que l’autre parti. Ceci, évidemment, parle beaucoup à l’électorat Américain. »</p>



<p><strong>Une candidate pour la démocratie</strong></p>



<p>Kamala Harris, étant la vice-présidente et ayant la popularité nécessaire, prend donc le rôle de candidate à la présidence pour l’élection 2024, ce qui donne un avantage aux démocrates alors que le camp opposé avait, jusqu’à présent, organisé une élection contre Biden. Et malgré les critiques qui décrient un manque d’action de la part de Harris, elle représente une candidature beaucoup plus intéressante pour les Américains selon le Professeur Szendro. Elle est plus jeune, plus de gauche, plus apte à contrer Trump lors d’un débat et pourrait inspirer plus de confiance envers l’électorat en matière de relations internationales.</p>



<p>L’annonce de la candidature de Kamala donne une nouvelle vague d’énergie pour le Parti démocrate et lorsque Harris et Trump débattront, le contraste entre les deux sera remarquable ce qui sera très intéressant. </p>



<p>Harris semble aussi être moins indulgente envers les actions d’Israël, ce qui a été démontré par <a href="https://thehill.com/homenews/administration/4789077-kamala-harris-benjamin-netanyahu-address/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">son absence au Congrès</a> lors de la visite du premier ministre Israélien. Cela <a href="https://www.wsj.com/politics/national-security/harriss-support-for-gaza-cease-fire-hints-at-foreign-policy-shift-bbe8dc2a" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">pourrait attirer certains électeurs</a> qui en veulent à Biden de soutenir le camp israélien. D’autre part, elle pourrait aussi attirer les Américains qui sont plus de gauche et les plus jeunes, affirme Professeur Szendro.</p>



<p>« Elle a une bien meilleure chance d’attirer les jeunes électeurs : elle est beaucoup plus jeune que Biden et que Trump, et donc le Parti démocrate a beaucoup de raisons d’être optimiste en ce moment. »</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Malgré les avantages apportés par le changement de candidature, rien n’est gagné. Les sondages démontrent une course à la présidence qui reste très serrée : <a href="https://www.reuters.com/world/us/harris-leads-trump-44-42-us-presidential-race-reutersipsos-poll-finds-2024-07-23/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Harris a une maigre avance sur Trump</a>, qui reste un candidat très populaire.</p>
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<p><strong>Aller de l’avant</strong></p>



<p>Avec l’annonce du candidat à la Vice-Présidence, Tim Walz, le Parti démocrate s’attend à voir leur taux de popularité augmenter. En plus d’assurer une victoire démocrate dans l’Etat du Minnesota, historiquement démocrate et dont il est l’actuel gouverneur, Tim Waltz est présenté comme celui qui va pouvoir <a href="https://www.cbc.ca/news/world/harris-running-mate-walz-1.7286027" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">aller chercher du soutien </a>auprès des électeurs Blancs et des régions rurales, qui ont par le passé majoritairement voté pour Trump. Il pourra aussi rallier les électeurs plus centristes alors que Harris rallient davantage les électeurs de gauche.</p>



<p>Malgré les avantages apportés par le changement de candidature, rien n’est gagné. Les sondages démontrent une course à la présidence qui reste très serrée : <a href="https://www.reuters.com/world/us/harris-leads-trump-44-42-us-presidential-race-reutersipsos-poll-finds-2024-07-23/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Harris a une maigre avance sur Trump</a>, qui reste un candidat très populaire. Cela dit, la tentative d’assassinat du 10 juillet et la Convention nationale républicaine du 15 juillet dernier, ont peu servi à augmenter la popularité à Trump qui reste assez stable. De son côté, Harris a amassé plus de <a href="https://apnews.com/article/harris-fundraising-democrats-trump-fbc14aa926444b4f961f579c63811766" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">370 millions de dollars</a> de financement en un seul mois ce qui représente la plus grosse somme amassée par un candidat à ce stade de la course.</p>



<p>« D’une façon surprenante, nous avons seulement vu une maigre augmentation de la popularité de Trump dans les sondages après la tentative d’assassinat et la Convention nationale républicaine, ce qui est remarquable et démontre que nous vivons une élection avec des candidats historiquement très impopulaires. Le changement de candidat vers Kamala Harris est donc avantageux pour les démocrates, mais il leur reste encore une énorme tâche devant eux pour gagner l’élection », dit Professeur Szendro.</p>



<p>Le Parti démocrate est donc présentement en position favorable, ce qui suscite, à trois mois des élections présidentielles, un optimisme croissant au sein du parti. Selon les démocrates, une victoire en novembre correspondrait à une victoire pour la démocratie américaine tout entière.&nbsp;&nbsp;</p>



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<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/08/09/nouvel-espoir-chez-les-democrates/" data-wpel-link="internal">Nouvel espoir chez les démocrates</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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