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	<title>Cristina Tanasescu - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
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		<title>Place à l’imagination</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Cristina Tanasescu]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Apr 2016 05:13:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ryan Gander nous offre Make every show like it’s your last dans les salles du MAC. </p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2016/04/05/place-a-limagination/" data-wpel-link="internal">Place à l’imagination</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1"><i>M</i></span><span class="s1"><i>ake</i></span><i> </i><span class="s1"><i>every show like it’s your last</i>, présenté au Musée d’Art Contemporain, est la première exposition solo de l’artiste britannique Ryan Gander à Montréal. Les œuvres, exhibées dans un grand espace ouvert auquel sont annexées deux petites salles, se répartissent entre tableaux, images, inventions et sculptures. Composées de matériaux variés, elles reflètent la multidisciplinarité de l’artiste, qui cherche à attirer notre attention, nos pensées et notre créativité vers des enjeux de la vie quotidienne, à prendre avec humour et grain de sel. L’exposition est brève, mais c’est en partie ce qui la rend plus accessible pour les étudiants qui mettent les bouchées doubles à l’approche des examens finaux!</span></p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 4399px">
			<img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-full wp-image-25290" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/04/C-ryangander.jpg" alt width="4399" height="3300" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/04/C-ryangander.jpg 4399w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/04/C-ryangander-330x248.jpg 330w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/04/C-ryangander-768x576.jpg 768w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/04/C-ryangander-1000x750.jpg 1000w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2016/04/C-ryangander-850x638.jpg 850w" sizes="(max-width: 4399px) 100vw, 4399px">		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Ryan Gander</span>		</figcaption>
	</figure>

<p class="p4"><span class="s3"><b>Échantillons incongrus</b></span></p>
<p class="p6"><span class="s1"><i>C++</i> regroupe cent palettes de verre ayant servi à peindre autant de portraits n’ayant toutefois jamais été exposés. Cette œuvre à elle seule occupe un mur haut et large, ce qui permet au visiteur de se concentrer pour parcourir cet ouvrage comme il se doit. Chaque palette contient des couleurs variées et différentes, ce qui porte à s’interroger sur les personnes dont le portrait a été peint. De quoi avaient-elles l’air? Comment l’artiste les avait-il représentées? <i>I is…(iv)</i> est le titre de plusieurs sculptures en résine de marbre disposées à travers la salle principale. Leur apparence suggère des meubles abandonnés dans une maison, entièrement couverts par des draps blancs tournant au gris à cause de la poussière. En lisant le guide d’information, on comprend que l’artiste représente ici les tentes que sa petite fille crée à partir de quelques meubles et objets recouverts de draps, fruits de l’imagination sans borne de l’enfant. Il est à noter que pour cette œuvre, le réalisme de la texture est admirable! </span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Finalement, avec une paire d’yeux animatroniques rappelant la bande dessinée, la vue de <i>Magnus Opus</i> surprend et fait rire. Imbriqués dans un mur blanc, deux gros yeux bleus et les sourcils qui les accompagnent bougent toutes les quelques secondes pour représenter diverses émotions et expressions. On est captivé, qu’on le veuille ou non, par ces objets intrigants et on suit avec curiosité leur chorégraphie aléatoire. </span></p>
<blockquote>
<p class="p1"><span class="s1">«On est captivé, qu’on le veuille ou non, par ces objets intrigants»</span></p>
</blockquote>
<p class="p6">En bref, les œuvres exposées varient par leur nature et chaque visiteur y trouve son compte. Ce qui est unique aussi, c’est que le visiteur ne se sent ni trop perdu ni trop guidé: les feuillets d’information sont disponibles à l’entrée de la salle, mais aucune description n’apparait à côté des pièces, ce qui donne libre cours à la pensée du visiteur. En effet, seulement s’il le désire, un coup d’œil aux notes de l’artiste permet de mieux comprendre le point de vue de celui-ci.</p>
<p class="p6">Si, d’après le titre de son exposition, Gander veut que les gens gardent en mémoire ses œuvres, c’est réussi. La place laissée aux pensées du public, qui forge son appréciation et interprétation des œuvres, en est l’élément clé. <i>Make every show like it’s your last</i> au MAC, version retravaillée de l’exposition itinérante, fait un arrêt jusqu’au 22 mai 2016 à Montréal, puis reprend son voyage. Ne tardez pas!</p>
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