<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Camille B. Lefrançois - Le Délit</title>
	<atom:link href="https://www.delitfrancais.com/author/camille-lefrancois/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.delitfrancais.com/author/camille-lefrancois/</link>
	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Tue, 26 Mar 2013 04:56:41 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	
	<item>
		<title>La réconciliation par les perles</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/03/25/la-reconciliation-par-les-perles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Camille B. Lefrançois]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Mar 2013 04:13:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=17838</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le projet Wampum arrive à Montréal</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2013/03/25/la-reconciliation-par-les-perles/" data-wpel-link="internal">La réconciliation par les perles</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Combien de Canadiens et de Québécois connaissent vraiment l’histoire des pensionnats autochtones? Ce qu’on connaît de ces nations reste généralement superficiel: quelques notions lointaines venues de cours d’histoire du secondaire et de ce que les médias auront pu véhiculer au sujet des problématiques de pauvreté, de violence ou d’alcoolisme. En somme, lorsqu’on y réfléchit, on réalise qu’on en connaît bien peu sur les nations autochtones du Québec et du Canada.</p>
<p>C’est cette ignorance que la soirée du Projet Wampum vise à surmonter en mettant en lumière un pan sombre mais central de la réalité actuelle des Premières Nations: l’histoire des pensionnats. Ces pensionnats autochtones furent des écoles où, de 1831 à 1996, les enfants des communautés étaient envoyés de force dès l’âge de 5 ou 6 ans afin de suivre une éducation loin de leur famille et de leur culture dans le but ouvert de «tuer l’Indien dans l’enfant».</p>
<p>Cette histoire mérite pourtant d’être connue, ne serait-ce que pour mieux saisir les enjeux avec lesquels sont aux prises les communautés autochtones de nos jours et pour les aider à aller de l’avant dans leur processus de guérison.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Le projet Wampum</b></p>
<p>C’est en tout cas ce qu’en pensent l’équipe des Pléiades Associées, qui est à l’origine du Projet Wampum et dont&nbsp; la tournée parcourra 12 municipalités québécoises.</p>
<p>Des soirées se tiennent dans plusieurs villes et permettent aux participants de se familiariser avec l’histoire des pensionnats autochtones à travers les témoignages de survivants de ces écoles. La culture de ces nations sera également mise à l’honneur.</p>
<p>Comme le dit le site officiel, la mission de «Wampum est de toucher le plus grand nombre de personnes au Québec, issues de différentes régions et communautés (autochtones, québécoises francophones, anglophones et immigrantes) dans une démarche honorant la reconnaissance de la vérité et la réconciliation».</p>
<p><b>La Wampum, tout un symbole&nbsp;</b></p>
<p>Le nom de l’événement est un choix éclairé quant à son niveau symbolique et culturel. Chez les autochtones, le wampum&nbsp; est un collier ou une ceinture fait de perles de coquillages qui symbolise une entente.</p>
<p>Les perles de wampum, de couleur blanche ou pourpre, sont enfilées sur plusieurs rangs de manière à constituer des motifs. Le wampum symbolise généralement un événement survenu dans le passé, une entente ou une prophétie. De nombreux colliers et ceintures wampum ont été échangés dans le cadre des contacts entre les Premières Nations et les Européens.</p>
<p>Le Projet Wampum s’est inspiré de cette tradition d’échange entre les Amérindiens et les Européens pour signifier le renouvellement de nos relations entrepris dans la démarche de guérison. Au courant de la tournée québécoise, les participants sont donc amenés à contribuer à la confection de la ceinture en y ajoutant une perle qui sera ensuite tissée par l’artisan Teharihulen Michel Savard.</p>
<p>Cette ceinture se veut être la «trace durable du premier pas dans la réconciliation avec les Premières nations au Québec», expliquent les Pléiades associées. La ceinture wampum, symbole de notre volonté d’alliance et de réconciliation, sera présentée lors de l’événement national de commémoration de la Commission de vérité et réconciliation du Canada, qui est prévu à Montréal, du 24 au 27 avril 2013.</p>
<p>Un beau projet pour aller au-delà des idées préconçues et amorcer un rapprochement avec ces peuples dont on partage l’histoire et le territoire.&nbsp; ξ</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2013/03/25/la-reconciliation-par-les-perles/" data-wpel-link="internal">La réconciliation par les perles</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L’art de vivre à Copenhague</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/11/08/l%e2%80%99art-de-vivre-a-copenhague/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Camille B. Lefrançois]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Nov 2011 13:36:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[BIXI]]></category>
		<category><![CDATA[copenhague]]></category>
		<category><![CDATA[cyclisme]]></category>
		<category><![CDATA[Développement durable]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[europe]]></category>
		<category><![CDATA[vélo]]></category>
		<category><![CDATA[voyage]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=9618</guid>

					<description><![CDATA[<p>Récit d’une transformation urbaine racontée par Camilla Van Deurs</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2011/11/08/l%e2%80%99art-de-vivre-a-copenhague/" data-wpel-link="internal">L’art de vivre à Copenhague</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Avec ses canaux qui la traversent par endroits, ses nombreux parcs et espaces publics aux allures de carte postale, son centre-ville piéton au charme des vieilles villes européennes, dès les premiers abords, la ville de Copenhague tend à séduire. Copenhague, aussi nommée la capitale internationale du vélo, apparaît comme une ville construite à la mesure de ses citoyens, que l’on peut observer partout en marchant, pédalant, flânant sous le soleil lorsqu’il daigne bien pointer le bout de son nez. Si l’impression qui en ressort est celle d’une ville qui fut toujours ainsi, détrompez-vous! Ici aussi le 20e siècle a vu la transformation de la ville pour l’automobile qui devint reine. À la différence qu’un jour, au courant des années 60, quelques personnes ont saisi l’opportunité d’entamer une transformation qui est toujours en cours et dont les principes sont maintenant étudiés partout à travers le monde. Parmi ces personnes se trouve l’architecte Jan Gehl, mondialement connu pour ses travaux sur l’architecture et l’urbanisme centré sur les habitants, et Camilla Van Deurs, architecte et chargée de projet chez Gehl Architect, qui a également travaillé près de chez nous comme consultante sur les réseaux cyclables de Ottawa-Gatineau.</p>
<p><strong></strong></p><figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/S-Centre-ville2noir-blanc.jpg" data-wpel-link="internal"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-large wp-image-9619" title="S-Centre-ville2noir blanc" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/S-Centre-ville2noir-blanc-595x446.jpg" alt width="595" height="446"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/camille-lefrancois/?media=1" data-wpel-link="internal">Camille B. Lefrançois</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>
Centre-ville piéton et espaces publics<br>
Marcher dans le centre-ville de Copenhague est une belle expérience. Beaucoup de ses rues étroites, typiques, présentent des façades caractéristiques et charmantes. Si vous vous y rendez à une heure passante ou ensoleillée, vous serez vite entourés d’une multitude de passants qui, comme vous, marchent d’un côté à l’autre de la rue pour se rendre à la boutique, au restaurant, au banc du parc ou au café le plus près. L’automobile n’y a pas sa place et cela semble naturel! Comme l’explique Camilla Van Deurs, c’est le résultat de plusieurs décennines de travail pour une transition pas à pas.
<p>L’idée prend racine alors qu’un mouvement néerlandais introduit un concept dont la traduction littérale est «vivre dans la rue», dont l’objectif est la transformation de certaines rues en lieu public et piétonnier pour la communauté. À Copenhague, c’est en 1961 que la ville décide de lancer l’année suivante un projet temporaire qui vise à rendre piétonne une des rues principales du centre-ville pour une période de six mois. Le résultat? «Après 6 mois, la ville a évalué le projet et a constaté que les gens étaient si content qu’il a été&nbsp; décidé de laisser la rue fermée aux voitures.» Voilà ce qui a ouvert la voie à la série de transformations. Au courant des années 70, la rue piétonne est devenue un réseau et les années 80 et 90 ont vu le retrait des voitures de toutes les places qui parsemaient les abords de ce nouveau réseau. Ce que Jan Gehl a observé alors est que «dès que l’on retire le trafic automobile d’un endroit, les gens répondent en commençant à utiliser l’espace.»</p>
<p>Un élément intéressant qui a fait connaître mondialement la ville est la série d’études réalisées tout au long de cette transformation par la firme Gehl Architect et son instigateur Jan Gehl. Dès 1968, Gehl commence à faire ce qui est maintenant une de leurs marques de commerce; les sondages «Public Spaces – Public Life». L’idée est simple; répertorier les activités des piétons, un peu comme toutes les villes le font avec les statistiques pour le trafic automobile. Graduellement, ce qui était d’abord une recherche d’intérêt académique devint un outil important alors que «la ville a finallement commencé à utiliser les données comme arguments pour réaliser la transformation en cours». À ce jour, non seulement la ville collecte les données traditionnelles sur le trafic automobile, mais elle publie également un décompte du trafic cyclable et piétonnier, de même qu’un rapport sur la vie urbaine afin d’en documenter les changements annuels.</p>
<p>Le succès d’une telle démarche pour la ville et ses citoyens a ensuite certainement contribué au développement des nombreux espaces publics et parcs qui forment maintenant l’image de Copenhague et font le bonheur des touristes comme des citoyens. Vous reconnaîtrez parmi ces exemples le très connu port de Nyhavn, qui orne immanquablement tous les guides de voyage, dont la revitalisation et la piétonisation en a fait un des endroits courus de la ville. Les avantages d’une telle transformation? «Il s’agit d’un investissement public bon marché, rapide et démocratique puisque tous les citoyens auront la chance d’en bénéficier.» Comme le faisait remarquer Camilla Van Deurs, à Copenhague, cette idée d’investir dans les espaces publics avait émergé lorsque la ville traversait une crise économique majeure. Ce qui n’est pas sans rappeler la situation actuelle. Une idée intéressante, peut-être?</p>
<p><strong></strong></p><figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/S-Piste_cyclable2.jpg" data-wpel-link="internal"><img decoding="async" class="size-large wp-image-9622" title="S-Piste_cyclable2" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/S-Piste_cyclable2-595x446.jpg" alt width="595" height="446"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/camille-lefrancois/?media=1" data-wpel-link="internal">Camille B. Lefrançois</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>
En pédalant la ville<br>
Si vous avez déjà entendu parler de la ville de Copenhague auparavant, peut-être serez-vous au courant de son appellation en tant que capitale mondiale du vélo. La chose reste toutefois difficile à imaginer pour les Nord-Américains que nous sommes. Imaginez des rues à 3 niveaux sur lesquelles les voitures roulent au centre et où la piste cyclable surélevée prend place de chaque côté de la rue avant de finalement rejoindre le trottoir. Les cyclistes y ont souvent leurs propres feux de circulation. Cela semble banal? C’est qu’il faut mettre en perspective le nombre de cyclistes que vous croiserez sur lesdites pistes cyclables; en 2010, 50% des Copenhagois se rendaient à l’école et au travail à vélo. À l’heure de pointe dans la ville, le trafic cycliste est plus important que le trafic automobile. Ce qui fait toute la réputation et l’expérience du vélo si particulières dans cette ville. Cette fois encore, il s’agit d’une évolution progressive.
<p>À Copenhague, «tout a vraiment commencé avec le besoin» en infrastructures qui a émergé à la demande des cyclistes. Dans les années 70, la ville a adopté une politique pour les «Dimanche sans voiture» suite à la crise pétrolière. C’est à ce moment que les gens commencent à pédaler en masse et à réaliser le potentiel d’un tel moyen de transport. Suite à l’augmentation du trafic cyclable, la ville a commencé à créer les infrastructures pour le supporter. À Copenhague, «le vélo est considéré comme une nécessité plutôt qu’un sport, et donc nos infrastructures ont été principalement construite le long des routes, contrairement à des endroits comme le Canada où il s’agit plutôt d’un sport et les réseaux se trouvent plutôt le long de parcs». Aujourd’hui, Copenhague doit faire face à de nouveaux défis concernant son réseau cyclable, notamment les problèmes d’espace de stationnement qui sont très problématiques autour de certaines gares centrales. « Il y a également un besoin pour plus d’espace sur les pistes cyclables» puisque le principal sentiment d’insécurité chez les cyclistes découle maintenant non pas des voitures mais bien de la proximité des autres cyclistes aux heures de pointe!</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/S-Piste_cyclable11.jpg" data-wpel-link="internal"><img decoding="async" class="size-large wp-image-9624" title="S-Piste_cyclable1(1)" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/S-Piste_cyclable11-595x446.jpg" alt width="595" height="446"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/camille-lefrancois/?media=1" data-wpel-link="internal">Camille B. Lefrançois</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<p><strong>Un petit détour par chez nous…</strong><br>
L’exemple de Copenhague voyage. À preuve, la firme Gehl Architecte en partage l’expérience et les principes en tant que consultant pour des projets à travers le monde, en partant de la Chine et l’Australie jusqu’aux États-Unis et… à Ottawa-Gatineau! Camilla Van Deurs a à cet effet visité la région l’an dernier afin de conseiller les municipalités sur leurs réseaux cyclables. Mais est-il vraiment possible de transposer la culture du vélo danoise au Québec? Évidemment, l’hiver canadien est peut-être une ombre au tableau à l’idée de pédaler vers votre école ou votre lieu de travail en toute saison. Pourtant, Camilla fait valoir «qu’il s’agit d’abord d’une question de priorité; à Copenhague, les pistes cyclables sont maintenant déneigées avant les routes. » Il faut aussi remettre les choses en perspective; même en éliminant les quelques mois de notre hiver canadien, il reste une majorité de l’année dont le climat n’est pas problématique. Quand à la topographie, il s’agit également d’un obstacle de plus. Par contre, il existe encore une fois des réponses à ces problèmes en développant un système de transport en commun qui permettrait un relais pour les sections plus difficiles dans une approche plus multidisciplinaire du transport. À titre d’exemple additionnel, Copenhague oblige également tous les taxis à être équipés pour pouvoir transporter un minimum de 2 vélos. Mais avant tous ces défis techniques, Camilla croit que «le principal défi est que le vélo est toujours vu comme récréatif, d’abord parce que le réseau est concentré autour des espaces verts». La culture serait donc la première influence de notre mentalité cycliste?</p>
<p><strong></strong></p><figure class="wp-caption alignright" style="max-width: 225px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/S-Stat_v%C3%87lo.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-9626" title="S-Stat_vÇlo" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/S-Stat_v%C3%87lo-225x300.jpg" alt width="225" height="300"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/camille-lefrancois/?media=1" data-wpel-link="internal">Camille B. Lefrançois</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>
Apprendre des autres<br>
L’exemple de Copenhague comme modèle de planification et développement urbain semble inspirant. Non seulement les principes de «retrouver l’équilibre» entre la place des voitures et des citoyens dans leur ville est-elle intéressante, mais le résultat en est d’autant plus intéressant lorsqu’on a la chance de marcher dans ses rues, d’expérimenter ses pistes cyclables. Ce que démontre cette transformation si réussie, c’est aussi qu’il est possible de changer la culture de ses habitants simplement en leur fournissant l’espace pour le faire. Un argument pour encourager nos villes à penser plus loin que le bout de leur pare-choc…
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2011/11/08/l%e2%80%99art-de-vivre-a-copenhague/" data-wpel-link="internal">L’art de vivre à Copenhague</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Big Hanna: le début d’un règne</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/03/15/big-hanna-le-debut-d%e2%80%99un-regne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Camille B. Lefrançois]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Mar 2011 17:19:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=7071</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le Délit fait le point sur le compostage à l’échelle collective, les implications pour le citoyen et l’avancement de ce projet sur l’île de Montréal et sur le campus de McGill. Saurons-nous abandonner le sac vert pour le sac brun?</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2011/03/15/big-hanna-le-debut-d%e2%80%99un-regne/" data-wpel-link="internal">Big Hanna: le début d’un règne</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Gare à vos sacs poubelle, car le gouvernement québécois a annoncé ses intentions de gestion des matières résiduelles. En effet, d’ici 2020, l’enfouissement de toute matière organique sera officiellement banni. À plus court terme, d’ici 2015, le Québec vise un objectif de traitement de «60% de la matière organique putrescible résiduelle» selon le Ministère du Développement Durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP). Cela chamboulera nécessairement les habitudes de vie des Québécois, dont la production de matières organiques monte à 4,24 tonnes par année.<br>
<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/fourmi.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" title="fourmi" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/fourmi.jpg" border="0" style="border:0 !important;" alt="fourmi" width="59" height="50" align="left"></a></p>
<h1><strong>Pourquoi composter?</strong></h1>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les objectifs du compostage à grande échelle ayant motivé la politique de gestion des matières résiduelles du MDDEP sont multiples. D’abord, il s’agit d’éviter les difficultés liées au développement et à l’entretien des décharges, dont la gestion écologique et des sous-produits s’avère souvent complexe (par exemple les écoulements de lixiviat, une sorte de «jus de poubelle»). Il est aussi question d’éviter la décomposition anaérobique, responsable de l’émission de méthane, un gaz à effet de serre extrêmement nocif. Somme toute, l’implantation d’une collecte des matières organiques résiduelles s’insère parfaitement dans une logique de développement durable en permettant même d’obtenir un produit final –le compost– ayant une utilité évidente pour l’agriculture et le jardinage.<br>
<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/ver-de-terre.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" title="ver-de-terre" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/ver-de-terre.jpg" border="0" alt="ver-de-terre" style="border:0 !important;" width="85" height="50" align="left"></a></p>
<h1><strong>Un exemple de succès</strong></h1>
<p>&nbsp;<br>
<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/Feuille-Société.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" title="Feuille (Société)" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/Feuille-Société-225x300.jpg" border="0" alt style="border:0 !important;" width="225" height="300" align="right"></a>Quant à la collecte du compost, la ville de Gatineau est la première au Québec à avoir tenté l’expérience il y a de cela presqu’un an. L’objectif? «La municipalité […] souhaite détourner 29&nbsp;000 tonnes de déchets du site d’enfouissement chaque année» grâce à cette nouvelle collecte, explique Alain Riel, président de la Commission consultative sur l’environnement et le développement durable de la ville de Gatineau. Pour ce faire, la ville a livré de nouveaux «bacs bruns» à pas moins de 80&nbsp;000 foyers l’an dernier. «On avait un objectif de 9000 tonnes en 2010 pour la période de mai à décembre et on a atteint 12&nbsp;000 tonnes, [soit] 15% de plus». Le projet a donc démarré avec le vent en poupe.</p>
<p>Si de telles initiatives peuvent avoir tant de potentiel, c’est d’abord dû à la composition de nos sacs à ordures. Comme l’indique M. Riel, «45% [du] sac noir est composé de matières organiques». Michel Tanguay, chargé des communications de l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal, renchérit en ajoutant que «l’on peut valoriser jusqu’à 30% d’un sac à ordures grâce au compostage». Du côté gatinois, on met l’accent sur l’importance de la campagne éducative qui a permis de lancer la nouvelle collecte. Des patrouilleurs verts ont donc «frappé à 45&nbsp;000 portes entre mai et décembre pour expliquer le processus» aux citoyens. La réponse fut positive, à tel point que la collecte des ordures se fait maintenant toutes les deux semaines, alors que le compost est ramassé de façon hebdomadaire.<br>
<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/coccinelle.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" title="coccinelle" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/coccinelle.jpg" border="0" alt style="border:0 !important;" width="74" height="50" align="left"></a></p>
<h1><strong>Plus près de chez nous</strong></h1>
<p>&nbsp;</p>
<p>Sur l’île de Montréal, les collectes périodiques de résidus de jardins sont déjà en place depuis quelques années. Ceux-ci sont compostés au Complexe environnemental St-Michel, ancien et dernier dépotoir de l’île de Montréal, qui abrite également une usine de tri de recyclage et dont la majeure partie du site sera convertie en parc dans les années à venir. Par contre, en ce qui concerne les résidus alimentaires, l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal est l’un des premiers à en avoir fait la collecte à Montréal, soit depuis 2008. D’après Michel Tanguay, c’est parce que ses citoyens sont sensibilisés au développement durable que l’arrondissement a été choisi comme terrain d’essai de ce nouveau type de collecte. En 2008, la collecte a rejoint 2000 des 3000 portes visées, ce qui a permis la valorisation de «300 tonnes de résidus qui ont été détournés du dépotoir». Si l’on n’a pas atteint l’objectif de logements desservis par la nouvelle collecte, c’est que «certaines personnes ne sont pas intéressées» par cette nouvelle tendance, qui requiert une réorganisation des habitudes de vie et que la gestion d’un nouveau bac, notamment pour les personnes âgées dans certains types de logements, peut poser problème.</p>
<p>Depuis décembre dernier, le projet est entré dans sa deuxième phase et a été étendu à 2500 autres foyers. Monsieur Tanguay précise que l’arrondissement «n’utilise pas le terme de projet-pilote puisque la collecte s’inscrit dans une volonté de l’arrondissement de détourner les matières résiduelles du site d’enfouissement». La collecte des résidus alimentaires ne représente pas une simple expérience, mais vise plutôt à «s’élargir à un plus grand territoire dans les prochaines années, selon la capacité de traitement disponible». Quant au sort de ces résidus alimentaires, l’arrondissement se charge de leur transport jusqu’à un centre de transbordement dans l’est de Montréal, d’où ces mêmes résidus sont transportés jusqu’à Saint-Thomas-de-Joliette pour leur traitement. Les installations de l’entreprise EBI, à Saint-Thomas, sont équipées pour traiter les résidus alimentaires, tels que la viande, qui nécessitent d’être soumis à une chaleur plus intense pour que leur décomposition produise un compost de qualité.</p>
<p><a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/VerdeTerre-Société.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" title="VerdeTerre (Société)" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/VerdeTerre-Société-300x225.jpg" style="border:0 !important;" border="0" alt width="300" height="225" align="right"></a>M. Tanguay prend aussi bien soin de préciser que l’éducation des citoyens est la clé pour le succès de l’implantation de la nouvelle collecte. Ainsi, le taux de participation dans les secteurs actuellement desservis est important, bien «qu’il y ait des périodes de l’année où les gens compostent moins». «Il est possible, mentionne-t-il, qu’on ait à rappeler aux gens d’utiliser leur bac lorsqu’ils arrêtent de l’utiliser, par exemple pour éviter d’avoir à laver leur bac». Bref, grâce à la sensibilisation des citoyens ainsi qu’à l’implantation d’une collecte des matières résiduelles à grande échelle en 2014, la ville de Montréal espère réduire drastiquement la quantité d’ordures générée annuellement sur l’île. Objectif louable s’il en est un, mais pour lequel il restera encore beaucoup de chemin à parcourir afin d’obtenir la participation citoyenne, de même que permettre la collecte et le traitement de grandes quantités de résidus de manière efficace.</p>
<p><a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/mille-pattes.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" title="mille-pattes" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/mille-pattes.jpg" border="0" alt style="border:0 !important;" width="144" height="50" align="left"></a></p>
<h1><strong>Sur le campus</strong></h1>
<p>&nbsp;</p>
<p>Sur le front de la valorisation des matières organiques, McGill n’est pas en reste, notamment grâce à l’action du groupe Gorilla Composting. Peut-être avez-vous déjà aperçu leur mascotte de gorille sur le campus, ou bien croisé un de leurs kiosques au Farmers’ Market. Toujours est-il que le club, présent depuis quelques années, vise à réduire la quantité de déchets générés sur le campus grâce au compostage des matières organiques. Leurs efforts ont débuté avec un service de collecte des résidus alimentaires offerts à tous leurs membres et dont la matière amassée était acheminée à une ferme à proximité de Montréal. Toutefois, la réduction des gaz à effets de serre qu’auraient émis ces résidus au dépotoir était pratiquement nulle en raison des émissions liées au transport de la matière. Depuis mai dernier, leur mission a évolué avec l’achat par l’université (et grâce aux fonds qu’ils avaient amassés) de Big Hanna, un composteur pour déchets organiques. Big Hanna pourra recevoir quelques soixante-deux tonnes de résidus organiques annuellement en provenance des services alimentaires des résidences Royal Victoria College, New Residence ainsi que du bâtiment de l’AÉUM. Les résidus y sont exposés à des températures de 55 <sup>o</sup>C à 65<sup>o</sup>C pendant une cinquantaine de jours avant de ressortir sous forme de compost.</p>
<p>Comme l’explique David Morris, coordonnateur de Gorilla Composting, «quinze à vingt tonnes de matières organiques ont étés collectées depuis mai dernier». La décision de se concentrer sur un partenariat avec les services alimentaires et les résidences universitaires est une évolution logique, explique David Morris: «il y a des enjeux logistiques reliés à la collecte des résidus alimentaires des étudiants, notamment au niveau de la contamination». On a fait le pari de sensibiliser les étudiants en résidence dans l’espoir que ceux-ci prendront l’initiative de composter lorsqu’ils déménageront.</p>
<p>Un autre progrès dans la collecte des résidus organiques verra bientôt le jour avec l’installation de broyeurs alimentaires dans les cuisines. «Les broyeurs permettront de faciliter la tâche des cuisiniers, qui doivent réduire la matière à composter en petits morceaux avant la collecte», explique David Morris. «Ils permettent également de réduire la proportion d’eau présente dans les résidus, ce qui permettra de traiter de plus grandes quantités à la fois dans le composteur.»</p>
<p>À ce jour, Big Hanna a donc contribué à l’effort de développement durable du campus en traitant quelques dizaines de tonnes de déchets. Pourtant, comme le mentionne David Morris, il reste du chemin à parcourir pour l’université dans la réduction de ses déchets, puisque «la majorité des déchets générés sur le campus provient des tasses de café»! Afin de réduire cette importante part d’ordures, l’université devra peut-être se pencher sur le recyclage possible de certains types de tasses ou bien sur les fameuses tasses biodégradables (faites à base de maïs), de même que sur la participation des étudiants.</p>
<p>Il reste de toute évidence beaucoup de chemin à parcourir avant que Montréal ne se soumette aux exigences de réduction des déchets de la politique québécoise de gestion des matières résiduelles sur l’ensemble de son territoire. Toutefois, des exemples concluants tels que l’expérience de la ville de Gatineau, démontrent qu’il est possible d’obtenir des résultats grâce à la collaboration des citoyens et à la mise en place d’infrastructures adaptées. De même, McGill et le groupe Gorilla Composting, grâce à la collaboration précieuse des services alimentaires, sont autant d’exemples de l’évolution des habitudes de vie, notamment en matière de gestion des déchets. Tout cela avec l’espoir de boucler la boucle du cycle de production humain en faisant de nos déchets une matière première pour la production alimentaire.</p>
<p><em><a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/coccinelle-couple.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" title="coccinelle-couple" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/coccinelle-couple.jpg" style="border:0 !important;" border="0" alt width="69" height="50" align="left"></a>Des idées pour le compost? </em><em>Partagez-les sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">delitfrancais.com</a>!</em></p>
<p><em>Montage photo: Raphaël Thézé</em></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2011/03/15/big-hanna-le-debut-d%e2%80%99un-regne/" data-wpel-link="internal">Big Hanna: le début d’un règne</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>À déguster lentement</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/01/25/a-deguster-lentement/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Camille B. Lefrançois]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Jan 2011 19:16:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Billet]]></category>
		<category><![CDATA[slow food]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=5637</guid>

					<description><![CDATA[<p>Pour faire changement, prenons notre temps.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2011/01/25/a-deguster-lentement/" data-wpel-link="internal">À déguster lentement</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Ce billet se veut en quelque sorte une bouffée d’air frais. Peut-être est-ce le fait d’étudier en environnement, ou bien simplement de lire les nouvelles de façon régulière, mais j’ai souvent l’impression que le pessimisme et le cynisme sont des tons récurrents. https://www.delitfrancais.com/wp-admin/post-new.phpCette semaine encore, je lisais un article de Christian Rioux, dans <em>Le Devoir</em>, qui rapportait une étude internationale selon laquelle les Canadiens âgés de 16 à 29 ans sont avant tout individualistes et matérialistes, et très peu prompts à l’engagement social. Une étude comme celle-là est toujours à prendre avec des pincettes, je suppose, mais il reste que ce portrait peu flatteur me donne une impression de déjà vu.</p>
<p>Même si ce n’est peut-être pas aux nouvelles qu’on en entend parler, le monde regorge d’initiatives et d’idées concrètes, intéressantes et inspirantes. Ainsi, au risque de faire appel à un cliché, le changement commence peut-être bien par vous et moi, avant tout. C’est bien vrai, le monde semble évoluer dans de drôles de direction et les interactions sociales sont en pleine métamorphose (on aura assez entendu ces discussions sur les nouveaux médias sociaux pour le savoir).</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 550px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/01/Societe-SlowFood.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-5638" title="Le rythme de vie effréné de l'étudiant moderne" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/01/Societe-SlowFood.jpg" alt width="550" height="509" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/01/Societe-SlowFood.jpg 797w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/01/Societe-SlowFood-640x593.jpg 640w" sizes="auto, (max-width: 550px) 100vw, 550px"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/rt/?media=1" data-wpel-link="internal">Raphaël Thézé</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>Notre société occidentale est parfois caractérisée par le rythme de vie effréné qu’on y mène. De la formule métro–boulot–dodo aux fast-foods et autres services express, la rapidité semble prendre le pas sur la qualité de vie, ou tout simplement sur le temps de vivre. Personnellement, ma coloc et moi sommes amateures de bonne bouffe, et nous prenons plaisir à cuisiner chaque soir. C’est à la fois une bonne façon de prendre une pause dans nos études tout en nous permettant de contrôler et d’apprécier ce qui se rendra dans notre assiette. C’est dans cet esprit qu’est né le mouvement du Slow Food, qui existe depuis les années 1980 en Italie et duquel fut créée sa version Montréalaise, l’organisme Slow Food Montréal, une vingtaine d’années plus tard.</p>
<p>Principes de base? Le mouvement est axé sur le bon, le propre et le juste. Bon, c’est le côté gastronomique qui prône le choix d’aliments saisonniers bien goûteux et de qualité. Le développement durable y a sa place dans le second principe, qui cherche à promouvoir la consommation d’aliments «propres», soit généralement biologiques et davantage locaux. Finalement, le mouvement se veut aussi promoteur de pratiques consommatrices justes pour garantir une part positive aux producteurs des produits consommés. Leurs activités regroupent ainsi des amateurs de gastronomie qui souhaitent découvrir et partager ce plaisir.</p>
<p>L’idée me semble alléchante. Dans nos vies étudiantes un peu folles, s’arrêter pour se mijoter un petit quelque chose, sans être très compliqué ni excessivement long, m’apparaît comme une belle façon de prendre du temps pour soi. Surtout lorsqu’arrive l’heure de manger!</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2011/01/25/a-deguster-lentement/" data-wpel-link="internal">À déguster lentement</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>On s’en lave les mains</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2010/11/23/on-s%e2%80%99en-lave-les-mains/</link>
					<comments>https://www.delitfrancais.com/2010/11/23/on-s%e2%80%99en-lave-les-mains/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Camille B. Lefrançois]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Nov 2010 04:03:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://delitfrancais.com/?p=4718</guid>

					<description><![CDATA[<p>Quel est l’état de la gestion collective de l’eau au Québec, à Montréal et à McGill?</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2010/11/23/on-s%e2%80%99en-lave-les-mains/" data-wpel-link="internal">On s’en lave les mains</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Que ce soit en parlant de «locavores», d’agriculture urbaine, de toits verts ou d’écotourisme, ces dernières années auront vu l’apparition de tendances vertes se voulant autant d’exemples de pratiques dites écologiques. À l’ère du développement durable, on vous offre même un indice permettant de mesurer l’impact de votre mode de vie sur l’environnement: l’empreinte écologique. Cependant, qu’en est-il de l’eau, cette ressource dont le Québec dispose si fièrement?</p>
<p style="text-align: justify;">
</p><p></p><figure class="wp-caption alignleft" style="max-width: 225px">
			<a href="https://delitfrancais.com/wp-content/uploads/2010/11/Societe1.png" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-4815" title="Societe1" src="https://delitfrancais.com/wp-content/uploads/2010/11/Societe1-225x300.png" alt width="225" height="300"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/elizabeth-ann-michel-boulanger/?media=1" data-wpel-link="internal">Elizabeth-Ann Michel-Boulanger</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>
C’est la question que pose le Programme d’économie d’eau potable (PEEP) du Réseau Environnement avec son slogan «Vous êtes verts, mais êtes vous bleus?». Le programme introduit le concept de l’empreinte sur l’eau, c’est-à-dire la quantité d’eau nécessaire pour la production de biens, du champ ou de la forêt jusqu’à votre foyer. Au PEEP, le concept est utilisé «pour que les gens prennent conscience de la valeur de l’eau», explique Philippe Kouadio, directeur des opérations pour Réseau Environnement. On vous apprendra ainsi que la production d’un seul hamburger nécessite près de 2400 litres d’eau du champ à votre assiette, en passant par toutes les étapes de transformation et de transport.
<p style="text-align: justify;">Au mois d’octobre, le Forum québécois sur l’eau a offert plusieurs conférences abordant les enjeux de la gestion de l’eau au Québec en tant que ressource fragile, collective et économique. Comme l’ont fait remarquer plusieurs observateurs tels que René Vézina, animateur lors de l’événement, l’eau douce au Québec est «tellement abondante qu’on ne s’en est jamais vraiment occupé». En revanche, la tenue du Forum suggère un changement dans les mentalités. En effet, les récentes prédictions sur les impacts des changements climatiques ont fait prendre conscience à une grande partie de la population de l’importance de ménager notre environnement.</p>
<p style="text-align: justify;">
</p><p style="text-align: justify;">Aperçu d’une ressource</p>
<p style="text-align: justify;">
</p><p style="text-align: justify;">Le Québec a la chance de posséder à lui seul près de 3% des réserves d’eau douce de surface de la planète. L’abondance de cette ressource, renouvelable de surcroît, pourrait sembler une raison suffisante pour reléguer l’importance d’en réduire notre consommation au second plan des préoccupations environnementales. Néanmoins, il est important de prendre conscience de l’éloignement des ressources d’eau douce, puisque seulement 10% de celles-ci sont situées à proximité des grands foyers de population, concentrés au Sud du Québec.&nbsp; Comme le rappelle M. Kouadio: «Environ la moitié de la population du Québec vit de l’eau du St-Laurent», ce qui constitue 40% de nos réserves d’eau douce. Les Québécois possèdent donc beaucoup d’eau douce, mais une majorité de celle-ci n’est pas vraiment à portée de main.</p>
<p style="text-align: justify;">
</p><p style="text-align: justify;">De plus, plusieurs de nos nappes phréatiques approchent déjà leur limite d’exploitation, c’est-à-dire que l’exploitation dépasse leur capacité à se renouveler. Il n’est pas nécessaire de chercher très loin pour se rappeler les pénuries d’eau ressenties dans plusieurs municipalités au cours de l’été 2009 qui, suite à une sécheresse, ont&nbsp; privé un certain nombre de citoyens de l’accès illimité à l’eau auquel ils étaient habitués. C’est pendant de telles périodes seulement que certains se refusent le droit de disposer d’autant d’eau potable qu’ils le souhaitent pour l’arrosage extérieur (et souvent abondant) de leur jardin, pelouse, piscine ou même entrée de garage. Bref, malgré les importantes réserves d’eau dont dispose le Québec, un survol de la situation permet de constater qu’abondant ne veut pas dire illimité.</p>
<p style="text-align: justify;">La qualité de&nbsp;l’eau est un autre facteur important lorsqu’on parle de consommation d’eau. Encore une fois, M. Kouadio note&nbsp;que «plus nous consommons d’eau, plus nous en rejetons. Pourtant, après une première consommation, l’eau n’est plus de la même qualité.» En effet les eaux usées, malgré le traitement auquel elles seront soumises, contiendront toujours des contaminants au moment de leur sortie de l’usine tels que, par exemple, des perturbateurs endocriniens, soit des substances hormonales naturelles, ou artificielles (notamment la pilule contraceptive) provenant notamment des déjections humaines et qui peuvent négativement affecter le système hormonal d’autres organismes vivants. Ces contaminants auront des effets potentiellement dommageables sur le consommateur ainsi que sur les écosystèmes aquatiques qui les recevront. On note également un coût direct lié à la capacité de traitement de nos usines d’épuration des eaux usées, que ce soit pour agrandir les infrastructures existantes ou pour les approvisionner en produits de traitement.</p>
<p style="text-align: justify;">Bref, il n’y a pas que la quantité d’eau douce disponible à considérer pour assurer son maintient en tant que ressource renouvelable, mais aussi sa qualité, qui sera grandement affectée par une utilisation plus abondante de cette ressource.</p>
<p style="text-align: justify;">
</p><p style="text-align: justify;">Maux de tête au compteur</p>
<p style="text-align: justify;">À Montréal, comme dans plusieurs municipalités québécoises, beaucoup d’eau potable est perdue à cause de l’état des canalisations. Celles-ci, pouvant dater de plusieurs décennies, sont responsables de la perte d’un maximum de 40% de l’eau qu’elles véhiculent. Ce gaspillage entraîne non seulement une perte de la ressource, puisqu’une grande partie ne se rendra jamais à bon port, mais également un gaspillage des coûts de traitement d’une eau qui ne sera jamais consommée. Heureusement, pourrait-on dire, les municipalités québécoises, y compris Montréal, semblent avoir pris conscience du problème et travaillent à y remédier. Les nombreux travaux de l’été sur l’île l’auront souligné. Toutefois, un problème vieux de plus de cent ans ne se résout pas si rapidement et Montréal n’a pas fini de perdre de l’eau dans les dédales de ses réseaux d’aqueducs.</p>
<p style="text-align: justify;">L’absence presque complète de compteurs d’eau sur l’île a également des&nbsp; répercussions importantes sur la consommation d’eau. Seuls les plus grands consommateurs d’eau du secteur industriel sont taxés en fonction de leur consommation d’eau réelle. Pour tous les autres consommateurs, un montant fixe est ajouté aux taxes municipales. Cela ne fournit donc aucun indicateur, et encore moins de motivation économique, pour réduire notre consommation. Depuis 2002, la ville s’est toutefois dotée d’un plan pour répondre à ces problèmes. La mesure de la consommation d’eau s’appliquera aux bâtiments industriels, commerciaux et institutionnels en instaurant des tarifs basés sur l’utilisation d’eau grâce à l’installation de compteurs. Malheureusement, ce sont les scandales de corruptions quant à l’octroi du contrat d’installation des compteurs qui ont rendu le projet célèbre plutôt que les effets bénéfiques qu’il pourrait avoir sur l’économie d’eau potable à Montréal. Depuis la crise, le contrat d’installation des compteurs d’eau a été suspendu pour l’examen du vérificateur général. Il ne faudra donc pas compter sur les compteurs d’eau pour réduire la consommation de la ville avant quelques années.</p>
<p style="text-align: justify;">
</p><p style="text-align: justify;">Réno sur le campus</p>
<p style="text-align: justify;"></p><figure class="wp-caption alignright" style="max-width: 225px">
			<a href="https://delitfrancais.com/wp-content/uploads/2010/11/Societe2.png" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-4822" title="Societe2" src="https://delitfrancais.com/wp-content/uploads/2010/11/Societe2-225x300.png" alt width="225" height="300"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/elizabeth-ann-michel-boulanger/?media=1" data-wpel-link="internal">Elizabeth-Ann Michel-Boulanger</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>
La consommation d’eau à McGill évolue en relation étroite avec le contexte montréalais. Plusieurs auront d’ailleurs constaté les travaux qui ont eu lieu à l’angle de l’avenue Dr Penfield et de la rue McTavish depuis quelques mois, où des canalisations d’eau de la ville sont en réparation. Pour ceux qui ne seraient pas au courant, le terrain de football situé entre Dr Penfield et l’avenue des Pins abrite en fait un réservoir d’eau de la ville de Montréal. L’université est donc inévitablement liée de près à la gestion de l’eau potable de la ville.
<p style="text-align: justify;">Toutefois, qu’en est-il de l’université elle-même? Dennis Fortune, directeur du développement durable de McGill, affirme que «la réduction de la consommation d’eau est un principe prioritaire reconnu par l’université». La politique de développement durable de McGill ayant été adoptée en mai dernier, M. Fortune et le Bureau du développement durable travaillent maintenant à la rendre «vivante». En ce qui concerne l’eau, le processus est quelque peu complexe. La consommation d’eau n’étant pas mesurée, il n’est pas facile de définir des objectifs ou des indicateurs de la consommation sur le campus. De l’absence de compteurs découle une absence de motivation économique directe à réduire cette même consommation, puisque la ville ne facture pas de frais sur la base de la quantité d’eau consommée. Présentement, l’université en est donc au stade de «prise de conscience» de sa consommation d’eau afin d’en identifier les principaux problèmes ainsi que leurs solutions.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, il peut sembler difficile de déceler une activité de l’université sur ce front. Selon M. Fortune, c’est parce que les mesures d’économies d’eau sont souvent des mesures «d’arrière-scène» dont la population mcgilloise n’a pas toujours conscience. Concrètement, les rénovations de l’édifice Otto Maass permettent d’illustrer l’effort discret, mais concret, de l’administration quant à l’économie d’eau. Les rénovations, de par les investissements de capitaux qu’ils suscitent, fournissent une excellente occasion de s’attaquer à la consommation d’eau. M. Fortune note que, parmi les dix objectifs de développement durable du projet, trois s’adressent directement à l’utilisation d’eau: diminuer la consommation d’eau, mesurer la consommation d’eau et éliminer l’utilisation d’eau potable comme refroidisseur, une mesure notamment utilisée dans les laboratoires. Les travaux en cours devraient donc permettre l’amélioration de la gestion de l’eau potable sur le campus.</p>
<p style="text-align: justify;">Toujours selon M. Fortune, la prochaine étape concernant l’économie d’eau potable sur le campus devrait consister en une meilleure communication entre l’administration et les étudiants. Cela permettrait, en premier lieu, de faire connaître les initiatives de l’université à sa communauté de même que, en second lieu, d’encourager celle-ci à poser des gestes afin de contribuer à l’amélioration du bilan collectif. Car, si une partie de la responsabilité de la consommation d’eau repose sur l’état des infrastructures, une grande partie repose en effet sur l’utilisation quotidienne que la population fera de ces infrastructures.</p>
<p style="text-align: justify;">Que devrait-on en conclure? En s’interrogeant sur l’état de la consommation d’eau collective au Québec, force est de constater qu’il reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour en arriver à une consommation durable. Si la ville de Montréal tente lentement, mais sûrement, de pallier aux lacunes d’un système de canalisation vieux de plusieurs décennies, un gaspillage important continue chaque jour. L’Université McGill semble aussi s’inscrire dans une volonté d’intégrer la gestion de l’eau au sein des pratiques de développement durable en saisissant des opportunités telles que la rénovation des édifices pour diminuer la consommation d’eau sur le campus du centre-ville.</p>
<p style="text-align: justify;">La mise en place d’initiatives au niveau de la gestion collective de l’eau sert toutefois à faire ressortir un aspect vital à la question de la consommation d’eau au Québec: l’importance de la consommation individuelle au quotidien. Comme a pris soin de le mentionner M. Fortune, une fois les infrastructures adaptées, c’est entre les mains de tout un chacun et de nos actions au quotidien que repose la possibilité d’un véritable changement. Le Québécois consomme en effet 401 litres d’eau en moyenne par jour, ce qui fait de lui un des plus grands consommateurs de la planète. Il ne faudrait donc pas oublier, comme nous l’indique le Programme d’économie d’eau potable, de penser bleu avant de se dire vert.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2010/11/23/on-s%e2%80%99en-lave-les-mains/" data-wpel-link="internal">On s’en lave les mains</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.delitfrancais.com/2010/11/23/on-s%e2%80%99en-lave-les-mains/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>1</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
