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	<title>Alexandre Piche - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Tue, 25 Nov 2014 00:50:00 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Régime minceur pour l’État</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Piche]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Nov 2014 00:50:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Innovations]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Retour sur le plan comptable et<br />
idéologique du ministre des Finances.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2014/11/24/regime-minceur-pour-letat/" data-wpel-link="internal">Régime minceur pour l’État</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L</span>’Association des économistes québécois présentait une conférence le lundi 27 octobre, lors de laquelle le ministre des Finances Carlos Leitão (BA ès Sciences Économiques, McGill) a exposé sa vision des défis auxquels les finances publiques du Québec sont confrontées. Déficits chroniques, dette et service de la dette élevés (11% des dépenses publiques et 50,3% du PIB respectivement), croissance anémique de l’économie, population vieillissante: le diagnostic du ministre est sombre. À cela s’ajoute l’instabilité de l’économie mondiale. La croissance des économies émergentes ralentit et la zone euro menace de retomber en récession.</p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>Déficit zéro</b></span></p>
<p class="p5">Pour résorber la dette, la stratégie est simple. La croissance des dépenses devra être maintenue sous celle des revenus. Les prévisions sont d’une croissance des revenus d’environ 3%, alors que la croissance des dépenses de programmes qui se situait autour de 4 % au cours des dernières années sera gardée sous la barre du 1%. Pour ne pas trop affecter l’allocation des services en santé et en éducation, les façons de faire devront être revues.</p>
<p class="p5"><span class="s1">Le ministre a rappelé la nécessité de l’atteinte du déficit zéro si le Québec veut éviter de se retrouver dans une situation similaire à celle du Portugal en 2011, son pays natal. Le Portugal avait été incapable d’emprunter sur les marchés internationaux pour financer sa dette et a dû accepter le plan de sauvetage proposé par Bruxelles adoptant ainsi des mesures d’austérité. Aux yeux du ministre, un tel scénario est possible au Québec si rien n’est fait. Ce diagnostic lui vaut de vives critiques de l’opposition à l’Assemblée nationale, telles celles venant de la recrue vedette du Parti Québécois, Pierre Karl Péladeau, qui n’hésite pas à qualifier le ministre d’alarmiste. </span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Les agences de notation ont décrété le plan de réduction de la dette ambitieux, mais réalisable. Il y a quelques semaines, le Québec a notamment emprunté 1,6 milliard sur les marchés internationaux à des taux d’intérêt tout à fait appréciables ce qui, selon le ministre, reflète la crédibilité qu’accordent les agences financières internationales à son plan. </span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Monsieur Leitão a souligné également l’importance du Fonds des générations géré par la Caisse de dépôt et placement du Québec. Il a réitéré que le gouvernement n’utiliserait pas ce fonds pour rembourser la dette, car il offre un rendement supérieur au taux auquel les marchés prêtent des liquidités au Québec. Le fonds dispose de ses propres sources de revenus: une partie des redevances d’Hydro-Québec et des revenus miniers, ainsi que la taxe sur l’alcool.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>Un problème structurel</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Monsieur Leitão a souligné à maintes reprises que les finances publiques font face à un problème structurel que l’on ne saurait régler avec des mesures ponctuelles. Selon lui, son prédécesseur, Nicolas Marceau, n’admettait certes pas cette situation avec le même volontarisme. </span></p>
<p class="p5"><span class="s2">Même en ignorant les dépenses en santé et en éducation, qui représentent le deux tiers du budget, il y a une énorme pression sur les dépenses publiques. L’introduction de nouveaux programmes, dans un mécanisme de stratification perpétuelle, et, dans une moindre mesure, l’augmentation de la masse salariale des employés de l’État, en sont les causes.</span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Des mesures ont déjà été prises. Le gel des embauches dans la fonction publique en est un exemple. Mais c’est lors du dépôt des conclusions de la Commission d’examen sur la fiscalité québécoise et de la Commission permanente de révision des programmes le mois prochain que nous en saurons plus.</span></p>
<p class="p2"><span class="s1"><b>Repenser l’État</b></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Le ministre a clairement ouvert la porte à ce que des groupes communautaires offrent des services actuellement rendus par des employés de l’État, ce qui a fait couler beaucoup d’encre dans les médias. Cette révélation n’est effectivement pas anodine. </span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Le mois dernier, Antoine Robitaille du journal<i> Le Devoir</i> rapportait que Philippe Couillard s’inspire du livre de deux éditeurs de <i>The Economist: «The Fourth Revolution – The Global Race to Reinvent the State».</i></span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Qu’est-ce que cette quatrième révolution? Dans les mots des auteurs, c’est plusieurs choses: «c’est se débarrasser des pratiques dépassées dans l’organisation du travail étatique. […] Et c’est aussi revitaliser l’esprit de la démocratie en allégeant la charge de l’État. S’il promet trop, il induit de l’insatisfaction et une dépendance aux services publics chez les citoyens; c’est seulement en revoyant ses promesses que la démocratie pourra de nouveau laisser libre cours à ses vertus de flexibilité, d’innovation et de résolution de problèmes.» (traduction libre des auteurs, J. Micklethwait &amp; A. Woolridge, 2014: 268). </span></p>
<p class="p5"><span class="s1">Cet ouvrage met en lumière l’exercice auquel se livre actuellement le ministre Leitão. Devant la crise actuelle, ce n’est qu’en révisant leur mission et manières de faire que nos gouvernements retrouveront leur légitimité et leur capacité d’agir. Difficile de ne pas penser à l’expression qu’avait utilisée Raymond Bachand en 2010. Le Québec avait besoin, selon lui, d’une «révolution culturelle». Coupe dans les dépenses; purge des idées. Ce sont en effet les idées qui, selon les auteurs de ce livre, ont permis à l’État de s’établir et de se maintenir comme modèle d’organisation sociale et politique dominant. Les trois principales se fondaient sur les idées de trois auteurs: L’État-nation de Thomas Hobbes, les principes libéraux de John Stuart Mill et l’État-providence de Beatrice et Sidney Webb. Pour sauver l’État, il faudrait aujourd’hui réduire son importance et fournir les services de manière plus efficiente, ce qui inclurait leur transfert vers le milieu communautaire et les acteurs privés.</span></p>
<p class="p5"><span class="s1">L’équilibrage des finances publiques est beaucoup plus qu’une opération comptable. C’est </span><span class="s2">aussi un exercice idéologique. Il n’est donc pas complètement surprenant de constater que la lutte au déséquilibre fiscal (avec l’état fédéral) ne semble pas être une priorité du ministre Leitão. L’IREC rapporte que selon le ministère des Finances, le manque à gagner dû aux modifications apportées au calcul des transferts fédéraux en santé seulement se chiffre à dix milliards pour les dix prochaines années. Bien qu’il ait été corrigé par le premier ministre au Conseil de la fédération, le ministre des Finances était même allé jusqu’à nier l’existence du déséquilibre fiscal lors d’une commission parlementaire en juin dernier. Il s’était également engagé à ne pas occuper l’espace fiscal qui se créerait si le gouvernement fédéral venait à diminuer ses impôts. Ces revenus pourraient pourtant être très utiles pour atteindre le déficit zéro. </span></p>
<p class="p5"><span class="s1">La mise à jour budgétaire aura lieu à la fin du mois de novembre. À ce moment, nous aurons une meilleure idée de ce que l’avenir nous réserve. Le volontarisme du ministre Leitão est cependant clairement affiché: non seulement la cure devrait être sévère pour l’exercice 2015–2016, mais celle-ci est vouée à durer. Un tournant pour le «modèle québécois»?<span class="Apple-converted-space">&nbsp;</span></span></p>
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		<title>Le maire affirme le «retour de Montréal»</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2014/09/22/le-maire-affirme-le-retour-de-montreal/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Piche]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Sep 2014 03:22:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Denis Coderre a rendu publics son bilan et ses objectifs pour la ville.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">L</span>e 9 septembre dernier, l’Association des économistes québécois présentait un dîner-conférence où le maire Denis Coderre était invité à définir sa vision du développement économique de Montréal. Ce dernier en a profité pour dresser un bilan de ses dix premiers mois à l’hôtel de ville, ainsi que pour présenter les projets qu’il entend réaliser d’ici la fin de son mandat en 2017.</p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Dix mois de pouvoir</b></span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Le maire Coderre a commencé par souligner que depuis son élection le 3 novembre dernier, l’ambiance a drastiquement changé à l’hôtel de ville. Il explique ce changement de ton par une plus grande collaboration entre le parti au pouvoir et ceux de l’opposition. Par exemple, la direction du recouvrement de l’autoroute Ville-Marie a été confiée à l’urbaniste et chef de l’opposition, Richard Bergeron. Le recouvrement d’une longueur de 125 mètres aura lieu près de la station Champ-de-Mars au centre-ville et servira à créer un espace public distinctif qui devrait être fini pour 2017. M. Coderre croit que c’est avec ce genre d’attitude que les politiciens vont pouvoir changer la perception du public au sujet de la politique municipale.</span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Le maire a aussi rappelé aux participants les actions qu’il avait entreprises pour combattre la corruption à Montréal dans les 100 premiers jours de son mandat — chose qu’il s’était engagé à faire pendant sa campagne. Il a créé avec l’aide du gouvernement provincial le poste d’inspecteur général et a nommé une «véritable pointure» à ce poste: l’ancien procureur de la commission Charbonneau, maitre Denis Gallant. Ce dernier a le pouvoir d’intervenir auprès de toutes les entreprises qui font affaire avec la ville et de suspendre n’importe quel contrat public s’il en voit le besoin.</span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Denis Coderre a aussi assuré miser ces derniers mois sur une plus grande collaboration avec les régions. Il a rappelé notamment que, l’hiver dernier, il s’était rendu dans plusieurs villes de la province pour y affirmer que la métropole n’est pas en compétition avec les régions et que l’Union des municipalités du Québec doit parler d’une seule voix pour faire contrepoids au gouvernement provincial. Et c’est non sans fierté qu’il rajoute que la dernière fois qu’un maire avait fait une telle tournée c’était il y a quinze ans, lorsque Pierre Bourque s’était rendu aux quatre coins du Québec pour parler de la fusion des municipalités.&nbsp;</span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Finalement, le maire a fait valoir son travail sur l’assainissement des finances publiques, un sujet qui était au centre de la plateforme politique de son équipe aux dernières élections municipales et qui est actuellement au cœur de l’actualité provinciale. Des mesures ont déjà été adoptées, comme le non-renouvellement d’un départ sur deux dans l’administration montréalaise. Au cours des cinq prochaines années, cette politique devrait se traduire par une diminution de 2200 postes et des économies annuelles de 240 millions. Cette somme sera réinvestie dans les infrastructures de la métropole. Le maire a du même coup insisté sur la «nécessité» du projet de loi 3. La réforme présentée vise à assurer l’équité intergénérationnelle et la continuité des régimes de retraite dans le secteur municipal, sujet très controversé sur la place publique. Avec ce projet de loi, les villes devraient voir la contribution au régime de retraite de leurs employés passer de 70% à 50%. En d’autres mots, presque tous les employés municipaux verront leur contribution annuelle augmenter, mais leur pension s’accumuler moins rapidement que par le passé. La loi n’a pas encore été adoptée et est largement discutée par les employés municipaux, ce pour quoi le maire a voulu la faire valoir lors de cette conférence.</span></p>
<p class="p4"><span class="s2"><b>Le futur de Montréal: une ville plus autonome?</b></span></p>
<p class="p6"><span class="s1">À la veille du 375<i>e</i> anniversaire de la ville de Montréal qui aura lieu en 2017, le maire Coderre a livré sa vision pour la métropole. D’abord, il croit obligatoire qu’elle devienne plus indépendante des gouvernements fédéral et provincial. Pour ce faire, Montréal devrait selon lui avoir le statut spécial de métropole québécoise. Les discussions à ce sujet ont commencé l’été dernier et le gouvernement provincial semble être ouvert à cette idée. Ce statut particulier pourrait entre autres signifier que la ville obtiendrait des pouvoirs supplémentaires en termes de gouvernance et de politique de transports. Le processus décisionnel devrait également se voir simplifié et accéléré afin d’améliorer le taux de réalisation des projets sur le territoire. M. Coderre affirme aussi qu’il est nécessaire de mettre sur pied Investissement Montréal, un organisme qui gérerait plus efficacement qu’Investissement Québec les sommes déjà investies dans le développement de la ville par le gouvernement provincial. Cet organisme aurait comme mission d’attirer des entreprises étrangères en leur offrant des incitatifs fiscaux, tout en respectant une stratégie sectorielle et la réalité montréalaise. De plus, Investissement Montréal aurait selon les propos de Denis Coderre la responsabilité de protéger les acquis économiques et stratégiques de la métropole. Par exemple, l’organisme aurait tout à fait pu avoir comme tâche de négocier avec la compagnie Electrolux, qui a plié bagage pour Memphis au printemps dernier.&nbsp;</span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Sur une note plus douce et superficielle, le maire a glissé un mot sur le sport. Un sujet surement plus fédérateur et populaire que les réformes économiques qu’il est en train d’entreprendre. Les amateurs seront ravis d’apprendre que Montréal et la ville de Toronto accueilleront le championnat mondial de hockey junior cet hiver. Montréal se joindra aussi à cinq autres villes canadiennes pour la tenue du championnat mondial de soccer féminin l’été prochain. Le maire annonce beaucoup d’autres projets ambitieux en ce qui concerne les événements sportifs d’envergure mondiale; entre autres, celui d’accueillir le match des étoiles de la MLS (la ligue majeure de soccer d’Amérique du Nord) en 2017 et la coupe du monde de soccer en 2026.</span></p>
<p class="p6"><span class="s1">Malgré une élection difficile, car extrêmement compétitive, M. Coderre s’est imposé en quelques mois comme un maire omniprésent sur la scène publique montréalaise et provinciale. Son intégrité, jusqu’à preuve du contraire, contraste de beaucoup avec le comportement de ses prédécesseurs au poste d’«Honorable» de la ville. Rappelons la démission soudaine de Gérald Tremblay en 2012, puis l’arrestation de Michael Appelbaum en 2013 par l’unité permanente anticorruption sept mois seulement après son entrée en fonction à titre intérimaire. Si la popularité et la viabilité des mesures de M. Coderre sont encore incertaines, lui, annonce à qui veut l’entendre: «Montréal est de retour!» L’issue des négociations sur la loi 3, ainsi que celles sur la réforme du financement des arrondissements nous le diront assez tôt.</span></p>
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		<title>Bitcoin à Montréal</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/10/07/bitcoin-a-montreal/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Piche]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Oct 2013 04:13:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La monnaie virtuelle vient d'ouvrir son ambassade Boulevard Saint Laurent.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le phénomène Bitcoin a pris une ampleur que peu auraient pu prédire à l’heure de sa création. Son expansion a été favorisée par une inflation hors de contrôle dans certains pays, ou par l’instabilité financière dans d’autres. Sa portée est telle qu’en août dernier Bitcoin a fait son entrée dans le dictionnaire Oxford.</p>
<p><b>Qu’est-ce que Bitcoin?</b></p>
<p><b></b>Bitcoin est une monnaie digitale créée en 2009 par Satoshi Nakamoto. Bien que l’identité de ce dernier reste floue, certains analystes estiment qu’il pourrait être un universitaire fort d’une bonne connaissance théorique, mais avec peu d’expérience en programmation étant donnée l’«élégance» inégale de ses codes. D’autres croient qu’il s’agirait plutôt d’un groupe de programmeurs, d’où les différents styles de programmation et d’écriture. En bref, le doute continue toujours de planer sur l’identité réelle de son ou ses créateurs: même <i>bitcoin.it</i>, le site de la monnaie, n’apporte pas d’information claire.Outre son intrigante création, la principale particularité de Bitcoin est d’être une monnaie décentralisée, c’est-à-dire qu’elle ne dépend d’aucune entité centrale – comme la Banque du Canada par exemple – mais plutôt d’un réseau P2P <i>Peer to peer</i>,c’est-à-dire un réseau qui relie entre eux plusieurs milliers d’ordinateurs, en partage. Ce réseau est notamment responsable de l’«extraction» (de l’anglais <i>bitcoin mining</i>) des bitcoins et de la confirmation des transactions.&nbsp;Par exemple, le réseau a dû confirmer 55,402 transactions du 3 octobre midi au 4 octobre même heure, et elles ont généré, selon<i> blockchain.info</i>, 34.07 BTC (Bitcoins) (environ 4,665$ USD) en frais de transaction.&nbsp;L’attrait de la monnaie Bitcoin et de son réseau s’explique par les transferts rapides et peu dispendieux, puisqu’ils ne nécessitent pas l’intervention d’une tierce partie telle une banque. En fait, les frais de transaction sont choisis par le payeur et servent d’incitatif au réseau pour confirmer et crypter la transaction.&nbsp;Bien que les transactions soient publiques, elles ne peuvent être reliées à un utilisateur, donc un compte ne peut être ni gelé ni identifié, si les précautions nécessaires sont prises.&nbsp;La monnaie a atteint un sommet historique lors de la crise fiancière chypriote le printemps dernier. La monnaie bitcoin s’échangeait alors à un prix médian de 237 dollars américains. Cette semaine sur <i>mt.gox</i> – le plus gros marché d’échange – sa valeur oscillait plutôt entre 145 et 109 dollars.&nbsp;Ces fluctuations, plus larges qu’à l’habitude, peuvent être expliquées par le démantèlement du marché noir sur Internet «Silk Road» par les autorités américaines au début du mois d’octobre: Bitcoin était la seule devise acceptée sur le site. Habituellement, les variations sont&nbsp; dues à de larges transactions qui déstabilisent le marché, qui manque de volume. &nbsp;Ce phénomène Internet continue de prendre de l’ampleur si bien qu’il se transporte maintenant à Montréal.</p>
<p><b>&nbsp;L’ambassade, lieu de promotion</b></p>
<p>L’ambassade Bitcoin, située au 3485 boulevard Saint-Laurent, a ouvert ses portes le 17 août dernier. Pour l’occasion, plusieurs conférences et discussions ont eu lieu.&nbsp;Guillaume Babin-Tremblay, le directeur exécutif de l’ambassade, confiait le 30 août dernier au<i> Bitcoin Magazine</i> que le projet d’ambassade a commencé lorsque le président de la communauté a proposé que les rencontres aient lieu dans un de ses immeubles. De fil en aiguille, la bâtisse a été dédiée complètement aux projets reliés à Bitcoin et le concept d’ambassade est venu par la suite.M. Babin-Tremblay a confié au <i>Délit</i> que l’ambassade emploie seulement deux personnes pour le moment, mais que des embauches sont prévues dans les prochaines semaines. Toutes les activités de l’ambassade sont financées par des dons individuels, des commandites de diverses organisations Bitcoin.Le premier des trois étages du bâtiment est dédié à une boutique et un centre éducationnel sur le Bitcoin. Le second accueille les rencontres et les conférences, alors que le troisième héberge des bureaux.Selon le site Internet <i>bitcoinembassy.ca</i>, l’objectif de l’ambassade est de: «promouvoir l’adoption du Bitcoin et des technologies y étant reliées en facilitant le réseautage avec la communauté Bitcoin à travers le Québec et le Canada.» Guillaume Babin-Tremblay ajoute aussi qu’avoir une présence physique et un support technique aisément accessible allaient faciliter l’adoption de la technologie Bitcoin par les commerces et rendrait le tout plus sécuritaire.</p>
<p><b>Un produit qui ne fait pas l’unanimité</b></p>
<p>Alors que l’ambassade ouvre ses portes à Montréal, la nouvelle monnaie continue d’enflammer les passions. D’un côté, on trouve ses adeptes, qui y voient la fin du monopole des banques centrales et commerciales, de l’autre les sceptiques qui remettent en question son utilité et estiment que ce n’est là qu’un phénomène passager.Felix Salmon, un des commentateurs économiques les plus connus du Web, fait partie de ces sceptiques. Alors que Bitcoin atteignait son apogée, il publiait un billet sur son blogue, <i>medium.com </i>où il dressait un portrait du phénomène et faisait des prédictions sur l’avenir de la monnaie.&nbsp;Il critique la structure même de Bitcoin, qu’il croit basée sur la méfiance et sur la déresponsabilisation. Felix Salmon note aussi que le système anonyme et décentralisé, qui est considéré comme une force de Bitcoin, peut aussi être une faiblesse, particulièrement en ce qui a trait à la sécurité. Il donne l’exemple d’un utilisateur uniquement connu sous le pseudonyme d’«All-in-Vain», qui a laissé son ordinateur connecté à Internet durant son sommeil. À son réveil la totalité de ses<i> coins </i>avaient disparu. Impossible de retracer le voleur et aucune autorité vers qui se tourner pour avoir de l’assistance.La sécurité a été un point central lors de l’entrevue du <i>Délit</i> avec M. Babin-Tremblay. Il a vanté différentes techniques qui sont utilisées pour protéger les fonds. Notamment celle du «<i>paper wallet</i>», d’ailleurs expliquée sur le site de Bitcoin, qui est une des méthodes les plus sécuritaires. C’est un code aléatoire de 51 caractères de long que l’on peut générer à l’aide d’un ordinateur déconnecté d’Internet. On peut ensuite déposer une quantité illimitée de<i> coin</i> sur ce compte, tout en étant à l’abri des voleurs.Le commentateur financier Felix Salmon affirme que si cette monnaie cryptée devait un jour être largement utilisée, cela serait une catastrophe pour l’économie. Le fait qu’elle soit disponible en quantité limitée entraînerait une spirale déflationniste; en d’autres termes, tout perdrait constamment de la valeur par rapport à Bitcoin, et personne alors ne dépenserait plus d’argent. Il finit son article en affirmant que Bitcoin servira peut-être de tremplin pour qu’une autre monnaie plus adaptée émerge.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2013/10/07/bitcoin-a-montreal/" data-wpel-link="internal">Bitcoin à Montréal</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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