<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Alix Maksymjuk - Le Délit</title>
	<atom:link href="https://www.delitfrancais.com/author/a-maksymjuk/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.delitfrancais.com/author/a-maksymjuk/</link>
	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Tue, 24 Feb 2026 22:20:22 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	
	<item>
		<title>Entre-temps (3)</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2026/02/25/entre-temps-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alix Maksymjuk]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Feb 2026 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Roman feuilleton]]></category>
		<category><![CDATA[entre-temps]]></category>
		<category><![CDATA[roman feuilleton]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=60290</guid>

					<description><![CDATA[<p>C’est éternel. Je passe devant des personnes côte à côte, qui attendent. En série, des couples d’inconnus assis. Parfois, l’un regarde subtilement ce que l’autre fait sur son téléphone. Je défile devant des miroirs qui renvoient à ces duos immobiles, muets. Les salles d’attente ont démarré cette mode d’entre-temps, on obéit à des numéros sur&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2026/02/25/entre-temps-2/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Entre-temps (3)</span></a></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/02/25/entre-temps-2/" data-wpel-link="internal">Entre-temps (3)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">C’est éternel.</p>



<p>Je passe devant des personnes côte à côte, qui attendent. En série, des couples d’inconnus assis. Parfois, l’un regarde subtilement ce que l’autre fait sur son téléphone. Je défile devant des miroirs qui renvoient à ces duos immobiles, muets.</p>



<p>Les salles d’attente ont démarré cette mode d’entre-temps, on obéit à des numéros sur une TV et au bruit blanc d’un calorifère minimaliste dans un lieu dessiné à la mine, ses pourtours à peine effacés, motifs de rognures de gomme à effacer aux plafonds. Ici, on obéit à des mots vides et à des chiffres à peine moins pâles.</p>



<p>C’est blanc. C’est toujours blanc. C’est toujours Cloud Dancer, couleur de l’année Pantone. C’est un nuage invisible qui fait craquer les murs de ces sons qui semblent toujours sourds aux autres. Des surligneurs tombent, des fils d’écouteurs se mêlent, un rire pour quatre soupirs. Celleux qui dansent en haut, avec les fils électriques, dans nos bouches d’aération.</p>



<p>Sur un escabeau, un électricien enlève un carré du faux plafond. S’évade de notre réalité dortoir. Ça fait de la philosophie sans s’en rendre compte, ça plombe le quatrième mur et ça se met la tête dans les débris. Je ne connais rien aux débris, je connais juste des mots vides et des chiffres écrits avec deux-trois traits d’unions. Je connais juste les mots pour croquer rapidement ce danseur de nuages dans ma tête, l’une de ces personnes qui réparent nos Clouds pis nos PowerPoints croches qui disparaissent cent-quarante-huit fois par heure à cause du mauvais câble mal installé. L’odeur de la craie a disparu, diffuse, la couleur est restée et s’est installée, souveraine, dans nos carreaux au plafond et nos carrés de tête.</p>



<p>Ça fait deux minutes ou deux heures que je marche, un grain rocheux dans la botte glisse entre deux orteils, puis s’élance au bout avant de ma semelle. Il revient se faufiler là où la plante de mon pied ne touche pas à la botte, voûte immense pour ce voyageur minuscule.</p>



<p>Disparaitre cent-quarante-huit fois, j’exagère. Disparaitre cent-quarante-huit fois dans sa tête, peut-être. Disparaitre dans hier, la dernière série sur Netflix, les acteurs mauvais, déjà un de cancellé, la saison tant attendue cancellée pour d’autres raisons, des raisons de budget, du budget que j’ai pour du café cheap that’s it, disparaitre dans demain, le repas, la facture de chauffage, rembourser l’hypothèque, l’acteur cancel dans son appart blanc repeint en Cloud Dancer, voyage dans une couleur vide au mètre carré, repartagé cent-quarante-huit fois. Aimer les mots vides. Le grain dans ma botte hurle un peu. Celleux qui dansent sous les voûtes dans nos bottes, la tête dans le plafond, anonymes, pas de mugshot sociale pour les emprisonner dans des tasses blanches custom.</p>



<p>Acheter du café. Espérer qu’il en reste au salon. Une tasse propre blanche aux fissures Cloud Dancer. Répéter le motif gris du plafond dans sa tête, puis dans la plus grande veine rosée des yeux. Penser aux maladies oculaires et pincer les yeux jusqu’à voir des étoiles de dégoût.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/02/25/entre-temps-2/" data-wpel-link="internal">Entre-temps (3)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le spectacle jeunesse contemporain : dans les coulisses d’un art nécessaire</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/11/05/le-spectacle-jeunesse-contemporain-dans-les-coulisses-dun-art-necessaire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alix Maksymjuk]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Nov 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[Spectacle]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=59217</guid>

					<description><![CDATA[<p>Bref aperçu de l’art de scène pour jeune public.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/11/05/le-spectacle-jeunesse-contemporain-dans-les-coulisses-dun-art-necessaire/" data-wpel-link="internal">Le spectacle jeunesse contemporain : dans les coulisses d’un art nécessaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Les lumières s’allument. Un chapiteau constitué d’un immense drap domine la scène, signant la fin de <em>L’après-midi tombe quand tes biscuits se ruinent</em>, production de La Croustade, qui s’est tenue il y a deux ans, en 2023<em>. </em>Les deux interprètes invitent les spectateurs, et pas que les petits, à venir sous le chapiteau choisir un biscuit à grignoter hors de la salle. Pourtant, peu de choses semblaient mener à cette conclusion alimentaire : tenant à la fois du clownesque et du cirque acrobatique, tout en intégrant l’usage du <em>skateboard</em> et d’objets du quotidien, cet univers artistique décalé représente bien ce à quoi on peut s’attendre avec les spectacles jeunesse d’aujourd’hui au Québec. Je me suis surprise à trouver cette performance mémorable, tant pour la diversité et la modernité des médiums utilisés que pour sa touche humoristique bien dosée.</p>



<p>Retomber en enfance, voilà ce que nous permettent des présentations telles que <em>L’après-midi tombe quand tes biscuits se ruinent.</em></p>



<p>&nbsp;Le spectacle jeunesse fait parfois moins bonne figure aux yeux du public adulte. On lui reproche souvent d’être trop « ludique » ou même niais, mais surtout de ne pas parler à la sensibilité d’un public plus âgé. Pourtant, les créations originales qui brisent cette catégorisation étroite se multiplient dans les centres culturels. Actuellement, il est tout à fait possible de toucher un jeune public tout en parlant de sujets de société avec une vision artistique pertinente.</p>



<p>La popularité de cet art de la scène est telle que des lieux de diffusion entiers concentrent leur programmation autour du spectacle jeunesse : on parle de l’Arrière Scène, située en Montérégie, ou de la Maison Théâtre, à Montréal, qui proposent des spectacles pour jeunes publics, mais s’adressant à tous les âges. À l’affiche&nbsp;: propositions «&nbsp; philosophico-pop », tendant vers la poésie ou même la métaphysique. Chaque spectacle défie les genres ou les mélange, oscillant entre danse-théâtre, conte musical, théâtre d’objet, et encore. Les maisons de la culture offrent aussi des productions jeunesse à bas prix. La proximité est la clé de ces lieux de diffusion, ce qui permet aux représentations de voyager dans plusieurs arrondissements pour trouver leur public cible.</p>



<p>La pertinence du spectacle jeunesse dépasse même sa simple adaptation aux enjeux de l’époque contemporaine ou son accessibilité. Qui ne se souvient pas d’une forme de média qui l’a profondément touché dans son enfance? La nostalgie gagne souvent, et il est observé qu’on a tendance à retourner vers ce que l’on connaît déjà. Proposer du contenu artistique original aux jeunes, c’est aussi développer leur sensibilité à des objets culturels insolites, une curiosité qui peut être nourrie tout au long d’une vie. Il s’agit d’une bonne première porte d’entrée dans un milieu qui apparaît parfois hors d’accès ou trop abstrait.</p>



<p>C’est là que la médiation culturelle entre en jeu. Le développement de la relation entre un jeune public et les acteurs culturels derrière le spectacle jeunesse se fait par le biais d’ateliers et d’animations où la bienveillance est de mise. Il est essentiel, pour plusieurs centres culturels, de considérer l’enfant comme un sujet comme un autre, activement présent dans la réception de l’œuvre. Cela lui permet de placer son point de vue dans un processus de création achevé et de faire ressortir sa propre sensibilité en tant que jeune public.&nbsp; L’art de la scène dédié aux enfants, en se tournant vers la réception de ses jeunes spectateurs, offre des propositions inusitées qui nous incitent tous à voir de nouveaux horizons, comme toute autre forme d’art nécessaire.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/11/05/le-spectacle-jeunesse-contemporain-dans-les-coulisses-dun-art-necessaire/" data-wpel-link="internal">Le spectacle jeunesse contemporain : dans les coulisses d’un art nécessaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
