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	<title>Le Délit &#187; Société</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
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		<title>Nonchalance branchée à Québec</title>
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		<pubDate>Tue, 31 Jan 2012 14:35:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Francis Laperrière-Racine</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Société]]></category>
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		<category><![CDATA[semaine de lecture]]></category>

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		<description><![CDATA[Il faut sortir du ghetto de McGill pour vraiment apprécier les charmes québécois et les autres endroits branchés de la province.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Cette année, Heather Monroe-Blum a décidé que les vacances de lecture seraient plus tôt qu’à l’habitude, mais surtout plus tôt que celles de l’ensemble des autres universités du Québec. Cette spécificité de l’Université McGill fait en sorte que les étudiants sont destinés à rester entre eux et ils ne pourront pas profiter de la semaine de vacances avec les autres universités québécoises. Cependant, Le Délit a pensé à tout et vous présente un guide de survie pour la semaine de lecture.</p>
<p>Avant toute chose, il faut mentionner que McGill est un point central de l’univers branché du Québec. De ce fait, il est venu à l’idée de concevoir un guide des endroits locaux et en vogue, à savoir s’il y avait d’autres endroits branchés que le Ghetto McGill, le Mile-End, Hochelaga-Maisonneuve et le Plateau. Il faut sortir de l’île pour voir qu’il existe certes d’autres quartiers vibrants. Il faut se diriger à Québec pour trouver cet endroit magique où les pots Mason sont rois et la vie de quartier aussi fleurissante qu’à Montréal.</p>
<p>Ne vous méprenez pas. Il ne s’agit pas d’un guide pour vous organiser pour finir toutes les lectures que vous n’aviez pas faites avant la semaine de lecture. Ce texte veut simplement vous vendre du rêve et surtout vous faire sortir de la «grand’ ville» pour vous faire découvrir les charmes cachés de la Vieille Capitale sous ses traits locaux.</p>
<p>En fait, il importe de noter que la scène branchée s’est développée de concert avec la scène hipster. La culture et la mode hipster sont «non mainstream», et celles de Québec se sont développées un peu plus tardivement que celle de Montréal. Les jeunes habitants de la ville ont développé une saveur bien spécifique à cette tendance branchée qui voudra certainement perdurer dans la Vieille Capitale. En fait, les quartiers chauds sont, pour la Basse-Ville, Saint-Roch et, pour la Haute-Ville, Saint-Jean-Baptiste. Là-bas, pensée indépendante, contreculture, progressisme et créativité se rejoignent pour former un tout qui se joint formidablement bien à la ville. Ces quartiers méritent d’être visités et surtout d’être vécus.</p>
<div class="media-credit-container aligncenter" style="width: 605px"><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/map-quebec.jpg"><img class="size-large wp-image-10802" title="map quebec" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/map-quebec-595x494.jpg" alt="" width="595" height="494" /></a><span class="media-credit">Illustration: Nicolas Quiazua</span></div>
<p>Ce guide ne veut pas vous interdire de visiter le Château Frontenac ou le Vieux-Québec, faites ce qui vous plaira. Cependant, il vise à vous faire vivre la «vraie» vie à Québec dans les quartiers habités par les locaux et non pris d’assaut par les touristes. Allez à Québec vous en serez comblé.</p>
<p><strong>Saint-Roch</strong><br />
Premièrement, le quartier Saint-Roch tire son nom d’une chapelle construite par les Récollets sous le Régime français au début de la colonisation. Ce quartier a été l’un des plus populeux et prospères de Québec jusque dans les années 1960 au profit de l’émergence des banlieues. Le quartier est ensuite entré dans un dur déclin au profit du crime notamment jusqu’à la fin des années 1990. Cependant, depuis une quinzaine d’années le quartier se noie sous une pluie constante d’investissements de la part de la ville de Québec pour le revitaliser. Ces investissements ont porté fruit, car le quartier est désormais le plus branché de Québec chez les jeunes locaux et les jeunes professionnels de la Vieille Capitale. Les deux grandes artères du quartier, le boulevard Saint-Joseph et le boulevard Charest sont désormais totalement revitalisés et fréquentés par une classe d’individus plus aisés. Ce quartier vit présentement une vague d’embourgeoisement intensif.</p>
<p><div class="media-credit-container aligncenter" style="width: 605px"><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/s-quebec-2.jpg"><img class="size-large wp-image-10804" title="s- quebec 2" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/s-quebec-2-595x420.jpg" alt="" width="595" height="420" /></a><span class="media-credit">Photo: Francis L. Racine</span></div><br />
<strong>Où manger à Saint-Roch?</strong><br />
Le quartier de la Basse-Ville est un endroit prisé pour ses restaurants. Avec le récent embourgeoisement, le quartier a attiré un nombre important de bonnes tables de la ville de Québec. Note comme ça, la ville de Québec a le plus haut taux de restaurant par habitant en Amérique du Nord; vous serez servi!</p>
<p>De tous les restaurants du quartier, notamment parmi le Café du clocher penché et le restaurant Les Bossus, le restaurant-salle-de-spectacle Le Cercle est un choix à retenir. En effet, Le Cercle est spécialisé dans les tapas et les tartares. C’est un endroit extraordinaire pour passer une soirée riche en émotion. Le restaurant a notamment une excellente cave à vin pour les fins connaisseurs et les amateurs. Le Cercle est aussi une salle de spectacle de la scène alternative. Consultez leur programmation pour la semaine de lecture, car ils n’auront pas moins de six spectacles pour vous satisfaire.</p>
<p><div class="media-credit-container aligncenter" style="width: 605px"><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/s-quebec9.jpg"><img class="size-large wp-image-10806" title="s- quebec9" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/s-quebec9-595x425.jpg" alt="" width="595" height="425" /></a><span class="media-credit">Photo: Francis L. Racine</span></div><br />
<strong>Où étudier à Saint-Roch?</strong><br />
Pour ne pas vous sentir trop mal de ne pas faire un peu de lecture pendant la semaine de lecture, il est conseillé d’ouvrir ses bouquins à la Brûlerie Saint-Roch pour avoir une ambiance parfaitement saine pour l’étude. Le café et les croissants sont incroyables!</p>
<p><strong>Que voir à Saint-Roch pendant que l’on flâne?</strong><br />
Le quartier Saint-Roch est riche en petits endroits pour satisfaire son envie de flâner dans les rues et particulièrement le boulevard Saint-Joseph. Parmi les endroits où il est conseillé de s’arrêter pendant son flânage, le magasin de guitares, la boutique Philippe Dubuc, le café-lecture Fanamanga et la Galerie Morgan Bridge sont des incontournables.</p>
<div class="media-credit-container aligncenter" style="width: 605px"><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/s-quebec-4.jpg"><img class="size-large wp-image-10808" title="s- quebec 4" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/s-quebec-4-595x442.jpg" alt="" width="595" height="442" /></a><span class="media-credit">Photo: Francis L. Racine</span></div>
<p><strong>Saint-Jean-Baptiste</strong><br />
Le quartier Saint-Jean-Baptiste existe lui aussi depuis les premiers moments de la colonisation par la France de l’Ancien Régime. Situé en Haute-Ville, ce dernier est à proximité des centres touristiques sans avoir été trop envahi par les touristes. Ce quartier est entré dans la tendance branchée avec l’arrivée depuis quelques années d’une bonne partie de la communauté homosexuelle de Québec. La rue principale dans ce quartier est le boulevard Saint-Jean avec ses nombreux cafés, restaurants, boutiques et ses bars animés. Le quartier est dominé par l’Église du même nom qui est le point central du quartier. Si vous allez dans le quartier Saint-Jean-Baptiste, sortez de l’artère principale et allez visiter les petites artères dans les quartiers résidentiels. N’ayez pas peur de l’aspect ouvrier du quartier: il s’agit en fait d’un des quartiers les plus chics de Québec.</p>
<p><strong>Où manger à SJB?</strong><br />
La ville de Québec regorge d’excellents endroits où l’on peut satisfaire son appétit. Cependant, il existe un incontournable pour les déjeuners: le Bonnet d’âne. Cet endroit, très peu connu des touristes, est le rendez-vous des locaux qui y vont naturellement comme on va à l’épicerie. Vous y trouverez les meilleurs œufs bénédictines et ce, dans un environnement de magasin général. Cet endroit est très couru, donc il vaut mieux réserver avant de s’y présenter pour déjeuner. Parmi les autres bonnes adresses du coin, on peut noter: Lady Cookie (pâtisserie), Paingruel (boulangerie), ainsi que la plupart des restaurants de la rue Saint-Jean.</p>
<p><strong>Où étudier à SJB?</strong><br />
Ouvrez vos livres à la Brûlerie Saint-Jean pour vous avancer un tant soit peu dans vos lectures; endroit magnifique qui fait penser à un petit bistro ou café du Mile-End. Les soupes et les sandwichs sont renversants. Très belle ambiance qui agence salle d’étude à salle d’exposition de photographies d’artistes locaux.</p>
<p><strong>Que voir à SJB?</strong><br />
Le quartier Saint-Jean-Baptiste est niché sur le cap Diamant soumis aux bourrasques de vent. Saint-Jean-Baptiste est le quartier des flâneurs et un endroit exceptionnel pour y voir une faune diversifiée d’individus, et aussi une architecture exiguë. Les meilleurs endroits pour profiter des beautés architecturales du quartier sont sans aucun doute dans le vieux quartier ouvrier, qui n’a d’ouvrier que son nom. En effet, il a subit un vague d’embourgeoisement et il est devenu beaucoup plus familial. Vous avez, près des falaises, des points de vue à couper le souffle sur les Appalaches et le reste de la ville.</p>
<div class="media-credit-container aligncenter" style="width: 605px"><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/S-quebec-3.jpg"><img class="size-large wp-image-10810" title="S- quebec 3" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/S-quebec-3-595x430.jpg" alt="" width="595" height="430" /></a><span class="media-credit">Photo: Francis L. Racine</span></div>
<h1>Entrevue avec Québec t’aime</h1>
<p>Le Délit s’est entretenu avec le chroniqueur culturel, Patrice Plante, du très en vogue blogue Québec t’aime (<a href="http://www.quebectaime.com" target="_blank">www.quebectaime.com</a>), LA référence actuelle des tendances à Québec.</p>
<p><strong><em>Le Délit:</em> Depuis combien de temps le blogue est-il en activité et qu’est-ce qui est responsable de son grand succès?</strong><br />
<strong>Patrice Plante:</strong> Depuis mars 2010. La diversité et la qualité des chroniqueurs, ainsi que notre stratégie 2.0 qui nous a fait rejoindre un nombre incroyable de gens via Facebook. C’est aussi la première fois qu’un média se positionne avec un slogan qui rend la ville amoureuse de ses citoyens plutôt que l’inverse.</p>
<p>Enfin, l’intérêt du site pour un touriste est indéniable : tous les recoins cachés, les meilleures bouffes et les meilleures activités underground sont couvertes par nous</p>
<p><strong><em>LD:</em> Quelle est la spécificité du blogue Québec t’aime?</strong><br />
<strong>PP:</strong> Un contenu hyper original et non conventionnel. Nous ne couvrons rien de mainstream, et le faisons avec une plume et un humour qui nous place en marge du journalisme (ou plus particulièrement, nous créons un nouveau genre de journalisme qui rend la lecture divertissante, pour aller chercher le public internaute 18-34 ans).</p>
<p>Nous voulons faire ressortir ces artistes inconnus, souvent étudiants, ainsi que toutes ces petites choses de la vie quotidienne (photos, moments, initiatives d’étudiants ou de passionnés) qui font de Québec une ville où il fait bon vivre.</p>
<p><strong><em>LD:</em> Que devraient absolument visiter les étudiants de McGill s’ils viennent à Québec?</strong><br />
<strong>PP:</strong> La 3e avenue de Limoilou, avec ses airs de Montréal, ses gens merveilleux et son parcours incroyable pour les gourmands (cafés, boulangerie, bistro japonais, soupe et cie, fromagerie) sont des incontournables. Le Cercle doit absolument être une étape. Une marche le long de la rivière Saint-Charles, les petites rues du Vieux-Québec et de Saint-Jean-Baptiste doivent être un moment de nonchalance et de bonheur absolu. Un café au sommet de l’Astral, par un jour ensoleillé d’hiver vaut le détour. Une visite chez Francine, sur la 1re avenue, qui offre des plats de grand-mamans québécoises dans son petit resto aux allures de salon familial se doit de vous charmer. Une virée au Bateau de Nuit et au Sacrilège, et puis la poutine Ashton sauce piquante sont des classiques des locaux. De plus, il faut s’attarder pour aller au brunch au Buffet de l’Antiquaire sur Saint-Paul, le traversier de Lévis suivi d’une bière au Corsaire et surtout, surtout pas le Savini.</p>
<p><strong><em>LD:</em> Comment le blogue <em>Québec t’aime</em> peut-il leur être utile?</strong><br />
<strong>PP:</strong> Divisé par catégorie d’intérêt (musique, art, culture, bouffe, etc&#8230;), il permet à ces étudiants de se promener par champ d’intérêt et de découvrir ainsi ce que la ville offre de mieux, mais de façon divertissante (nous ne sommes pas un moteur de quoi faire à Québec, mais une personne curieuse peut se promener, lire, et être passionné de quelque chose, quelqu’un ou un lieu spécifique de Québec). Ça rend l’expérience de recherche plus intéressante. Pour les amateurs de bouffe, je signe d’ailleurs une chronique BEST OF P, qui recense le meilleur de Québec: le meilleur sushi, pain, café, resto «apporter votre vin», etc.</p>
<p><strong><em>LD:</em> Quel événement ne doit-on pas manquer à Québec durant la semaine de lecture?</strong><br />
<strong>PP:</strong> Vous tombez en plein pendant le Fashion Jam, à ne pas manquer toute la semaine avec les compétitions de snowboard et le plus grand événement mode du Canada le 25 février!</p>
<p><strong><em>LD:</em> Quel est ton restaurant et ton endroit pour flâner préférés dans Saint-Roch?</strong><br />
<strong>PP:</strong> Mon resto préféré, dans Saint-Roch, est l’Affaire est Ketchup. Mon endroit pour flâner est la rue Saint-Joseph au complet, avec ses boulangeries, boucheries, épiceries exotiques et ses cafés comme la Brûlerie Saint-Roch et le Nektar. Je dois vous dire que mon endroit préféré pour prendre un verre est sans aucun doute Le Cercle. Et ma nouveauté coup de cœur 2012 est le restaurant Hosaka-ya Ramen</p>
<p><strong><em>LD:</em> Quel est ton restaurant et ton endroit pour flâner préférés dans Saint-Jean-Baptiste?</strong><br />
<strong>PP:</strong> Mon resto préféré est La Chine chez Soi. Mon endroit, par excellence pour flâner est la rue de la Tourelle, la nuit. Et assurément le Bateau de Nuit et le Saint-Angèle.</p>
<p><strong><em>LD:</em> Comment se porte la scène underground à Québec et quels sont les meilleurs endroits?</strong><br />
<strong>PP:</strong> La scène underground se porte selon moi mieux que jamais, les initiatives ne cessent de se multiplier depuis l’effervescence du 400e anniversaire de la ville. Pour découvrir cette scène, rien ne bat le quartier Saint-Roch: les shows du Cercle et de l’Agitée, la galerie d’art Morgan Bridge et les initiatives comme le Festival OFF.</p>
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		<title>Évolution, évolution&#8230;</title>
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		<pubDate>Tue, 31 Jan 2012 13:34:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sofia El Mouderrib</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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		<description><![CDATA[Mon petit frère est en 1re secondaire. Il est revenu à la maison après une journée d’école s’étant terminée par un cours de sciences.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L’œil malin, il me demande: «Savais-tu qu’un jour les humains n’auront plus de petit orteil?». En fait, son professeur leur a raconté que le petit orteil est inutile à notre équilibre ou même à toute autre chose, donc qu’il est condamné à fusionner de façon à disparaître. Cette anecdote est la manière idéale d’introduire l’histoire de Darwin.</p>
<p>En 1801, le chevalier de Lamarck a publié un des premiers ouvrages sur l’évolution, proposant ainsi sa théorie de la transmission des caractères acquis. Il prétendait qu’en étirant son cou vers des petits fruits au sommet des arbres, la girafe a modifié son organisme pour le transmettre à sa progéniture et, au fur et à mesure, le cou de cette espèce s’est allongé. D’ailleurs, le concept selon lequel les humains perdront leurs petits orteils vient de Lamarck qui n’avait aucune conception de ce qu’est un gène. Alors que la science avance, le professeur de mon petit frère est vraisemblablement resté en 1801.</p>
<p>Huit ans plus tard naissait Charles Darwin. Ce dernier a profité du terreau fertile qu’avait préparé Lamarck au sujet de l’évolution. C’est en 1850 qu’est publiée L’Origine des espèces. Son concept est simple: plusieurs individus de chaque espèce naissent, mais tous ne survivront pas. La nature détermine la survie des espèces et régule ainsi la sélection des caractéristiques. Un animal qui meurt avant de transmettre ses caractéristiques (Darwin non plus n’avait guère connaissance des gènes) diminue la présence de celles-ci au sein de son espèce. À l’inverse, si un attribut permet de survivre jusqu’à la procréation, il est transmis à la progéniture. En bref, dans un contexte où la seule nourriture disponible pour les girafes était à la cime des arbres, les plus petites girafes sont mortes alors que les plus grandes ont survécu puis transmis leurs gènes régulant la taille à leurs enfants.</p>
<p>Prenons l’exemple de quelqu’un qui a eu l’appendicite quand il était petit. C’est l’infection d’un organe inutile, vestige de l’évolution, situé dans notre intestin grêle. Grâce à la médecine moderne, il a survécu et nous a transmis le gène de l’appendice. Si la chirurgie n’existait pas, tous ceux ayant un appendice problématique (on soupçonne que plus il est profond, plus une infection est probable) mourraient avant de transmettre cet attribut et qu’il disparaitrait lentement chez l’Homo sapiens. Ainsi, personne ne meurt avant d’avoir des enfants pour cause de petit orteil inutile. Voilà pourquoi il ne disparaîtra jamais.</p>
<p>Le lendemain, la tête enflée, convaincue de tout savoir sur l’évolution et que celle-ci n’a plus rien à cacher à l’humanité, je me suis rendue à mon cours de génétique. Il se trouve que mon professeur, Ehab Abouheif, et son équipe ont récemment fait une découverte liée à l’évolution et qui confirme l’existence de gènes vestigiaux. Environ huit espèces de fourmis à grande tête donnent naissance à des super soldates dont les mandibules sont énormes.  À l’aide d’hormones injectées à des larves d’une espèce déchez qui ces supers soldates n’existent pas, l’équipe de chercheurs a fait naître ces minis monstres aux pinces protubérantes. La conclusion qu’en tire l’équipe s’ajoute à plusieurs études sur l’épigénétique: les espèces portent des gènes «éteints» (probablement à cause de circonstances environnementales) et transmissibles. Malgré tout, ils sont encore là, prêts à ressurgir sous des stress spécifiques. La théorie de l’évolution se complique alors que je pensais, à tort, qu’elle nous avait tout dévoilé.</p>
<p>Lamarck, Darwin et moi-même avons certainement constaté qu’à l’instar des espèces, nos connaissances évoluent…</p>
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		<title>Le fédéralisme et les valeurs mobilières</title>
		<link>http://www.delitfrancais.com/2012/01/24/le-federalisme-et-les-valeurs-mobilieres/</link>
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		<pubDate>Tue, 24 Jan 2012 14:50:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Annie Lagueux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
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		<category><![CDATA[cour suprême]]></category>
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		<description><![CDATA[Ou comment la Cour suprême a contrecarré les plans du gouvernement fédéral.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les étudiants en droit se souviennent certainement de leur première semaine de cours. Le professeur attitré pour l’Initiation au droit tentait de faire retenir les bases des connaissances nécessaires à la réussite des prochaines années du baccalauréat et certains se souviennent du moment précis où il s’est mis à parler de la Constitution canadienne et du partage des compétences. Et particulièrement de deux articles, 91 et 92 de la Loi Constitutionnelle de 1867. Certains se demandaient: «On note les articles?» Et la réponse: «Bah… On les note et au pire, on les oublie.»  Après ce cours, on ne pouvait plus jamais les oublier, les utilisant à une fréquence étonnante au cours du baccalauréat.</p>
<p><div class="media-credit-container alignright" style="width: 209px"><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/S-SteveMartin.jpg"><img class="size-medium wp-image-10618" title="S - SteveMartin" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/S-SteveMartin-199x300.jpg" alt="" width="199" height="300" /></a><span class="media-credit">Steve Martin</span></div>Ces deux articles renferment beaucoup plus qu’ils ne laissent paraître… Et pourtant, quelle importance ont-ils eue et continuent-ils à avoir, encore aujourd’hui! Nous n’avons qu’à nous référer à la «décision» de la Cour suprême rendue le 22 novembre dernier, soit le Renvoi relatif à la Loi sur les valeurs mobilières. Les motifs de la plus haute cour du pays font suite à la question portant sur la compétence législative du Parlement du Canada à adopter la Loi sur les valeurs mobilières. Ce processus d’avis consultatif mis en place dans la loi constitutive de la Cour suprême permet au gouverneur en conseil, soit à toutes fin pratiques le gouvernement fédéral, de «soumettre au jugement de la Cour des questions de droit importantes, comme la constitutionnalité ou l’interprétation d’une loi fédérale ou provinciale, et lui demander son opinion à ce sujet». C’est notamment le processus qui avait été employé par le gouvernement pour le Renvoi relatif au mariage de personnes de même sexe et le Renvoi sur la sécession du Québec.</p>
<p>Ce renvoi de novembre dernier, plus qu’une décision sur les valeurs mobilières, est en fait une réaffirmation du principe du fédéralisme, concept à la base de la société canadienne. En effet, les deux articles dont il était question plus tôt, soient les articles 91 et 92 de la Loi constitutionnelle de 1867, prévoient les compétences conférées au Parlement du Canada et celles dévolues aux provinces. C’est dans cette séparation que réside le fondement de tous les pouvoirs que possèdent nos paliers de gouvernements. En effet, lors du partage des compétences afférentes à la création de la fédération canadienne, «le fédéral s’est vu octroyer les domaines de compétence les plus importants, surtout en matière économique, parce qu’on les considérait d’intérêt général pour le pays.» Et les provinces? Elles ont reçu des compétences de nature sociales et culturelles, des pouvoirs d’application davantage locale.</p>
<div class="media-credit-container alignright" style="width: 605px"><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/Justice-caricature.jpg"><img class="size-large wp-image-10620" title="Justice caricature" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/Justice-caricature-595x582.jpg" alt="" width="595" height="582" /></a><span class="media-credit"><a href="http://www.delitfrancais.com/author/matthieu-santerre/">Matthieu Santerre</a> | Le Délit</span></div>
<p>Le Renvoi se positionne quant à la validité de la Loi sur les valeurs mobilières fédérale qui prévoyait la création d’un organisme canadien unique de réglementation des valeurs mobilières. Mais avant toute autre chose, qu’est-ce qu’une valeur mobilière? Selon la Cour Suprême, le terme «valeur mobilière» désigne une classe d’actifs qui comprend, par convention, les actions de société, les intérêts dans des sociétés par actions, les titres de créance comme les obligations et les instruments financiers dérivés.<br />
On peut se poser une question bien simple: quelle est la motivation du gouvernement fédéral à vouloir unifier la réglementation des valeurs mobilières? En fait, une commission nationale des valeurs mobilières permettrait de centraliser l’ensemble des activités financières autour de l’actuel grand centre financier du Canada, soit Toronto.</p>
<p>Le Québec possède sa propre Loi sur les valeurs mobilières depuis bien des années et a même instauré en 2004 l’Autorité des marchés financiers, un organisme chargé d’encadrer les marchés financiers québécois et prêter assistance aux consommateurs de produits et services financiers. De plus, cette Autorité veille à l’application des lois propres à chacun des domaines qu’elle encadre. La Loi proposée par le gouvernement fédéral visait à ramener tous ces pouvoirs à Ottawa.</p>
<p>Pourquoi donc les provinces sont-elles réticentes à une «Autorité des marchés financiers» canadienne? Au cabinet du ministre des finances du Québec, on affirme qu’une autorité fédérale viendrait contrecarrer les lois existantes au Québec. Les provinces ont adopté leur propre loi, et ce pour représenter les différentes réalités financières dans l’ensemble du pays. Par exemple, les normes fiscales trouvant application en Alberta sont différentes de celles du Québec, car les réalités économiques et financières y sont différentes. Les gouvernements de ces deux provinces le savent, et ces dernières ont fait front commun contre le projet de loi. Ainsi, appliquer une réglementation mur-à-mur sans prendre en compte les différences économiques régionales du Canada favorise la première place financière du Canada, Toronto.</p>
<p>De cette manière, le transfert du pouvoir de réglementation réduirait les provinces au rôle d’exécutant, les privant du rôle de décideur de ce qui est meilleur pour la province. De plus, ce transfert se traduirait par une perte d’expertise financière dans l’ensemble des provinces au profit de la centralisation de cette expertise vers Toronto.</p>
<div class="media-credit-container alignright" style="width: 605px"><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/S-teamkonsol.jpg"><img class="size-large wp-image-10624" title="S - teamkonsol" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/S-teamkonsol-595x396.jpg" alt="" width="595" height="396" /></a><span class="media-credit">Teamkonsol</span></div>
<p>De nombreuses propositions de Commission nationale financière avaient été discutées, et ce depuis 1935. Cependant, de telles initiatives se sont intensifiées dans la dernière décennie pour mener à un projet de loi tel qu’analysé par la Cour. Afin de justifier la création d’une telle règlementation, le gouvernement fédéral, dans son intervention devant la Cour suprême, soutenait que la «Loi, telle que libellée, ne vise pas à imposer unilatéralement un régime unifié de réglementation des valeurs mobilières pour l’ensemble du Canada. Elle donne plutôt aux provinces le libre choix de participer au régime si elles le souhaitent et quand elles le souhaitent.» Ce faisant, le Parlement canadien souhaitait que toutes les provinces choisissent de participer au régime créant ainsi «un régime de réglementation national des valeurs mobilières pour le Canada.»</p>
<p>Ainsi, le Canada, auquel s’est joint l’Ontario et quelques intervenants, prétendait que la Loi dans son ensemble relevait du volet général d’une compétence lui appartenant, soit la capacité de légiférer en matière de trafic et de commerce que le paragraphe 91 (2) de la Loi constitutionnelle de 1867 confère au Parlement. Les provinces telles que de l’Alberta et le Québec souhaiteraient au contraire que le régime légal «relève de la compétence des provinces en matière de propriété et de droits civils prévue au paragraphe 92 (13) de la Loi constitutionnelle de 1867.» Le Canada ne s’opposait pas à l’argument selon lequel la réglementation des valeurs mobilières relève de la compétence provinciale, mais soutenait plutôt que le marché des valeurs mobilières a évolué en une matière touchant l’ensemble du pays, nécessitant du fait même une intervention du Parlement pour la création d’une commission nationale unique.</p>
<p>Avant même d’analyser les motifs de la Cour, il est intéressant de noter que les Cours d’appel de l’Alberta et du Québec avaient toutes deux conclu que la Loi sur les valeurs mobilières proposée par le Canada était inconstitutionnelle, position que défendaient les gouvernements respectifs de ces provinces.</p>
<div class="media-credit-container alignright" style="width: 605px"><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/caricature-stop-cour.jpg"><img class="size-large wp-image-10622" title="caricature stop cour" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/caricature-stop-cour-595x410.jpg" alt="" width="595" height="410" /></a><span class="media-credit"><a href="http://www.delitfrancais.com/author/matthieu-santerre/">Matthieu Santerre</a> | Le Délit</span></div>
<p>La Cour Suprême définit clairement son mandat dès les premières pages du renvoi: «Il ne revient pas aux tribunaux de trancher la question politique de savoir si un régime national unique de gestion des valeurs mobilières est préférable à de multiples régimes provinciaux. En conséquence, [la] réponse à la question posée par le présent renvoi n’est dictée que par le texte de la Constitution, par les principes fondamentaux de notre droit constitutionnel ainsi que par la jurisprudence pertinente.» Pour ce faire, le tribunal a adopté une approche qu’elle a elle-même qualifiée de fédéralisme moderne, soit une «vision plus souple du fédéralisme qui permet le chevauchement des compétences et qui encourage la coopération intergouvernementale».</p>
<p>La Cour a affirmé que la Constitution canadienne confère des pouvoirs au Parlement fédéral de promouvoir l’intégrité et la stabilité du système financier canadien et que la Constitution confère également le pouvoir au Parlement de réglementer le trafic et le commerce, tant au niveau interprovincial qu’international.</p>
<p>Toutefois, le tribunal a réitéré un principe maintes fois soutenu dans des décisions précédentes (notamment celle sur la sécession du Québec), soit que «bien que les principes de flexibilité et de coopération soient importants pour le bon fonctionnement de l’État fédéral, ils ne peuvent l’emporter sur le partage des compétences ou le modifier.» Le fédéralisme est un concept constitutionnel qui demande qu’un exercice d’équilibre soit fait entre les pouvoirs du gouvernement fédéral et ceux des provinces. La Cour a réaffirmé que le partage des compétences prévu aux articles 91 et 92 de la Loi constitutionnelle doit être respecté, tout en prenant en compte les nouvelles réalités de la société.</p>
<p>Dans son analyse de la conformité de la Loi sur les valeurs mobilières avec ce partage, la Cour Suprême s’est questionnée quant au caractère véritable de la loi qui leur a été soumise. La Cour part du principe que la compétence attribuée au Fédéral, soit le pouvoir relatif au trafic et au commerce, n’inclut pas toutes les questions touchant à ces sujets. Une situation contraire équivaudrait à «attribuer à une compétence fédérale une teneur qui viderait de son essence une compétence législative provinciale.» À travers son analyse, le tribunal a conclu que le caractère véritable de la loi consistait «à réglementer, à titre exclusif, tous les aspects du commerce des valeurs mobilières au Canada, y compris les occupations et les professions relatives à ce domaine dans chaque province.» Une fois cela établi, la Cour a tenté de rattacher cet objet avec une compétence prévue par la Constitution. Le gouvernement fédéral soutenait que l’objet de la loi se trouvait dans son champ de compétences alors que le gouvernement provincial soutenait que c’était plutôt son champ de compétence que la loi venait envahir. N’arrivant pas à un résultat concluant après l’exercice, le tribunal s’est alors questionné à savoir si la Loi «traite d’un domaine d’une importance et d’une portée véritablement nationales et qui transcende les compétences provinciales», argument avancé par le gouvernement fédéral pour justifier l’adoption de la Loi en premier lieu.</p>
<p>À cette question, la Cour a répondu par la négative. La tentative du Fédéral de réglementer tout le commerce des valeurs mobilières ainsi que la conduite des participants dans le secteur d’activités rend la Loi sur les valeurs mobilières inconstitutionnelle. La Cour a conclu son raisonnement en affirmant que la Loi n’est pas valide dans sa version actuelle car le régime fédéral proposé empiétait de façon trop importante sur les pouvoirs dévolus aux provinces et la Cour suprême a jugé que cela est contraire au fédéralisme canadien, et cela même dans une perspective de fédéralisme souple et moderne.</p>
<p>Le ministre des Finances du Canada, Jim Flaherty, a indiqué qu’il allait respecter la décision de la Cour. «Il est clair que nous ne pouvons aller de l’avant avec ce projet de loi. Nous allons étudier cette décision attentivement et nous allons agir en conséquence», a-t-il affirmé dans une déclaration publiée par son cabinet. Devant cette position, on ne peut que s’ébahir du pouvoir donné à deux articles, articles dont l’existence est parfois ignorée ou dont la portée est, dans d’autres cas, incomprise. Dans tous les cas, la Cour suprême veille à assurer le respect de nos lois constitutionnelles et nos droits fondamentaux tout en tranchant des enjeux de société d’une importance certaine. Et qui sait si le ministère des Finances du Canada ne suivra pas la «suggestion» de la Cour et ne mettra pas de l’avant une démarche coopérative qui, de l’avis même du tribunal, reconnaîtrait la nature provinciale de la réglementation des valeurs mobilières et donnerait le pouvoir au Parlement de traiter d’enjeux nationaux.</p>
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		<title>Jeunesse unie, Parlements conquis</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Jan 2012 14:57:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Francis Laperrière-Racine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[jeunesse]]></category>
		<category><![CDATA[parlement]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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		<category><![CDATA[Politique provinciale]]></category>

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		<description><![CDATA[Le cynisme est présent dans la plupart des sociétés occidentales, mais des jeunes se lèvent encore pour prendre d’assaut les institutions démocratiques et les rendre à leur image le temps d’une simulation.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La génération du lectorat du Délit est souvent mise à mal. On lui impute différents préjugés: peu d’implication citoyenne, individualisme, manque d’appréciation de la chose publique. Aux dires de nombreux commentateurs, la situation de la jeunesse tant québécoise qu’occidentale est peu reluisante.</p>
<p>Aujourd’hui, les intérêts des jeunes peuvent être satisfaits par une multitude d’implications différentes. Les plus populaires restent toujours l’engagement international, notamment avec Amnistie internationale ou différents groupes de cette consonance. Dans les démocraties, notamment en Occident, des jeunes engagés se tournent vers les partis politiques pour exprimer leur vision d’avenir et leur action est extrêmement louable et importante pour la revitalisation de l’action politique.</p>
<p>Cependant, il existe un phénomène peu connu de la population et qui commence à faire son bout de chemin parmi les cercles de jeunes impliqués dans différents milieux. Il s’agit des simulations parlementaires. Ces événements gagnent en popularité à travers le Québec, mais aussi un peu partout dans le monde. Les jeunes s’unissent malgré leurs différences idéologiques et politiques le temps d’une simulation et ils prennent d’assaut leur parlement national pour y faire vivre la démocratie dont ils rêvent malgré ce que certains qualifient de cynisme ambiant.</p>
<p>Au Québec, depuis quelques années, les simulations parlementaires sont tellement populaires qu’il y a des listes d’attentes et la qualité des participants augmente d’année en année. Le Québec est choyé pour avoir deux simulations parlementaires au Salon bleu de l’Assemblée nationale: le Parlement étudiant du Québec (PEQ) et le Parlement jeunesse du Québec (PJQ).</p>
<p><strong><div class="media-credit-container alignright" style="width: 210px"><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/OZinOH-Société.jpg"><img class="size-medium wp-image-10439" title="OZinOH - Société" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/OZinOH-Société-200x300.jpg" alt="" width="200" height="300" /></a><span class="media-credit">Photo: OZniOH</span></div>Parlement Étudiant du Québec (PEQ)</strong><br />
Il s’agit de la simulation parlementaire qui se rapproche le plus de la réalité partisane actuelle. Il y a le caucus des Rouges (centre-droit) et le caucus des Bleus (centre-gauche). Chacun des caucus est composé de 62 députés. Les membres sont liés par la ligne de parti et doivent être solidaires avec leur caucus.</p>
<p>Le Premier ministre de la dernière simulation (sous le gouvenement du caucus des Rouges), Kevin-Alexandre Lavoie, indique que chaque parti alterne entre le pouvoir et l’opposition durant la semaine (2 jours au gouvernement et 2 jours à l’opposition officielle). «Le chef du caucus a l’entière discrétion de choisir son conseil des ministres et d’octroyer les postes d’officiers dans son caucus. Le chef pour l’année suivante est toujours élu à la dernière soirée de la simulation. C’était la 26e édition du PEQ cette année.»</p>
<p>Cette année, les rouges ont présenté les idées suivantes. Le premier projet de loi du caucus des Rouges touchait à la privatisation du transport en commun de Montréal et Québec. Le deuxième visait une réforme de l’aide sociale. Le troisième voulait réformer le processus d’accréditation des associations étudiantes. Finalement, un livre sur la réforme de la fiscalité au Québec a été présenté dans le but d’introduire un taux d’imposition unique (flat tax) et d’assurer un filet social avec un revenu minimum non imposable.<br />
Les bleus ont présentés les idées suivantes. Dans un premier temps, un projet de loi sur les marchés non-concurrentiels avec la création de nouvelles sociétés d&#8217;État, notamment Pétro-Québec. Le deuxième projet concernait la création de l&#8217;Agence de protection et de valorisation du secteur bioalimentaire du Québec. Le dernier portait sur le Conseil des arts et des lettres du Québec avec, au programme, une augmentation considérable de l&#8217;investissement pour la culture.</p>
<p><strong>Parlement Jeunesse du Québec (PJQ)</strong><br />
À la différence du Parlement Étudiant du Québec, cette simulation est non partisane malgré la séparation des groupes parlementaires entre le gouvernement et l’opposition officielle. En effet, les nouveaux participants sont aléatoirement choisis pour être dans le gouvernement ou dans l’opposition. Il n’y a aucune ligne de parti et les députés votent selon leur âme et conscience sur les ébauches de loi présentées par les ministres.</p>
<p>Il existe plusieurs postes pourvus par les anciens qui sont choisis par le comité exécutif qui organise la simulation chaque année. En effet, les postes de ministres à déclaration, porte-parole de l’opposition à déclaration, les whips, les leader-adjoints et les présidents des quatre commissions sont des postes normalement attribués à des participants de deuxième année. Les postes de porte-parole de l’opposition pour les projets de lois présentés par les ministres sont attribués à des participants de troisième année et les quatre postes de ministre à projet de loi sont donnés à des participants de quatrième année.</p>
<p>Cette année, le Parlement Jeunesse du Québec s’est penché sur quatre projets de loi. Le premier concernait la représentativité des syndicats auprès des salariés. Le deuxième visait une décentralisation de l’éducation et une abolition des commissions scolaires. Le troisième projet de loi présenté songeait à repenser la coopération internationale pour abolir le critère de « bonne gouvernance » lors de l’étude des dossiers d’aide. Et, finalement, le quatrième concernait l’itinérance chronique à Montréal; et les moyens pour enrayer ce phénomène.</p>
<p>La prochaine simulation du Parlement Jeunesse du Québec aura lieu au mois de décembre 2012 et encore une fois, plusieurs projets de loi seront présentés dans le cadre de la 63e législature du Parlement jeunesse du Québec.</p>
<p>Les deux simulations parlementaires présentées ci-haut ne sont pas des exceptions. En effet, il existe bien d’autres simulations parlementaires dans le reste du Canada.</p>
<p><strong>Parlement jeunesse pancanadien</strong><br />
Le Parlement jeunesse pancanadien (PJP) est un des rendez-vous des jeunes politiciens d’expression française et originaires de partout au Canada. Cet événement est organisé par la Fédération de la jeunesse canadienne-française. Il s’agit d’une simulation de plus de 100 jeunes âgés de 16 à 25 ans qui débattent de 3 à 4 projets de loi. Le PJP est non partisan; les députés peuvent voter selon leur âme et conscience.</p>
<p>Le PJP a pour mission de contribuer au développement politique, langagier et culturel de la jeunesse francophone. Le succès du PJP s’est traduit par une multiplication des simulations parlementaires dans les différentes provinces où une population francophone peut soutenir un tel événement.</p>
<div class="media-credit-container aligncenter" style="width: 605px"><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/Stephen-Rees-Société.jpg"><img class="size-large wp-image-10441" title="Stephen Rees - Société" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/Stephen-Rees-Société-595x445.jpg" alt="" width="595" height="445" /></a><span class="media-credit">Photo: Stephen Rees</span></div>
<p><strong>Parlement jeunesse francophone de Colombie-Britannique</strong><br />
Une des simulations qui est née du PJP est le Parlement jeunesse francophone de la Colombie-Britannique. Il s’agit d’un parlement jeunesse simulé et non partisan qui a lieu à chaque année dans la législature de Victoria. Les participants deviennent alors un député ou un ministre de Colombie-Britannique. Ainsi, les jeunes francophones de Colombie-Britannique peuvent se regrouper et faire vivre la langue française dans la législature de Victoria.</p>
<p><strong>Parlement jeunesse francophone de Saskatchewan</strong><br />
Le Parlement jeunesse francophone de Saskatchewan est un rendez-vous politique, journalistique et social de la francophonie saskatchewannaise dans la législature de Régina. Les participants au volet politique ont la chance de prendre part à ce parlement non partisan où le parti au pouvoir et l’opposition débattent de projets de loi provinciaux déposés par les jeunes, le tout, dans la Chambre d’assemblée législative à Régina</p>
<div class="media-credit-container aligncenter" style="width: 605px"><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/scazon-Société.jpg"><img class="size-large wp-image-10443" title="scazon - Société" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/scazon-Société-595x396.jpg" alt="" width="595" height="396" /></a><span class="media-credit">Photo: Scanzon</span></div>
<p><strong>Parlement jeunesse francophone de l’Ontario.</strong><br />
Le Parlement jeunesse francophone de l’Ontario est une activité provinciale à grand déploiement initiée en 2007 par Jean-Marc Lalonde, président de l’Assemblée des parlementaires de la francophonie &#8211; section de l’Ontario (APF), député de Glengarry-Prescott-Russell. Le Parlement jeunesse offre une occasion unique aux élèves francophones de 11e et de 12e année de vivre au rythme des activités de l’Assemblée législative de l’Ontario, à Toronto avec des jeunes de partout en Ontario français.<br />
L’objectif principal est de stimuler l’intérêt et l’engagement des jeunes à l’égard de la politique et du fonctionnement de l’appareil gouvernemental en Ontario. Les enjeux débattus lors de la simulation porteront sur des sujets chauds qui retiennent tout particulièrement l’attention des jeunes Ontariens.</p>
<p><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/MAT_4067.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-10435" title="MAT_4067" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/MAT_4067-595x395.jpg" alt="" width="595" height="395" /></a></p>
<h1>Parlementer à la Belge, en français bien sûr!</h1>
<p><em>Le Délit s’est entretenu avec le Président de l’Assemblée du Parlement Jeunesse de la Communauté française de Belgique et ancien chef de délégation belge au Parlement Jeunesse du Québec de décember dernier, Thibaut Roblain.</em></p>
<p><strong><em><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/Doosier-de-presse-final-PJ.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-10437" title="Doosier de presse final PJ" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/Doosier-de-presse-final-PJ-212x300.jpg" alt="" width="212" height="300" /></a>Le Délit:</em> Pouvez-vous nous décrire les grandes lignes de votre simulation?</strong><br />
<strong>Thibaut Roblain:</strong> Première remarque, l’assemblée dans laquelle nous sommes est tout comme l’Assemblée nationale du Québec, soit une chambre législative d’une entité fédérée. On l’appelle la Communauté française ou depuis le changement de nom la Fédération Wallonie-Bruxelles, c’est l’ensemble des francophones en Wallonie et à Bruxelles. Ce parlement produit des décrets, qui ont la même valeur de loi mais ont un nom différent. Nous avons un partenariat avec le Parlement Jeunesse du Québec grâce auquel nous envoyons une délégation de belges au Québec et eux viennent à notre Parlement jeunesse avec une délégation. Ce faisant, nos simulations s’influencent grandement l’une et l’autre. J’étais justement le chef de la délégation belge au dernier Parlement Jeunesse du Québec en décembre dernier.</p>
<p><strong><em>LD:</em> Comment fonctionne votre PJ en comparaison avec le système politique au Québec et le PJQ?</strong><br />
<strong>TR:</strong> Nous en sommes donc à la XVIe législature du PJ. Au début, le PJ ressemblait au PJQ mais des différences se sont imposées au fil du temps: notre PJ est adapté à notre système parlementaire, c’est-à-dire avec des coalitions de groupes politiques, le décorum européen, et le système législatif sans vote de principe. Ce qui est assez amusant, c’est de voir que nous avons des concepts au PJ qui n’existent pas dans le vrai Parlement: en Belgique, il n’y a pas d’Opposition officielle, donc pas de shadow cabinet. Pourtant, pour la simulation, nous avons nos porte-parole, nous nous levons pour parler (normalement, on ne parle debout qu’à la tribune, pas de sa place), nous avons un chef de l’opposition, mais notre Premier ministre s’appelle un Ministre-Président. Nous faisons aussi un triangle de communication (sans masse d’arme) à la britannique, car ça n’existe pas chez nous. Il est moins rigoriste concernant le protocole et délaisse les formalités des serments au profit du débat et de la découverte. En résumé, le PJ est un melting pot assez sympathique entre le parlementarisme belge et nos influences britanniques, du Québec et des coutumes du Parlement Jeunesse du Québec</p>
<p><strong><em>LD:</em> Quelles sont les grandes caractéristiques de votre simulation?</strong><br />
<strong>TR:</strong> Le PJ dure six jours dont la première journée seulement à l’auberge. Il n’y a pas de débat de principe. Le français est la seule langue autorisée. Nous évitons de parler de la vraie politique mais nous sommes fictivement dans un Etat où tout va bien, où le français est la seule langue, où il n’y a aucun problème de séparatisme, etc. Notre premier but est de faire découvrir la démocratie, ses rouages, d’apprendre aux jeunes à s’exprimer, à prendre position, et ce, dès dix-sept ans: nos débats sont certainement un peu moins «intenses» intellectuellement car il y a plus de débutants. Nous devons faire un compromis entre qualité des débats et découverte initiatique pour les néophytes. C’est extrêmement important pour nous! Il y a quatre décrets et donc quatre ministres. Et nous avons en fin de PJ une résolution: le PJ invite une personne sur un sujet précis puis nous votons un texte ou le Parlement s’engage à prioriser le sujet en question (acte purement politique mais cela permet un débat sur un sujet autre que les quatre projets).</p>
<p><strong><em>LD:</em> Quels seront les sujets de décrets pour cette année?</strong><br />
<strong>TR:</strong> Premièrement, il y a un projet de décret sur les mères porteuses consistant à les rendre possibles d’une manière très libérale: une quasi location d’utérus. Puis un projet de décret sur le chômage concernant les allocations qui y sont dédiées et votre bien-être social. Ce projet prévoit une allocation pour les indépendants mais un durcissement des conditions pour son obtention pour les salariés et une limitation de sa durée, car en Belgique, on peut passer sa vie au chômage. Le troisième projet de décret concerne l’immigration; c’est-à-dire de nouvelles conditions pour arriver chez nous. Et finalement, un projet de décret sur les collaborateurs de justice; donc sur le statut des personnes condamnées qui donnent des informations importantes à la justice. Réductions de peine, voire suppression de l’infraction selon l’importance! D’autres mesures aussi punissant la non-information, etc.</p>
<p><strong><em>LD:</em> Il y a une délégation de Québécois qui part en Belgique pour votre simulation; y a-t-il d’autres délégations étrangères qui participeront à votre simulation?</strong><br />
<strong>TR:</strong> Oui, il y a plusieurs délégations. Il y aura certainement les cinq québécois. Il y aura aussi un membre d’un parlement jeunesse du Congo, ainsi qu’un Suisse du Jura suisse, un membre de la simulation de Roumanie, un représentant italien du Val d’Aoste et finalement un membre de la simulation parlementaire du Maroc.</p>
<p><em>Propos recueillis par Francis L. Racine</em></p>
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		<title>Une fin juteuse</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Jan 2012 14:25:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anabel Cossette Civitella</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Conférence]]></category>
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		<description><![CDATA[Une épidémie de gastro met abruptement fin au congrès annuel de la Canadian University Press.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Habitués à écrire les nouvelles, les 360 journalistes qui étaient à la conférence nationale de la Presse universitaire canadienne (CUP-PUC) à Victoria ne s’attendaient certainement pas à tomber sous le feu des projecteurs le 15 janvier dernier lorsqu’une épidémie de gastro (norovirus) s’est propagée à tel point que l’organisation a dû annuler les activités de fermeture de l’événement, ainsi que la séance plénière prévue pour la dernière journée.</p>
<p>Au nombre des journaux étudiants présents, <em>Le Délit</em>, <em>The McGill Daily</em>, <em>The Link</em> et <em>The Concordian</em> étaient présents pour la représenter la région de Montréal, ainsi que <em>Le Collectif </em>et <em>La Rotonde</em> pour représenter le côté francophone.</p>
<p>Dans une atmosphère survoltée, après quatre jours de conférence enrichissante et stimulante, les étudiants universitaires se réunissaient pour le dernier souper et fêter la fin de NASH74, le nom donné à l’événement. Malheureusement, le virus de la gastro en a décidé autrement. Vers 17 heures, quelques personnes ont commencé à se sentir indisposées. Dès 22 heures, au moins onze personnes étaient envoyées à l’hôpital pour déshydratation. Vers 3 heures du matin, c’était les mesures de guerre: quelques jeunes journalistes francophones du <em>Collectif </em>et du <em>Délit</em> ont tenté de commander une pizza pour se sustenter. Qui peut se targuer d’avoir reçu la réponse «Nous ne livrons pas à votre hôtel, vous avez été mis sous quarantaine»? Piégés. En tout cas, c’est l’impression qu’ils en avaient.</p>
<p>Au départ, difficile de croire qu’un virus aussi commun était pour jeter par terre aussi rapidement et efficacement quelque 70 jeunes personnes dans la fleur de l’âge. Pourtant, lorsque les activités du soir ont été annulées, les organisateurs et les participants ont vu rouge. La nuit allait être longue. Le norovirus se propage notamment par la salive, et agit très rapidement. Les effets sont vomissements et diarrhée aiguë, mais pour une courte période de temps.</p>
<p>Rapidement, presque autant que la transmission du virus, l’imagination a fait son œuvre et l’histoire, entre les griffes des journalistes, s’est vite transformée en un mix de récit épique et de récit d’horreur.</p>
<p><em>Je regardais derrière moi. Je l’ai vu; il s’est penché avec exagération et une étrange substance a semblé sortir directement de ses entrailles. Il a crié et s’est écroulé. La Bête frappe encore, et de plus en plus proche. Qui sera le prochain?</em></p>
<p><em>Les attaques se font de plus en plus sournoises. La transmission du virus est rapide, inévitable, et frappe sans discrimination d’âge, de sexe, de race, mais surtout, de langue. Les francophones étaient sans voix lorsqu’un des leurs est tombé pour la première fois, près de dix heures après le début des activités démoniaques de la Bête. Un peu à la manière de l’Assimilation, les francophones se sentent violés dans leur âme par les événements. </em></p>
<p><em>Ils sont tenus captifs sur cette île, sans ressource autre que leurs appareils technologiques. La Bête les aura s’ils ne sont pas en groupe</em>.</p>
<p>Au moment de mettre sous presse, l’intoxication alimentaire n’était plus une cause plausible. Certains membres du personnel des cuisines de l’hôtel Harbour Towers semblaient avoir été malade, mais les hypothèses ne sont pas confirmées.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Rhume, grippe, gastro</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Jan 2012 14:00:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sofia El Mouderrib</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Société]]></category>
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		<category><![CDATA[traitement]]></category>

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		<description><![CDATA[Les fêtes ne sont pas uniquement pour vous et moi. Les rencontres en famille et entre amis sont de véritables bars ouverts pour les organismes aérogènes contenus dans vos divers mucus des voies respiratoires.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Moins appétissants qu’une tourtière, le rhume, la grippe et la gastro sont des infections communes et répandues en hiver qui, puisque souvent d’origine virale, ne se traitent pas.</p>
<div class="media-credit-container alignright" style="width: 605px"><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/Francis-chart.jpg"><img class="size-large wp-image-10369" title="Microsoft Word - Lindsay is awesome.docx" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/Francis-chart-595x434.jpg" alt="" width="595" height="434" /></a><span class="media-credit">Lindsay Cameron</span></div>
<p><strong>Les présentations</strong><br />
Laissez-moi tout d’abord vous présenter le rhinovirus, un tout petit agent infectieux composé d’un minuscule bagage génétique. Son lieu de prédilection se trouve dans nos voies respiratoires supérieures, à une température idéale de 33 degrés Celsius. La sécrétion de mucus dans ces régions est un moyen de défense efficace puisqu’il permet de transporter le rhinovirus (grâce au reniflement et à la toux) vers l’estomac où il est détruit, ou vers l’extérieur, ce qui se traduit en un mode de propagation dans nos populations. Les symptômes inflammatoires consistent en une toux, des céphalées (maux de tête), ainsi qu’en congestion des voies nasales due à l’enflure des tissus. Un rhume est rarement accompagné de fièvre ou de fatigue majeure, mais nécessite tout de même du repos durant les 5 à 7 jours qu’il perdurera. Les éternuements et le mal de gorge sont des signes avant-coureurs des autres symptômes, un signe qu’il faut commencer à boire beaucoup d’eau! L’eau liquéfie les muqueuses les aidant ainsi à se décrocher des parois des voies respiratoires et aurait des propriétés démontrées bénéfiques au niveau du soutient du système immunitaire.</p>
<p>Le virus de l’influenza quant à lui implique une fièvre soudaine allant de 38 à 40 degrés Celcius, des douleurs musculaires sévères dans les jambes et le dos, une fatigue générale ainsi qu’une toux intense. Les modes de propagations sont les mêmes que ceux du rhume puisqu’il s’agit également d’une infection des voies respiratoires. Une grippe dure toutefois plus longtemps, il faut compter plus de 10 jours avant une guérison complète dans le cas ou il n’y a pas de complications telles qu’une pneumonie ou qu’une bronchite.</p>
<p>Le troisième groupe de virus, et non le moindre, est celui causant les deux tiers des infections gastro-entérites. Il s’agit de Rotavirus, Norovirus, Adenovirus et de quelques autres. Ils peuvent causer des diarrhées et des vomissements: selon la souche du virus, il peut y avoir prédominance d’un symptôme sur l’autre. La propagation s’effectue par voie orale-fécale ou respiratoire. La principale complication reliée aux symptômes de la gastro est la déshydratation.</p>
<p><strong>La prévention</strong><br />
Pour prévenir la propagation de ces virus (et de bien d’autres d’ailleurs), l’Agence de Santé Publique du Canada propose un moyen à tout casser, efficace et tristement peu employé: se laver les mains! Un lavage de 20 secondes avec du savon élimine pratiquement la totalité des microorganismes logés sur nos mains. Dans le cas de la gastro, il est important qu’un lavage des mains soit fait après chaque visite à la toilette. Nos mamans nous l’ont appris, et pourtant des études en 2008 ayant examiné la population bactérienne et virale d’origine fécale sur les mains de participants choisis au hasard révèlent qu’en moyenne 80% des examinés portait au moins 2 types de ces indésirables. Puisque les mains sont souvent portées à notre visage, tousser dans notre coude plutôt que sur celles-ci résulte du gros bon sens.</p>
<p><strong>Les médicaments</strong><br />
Chaque symptôme peut être contrôlé par un médicament en vente libre (MVL). Par contre, ce ne sont pas des médicaments qui combattent le virus, mais qui soulagent les conséquences physiologiques des infections. Voici un tableau qui résume les symptômes et les MVL qui les soulagent:</p>
<p>Un doute à savoir s’il vous est nécessaire de voir un médecin? Faites un détour par votre pharmacie, vous vous éviterez peut-être une trop grande inquiétude ou des heures d’attente en clinique ou à l’hôpital! L’important est de vous informer adéquatement. Que ce soit avec un professionnel de la santé ou par internet (par le site de Santé Canada par exemple), restez informé et surtout à l’écoute de vos symptômes.</p>
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		<title>Maître du bar</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Nov 2011 05:00:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anabel Cossette Civitella</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Spéciaux]]></category>
		<category><![CDATA[à boire]]></category>
		<category><![CDATA[barman]]></category>
		<category><![CDATA[formation]]></category>
		<category><![CDATA[hôtellerie]]></category>
		<category><![CDATA[ITHQ]]></category>
		<category><![CDATA[professionnel]]></category>
		<category><![CDATA[serveur]]></category>

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		<description><![CDATA[Fins connaisseurs de l’alcool fort, des fruits exotiques et du glaçon, ils jonglent avec les coupes et vivent la nuit.  ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il existe différentes écoles de pensée quant à ce que qu’il faut pour être un bon barman. Certains diront qu’il faut une santé de fer pour résister au mode de vie tardif, d’autres soutiendront qu’une bonne santé mentale doit primer, pour résister aux abus d’alcool durant et après le quart de travail. Faut-il de l’entregent, du leadership, de l’enthousiasme? Est-ce que le diplôme est une denrée essentielle ou est-ce plutôt l’expérience qui prime?</p>
<div class="media-credit-container aligncenter" style="width: 605px"><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/Bar-Tendresse.jpg"><img class="size-large wp-image-10197" title="Bar-Tendresse" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/Bar-Tendresse-595x396.jpg" alt="" width="595" height="396" /></a><span class="media-credit">Photo: Lindsay P. Cameron</span></div>
<p>À l’École des Maîtres, en opération depuis 1981, la réponse est claire: «Nous formons des gens pour qu’ils soient des professionnels. Ils sortent d’ici avec tout le bagage nécessaire pour se faire employer dans un restaurant, un hôtel ou un bar» soutient Claire Champeau, directrice des ventes à l’École des Maîtres. Non seulement, l’École offre un cours certifié par la formation professionnelle du Québec, mais elle offre aussi un service de placement aux étudiants qui terminent leur cours et qui désirent se trouver facilement un emploi. Madame Champeau ajoute: «Certains étudiants sont timides et n’osent pas faire valoir leur diplôme. Pour eux, le service de placement est très utile.»</p>
<p>Pourtant, le métier de barman ou barmaid demande un peu d’audace pour réussir. Des barmaids comme Sonia* au Ziggy’s Pub ou Sandra* au Thursday’s Bar sur la rue Crescent à Montréal vous le diront: Ce qui fait un bon service au bar c’est la personnalité, l’entregent ainsi qu’aimer les gens et faire preuve de beaucoup de patience.</p>
<p>«La méthode de travail est aussi essentielle, soutient Sandra en rigolant, sinon, on ne survit pas!» Alors que le travail au bar pourrait sembler relever de l’improvisation, il n’en est rien. C’est pourquoi différentes écoles de formation existent pour inculquer une bonne base utile à ceux qui n’ont aucune expérience et qui veulent se lancer dans le métier.</p>
<p>Le diplôme donne certainement plus de crédibilité. Par contre, quelle école choisir? Que ce soit l’École des Maîtres, l’Académie Bar Pro, l’Absolute, ou l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec (ITHQ), les résidents de Montréal ont l’embarras du choix lorsque vient le moment de choisir son école de tenue de bar.</p>
<p>L’ITHQ, par exemple, est une école reconnue, publique, qui fonctionne depuis 35 ans maintenant. La formation de service de bar est de 80 heures, ce qui en fait la plus longue offerte en ville comparé à 30 heures à l’École des Maîtres ou 45 heures à l’Académie Bar Pro. Par ailleurs, l’Institut demande aussi des frais de scolarité plus élevés de 715 dollars contrairement à l’école des Maîtres qui ne facture ses classes qu’à 368 dollars alors que l’Académie Bar Pro charge 400 dollars.</p>
<p>Sylvie Carrière, la responsable du recrutement étudiant à l’ITHQ soutient qu’il faut tout d’abord choisir son futur milieu de travail et définir ses objectifs de carrière. L’environnement et les conditions de travail que l’on souhaite peuvent orienter la décision d’un futur étudiant.</p>
<p>«Si on veut poursuivre dans la restauration, dans un établissement haut de gamme, cela demande une formation plus étoffée, et le sceau de l’ITHQ est reconnu comme étant fiable.»</p>
<p>De part sa vocation d’école publique, l’ITHQ peut fournir à ses étudiants, après les 80 heures de formation pour le service au bar à la fois un diplôme institutionnel et un diplôme d’études professionnelles approuvé par le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport au Québec.</p>
<p>Le monde de la restauration et de l’hôtellerie vise à faire le plus de revenu, sans perte de temps. C’est pourquoi le diplôme est une denrée intéressante pour un employeur qui n’a que très peu de temps pour former son nouveau personnel. Pourtant, Roxana Gonzalez, une étudiante au baccalauréat en Gestion du tourisme et hôtellerie à l’Université du Québec à Montréal, croit que l’expérience compte pour beaucoup dans la balance. D’ailleurs, «l’école peut ne pas être nécessaire si le candidat semble connaître le domaine».</p>
<p>C’est aussi ce que croient Sandra, Sonia, et Anela, toutes barmaids de longue date. Après trois ans au Gerts, Gérard* pense lui aussi que l’école du cocktail n’est pas nécessaire: «J’ai tout appris des gens plus vieux que moi!»</p>
<p>Pourtant, les cours attirent, et attirent beaucoup de monde, d’après madame Champeau, de l’École des Maîtres. L’École roule à pleine vapeur et offre de nouvelles formations d’introduction à la dégustation des vins par exemple, une autre branche du service de bar qui intéresse de plus en plus le néophyte.</p>
<p>Pour ce qui est du service de bar, le cours s’adresse à ceux qui n’auraient pas d’expérience pratique ou qui désireraient rafraîchir leurs connaissances, faisant de la clientèle une faune très diverse. De l’étudiant qui désire acquérir de nouvelles connaissances pour son travail d’été à la dame qui veut pimenter sa retraite, toutes les raisons sont bonnes pour suivre un cours de service de bar.<br />
Mais attention, ce n’est pas un art, c’est un métier, appuie Sandra. En effet, elle a appris au fil des ans que professionnalisme rime avec discrétion lorsque l’on travaille au bar. «Un client qui revient plusieurs fois de suite avec différentes femmes, voilà bien une anecdote qui m’a fait comprendre que, si les clients changent, nous, on reste!»</p>
<p><div class="media-credit-container alignright" style="width: 210px"><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/Bartender.jpg"><img class="size-medium wp-image-10199" title="SONY DSC" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/Bartender-200x300.jpg" alt="" width="200" height="300" /></a><span class="media-credit">Photo: Nicolas Quiazua</span></div>Anela, qui travaille aux Trois Brasseurs de la rue Sainte-Catherine, en sait quelque chose. Elle sert les mêmes clients, tous les jeudis soirs, depuis quatre ans. D’ailleurs, deux d’entre eux, Éric et Giancarlos, s’empressent de la qualifier de «barmaid idéale» avant de lui payer un verre. Pour les clients, la qualité de la barmaid reste essentielle. «Tous les bars offrent le même alcool. Tous les bars offrent les même prix. Ce qui change, ce sont les serveuses!» rappellent les deux collègues de travail. Pour eux, le fait qu’elle soit sympathique, agréable à côtoyer et charismatique leur donne envie de revenir et surtout… d’en redemander. Éric s’étonne: «Elle a beaucoup d’entraînement. Même si elle boit avec nous et avec d’autres clients, elle reste debout!»</p>
<p>Si le métier de barman ou barmaid semble attirant pour plusieurs, il demeure important de noter que les quarts de travail sont tardifs et stressants. D’ailleurs, les serveurs et serveuses qui ont bien voulu parler de leur expérience étaient tous beaucoup trop pressés pour s’arrêter un moment. Non seulement le rythme de vie est effréné, mais les complications légales peuvent aussi alourdir la tâche du barman.</p>
<p>À L’ITHQ, Sylvie Carrière soutient qu’une formation complète pour les bartenders doit nécessairement comprendre les bases et tactiques du service, mais doit aussi inclure une formation quant aux responsabilités du serveur lorsqu’il vend de l’alcool. En effet, l’établissement et le barman sont responsables s’il arrive un accident dû à un client en état d’ébriété. C’est pourquoi la formation de base de service au bar de l’ITHQ s’associe depuis une dizaine d’année à Éduc’Alcool pour enseigner l’éthique du barman. «Action service est un programme inclus dans la formation de quatre-vingts heures et est nécessaire pour assurer une formation de qualité» ajoute la responsable du recrutement étudiant.</p>
<p>Néanmoins, le métier de serveur dans le milieu hôtelier peut certainement attirer, autant pour les perspectives d’emploi que pour les salaires payants. D’après madame Carrière, il y a une pénurie de main d’œuvre dans le service d’hôtellerie; la demande est grande pour le personnel qualifié et les salaires offerts s’ajustent en conséquence, une information corroborée par Claire Champeau, de l’École des Maîtres.</p>
<p>L’Institut d’hôtellerie offrira d’ailleurs, en janvier 2013, un nouveau Diplôme d’études professionnelles (DEP): une formation internationale en service et sommellerie et restauration de un an et demi. Le programme obligera un stage de quatre mois dans les Rocheuses, puis de quatre mois en France dans un vignoble, et pourrait mener au métier de majordome.<br />
Un tel cours donnerait envie, même aux plus rébarbatifs, d’enfiler leur tablier!<br />
*Les noms marqués d’une astérisque sont fictifs.</p>
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		<title>Pour quelques flocons de plus</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Nov 2011 03:23:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marek Ahnee</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[ÉTÉ]]></category>
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		<description><![CDATA[C’est par des temps pareils que les alcools forts sont inventés. Montréal glisse lentement dans un long hiver.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>À la même période, un hémisphère plus bas, l’océan Indien sombre dans un lourd été. Entre soleil brûlant et grosses pluies chaudes, le Noël mauricien rime avec le charme mascarin d’un sonnet baudelairien. Les flamboyants rougeoient et les litchis ploient sous le poids de leurs fruits. La messe de minuit se chante à la musique des éventails. Le 25 décembre, les enfants lancent des pétards dans le jardin familial. Puis la magie des fêtes s’efface pour laisser place à un été moite, véritable empire des moustiques. La vie quotidienne de la petite république sucrière reprend, aux couleurs estivales ternies par la corruption, le communalisme et l’ennui. Les étendues blanches du Nord étaient des terres d’évasion que littérature, cinéma et télévision avaient nourrie dès l’enfance.</p>
<p>Je vis la neige pour la première fois en octobre 2009, d’une fenêtre du sixième étage de Leacock. Un ami me tira subitement la manche pour que je regarde dehors. Ce fut un coup de foudre qui perdura malgré le revers du flocon: Noël boueux, sloche et nombreuses chutes d’albatros. Et lorsqu’un blanc immaculé recouvrait la ville de nouveau, les chasse-neige, manticores d’un univers inconnu, déblayaient devant moi toute ambition de rejouer le Docteur Jivago.</p>
<p>La neige n’est pas seulement la formule hivernale de l’H20, ni même une ressource poétique; elle est avant tout un mode de vie. Depuis cinq siècles, un monde s’est formé autour d’elle, sur elle, par elle. Maisons, fenêtres, chauffage, tunnels, la neige a taillé une cité à sa mesure. Du vêtement à la nourriture, l’étranger à cette société doit apprendre les règles dictées par le froid. Adieu mangues confites et ananas au piment, les étals du marché Jean-Talon recèlent de fabuleux mystères: cidre de glace, canneberges séchées, pacanes, fudge aux noix, bleuets et tous ces fameux drinks… C’est dans ce décor de Nouveau Monde qu’en première année un ami kenyan ismaélien m’invita pour célébrer la fête de Kushali. Faute d’halwas et de rasgoulas, ce fut par une glace à l’érable que nous rendîmes hommage à l’Aga Khan.</p>
<p>Le froid a offert à Montréal fierté et légendes sportives. La vieille Québec fut terrassée. Le hockey donna à la cité une nouvelle religion, en remplaçant par une crosse profane celle des archevêques. De Montréal à St-Dilon, la neige a aussi engendré une culture festive, entre violon et bière, à l’abri des flocons. Et si la nuit tombe aussi vite qu’à Gotham City, la sécurité règne dans les rues éclairées, du moins plus qu’à Washington. Malgré le tempérament latin imputé aux Québécois, Montréal semble le centre d’une société nordique. De la Scandinavie à la rue Sherbrooke, il faut croire que la neige prédestine à des univers urbains conviviaux.<br />
À l’heure où on se lasse déjà d’écouter en boucle les Carols des supermarchés, les vers du grand monsieur Gilles s’imposent. Il commence ainsi: «Dans la blanche cérémonie Où la neige au vent se marie Dans ce pays de poudrerie…»; plus loin il conclut: «La chambre d’amis sera telle qu’on viendra des autres saisons».</p>
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		<title>Le monde du Québec</title>
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		<pubDate>Tue, 22 Nov 2011 14:56:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Annie Lagueux</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[francophonie]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[Politique internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Québec]]></category>

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		<description><![CDATA[De la doctrine Gérin-Lajoie aux politiques du ministère des Relations internationales, le Québec se positionne avec dynamisme dans la Francophonie et sur la scène internationale.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le Québec est un état fédéré qui a le pouvoir d’exercer exclusivement les compétences qui lui ont été dévolues par la Loi constitutionnelle de 1867. Pensons notamment à la gestion des ressources naturelles, la santé, l’éducation et la culture. Toutefois, aucune mention des relations internationales ne figure dans cet acte constitutif et la conduite des relations internationales a été laissée à l’appréciation des tribunaux au cours des années. C’est ainsi que depuis le XIXe siècle, les jugements successifs des tribunaux ont affirmé que «l’état fédéré n’est pas subordonné à l’État fédéral». De plus, la doctrine Gérin-Lajoie vient, dès les années 1960, mettre de l’avant l’idée selon laquelle les compétences des provinces canadiennes s’étendent tant au sein de la fédération qu’à l’international. En 1967, l’Assemblée législative du Québec a adopté à l’unanimité un projet de loi créant un ministère des affaires intergouvernementales. Paul Gérin-Lajoie l’affirme le 12 avril 1965: «les rapports interétatiques concernent tous les aspects de la vie sociale. C’est pourquoi, dans une fédération comme le Canada, il est maintenant nécessaire que les collectivités membres qui le désirent participent activement et personnellement à l’élaboration des conventions internationales qui les intéressent directement». En résumé, la doctrine Gérin-Lajoie se veut une extension externe des responsabilités internes et dévolues au Québec. La création d’un ministère responsable pour les relations internationales a définitivement consacré le développement des relations internationales du Québec et la création de son réseau de représentations qui fait exception auprès des états fédérés du monde.</p>
<div class="media-credit-container aligncenter" style="width: 605px"><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/S-Paris.jpg"><img class="size-large wp-image-10010" title="S- Paris" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/S-Paris-595x394.jpg" alt="" width="595" height="394" /></a><span class="media-credit">Photo: Creative Commons</span></div>
<p>«De plus en plus, les décisions qui sont prises au niveau international et les normes qui y sont façonnées s’articulent, au quotidien, dans des domaines diversifiés dont de moins en moins relèvent des compétences législatives et réglementaires des gouvernements centraux. Non seulement les entités fédérées comme le Québec, la Flandre ou la Wallonie doivent-elles être en mesure de répondre à cette nouvelle donne, mais elles ont tout intérêt à intervenir en amont afin que dès l’élaboration de ces nouvelles conditions leurs intérêts soient pris en considération.» Ces paroles sont celles du Directeur de l’enseignement et de la recherche de l’École nationale d’administration publique lors du Déjeuner conférence à la résidence du Délégué général du Québec à Bruxelles, en février 2007. Ces propos sont révélateurs; ils contiennent en effet l’essence et l’importance des relations internationales que doit développer le gouvernement du Québec, en tant que province, dans le cadre de la mondialisation. Dans un monde où l’intégration internationale et régionale, il importe pour le Québec d’assurer une position de tête dans les états fédérés. Par contre, le Québec n’a pas les attributs légaux de la souveraineté pour assurer des relations internationales conventionnelles.</p>
<p>Un exemple pertinent de la politique internationale du Québec est sa présence au Sommet de Copenhague de 2009. En effet, le Premier ministre Jean Charest a expliqué la présence du Québec à ce sommet sur l’environnement en affirmant que le gouvernement fédéral peut avoir le pouvoir de signer des traités internationaux, mais il n’a pas le pouvoir de contraindre les gouvernements provinciaux dans leurs champs de compétence: «Nous sommes égaux, nous ne sommes pas les gouvernements juniors du gouvernement national». Une rhétorique empreinte de pragmatisme et surtout reconnaissant la compétence du Québec à l’étranger.</p>
<p>Divers mécanismes et institutions ont été mis en place par la province aux cours des années afin d’assurer la «dimension internationale de ses responsabilités» dans les champs où elle a compétence. C’est ainsi que nous avons aujourd’hui un ministère des Relations internationales. Notre système politique confère cependant des compétences réservées au gouvernement fédéral –pensons notamment à la défense, à l’octroi du statut diplomatique, à la reconnaissance des États étrangers et aux douanes. Dans certaines situations ponctuelles, des ententes interviennent entre les gouvernements québécois et canadien. C’est ainsi que le Québec a le pouvoir de définir ses critères de sélection quant au choix des immigrants indépendants qu’il accueille sur son territoire.</p>
<div class="media-credit-container aligncenter" style="width: 605px"><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/mexico_city_center.jpg"><img class="size-large wp-image-10012" title="mexico_city_center" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/mexico_city_center-595x446.jpg" alt="" width="595" height="446" /></a><span class="media-credit">Photo: Creative Commons</span></div>
<p>Le Québec s’est doté en 2006 d’une Politique internationale du Québec. Ce document est non équivoque et met en avant-plan certains objectifs cruciaux pour le Québec. Ils s’articulent ainsi: renforcer la capacité d’action et d’influence de l’État québécois, favoriser la croissance et la prospérité du Québec, contribuer à la sécurité du Québec et du continent nord-américain, promouvoir l’identité et la culture du Québec et contribuer à l’effort de solidarité internationale. L’action internationale du Québec s’est donc vue insuffler un vent de fraicheur, et les actions développées dans les prochaines années seront donc élaborées avec ces buts en tête.</p>
<p>Le réseau de représentations du Québec à l’étranger comporte plusieurs organismes ayant des missions spécifiques. Dans l’ensemble, le réseau du ministère offre aux entreprises, aux créateurs, aux chercheurs et aux institutions québécoises des services, des conseils et des activités adaptés aux caractéristiques divers de pays</p>
<p>Dans un premier temps, le Québec compte sept délégations générales qui sont le plus important des postes du Québec à l’étranger. Le délégué général du Québec est nommé par le gouvernement du Québec afin d’administrer des services pour les québécois à l’étranger et pour les résidants du pays au niveau de l’économie, de l’éducation, de la culture, de l’immigration et des affaires publiques. Les délégations générales sont situées à Bruxelles, Londres, Mexico, Munich, New York, Paris, Tokyo.</p>
<p>Le Québec a aussi cinq délégations qui sont responsables pour les mêmes services qu’une délégation générale. Cependant, elles sont plus restreintes en nombres d’employés. Le délégué du Québec est lui aussi nommé par le gouvernement du Québec. Les délégations sont situées à Atlanta, Boston, Chicago, Los Angeles, Rome.</p>
<div class="media-credit-container aligncenter" style="width: 605px"><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/S-Munich.jpg"><img class="size-large wp-image-10014" title="S - Munich" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/S-Munich-595x395.jpg" alt="" width="595" height="395" /></a><span class="media-credit">Photo: vinylmeister</span></div>
<p>Le Québec compte aussi dix Bureaux qui sont responsables d’administrer des services spécifiques dans certains pays et d’assurer une présence dans des pays particuliers. Le chef de bureau est nommé par le ministère des relations internationales. À la différence d’une délégation générale et d’une délégation, le bureau du Québec ne compte aucun conseiller ni employé du ministère mis à part le chef de bureau. L’entièreté des employés du bureau de représentations est composée d’attachés et du personnel de soutien recruté sur place. Les bureaux de Hong Kong et de Vienne sont principalement des bureaux d’immigration tandis que le bureau de Stockholm est un bureau d’Investissement Québec. Ces bureaux sont situés à Barcelone, Pékin, Berlin, Hong Kong, Mumbai, Sao Paulo, Shanghai, Stockholm, Vienne, Washington.</p>
<p>Enfin, le Québec compte quatre antennes qui sont dirigées par un citoyen du pays d’accueil. Il s’agit en fait d’un citoyen du pays, qui a un lien d’attachement avec le Québec, qui offre des services dans un champ d’activité déterminés. Les antennes du gouvernement du Québec sont situées à Milan, Santiago du Chili, Séoul, Taipei.</p>
<p>Il est important de comprendre que les représentations du Québec à l’étranger ne détiennent pas le statut diplomatique sauf pour la délégation générale du Québec à Paris créée en 1961 sous le gouvernement de Jean Lesage. Le Québec est un acteur important des états fédérés du monde et il a beaucoup plus de prérogatives que n’importe quel autre acteur fédéré. Le Québec à une voix bien à lui dans l’Organisation internationale de la Francophonie et une représentation particulière au sein de la délégation de son pays à l’UNESCO.</p>
<p>Un exemple concret pour approfondir le sujet est la délégation générale de New York. La ville de New York est la destination par excellence des touristes québécois en quête d’un séjour à court terme aux États-Unis. Elle est aussi une plaque tournante des opportunités culturelles et d’affaires pour le Québec.</p>
<p>La délégation générale de New York est représentée par John Parisella, délégué général. Depuis le 16 novembre 2009, monsieur Parisella agit au poste le plus important du Québec aux États-Unis. À ce titre, il représente le Québec dans l’état de New York et la région du Mid-Atlantic, ainsi qu’à Washington, D.C.</p>
<p>Inaugurée en 1940 et principale représentation du Québec aux États-Unis, la délégation générale du Québec à New York fait la promotion des intérêts du Québec dans le secteur des affaires, de l’investissement, de l’éducation, de la culture et des affaires publiques. Au niveau des services aux affaires économiques, la délégation informe les Américains et promeut les produits et les secteurs d’excellence du Québec; elle fait connaître les avantages du Québec comme place d’affaires et elle aide les exportateurs québécois dans leur recherche de distribution. Au niveau des communications et des affaires éducatives, la délégation générale fournit au public américain des informations et de la documentation sur le Québec et elle assure, notamment, le suivi des relations bilatérales avec les États du Mid-Atlantic. Au niveau de la culture, la délégation générale promeut et favorise le rayonnement de la culture québécoise aux États-Unis, elle supporte les artistes québécois à New York, et elle conseille notamment le ministère de la Culture et les milieux culturels afin d’accroître la circulation des artistes québécois aux États-Unis.</p>
<div class="media-credit-container aligncenter" style="width: 605px"><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/S-NYC.jpg"><img class="size-large wp-image-10016" title="S-NYC" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/S-NYC-595x334.jpg" alt="" width="595" height="334" /></a><span class="media-credit">Photo: Creative Commons</span></div>
<h1>Le Délit appelle New-York…</h1>
<p><em>Entretient avec le directeur des services culturels de la délégation générale du Québec à New York, Jean-François Hould</em></p>
<p><strong><em>LD:</em> Quel est le rôle du service culturel de la délégation générale du Québec à New York?</strong><br />
JFH: Le service culturel entretient des liens avec les organismes culturels américains en vue d’accroître la circulation des artistes québécois aux États-Unis et répond aux demandes des milieux culturels québécois en leur fournissant un appui conseil, financier ou logistique. En collaboration avec le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine (MCCCF) pour la réaliser d’activités de promotion de la culture québécoise aux États-Unis.</p>
<p><strong><em>LD:</em> Quels sont les opportunités pour le service culturel, mais aussi pour la DGQNY?</strong><br />
JFH: Le contenu culturel québécois n’a jamais été autant présent sur la scène internationale qu’au cours de ces dernières années. La qualité de la production culturelle et le talent des artistes québécois sont reconnus dans nos politiques internationales comme étant notre meilleure carte de visite.</p>
<p>Alors que de nombreux gouvernements désinvestissent en culture (The National Endowement for the Art  est passé de 167,5 million de dollars en 2010 à 154 en 2011, soit une coupe de 13,5 millions), le gouvernement du Québec a protégé ses programmes et a ajouté 4 millions de dollars récurrents à ses programmes visant le rayonnement culturel à l’international (Budget du MCCCF avoisinant les 666 millions dont 87,5 au Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ)).</p>
<p>La DGQNY, en partenariat avec le MCCCF, le CALQ et la Société des dévélopement des entreprises culturels qui offrent des programmes pour nos artistes et pour nos industries culturelles, consolide donc cette présence.</p>
<p><strong><em>LD:</em> Quels sont les défis auxque la DGQNY devra faire face au niveau culturel?</strong><br />
JFH: le processus de rémunération, d’imposition et d’obtention de visa rebute certains partenaires québécois à exporter la culture québécoise aux États-Unis. Il faut aussi comprendre que les États-Unis projettent souvent l’image du marché culturel autosuffisant.</p>
<p>De plus, la crise financière a grandement affecté l’ensemble du milieu culturel américain. L’argent se fait rare et certains partenaires de la DGQNY se sont retrouvés dans une situation plus précaire.</p>
<p><strong><em>LD:</em> Quel est le plan d’action pour promovoir la culture québécoise?</strong><br />
JFH: Notre vision conjugue exportation culturelle et échanges culturels en favorisant le maillage, tout en continuant d’informer les professionnels américains de l’offre culturelle.</p>
<p>Premièrement, il faut favoriser le maillage pour favoriser l’adéquation entre l’offre québécoise et le marché américain. La création de liens à long terme entre les intervenants culturels états-uniens et québécois est primordiale.</p>
<p>Deuxièmement, il faut favoriser la présence de créateurs québécois dans une perspective de développement du marché américain sur l’ensemble du territoire. En fait, il faut soutenir le service culturel à développer une vision stratégique pour diffuser le contenu culturel québécois sur l’ensemble du territoire de la DGQNY et ce pour toutes les disciplines culturelles.</p>
<p>Finalement, il faut favoriser le rayonnement du Québec en complémentarité avec les autres secteurs d’activité de la Délégation. Si la culture est ce que nous sommes, elle s’incarne certainement dans notre façon de faire. Elle se reflète dans toutes nos sphères d’activité. Je suis profondément convaincu que le rayonnement culturel passe par des actions multilatérales.</p>
<p><em>Propos recueillis par Francis L.-Racine</em></p>
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		<title>Où sont passés les mauvais esprits?</title>
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		<pubDate>Tue, 22 Nov 2011 13:45:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Vincent Allaire</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[imagination]]></category>
		<category><![CDATA[kleinman]]></category>
		<category><![CDATA[psychiatrie]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>

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		<description><![CDATA[Réflexions d’un stagiaire en psychiatrie transculturelle]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Arthur Kleinman explique dans Rethinking psychiatry qu’une des découvertes les plus impressionnantes des études psychiatriques et anthropologiques transculturelles reste en ce que les phénomènes de transe et de possession par des esprits maléfiques sont présents dans toutes les sociétés non occidentales alors qu’ils ne le sont plus à l’Occident depuis l’âge moderne. En termes simples, ce qui a changé dans la modernité correspond à la conscience simultanée que nous sommes un corps et que nous avons un corps. Une conscience qui est aussi caractérisée par une réflexivité sur elle-même (en plus d’être laïque et capable d’ironie, ce qui définit un discours marqué par un décalage entre celui-ci et la réalité). C’est cette métaconscience, autrement dit cet observateur critique, qui nous empêche de nous retrouver entièrement absorbés par l’expérience vécue, nécessaire pour vivre une transe. Mais c’est aussi cet observateur critique qui rendrait impossible le vécu dramatique des émotions, par exemple d’être paralysé par la peur ou de perdre connaissance en raison d’une mauvaise nouvelle.</p>
<p>Toutefois, Arthur Kleinman nous invite à considérer que l’entrée de l’Homme dans la modernité, plutôt que d’être une évolution, l’a privé d’une dimension universelle. Autrement dit les phénomènes de transe et de possession ne constituent pas une forme archaïque de pathologie, mais possiblement un authentique mode d’existence non duel. Même si ces états peuvent certes être très souffrants, ils représentent en même temps en quelque sorte un paradis dont l’Homme moderne a été chassé et où il tente maladroitement de retourner en ayant parfois recours à diverses substances. D’ailleurs l’attrait pour le cinéma ou le théâtre pourrait bien s’expliquer par la fascination de voir d’autres personnes vivre des émotions qui ne nous sont en quelque sorte plus permises.</p>
<p>On a remarqué que les enfants s’expriment souvent en faisant référence à un monde imaginaire. Cet univers symbolique pouvant parfois être construit pour échapper à une réalité très difficile, comme le montre admirablement le film Le Labyrinthe de Pan de Guillermo del Toro, illustre l’étape développementale où les enfants naviguent entre la réalité et la fantaisie. D’une certaine manière, les enfants parviennent encore à s’immerger entièrement dans l’expérience vécue, alors que chez les adultes, un même discours aux frontières floues entre le réel et l’imaginaire pourrait être considéré comme psychotique. C’est seulement en devenant adulte et en développant une conscience critique que les enfants perdront la capacité d’avoir un ami imaginaire ou de vivre une intense crise émotionnelle.</p>
<p>En psychiatrie transculturelle on nomme souvent «troubles dissociatifs» les états de modification de la conscience où les limites claires de l’identité semblent être perdues. Mais la question demeure: n’est-ce pas celui qui a perdu la capacité de vivre dramatiquement les émotions en raison d’une conscience critique qui est le plus dissocié?</p>
<p>Transposez-vous maintenant au Honduras, face à une scène tragique où une mère a vu son jeune fils se faire frapper par une voiture. Celle-ci pleure à l’extérieur de sa maison pendant des heures et des heures, alors que chaque villageois lui offre un peu de soutien. Une telle manifestation de sa peine est certainement une manière «non duelle» de vivre son deuil, peut-être même la plus naturelle et thérapeutique de toutes, mais en même temps un mode d’expression de la peine totalement inhabituel par ici.</p>
<p>La passion amoureuse, un phénomène magique hautement dissociatif, représente peut-être le dernier bastion encore autorisé par notre groupe. Mais qui sait pour combien de temps encore?</p>
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		<title>Retour à la case départ</title>
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		<pubDate>Tue, 22 Nov 2011 13:38:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Elise Maciol</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[amsterdam]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[voyage]]></category>

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		<description><![CDATA[Dur, dur, de devoir repartir de zéro! Voilà longtemps que je ne m’étais plus trouvée seule en terrain inconnu. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Certaines angoisses qui remontent à la surface me rappellent étrangement les rentrées scolaires de mon enfance: que fais-je ici? qui sont tous ces gens autour de moi que je ne reconnais pas? comment les aborder sans avoir l’air trop pathétique? Je n’avais pas vraiment pensé à cela avant d’atterrir dans cette nouvelle ville; étant donné que je ne suis à Amsterdam ni dans le cadre d’un échange universitaire ni pour le travail, il est tout à fait possible que je passe une journée entière sans rencontrer personne.</p>
<p>Déterminée à me faire de nouvelles connaissances, quand bien même je devrais y laisser ma dignité –Dis, tu veux bien être mon ami?–, j’enfourche donc mon beau vélo d’occasion et participe à tout un éventail d’activités sociales: visite guidée d’Amsterdam, soirée sushi, après-midi conversations en langue étrangère, pub crawl, etc. Voici le résultat de ces quelques expériences.</p>
<p>La visite guidée était intéressante et riche en rencontres, mais de nombreux participants n’étaient malheureusement que de passage à Amsterdam. La soirée sushi, beaucoup trop mondaine à mon goût, aurait très bien pu être tirée d’un épisode de Sex and the City… Pas du tout mon genre! Les cours de langues sont évidemment très instructifs, mais il peut s’avérer difficile de faire comprendre à son locuteur qu’on aimerait bien le revoir quand on ne sait dire que «Salut» et «À tes souhaits» dans sa langue maternelle…</p>
<p>Finalement, c’est peut-être pendant les pub crawls qu’on a le moins de problèmes de communication: la musique dans les bars est souvent beaucoup trop forte pour qu’on entende quoi que ce soit, alors il suffit de sourire et de hocher la tête de temps en temps pour que le tour soit joué! Au bout de quelques verres, n’importe quel étranger un tant soit peu sympathique aura échangé votre numéro de téléphone contre le sien et vous aura proposé une activité entre amis la semaine suivante. Quelques verres de plus, et vous serez tous les deux à quatre pattes, vous jurant l’un l’autre l’amitié la plus fidèle –enfin, c’est ce que vous pensez comprendre du baragouinage de votre nouvelle connaissance ivre. Une fois la soirée finie, vous consoliderez votre amitié en vous sauvant tour à tour la vie, sans cesse menacée par les cyclistes enragés et les trams impitoyables.</p>
<p>Bienvenue à Amsterdam!</p>
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		<title>Couleurs urbaines</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Nov 2011 15:52:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lindsay Cameron</dc:creator>
				<category><![CDATA[Photos]]></category>
		<category><![CDATA[Photos/Vidéos]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[graffiti]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>

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		<description><![CDATA[Les graffitis du Plateau illustrés par notre photographe Lindsay Cameron]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-large wp-image-9834" title="SONY DSC" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/S-Graff2-595x398.jpg" alt="" width="595" height="398" /></p>
<p><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/S-graff7.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-9836" title="SONY DSC" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/S-graff7-595x374.jpg" alt="" width="595" height="374" /></a></p>
<p><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/S-Graff9.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-9840" title="SONY DSC" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/S-Graff9-595x369.jpg" alt="" width="595" height="369" /></a></p>
<p><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/S-Graff8.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-9842" title="SONY DSC" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/S-Graff8-200x300.jpg" alt="" width="270"/></a><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/S-Graff10.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-9844" title="SONY DSC" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/S-Graff10-200x300.jpg" alt="" width="270" /></a></p>
<p><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/S-Graff12.jpg"><img src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/S-Graff12-595x398.jpg" alt="" title="SONY DSC" width="595" height="398" class="aligncenter size-large wp-image-9846" /></a></p>
<p><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/S-Graff13.jpg"><img src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/S-Graff13-595x400.jpg" alt="" title="SONY DSC" width="595" height="400" class="aligncenter size-large wp-image-9848" /></a></p>
<p><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/S-Graff-5.jpg"><img src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/S-Graff-5-200x300.jpg" alt="" title="SONY DSC" width="270" class="alignleft size-medium wp-image-9850" /></a><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/S-Graff11.jpg"><img src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/S-Graff11-200x300.jpg" alt="" title="SONY DSC" width="270" class="alignright size-medium wp-image-9852" /></a></p>
<p><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/S-Graff1.jpg"><img src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/S-Graff1-595x398.jpg" alt="" title="SONY DSC" width="595" height="398" class="aligncenter size-large wp-image-9854" /></a></p>
<p><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/S-Graff14.jpg"><img src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/S-Graff14-595x398.jpg" alt="" title="SONY DSC" width="595" height="398" class="aligncenter size-large wp-image-9856" /></a></p>
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		<title>Cujus regio, ejus laicitas</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Nov 2011 13:54:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marek Ahnee</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[charles taylor]]></category>
		<category><![CDATA[ile maurice]]></category>
		<category><![CDATA[laicite]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[pauline marois]]></category>
		<category><![CDATA[politique nationale]]></category>
		<category><![CDATA[religion]]></category>

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		<description><![CDATA[En suivant un débat entre Charles Taylor et Pauline Marois sur la laïcité au Québec, quelques échanges me rappelèrent d’autres…]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>À l’île Maurice, petite  et vieille société plurielle, trois grandes religions se croisent au quotidien: l’hindouisme, le christianisme et l’islam. Ces crédos sont toujours un facteur fort d’identité et d’appartenance. La constitution garantit la liberté de conscience, de pensée, de conversion et punit toute discrimination. Autrement, la loi est muette quant au rapport des religions, tout comme le rapport aux religions, au sein de l’espace public.</p>
<p>Dans l’aire d’influence de la République d’Inde, Maurice aurait pu se laisser guider par le /Secular State/ résolument indifférent à la religion de ses citoyens. À cause des dimensions étroites de l’île, ou en raison du diviser pour mieux régner colonial, le communautarisme eut finalement le dernier mot. On en vint à un tribalisme religieux, à un clientélisme clérical pervers. Au final, le tableau peut paraître inquiétant: discours sectaires de prêtres catholiques créoles, montée d’un radicalisme hindou mi-mafieux mi-religieux, percée d’un salafisme wahhabite chez les musulmans… Voilà un beau désordre de valeurs et d’identités, avec l’accord tacite de l’État. C’est dans ce climat social que j’ai grandi, issu d’une famille créole et chrétienne. À travers le microcosme mauricien, c’est une image assez sombre et pessimiste des religions qui se dessine, de même qu’un plaidoyer pour la nécessité de laïcité, libérée de faiblesse et de complaisance. En fréquentant un lycée français à Maurice et découvrant une autre approche, j’en conclus que la solution se trouvait dans l’Hexagone: une laïcité catégorique, tranchante et intransigeante. Tout en étant noble héritière des Lumières.</p>
<p>Arrivé à Montréal, mes convictions s’évanouirent comme un mirage. Lire la constitution d’ici aurait été inutile; il n’y avait qu’à regarder autour de soi et écouter pour percevoir qu’au Québec, les minorités et la majorité religieuses cohabitent dans une relative harmonie. Tout au long des promenades urbaines, l’islam pratiqué dans la rue combine hijab et jeans-slim, l’identité catholique se revendique malgré les perfidies passées du pouvoir clérical, un petit garçon arbore un Spiderman brodé sur sa kippa. Peu importe à quel point les accommodements raisonnables ont été décriés, la laïcité au Québec semblait utopique comparée à celle de la France.</p>
<p>Outre-Atlantique, la privatisation forcée de la foi a conduit au repli des catholiques dans des communautés souvent fermées, les plus isolées étant exposées au conservatisme, à l’intégrisme, parfois à l’antisémitisme. Concernant le rapport à l’islam, les élites se sont souvent enfoncées dans un discours alarmiste, borné et radical. La laïcité à la française, du moins dans ses dérives les plus pernicieuses, a été un nouveau masque pour la haine de l’Autre.</p>
<p>Au-delà de l’émerveillement initial, il faut reconnaître que la laïcité québécoise est encore un champ en friche. Mais celle-ci devrait se méfier du trompe-l’œil français.</p>
<p>Après les pestes rouges et brunes du XXe siècle, notre époque souffre entre autres de la peste grise, celle de l’intégrisme et de l’enfermement religieux. En polarisant religieusement la société, une laïcité dogmatique pourrait être responsable d’une prolifération des soutanes sombres et des barbes noires à Montréal. Ce serait bien la faute à Voltaire.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Quand monsieur va voir ailleurs</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Nov 2011 13:53:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laia Julio</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[cosmopolitan]]></category>
		<category><![CDATA[infidélité]]></category>
		<category><![CDATA[psychologie]]></category>
		<category><![CDATA[psychopop]]></category>
		<category><![CDATA[sexpert]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce mois-ci, dans le Cosmopolitan, Andréa nous fait part de son désarroi: son petit copain lui a été infidèle. Comme beaucoup dans la même situation, elle s’inquiète des raisons de cette infidélité.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Serait-ce dû à manque de communication dans leur couple? À un écart de désir entre les partenaires? À une propension naturelle chez l’homme de tromper ses compagnes? Une chose est sûre, l’infidélité soulève la controverse.</p>
<p>L’idée que ce comportement serait plus fréquent chez la gent masculine est grandement débattue dans la communauté scientifique. Par exemple, certains chercheurs ont suggéré que l’effet Coolidge, observé chez plusieurs mammifères, pourrait se transposer à l’homme. En bref, il s’agit d’un phénomène biologique par lequel la réponse sexuelle du mâle se montre inépuisable lorsqu’une nouvelle partenaire lui est présentée. Chez les rats, par exemple, il est normal pour le mâle de témoigner de l’intérêt envers une femelle pendant un certain temps, puis de s’en lasser. Cela dit, l’effet Coolidge se manifeste au moment où l’on introduit une autre partenaire dans la cage; le désir du mâle se renouvelle instantanément, lui permettant de s’accoupler, et ce jusqu’à ce qu’une nouvelle compagne lui soit offerte.</p>
<p><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/cosmopolitan.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-9717" title="cosmopolitan" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/cosmopolitan-595x419.jpg" alt="" width="595" height="419" /></a></p>
<p>Pour en revenir à Andréa, le Cosmo lui offre une explication à la sauce psycho-pop dans le but de clarifier sa situation. En bref, selon les «sexperts» de la revue, tromper prendrait un sens différent selon le sexe. Les hommes, qui «séparent aisément sentiments amoureux et jouissance physique», ne percevraient donc pas l’infidélité du même œil que les femmes «dont le désir est relationnel».  Cette conception populaire des désirs masculins et féminins a été, à de multiples reprises, réfutée par des résultats d’études scientifiques. Par exemple, en contestant l’idée que les femmes sont sexuellement plus complexes, une étude a récemment révélé que le désir masculin est également multifactoriel et influencé par de nombreux éléments.  En fait, la question demeure: est-ce la biologie ou la psychologie qui doit venir en aide à Andréa, lorsqu’elle se questionne sur son copain infidèle?</p>
<p>Le discours des évolutionnistes, par exemple, rappelle que les hommes seraient plus tentés d’aller voir ailleurs en raison d’une «incertitude paternelle», une théorie développée en 1993. Un homme n’est jamais vraiment sûr que la progéniture qu’il garde sous son aile soit la sienne puisqu’il ne lui donne pas lui-même naissance. Voulant à tout prix une descendance, l’homme préhistorique préférait donc éparpiller sa semence chez diverses compagnes. La femme, au contraire, aurait une forte tendance à demeurer fidèle au même homme car elle contrôle sa descendance, en autant qu’elle lui trouve un protecteur. Encore aujourd’hui, la femme a intérêt à aimer et se faire aimer d’un seul homme, préférant la qualité à la quantité.</p>
<p>Finalement, Monsieur qui trompe Madame, voilà bien un sujet qui tient une place importante dans les bouquins de psychologie. Peut-être que les sexperts du Cosmopolitan devraient s’y pencher plus souvent? En fait, on aurait intérêt à s’attarder plus en détails sur ce que les hommes et les femmes partagent, plutôt que d’accentuer ce qui les différencie.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>L’art de vivre à Copenhague</title>
		<link>http://www.delitfrancais.com/2011/11/08/l%e2%80%99art-de-vivre-a-copenhague/</link>
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		<pubDate>Tue, 08 Nov 2011 13:36:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Camille B. Lefrançois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[BIXI]]></category>
		<category><![CDATA[copenhague]]></category>
		<category><![CDATA[cyclisme]]></category>
		<category><![CDATA[Développement durable]]></category>
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		<category><![CDATA[voyage]]></category>

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		<description><![CDATA[Récit d’une transformation urbaine racontée par Camilla Van Deurs]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Avec ses canaux qui la traversent par endroits, ses nombreux parcs et espaces publics aux allures de carte postale, son centre-ville piéton au charme des vieilles villes européennes, dès les premiers abords, la ville de Copenhague tend à séduire. Copenhague, aussi nommée la capitale internationale du vélo, apparaît comme une ville construite à la mesure de ses citoyens, que l’on peut observer partout en marchant, pédalant, flânant sous le soleil lorsqu’il daigne bien pointer le bout de son nez. Si l’impression qui en ressort est celle d’une ville qui fut toujours ainsi, détrompez-vous! Ici aussi le 20e siècle a vu la transformation de la ville pour l’automobile qui devint reine. À la différence qu’un jour, au courant des années 60, quelques personnes ont saisi l’opportunité d’entamer une transformation qui est toujours en cours et dont les principes sont maintenant étudiés partout à travers le monde. Parmi ces personnes se trouve l’architecte Jan Gehl, mondialement connu pour ses travaux sur l’architecture et l’urbanisme centré sur les habitants, et Camilla Van Deurs, architecte et chargée de projet chez Gehl Architect, qui a également travaillé près de chez nous comme consultante sur les réseaux cyclables de Ottawa-Gatineau.</p>
<p><strong><div class="media-credit-container aligncenter" style="width: 605px"><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/S-Centre-ville2noir-blanc.jpg"><img class="size-large wp-image-9619" title="S-Centre-ville2noir blanc" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/S-Centre-ville2noir-blanc-595x446.jpg" alt="" width="595" height="446" /></a><span class="media-credit"><a href="http://www.delitfrancais.com/author/camille-lefrancois/">Camille B. Lefrançois</a> | Le Délit</span></div>Centre-ville piéton et espaces publics</strong><br />
Marcher dans le centre-ville de Copenhague est une belle expérience. Beaucoup de ses rues étroites, typiques, présentent des façades caractéristiques et charmantes. Si vous vous y rendez à une heure passante ou ensoleillée, vous serez vite entourés d’une multitude de passants qui, comme vous, marchent d’un côté à l’autre de la rue pour se rendre à la boutique, au restaurant, au banc du parc ou au café le plus près. L’automobile n’y a pas sa place et cela semble naturel! Comme l’explique Camilla Van Deurs, c’est le résultat de plusieurs décennines de travail pour une transition pas à pas.</p>
<p>L’idée prend racine alors qu’un mouvement néerlandais introduit un concept dont la traduction littérale est «vivre dans la rue», dont l’objectif est la transformation de certaines rues en lieu public et piétonnier pour la communauté. À Copenhague, c’est en 1961 que la ville décide de lancer l’année suivante un projet temporaire qui vise à rendre piétonne une des rues principales du centre-ville pour une période de six mois. Le résultat? «Après 6 mois, la ville a évalué le projet et a constaté que les gens étaient si content qu’il a été  décidé de laisser la rue fermée aux voitures.» Voilà ce qui a ouvert la voie à la série de transformations. Au courant des années 70, la rue piétonne est devenue un réseau et les années 80 et 90 ont vu le retrait des voitures de toutes les places qui parsemaient les abords de ce nouveau réseau. Ce que Jan Gehl a observé alors est que «dès que l’on retire le trafic automobile d’un endroit, les gens répondent en commençant à utiliser l’espace.»</p>
<p>Un élément intéressant qui a fait connaître mondialement la ville est la série d’études réalisées tout au long de cette transformation par la firme Gehl Architect et son instigateur Jan Gehl. Dès 1968, Gehl commence à faire ce qui est maintenant une de leurs marques de commerce; les sondages «Public Spaces – Public Life». L’idée est simple; répertorier les activités des piétons, un peu comme toutes les villes le font avec les statistiques pour le trafic automobile. Graduellement, ce qui était d’abord une recherche d’intérêt académique devint un outil important alors que «la ville a finallement commencé à utiliser les données comme arguments pour réaliser la transformation en cours». À ce jour, non seulement la ville collecte les données traditionnelles sur le trafic automobile, mais elle publie également un décompte du trafic cyclable et piétonnier, de même qu’un rapport sur la vie urbaine afin d’en documenter les changements annuels.</p>
<p>Le succès d’une telle démarche pour la ville et ses citoyens a ensuite certainement contribué au développement des nombreux espaces publics et parcs qui forment maintenant l’image de Copenhague et font le bonheur des touristes comme des citoyens. Vous reconnaîtrez parmi ces exemples le très connu port de Nyhavn, qui orne immanquablement tous les guides de voyage, dont la revitalisation et la piétonisation en a fait un des endroits courus de la ville. Les avantages d’une telle transformation? «Il s’agit d’un investissement public bon marché, rapide et démocratique puisque tous les citoyens auront la chance d’en bénéficier.» Comme le faisait remarquer Camilla Van Deurs, à Copenhague, cette idée d’investir dans les espaces publics avait émergé lorsque la ville traversait une crise économique majeure. Ce qui n’est pas sans rappeler la situation actuelle. Une idée intéressante, peut-être?</p>
<p><strong><div class="media-credit-container aligncenter" style="width: 605px"><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/S-Piste_cyclable2.jpg"><img class="size-large wp-image-9622" title="S-Piste_cyclable2" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/S-Piste_cyclable2-595x446.jpg" alt="" width="595" height="446" /></a><span class="media-credit"><a href="http://www.delitfrancais.com/author/camille-lefrancois/">Camille B. Lefrançois</a> | Le Délit</span></div>En pédalant la ville</strong><br />
Si vous avez déjà entendu parler de la ville de Copenhague auparavant, peut-être serez-vous au courant de son appellation en tant que capitale mondiale du vélo. La chose reste toutefois difficile à imaginer pour les Nord-Américains que nous sommes. Imaginez des rues à 3 niveaux sur lesquelles les voitures roulent au centre et où la piste cyclable surélevée prend place de chaque côté de la rue avant de finalement rejoindre le trottoir. Les cyclistes y ont souvent leurs propres feux de circulation. Cela semble banal? C’est qu’il faut mettre en perspective le nombre de cyclistes que vous croiserez sur lesdites pistes cyclables; en 2010, 50% des Copenhagois se rendaient à l’école et au travail à vélo. À l’heure de pointe dans la ville, le trafic cycliste est plus important que le trafic automobile. Ce qui fait toute la réputation et l’expérience du vélo si particulières dans cette ville. Cette fois encore, il s’agit d’une évolution progressive.</p>
<p>À Copenhague, «tout a vraiment commencé avec le besoin» en infrastructures qui a émergé à la demande des cyclistes. Dans les années 70, la ville a adopté une politique pour les «Dimanche sans voiture» suite à la crise pétrolière. C’est à ce moment que les gens commencent à pédaler en masse et à réaliser le potentiel d’un tel moyen de transport. Suite à l’augmentation du trafic cyclable, la ville a commencé à créer les infrastructures pour le supporter. À Copenhague, «le vélo est considéré comme une nécessité plutôt qu’un sport, et donc nos infrastructures ont été principalement construite le long des routes, contrairement à des endroits comme le Canada où il s’agit plutôt d’un sport et les réseaux se trouvent plutôt le long de parcs». Aujourd’hui, Copenhague doit faire face à de nouveaux défis concernant son réseau cyclable, notamment les problèmes d’espace de stationnement qui sont très problématiques autour de certaines gares centrales. « Il y a également un besoin pour plus d’espace sur les pistes cyclables» puisque le principal sentiment d’insécurité chez les cyclistes découle maintenant non pas des voitures mais bien de la proximité des autres cyclistes aux heures de pointe!</p>
<div class="media-credit-container aligncenter" style="width: 605px"><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/S-Piste_cyclable11.jpg"><img class="size-large wp-image-9624" title="S-Piste_cyclable1(1)" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/S-Piste_cyclable11-595x446.jpg" alt="" width="595" height="446" /></a><span class="media-credit"><a href="http://www.delitfrancais.com/author/camille-lefrancois/">Camille B. Lefrançois</a> | Le Délit</span></div>
<p><strong>Un petit détour par chez nous…</strong><br />
L’exemple de Copenhague voyage. À preuve, la firme Gehl Architecte en partage l’expérience et les principes en tant que consultant pour des projets à travers le monde, en partant de la Chine et l’Australie jusqu’aux États-Unis et… à Ottawa-Gatineau! Camilla Van Deurs a à cet effet visité la région l’an dernier afin de conseiller les municipalités sur leurs réseaux cyclables. Mais est-il vraiment possible de transposer la culture du vélo danoise au Québec? Évidemment, l’hiver canadien est peut-être une ombre au tableau à l’idée de pédaler vers votre école ou votre lieu de travail en toute saison. Pourtant, Camilla fait valoir «qu’il s’agit d’abord d’une question de priorité; à Copenhague, les pistes cyclables sont maintenant déneigées avant les routes. » Il faut aussi remettre les choses en perspective; même en éliminant les quelques mois de notre hiver canadien, il reste une majorité de l’année dont le climat n’est pas problématique. Quand à la topographie, il s’agit également d’un obstacle de plus. Par contre, il existe encore une fois des réponses à ces problèmes en développant un système de transport en commun qui permettrait un relais pour les sections plus difficiles dans une approche plus multidisciplinaire du transport. À titre d’exemple additionnel, Copenhague oblige également tous les taxis à être équipés pour pouvoir transporter un minimum de 2 vélos. Mais avant tous ces défis techniques, Camilla croit que «le principal défi est que le vélo est toujours vu comme récréatif, d’abord parce que le réseau est concentré autour des espaces verts». La culture serait donc la première influence de notre mentalité cycliste?</p>
<p><strong><div class="media-credit-container alignright" style="width: 235px"><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/S-Stat_v%C3%87lo.jpg"><img class="size-medium wp-image-9626" title="S-Stat_vÇlo" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/S-Stat_v%C3%87lo-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" /></a><span class="media-credit"><a href="http://www.delitfrancais.com/author/camille-lefrancois/">Camille B. Lefrançois</a> | Le Délit</span></div>Apprendre des autres</strong><br />
L’exemple de Copenhague comme modèle de planification et développement urbain semble inspirant. Non seulement les principes de «retrouver l’équilibre» entre la place des voitures et des citoyens dans leur ville est-elle intéressante, mais le résultat en est d’autant plus intéressant lorsqu’on a la chance de marcher dans ses rues, d’expérimenter ses pistes cyclables. Ce que démontre cette transformation si réussie, c’est aussi qu’il est possible de changer la culture de ses habitants simplement en leur fournissant l’espace pour le faire. Un argument pour encourager nos villes à penser plus loin que le bout de leur pare-choc…</p>
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		<title>Le PLC de Zachary Paikin</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Nov 2011 20:30:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alexis Chemblette</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[libéral]]></category>
		<category><![CDATA[parti libéral]]></category>
		<category><![CDATA[PLC]]></category>
		<category><![CDATA[Politique fédérale]]></category>
		<category><![CDATA[politique nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Zachary Paikin]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Délit a eu l’opportunité de s’entretenir à cœur ouvert avec Zach Paikin. Après le McGill Four néo-démocrate, le PLC aura désormais un représentant de choix.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le Délit<em> s’est entretenu avec Zach Paikin au sujet de sa campagne pour le poste de président de la politique nationale du PLC et de l’actualité.</em></p>
<p><strong><em>Le Délit (LD): Connais-tu </em>Le Délit<em>?</em></strong></p>
<p>Zach Paikin (ZP): Oui je connais bien <em>Le Délit.</em> D’ailleurs je le parcours souvent lorsque je ne suis pas focalisé sur ma campagne. Je suis très admiratif des membres du conseil de rédaction parmi lesquels je connais quelques personnes.</p>
<p><strong><em><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/S-Zach.jpg"><img class="alignright size-medium wp-image-9475" title="S - Zach" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/S-Zach-200x300.jpg" alt="" width="200" height="300" /></a>LD: Cette campagne, nous allons évidemment l’évoquer. Tout d’abord, tu présentes ta candidature à un poste important au sein du Parti libéral du Canada. Quel est ce poste et en quoi consiste-t-il?</em></strong></p>
<p>ZP: Je me présente pour le poste de président de la politique nationale du parti. Il s’agit d’un poste très exigeant qui consiste à engager des adhérents au parti, améliorer la capacité du parti à développer des plateformes innovantes et progressistes, ce qui facilitera la tâche de celui-ci. </p>
<p><strong><em>LD: Quelle était ton implication au sein du Parti libéral du Canada avant de présenter cette candidature?</em></strong></p>
<p>ZP: J’adhère au parti depuis quelques années. Mon implication était surtout basée à Toronto; cependant, depuis que je suis à Montréal, évidemment, je suis bien plus engagé ici.</p>
<p><strong><em>LD: On voit souvent beaucoup de jeunes très engagés en politique, qui plus tard changent d’allégeance, ou même renoncent à la politique par dégoût. Qu’est ce qui t’a poussé à rejoindre le Parti libéral du Canada, hormis ta passion pour la politique?</em></strong></p>
<p>ZP: Si on analyse l’histoire de notre pays, il y a de toute évidence qu’un seul parti politique qui a su unir les canadiens lorsque les temps étaient durs, et peut aujourd’hui encore les unir: c’est le PLC.</p>
<p>Vous savez Sir Wilfrid Laurier, le premier ministre libéral à la fin du XIX<sup>e</sup> siècle, avait dit très clairement que l’enjeu le plus important et qui doit être adressé en priorité est l’unité nationale, car l’unité nationale enfante la cohésion, le rassemblement et le consensus, qui nous permettent d’établir les grandes réformes qui, à travers l’Histoire, nous ont toujours réussi. Il y a malheureusement actuellement une bipolarisation entre le Nouveau Parti démocrate et le Parti conservateur qui divise la société canadienne.</p>
<p>Historiquement, le PLC est le seul parti qui a su mener une politique décentralisée tout en conservant la realpolitik et un État fort. Le PLC peut prendre un rôle de leadership parmi les Canadiens mais a aussi fait porter sa voix à l’international. L’ALÉNA et d’autres grands projets ont été consolidés grâce au Parti libéral. Pour répondre à ta question, j’ai peu de respect pour les querelles internes, et les querelles de petite politique. Je suis un adepte de la politique constructive non partisane, et le PLC reflète le plus cette idéologie.</p>
<div class="media-credit-container aligncenter" style="width: 605px"><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/S-parlement-dessin.jpg"><img class="size-large wp-image-9479" title="S- parlement dessin" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/S-parlement-dessin-595x436.jpg" alt="" width="595" height="436" /></a><span class="media-credit"><a href="http://www.delitfrancais.com/author/alice-des/">Alice Des</a> | Le Délit</span></div>
<p><strong><em>LD: Revenons au paysage politique canadien. Le PLC est-il selon toi un parti de gauche ou de droite?</em></strong></p>
<p>ZP: Le Parti libéral est un parti progressiste avec des «<em>bold ideas</em>». Je tiens à le dire car ça doit entrer dans la tête des gens. Certaines personnes le considèrent un parti du centre, alors que le centre est historiquement un parti qui s’est placé sur l’éventail politique en fonction de la gauche et de la droite. Comment le PLC peut-il être du centre alors qu’il est en vérité un parti d’avant-garde progressiste? La sécurité sociale, c’est nous. La santé publique, c’est nous. Dois-je même rappeler que la Charte des droits et libertés, c’est nous encore? On est hors de l’éventail politique, on est en avance sur les autres. Le Parti libéral est celui qui a réussi à éliminer le déficit budgétaire. On a uni le pays et on l’a renforcé avec des gens de gauche, de droite et du centre.</p>
<p><strong><em>LD: À t’entendre, le Parti libéral c’est le général de Gaulle, un parti d’union nationale. Tu nous as rappelé toutes les grandes réformes politiques du PLC, je souhaite désormais évoquer le parti au pouvoir qui, lui, a été réélu contrairement au tien. Comment considères-tu la politique Harper?</em></strong></p>
<p>ZP: Il faudrait que nous fassions un entretien de trois jours pour évoquer tout ce qui ne va pas avec la politique de Stephen Harper mais je vais l’illustrer avec deux exemples.</p>
<p>Premièrement, la politique de justice de Harper consiste à incarcérer la majorité des criminels. Les sentences sont excessivement dures envers les jeunes qui résultent par des dépenses de milliards de dollars pour la construction de prisons qui illustrent bien le tournant sécuritaire qu’a pris Harper. Mettre des gens en prison, cela crée inéluctablement un cercle vicieux, qui annule totalement la réinsertion de ces jeunes, et ajoute accessoirement un grand coût pour le budget national qui, je vous le rappelle, est financé par les citoyens canadiens.</p>
<p>Deuxièmement, par rapport aux finances publiques du pays, sous le gouvernement Harper, le déficit budgétaire a incontestablement augmenté. Les conservateurs réduisent les impôts, ce qui diminue les recettes fiscales et par conséquent tendent vers le déficit budgétaire. Le Parti libéral sous Jean Chrétien et Paul Martin avait eu des surplus dans le budget.</p>
<p><strong><em>LD: Parlons du raz de marée des dernières élections, la vague orange comme on la surnomme. Elle a permis au NPD de rafler plus de cinquante sièges au Québec et de former l’Opposition officielle à la Chambre des Communes, titre anciennement porté par le PLC. Le NPD accusait les libéraux et les conservateurs de faire partie du même système, d’être identiques et d’entretenir le bipartisme. Confirmes-tu cette analyse?</em></strong></p>
<p>ZP: Le raz de marée du NPD n’a rien à voir avec les similitudes entre le Parti conservateur et le Parti libéral. Ils ont certes prononcé des accusations de la sorte, mais si l’on regarde les résultats, les Canadiens n’ont pas pensé ainsi. C’est au Québec uniquement que le NPD a réellement percé. Il faut savoir que dans toutes les autres provinces du Canada, le NPD ne s’est pas ajouté plus de dix sièges. Le succès du NPD n’a en fait à voir qu’avec la décrépitude du Bloc québécois qui n’avait rien d’autre à proposer que la souveraineté du Québec. Les Québécois ont d’autres priorités, ce qui les a poussés à sanctionner le Bloc en votant NPD. Je leur reconnais néanmoins un certain succès, et je reconnais également que les partis libéral et conservateur ne proposent rien aux Québécois, alors que le NPD s’est montré pro-Québécois en promouvant des valeurs socialistes et nationalistes québécoises.</p>
<p><strong><em>LD: Sachant que le Parti libéral n’est plus l’Opposition officielle, quelles sont tes ambitions pour donner un nouveau souffle à ce parti qui est aujourd’hui en déliquescence?</em></strong></p>
<p>ZP: Le Parti libéral doit être ouvert et se présenter comme un parti où tous les adhérents peuvent s’exprimer. J’ai une plateforme avec trois points centraux qui essaie d’adresser tout cela et ces trois points sont sur mon site internet de campagne <em>votepaikin.ca</em></p>
<p><strong><em>LD: Revenons au Québec. Le Québec s’est toujours distingué idéologiquement des autres provinces. Plus de justice sociale, une langue et une culture différentes, etc. Que veux-tu et que vas-tu faire pour ramener le Québec sous le giron du PLC connaissant aussi le vote historique des Québécois au PLC? </em></strong></p>
<p>ZP: Je suis tout d’abord très fier d’être résident québécois, je suis également très fier d’être le seul candidat à ce poste qui vient du Québec. Les intérêts du Québec ont terriblement changé; je suis certain que le Québec est conscient que ses intérêts seront mieux servis à travers le fédéralisme canadien.</p>
<p><strong><em>LD: Il y aurait selon tes propos une fierté nationale Canadienne au sein du Québec. Tu irais même jusqu’à dire un patriotisme canadien digne de celui de la France ou des États-Unis par exemple. Un Québécois serait fier d’être canadien comme un Alsacien serait fier d’être français?</em></strong></p>
<p>ZP: Je suis content que tu me poses cette question; il y a un changement extraordinaire au Québec aujourd’hui. 80% des Québécois se déclarent fiers d’être canadiens. Il y a un patriotisme canadien, c’est évident. Il y a un destin canadien et un héritage commun, c’est aujourd’hui encore plus flagrant. Il n’y aura pas de référendum, les Québécois en ont marre de tout cela; ils veulent parler éducation, santé, économie.</p>
<p><strong><em>LD: À t’entendre, l’option souverainiste serait-elle obsolète?</em></strong></p>
<p>ZP: Je ne pense pas que ce soit obsolète, mais c’est assurément secondaire. Ça se voit avec la fragmentation du PQ.</p>
<p><strong><em>LD: Prônerais-tu une fusion avec le NPD? </em></strong></p>
<p>ZP: Non, pas du tout. Je ne suis pas pour une alliance avec qui que ce soit. Je veux un gouvernement majoritaire libéral, et je travaille dur pour cela. En cas d’un gouvernement minoritaire, on pourrait éventuellement discuter, mais le NPD et le Parti libéral sont clairement distincts; ils ne convergent sur aucun sujet. Une alliance n’est absolument pas envisageable. Je souhaite un gouvernement libéral majoritaire, afin d’éviter des élections tous les deux ans.</p>
<p><strong><em>LD: Avec toi, le PLC s’ouvrira aux Canadiens, mais pas aux partis politiques? </em></strong></p>
<p>ZP: J’ouvrirai volontiers la porte du Parti libéral aux adhérents déçus des partis conservateur et néo-démocrate et du Bloc québécois. Je suis prêt à débattre, à écouter les idées des uns et des autres, mais le Parti libéral a une grande plateforme politique, que je m’acharnerai à faire progresser sans cesse si je suis élu; mais je ne veux pas entrer dans des jeux d’alliances à vocation électorale uniquement.</p>
<p><em>Propos recueillis par Alexis Chemblette</em></p>
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		<title>Du côté de chez Schwartz</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Nov 2011 18:44:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marek Ahnee</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Ahnee]]></category>
		<category><![CDATA[friperie]]></category>
		<category><![CDATA[Marek]]></category>
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		<category><![CDATA[plateau mont-royal]]></category>
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		<category><![CDATA[Tremblay]]></category>

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		<description><![CDATA[Un lavomatique niché au cœur du Plateau. Les murs sont ornés d’icônes orthodoxes et de cartes postales des îles égéennes. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Madame K, l’excentrique patronne au fort accent hellénique, va et vient entre les machines, tout en conversant avec une connaissance.  «You know, my son always tells me, Mama, you should come live with us in Westmount, but ey, I’m too well in the Plateau». Coquetterie d’immigrée de longue date, teintée de sincérité. Pourquoi quitter ce flamboyant quartier de riche mémoire?</p>
<p>Chaque matin, le boulevard Saint-Laurent semble émerger d’une lourde gueule de bois. Des chiens errent d’un trottoir à l’autre. Une vieille dame portugaise se rend à l’église. Quelques hipsters hantent les ruelles comme des conjurés. Quelques heures plus tard, le passant découvre un monde plus quotidien, loin des sirènes de Sainte-Catherine. On y trouve une ethnographie assez colorée d’un univers post-global, où tous les styles se croisent au long des larges trottoirs. À l’abri des klaxons, entre Saint-Laurent et Saint-Denis, quelques mouettes survolent des allées de maisons au charme discret. On avance sans le savoir dans un quartier fantôme, chaque mur dissimulant un émouvant spectre. Au Sud, ce sont les vestiges du monde de Michel Tremblay. Sur leur balcon, des fantômes de matrones attendent le retour du mari de l’usine, tricotant une écharpe ou égrenant un chapelet, s’apostrophant en joual d’une fenêtre à l’autre. Vers le Mile End, l’esprit de Mordecai Richler rôde encore et toujours. Dans le silence d’une vieille épicerie fermée, quelques ombres chantonnent en yiddish. Tout ce petit monde ne peut reprendre vie qu’entre les pages poussiéreuses d’un livre feuilleté, pour retomber dans l’oubli et la pénombre d’une librairie de seconde main.</p>
<p>Retour sur le Plateau du XXI<sup>e</sup> siècle après un voyage dans le temps. Le vieux bouquiniste et son camarade se remémorent le temps du Front de libération du Québec. Entre deux piles de reliures, Saint-Denis enneigé agit comme un aimant. Le marcheur sorti, la nuit tombe et les lumières se lèvent. Les enseignes s’allument et brillent. De tous les points cardinaux, le Plateau est un monde splendide, village au sein de la ville, où le temps semble arrêté. Pourtant, tout est en mouvement depuis une trentaine d’années.</p>
<p>Les lieux changent. Le Plateau semble pris dans un mécanisme de changement effréné. Chaque friperie qui meurt se transforme en bar à tapas, les tavernes sont abandonnées aux succursales de marques américaines. Les vitrines se dorent petit à petit, et les loyers montent comme la marée. Les familles les plus ancrées émigrent, laissant derrière elles quelques aïeux condamnés à devenir aussi des fantômes de leur propre vivant, dans un monde qui va trop vite. La traditionnelle pluralité ethnique et linguistique du quartier ne se révélera bientôt plus que dans des restaurants dignes d’une grande capitale. L’ancien quartier ouvrier coloré se métamorphose en un bastion bobo où va bon train un consumérisme décontracté, néanmoins intense. Les fantômes ont aussi des droits. Ceux du Plateau pourraient peut-être sortir de leur grenier, brandir une pancarte et joindre les indignés du Square Victoria.</p>
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		</item>
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		<title>Siya! Ich möchte un biglietto for Brussels, por favor</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Nov 2011 18:41:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Elise Maciol</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[elise]]></category>
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		<category><![CDATA[voyage]]></category>

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		<description><![CDATA[Mon voyage en sauts de puce touche à sa fin. Après avoir visité la France, l’Irlande, l’Italie, la Belgique, l’Allemagne, la Hongrie, l’Autriche et l’Angleterre, je vais enfin pouvoir m’installer aux Pays-Bas sans avoir à penser à ma prochaine destination.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ne vous méprenez pas: ces trois mois de voyage ont été pour moi une source intarissable de découvertes géniales, de rencontres inoubliables et d’euphorie totale. Cependant, on se lasse de tout –même des meilleures choses–, et les voyages n’échappent malheureusement pas à cette règle. Laissez-moi vous expliquer pourquoi.</p>
<p>Au bout de quelques jours passés dans une toute nouvelle ville, on commence enfin à s’y reconnaître. Tout d’abord, on parvient à se repérer en plein cœur d’un endroit dont les noms de rues nous étaient jusque-là étrangers. On peut ainsi retrouver sans trop de difficultés la maison, l’hôtel ou l’auberge de jeunesse où l’on séjourne. On progresse ensuite doucement en cercles concentriques de plus en plus éloignés du centre, jusqu’à ce qu’on parvienne à comprendre parfaitement la logique du système de transports en commun. Puis, on s’habitue peu à peu à la monnaie du pays et à son taux de change, aussi farfelu soit-il. Enfin, si l’on est chanceux, on réussit à baragouiner quelques mots de cette langue qui nous paraissait si bizarre à notre arrivée dans ce nouveau pays.</p>
<p>Et puis tout d’un coup, paf! On se retrouve dans une autre ville… et tout est à recommencer. Après s’être habitué à saluer tout le monde d’un «<em>buongiorno</em>» et d’un «<em>arrivederci</em>» aux «r» roulées à la perfection, il faut maintenant dire «<em>guten Tag</em>» et «<em>auf Wiedersehen</em>» le plus naturellement possible.</p>
<p>En plus de cela, le taux de change approximatif qu’on avait enfin fini par mémoriser –trois cents forints hongrois pour un euro, soit 1,40 dollar canadien– s’est soudainement transformé en un calcul abracadabrant qui donne huit euros pour sept livres sterling et des poussières. Croyez-moi, il y a de quoi attraper un mal de crâne carabiné!</p>
<p>Pour couronner le tout, on atterrit tout étonné dans une rue totalement inconnue après avoir suivi machinalement l’itinéraire gauche-droite-gauche-gauche-droite-gauche qui devait infailliblement nous mener du métro à l’auberge de jeunesse. C’est une fois seulement arrivé dans cet endroit incongru qu’on se rend compte de son erreur: on est à Vienne, et non plus à Dublin…</p>
<p>Enfin, peu importe! Car finalement, c’est en parcourant chaque grande ville au hasard de ses petites rues que l’on appréhende le mieux la culture du pays et qu’on en découvre les secrets les mieux gardés.</p>
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		<title>L&#8217;Ouest rencontre l&#8217;Est</title>
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		<pubDate>Tue, 25 Oct 2011 12:50:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Benoit Gauthier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Asie]]></category>
		<category><![CDATA[échange]]></category>
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		<category><![CDATA[voyage]]></category>

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		<description><![CDATA[Hong Kong: La plus occidentale des villes orientales sous la loupe d’un étudiant en échange dans la ville aux mille parfums]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>On a souvent du mal à décrire, à chaud, une expérience. On se perd dans nos impressions, nos sentiments; on peine à prendre suffisamment de recul. Pourtant, à propos de Hong Kong, que l’on aime ou pas, un mot ressort sans cesse pour la qualifier: Grandiose! N’est-ce pas trop? Certainement pas.</p>
<p><div class="media-credit-container aligncenter" style="width: 605px"><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/10/S-Hong-Kong-4-couleurs.jpg"><img class="size-large wp-image-9280" title="S - Hong Kong 4 couleurs" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/10/S-Hong-Kong-4-couleurs-595x235.jpg" alt="" width="595" height="235" /></a><span class="media-credit"><a href="http://www.delitfrancais.com/author/benoit-gauthier/">Benoit Gauthier</a> | Le Délit</span></div>Dès l’atterrissage, il suffit de jeter un œil à travers le hublot pour constater. À flanc de montagne et à l’orée de forêts se dresse une véritable jungle urbaine. Montréalais, je me croyais habitué à la ville. Hong Kong n’a rien à voir! De colossales tours, toutes plus illuminées et hautes les unes que les autres, s’élèvent le long de la côte. Imaginez plus de sept millions d’habitants sur un minuscule morceau de littoral, la concentration urbaine atteignant les 30 000 personnes par km2 en moyenne [la densité est d’environ 25 000 habitants par km2 à Manhattan, NDLR]. De jour comme de nuit, un flot extraordinaire de personnes dévale les rues des différents quartiers. C’est alors que la dimension internationale de Hong Kong prend tout son sens. Le cantonais, l’anglais, l’hindi, le mandarin et l’espagnol envahissent vos oreilles. Le monde entier se donne rendez-vous ici, à Hong Kong, microcosme mondial.</p>
<p>Hong Kong se définit elle-même comme étant la métropole where East meets West. Je m’aperçois tous les jours davantage combien cela est vrai. Il suffit de se promener dans les rues de l’île centrale et de Kowloon pour apprécier cet intense mélange des cultures. Colonie anglaise entre 1842 et 1997, Central, le cœur économique de Hong Kong, reste très occidental. Entre ces immenses buildings toujours plus modernes et abritant aujourd’hui le siège des plus grandes compagnies, certains vestiges de l’ère britannique demeurent encore. En effet, il y a toujours ces fameux trams impériaux sillonnant les quelques bâtiments restants de l’administration coloniale ainsi que les pubs, chers aux 20 000 Britanniques vivant sur l’île. Il y règne une atmosphère que l’on retrouve souvent dans les différentes grandes villes d’Europe et d’Amérique du Nord. Cependant, Hong Kong n’est pas comme les autres. Située sur la côte sud de la Chine, elle se «ré-orientalise» tous les jours un peu plus. C’est en cela que le «Port aux Parfums» est unique. Il suffit de se rendre à Kowloon pour comprendre.</p>
<p>En effet, sur l’autre rive, un autre monde s’offre à nous. Kowloon, partie continentale et chinoise de Hong Kong est l’une des aires les plus densément peuplées au monde. C’est l’antithèse parfaite de Central. Ici, on se perd avec bonheur dans cette foule sans fin qui nous entraîne le long des marchés de rue et autres petits restaurants de Mong Kok et de Temple Street. À chaque carrefour, on découvre de nouvelles odeurs, des produits jamais vus auparavant. Les fruits, les poissons, les grigris sont alors étalés fièrement devant nous. Tout paraît si différent. On reste volontiers des heures entières à contempler ces choses si simples qui pourtant soudainement nous fascinent. On se prend alors à vouloir tout essayer, tout goûter, comme des enfants. Même si les gens parlent moins bien anglais que sur l’île, on se sent plus proches d’eux lorsqu’on doit imaginer les signes pour communiquer. On rit, on négocie, on s’étonne. C’est ce Kowloon authentique qui rend Hong Kong si spéciale.</p>
<p><div class="media-credit-container alignright" style="width: 210px"><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/10/S-Hong-Kong-2-couleurs.jpg"><img class="size-medium wp-image-9282" title="S - Hong Kong 2 couleurs" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/10/S-Hong-Kong-2-couleurs-200x300.jpg" alt="" width="200" height="300" /></a><span class="media-credit"><a href="http://www.delitfrancais.com/author/benoit-gauthier/">Benoit Gauthier</a> | Le Délit</span></div><strong>Mille et une merveilles</strong><br />
Un véritable sentiment d’infini nous envahit lorsqu’on arrive ici. C’est aussi ça Hong Kong. En tant qu’étudiant en échange, on ne sait même plus où donner de la tête. Il y a tellement à faire! Cette ville regorge d’attractions et d’événements, cachés ou non du grand public. Même le guide Lonely Planet ne pourrait tout répertorier. La première semaine, comme tout le monde, on fonce tête baissée vers ce qu’on croit être l’essentiel de Hong Kong. On fait alors le tour de Central en bateau, puis on se rend sur l’île de Lantau pour voir le big Buddha, la deuxième plus grande statue de Bouddha au monde. On enchaîne ensuite avec le pic de Victoria qui surplombe l’île et offre une vue panoramique unique sur l’ensemble de Hong Kong. Difficile alors de ne pas être bouche bée. Cependant, ce n’est que le début. C’est une ville où l’on doit marcher, se promener de rue en rue, de quartier en quartier afin de pouvoir pleinement l’apprécier. Si les touristes sont souvent pris par le temps et doivent faire des sacrifices, j’ai le luxe de pouvoir en profiter pendant tout un semestre.</p>
<p>Chaque quartier a ses propres événements qui forgent leur identité. On les découvre peu à peu, suivant les directions de ses amis locaux, toujours enthousiastes lorsqu’il s’agit de guider. Il y en a pour tous les goûts, tous les budgets. Il y a par exemple un événement absolument incontournable pour tous: les courses de chevaux du mercredi soir, à Causeway Bay. Pour moins de deux dollars, vous assistez à un véritable spectacle pour les sens. Dans cette immense enceinte, tout le monde se retrouve pour parier, dîner, boire et rire ensemble. Chaque course devient la course de votre vie. Vous n’avez foi plus qu’en votre cheval alors que la clameur des tribunes envahit vos oreilles. Dans un autre registre, les passionnés de nature et de marche peuvent quant à eux partir en randonnée aux alentours de la ville et accéder à de magnifiques plages désertes comme celle de Tai Long Wan. Tous ces grands moments défilent au rythme des festivals et autres célébrations, choses auxquelles les Chinois restent très attachés. Il y a toujours un air de fête à ces moments-là. Par exemple, lors du festival de la mi-automne, d’immenses lanternes illuminent le ciel alors que les dragons de toutes les couleurs traversent la ville de bout en bout. Tout le monde jubile. C’est cet ensemble qui fait une ville extraordinaire et pleine de surprises.</p>
<p><div class="media-credit-container aligncenter" style="width: 605px"><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/10/S-Hong-Kong-6-couleurs.jpg"><img class="size-large wp-image-9284" title="S - Hong Kong 6 couleurs" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/10/S-Hong-Kong-6-couleurs-595x258.jpg" alt="" width="595" height="258" /></a><span class="media-credit">Crédit photo: David Iliff</span></div><strong>Un paradis pour étudiant</strong><br />
N’y allons pas par quatre chemins, Hong Kong est l’endroit idéal pour les étudiants qui cherchent à profiter pleinement de leurs années d’université. Tout d’abord, par son héritage historique et son emplacement géographique, c’est un bonheur pour tout amateur de cuisine. La diversité culinaire offerte est extraordinaire; les cuisines du monde entier se côtoient ici pour satisfaire tous les appétits. La nourriture sud-asiatique est évidemment à l’honneur. Pour sortir, Hong Kong est considérée comme l’une des plus belles scènes d’Asie, que cela soit pour les concerts ou les clubs. Il y en a pour tous les goûts et tous les budgets. Enfin, sa multitude de bars de toutes nationalités en fait un excellent repère pour les étrangers. Sur la même Elgin Street, les bars anglais, espagnols, canadiens, japonais et français se font face, ce qui crée, en pleine coupe du monde de rugby par exemple, une ambiance très festive. Mais par-dessus de tout ce cela, ce sont toutes les perspectives de voyage qui font rêver les étudiants.</p>
<p><strong>La porte d’entrée de l’Extrême-Orient</strong><br />
Il ne m’a fallu que quelques jours pour mesurer toutes les opportunités de voyage qu’offre Hong Kong. Pékin, Thaïlande, Tokyo, Malaisie, Shanghai, tant de noms qui défilent et qui vous ont fait rêver. Hong Kong vous l’offre sur un plateau. Tous les jours, à n’importe quelle heure de la journée, vous voyez des étudiants en échange, sac au dos et sourire aux lèvres, prêts pour le départ. Certains, comme Éric, étudiant québécois à HEC Montréal, profitent pleinement de l’occasion et vont de pays en pays en faisant, parfois, un détour par l’université si cela est vraiment nécessaire. Si ces voyages ont un prix, il existe mile et une manières de le faire baisser au minimum. C’est devenu un jeu entre les étudiants en échange, quitte à faire 24 heures de train jusqu’à Pékin ou dormir sous la tente dans un port de pêche. Cela en vaut tellement le coup. Ces possibilités de découvrir de nouvelles cultures, de nouveaux paysages et d’aller à la rencontre des différentes populations sont une source d’enrichissement personnel sans fin. Grâce à un positionnement géographique idéal, c’est ce que Hong Kong nous offre, pour notre plus grand bonheur.</p>
<p><strong>The place to be?</strong><br />
Tout au long de cet article, j’ai dressé un portrait élogieux de Hong Kong en essayant de mettre ses atouts en avant. Pour beaucoup d’entre nous, les étudiants en échange, après seulement sept semaines, une si bonne impression de cette ville commence à déteindre sur notre avenir. Finalement, pourquoi ne pas rester et vivre ici? Il y a tellement d’avantages, pourquoi ne pas s’y établir? Certains étudiants, comme Alex de Brisbane, ont déjà décidé de prolonger leur échange à l’université. Partout dans le monde, on ne cesse de nous dire, à nous étudiants, que le XXIe siècle se joue en Asie. Hong Kong pourrait être alors une parfaite destination…</p>
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		<title>Au menu, cette année</title>
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		<pubDate>Tue, 25 Oct 2011 11:44:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sofia El Mouderrib</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
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		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
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		<description><![CDATA[Cette année, trois lauréats se sont partagé le prix Nobel de médecine pour leurs découvertes majeures dans le domaine de l’immunologie.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L’Américain Bruce Butler et le Luxembourgeois Jules Hoffman menaient leurs recherches sur l’immunité innée et ses mécanismes de déclenchement alors que feu le professeur Ralph M. Steinman, décédé d’un cancer du pancréas 3 jours avant la remise du prix, a découvert l’existence ainsi que le rôle des cellules dendritiques dans l’immunité acquise.</p>
<p><strong>L’homme</strong><br />
Ralph Marvin Steinman est né en 1943 à Montréal et a obtenu son baccalauréat en sciences ici même, à l’Université McGill. Par la suite, il a fait sa médecine à Harvard, puis son Ph.D en sciences à Rockefeller où il a poursuivi sa carrière en immunologie. Pour tous les étudiants en sciences, les grands chercheurs tels que le docteur Steinman sont de véritables inspirations. Ils nous permettent de réaliser qu’au sein de McGill, nous marchons sur les traces d’hommes qui auront grandement contribué à l’amélioration de la condition humaine et ce, dans bien des domaines.</p>
<p><strong>La découverte</strong><br />
Les cellules dendritiques, dont il a découvert l’existence, ont un rôle déterminant dans l’immunité adaptative. Lorsqu’un organisme entre dans notre corps (l’infecte), un mécanisme primitif entre en jeu. Des cellules macrophages se localisent au niveau de la plaie et phagocytent (mangent) les microorganismes en les gobant, puis en les digérant à l’aide de plusieurs enzymes. Par ce processus, les macrophages s’oxydent et meurent, tels de dévoués kamikazes. Durant cette étape primaire, des signaux chimiques sont libérés dans le sang et appellent à l’aide. Le sauveur: la cellule dendritique (CD) qui, une fois sur place, constate si des envahisseurs sont encore présents. Si tel est le cas, la cellule dendritique phagocyte un des microbes, le digère, puis expose un morceau protéique de l’étranger à sa surface. En fait, les milliers de CD se taillent une part du gâteau et retournent au foyer, dans les ganglions, où elles présentent leur offrande aux lymphocytes qui, eux, joueront un rôle spécifique dans la production des anticorps et des cellules cytotoxiques. D’ailleurs, les cellules dendritiques s’appellent ainsi, car elles ont de nombreux bras (dendrites) qui leur permettent de se loger dans les ganglions de façon à atteindre plus facilement les lymphocytes.</p>
<p><strong>Hommage à l’homme</strong><br />
Il est à noter que le docteur Phil Gold, imminent spécialiste en immunologie, récipiendaire d’un lauréat du Canadian Medical Hall of Fame, professeur à McGill et ami du docteur Steinman, a dédié ses cours de Physiologie du 3 au 12 octobre 2011 au regretté prix Nobel.</p>
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