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	<title>Archives des BD - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
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	<language>fr-FR</language>
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	<item>
		<title>Le paradoxe du papier bulle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurence Bich-Carriere]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Mar 2015 17:54:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[BD]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tungstène de bile se plait à éclater les avanies ordinaires.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1"><i>T</i></span><span class="s1"><i>ungstène</i></span><span class="s2"><i> de bile</i>, c’est la mise en scène des seize nouvelles du recueil éponyme de Jean-François Nadeau, paru en 2013 aux Éditions de l’Écrou. On avait alors dit de ses poèmes urbains qu’ils étaient «écrits pour être récités». Assise dans la petite salle Jean-Claude-Germain du Théâtre d’Aujourd’hui, j’ai plutôt l’impression de voir des piécettes «jouées pour être lues».</span></p>
<p class="p2"><span class="s2"> <b>Les mots</b></span></p>
<p class="p4"><span class="s2">La transposition scénique pouvait s’imposer parce que chacun des poèmes propose une histoire, un quotidien, des personnages définis, et chacune peut appeler une ambiance. C’est l’auteur lui-même qui raconte et il joue juste. La scénographie (Jonas Bouchard) est inventive et quelques accessoires (Elen Ewing) permettent d’enfiler seize récits disjoints sans cassure. Seize cocons reliés par le seul fil de l’observation humaine. Il y a Maureen, caissière, la soixantaine, qu’invite Clément, belles dents, un soir d’Halloween; il y a Robert-de-Laval-qui-se-donne-de-petits-défis-de-motricité-fine-en-essayant-de-trouver-le-début‑d’une-roulette-de-<i>tape</i>-pendant-que-sa-fille-une-excellente-gouteuse-grelotte‑d’ecstasy-parce-qu’elle-lui-a-promis-un-carême-sans-mari-ni-bière; il y a l’autre avec sa voix d’elfe; la cousine habillée trop sexy dans un party de Noël; la voiture abandonnée dans la sloche; il y a toi, spectateur, qui souris intérieurement parce que tu vois <i>exactement</i> ce que l’auteur décrit. </span></p>
<p class="p4"><span class="s2">Voilà justement la force du texte de Nadeau, sa précision. La magnification de l’anodin dans la lumière crue des néons de la salle d’observation. Ce sont des petits éclats de quotidien qui sont livrés sur la lame froide et brillante du scalpel du poète moderne. Des fois, ils brillent, mais ils gisent quand même. Je dissèque, je segmente, je regarde tes tripes, je commente ton <i>gut feeling</i>. Il y a «bile» dans le titre, après tout. Un cafard qui oublie de rimer, une très lointaine colère, plutôt une rage impuissante et effacée par l’aspirateur de catalogue du banal. On infuse un petit sachet d’amertume et de tendresse et on boit à petites gorgées des drames ordinaires, des tragédies de lave-auto, des historiettes sans chutes, d’autres qui éraflent les genoux, des portes qui grincent et un peu d’absurdité Pepsi® avec ça.</span></p>
<p><b>La lumière</b></p>
<p class="p4"><span class="s2">«Bile», certes, mais aussi «tungstène», qui est le métal avec lequel on fait les filaments des ampoules. On a parlé d’incandescence, on a parlé de lumière. Les éclairages, conçus et assurés par Étienne Boucher, sont fantastiques, mais la lumière de l’ensemble est tantôt crue comme les néons d’un gym, tantôt glauque comme une branlette derrière une station de métro. Ce qui est certain, c’est qu’il n’y a pas d’aurore. La franchise, ou plutôt la réverbération du quotidien dans son propre miroir, une galerie de portraits brossés avec un grain rugueux.</span></p>
<p class="p4"><span class="s2">La lucidité est un peu méchante parce que les observations sont justes. Le résultat est un perpétuel sourire en coin. C’est plus fin. La langue, sans être recherchée, présente de belles trouvailles. C’est plutôt un écrin à l’observation. La poésie rejoint tantôt les Vulgaires machins, tantôt la concision triste des sous-entendus d’une rubrique nécrologique. Enfiler des perles un peu gibbeuses, suspendre des instantanés sur une corde à linge de quartier tranquille, plaquer les cartes en jouant au solitaire en pensant quand même à ses vieux péchés.</span></p>
<p class="p4">Il y a dans <i>Tungstène de bile</i> quelque chose du paradoxe du papier bulle, un quotidien matelassé de petites cloques, qui, chacune, implore secrètement qu’on la fasse éclater pour qu’enfin, et pour un seul et ultime instant, elle puisse grincer de sa propre voix.<br>
<span class="s2"><br>
<b>Le temps</b></span></p>
<p class="p4"><span class="s2">Une heure quarante sans entracte. On comprendra l’auteur de n’avoir pas voulu s’amputer, ou de n’avoir pas su de <i>qui</i> se délester, mais certains (surtout ceux qui carburent au macro et qui sont insensibles à la beauté des fractales illustrée dans les sommités de choux-fleurs), finiront par trouver le temps long. Appréciatifs, reconnaissants, mais saturés. Sans doute était-ce difficile à éviter: les transitions ont beau être souples et inventives, l’autonomie des historiettes fait obstacle à la montée dramatique. On sent un dessein d’apothéose, avec la succession des numéros musicaux vers la fin, mais les bramements de Stéfan Boucher, le comparse qui occupait jusque-là adroitement sa console et l’espace scénique de son bruitage, judicieusement confiné à quelques répliques tassées et senties ou à piquer de ses rifs maîtrisés les tableaux les plus statiques, déconcertent, dérangent. Bah, les ampoules grésillent toutes, lorsqu’on écoute bien.</span></p>
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		<title>Déconstruction du conte</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/02/25/deconstruction-du-conte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Annick Lavogiez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Feb 2013 04:18:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[BD]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quand Vincent Vanoli reprend l’histoire du Petit Poucet avec Cédric Demangeot, ça donne un album pour le moins dérangeant. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>L’histoire, nous la connaissons tous. On nous l’a lue et relue, puis, quand on nous a appris à lire, nous l’avons à notre tour lue et relue. <em>Le Petit Poucet</em> est par essence un classique de la littérature française, et, par la même occasion, un classique de notre enfance. Sans pitié, Vincent Vanoli s’en prend à ce conte pour le déconstruire et en faire une terrible adaptation loin de s’adresser aux petits: <em>Le méchant petit Poucet.&nbsp;</em></p>
<p>Dans un univers en noir et blanc fait de traits gras et lourds vivent Poucet et ses parents, dans une modeste et triste demeure à l’ombre d’une sombre montagne. De frères et sœurs, Poucet n’en a point. Il est seul face aux coups de son père alcoolique et rustre. L’heure n’est plus à l’abandon des plus jeunes, mais à leur exploitation: Poucet est martyrisé, battu, sous le regard impuissant d’une mère lâche. Loin de toute innocence enfantine, il lui faut chasser afin de nourrir sa famille. Mais lorsqu’un jour il revient bredouille dans la maison qui n’a de familiale que le nom, Poucet fait demi-tour et décide de filer vers la forêt. Il grimpe dans un arbre et y passe trois jours et trois nuits de sommeil et de veille inextricablement mêlés, pris entre les délires de la faim et ceux de ses cauchemars. Quand il décide de rentrer au bercail, c’est pour exercer toute sa vengeance et perdre ses parents dans une forêt dont personne ne semble pouvoir sortir vivant. Aucun retour n’est possible; l’horreur est là, infinie.</p>
<p>S’enchaîne alors une suite de visions cauchemardesques, de nature et de visages déformés et de silhouettes inquiétantes. Les planches sont parfaites, magnifiques, insoutenables, malaisantes. Et ainsi, l’œuvre toute entière dérange, non seulement parce qu’elle s’en prend à un conte de notre enfance, mais aussi parce qu’elle semble s’en prendre aux contes dans leur essence, comme si elle essayait de nous rappeler que rien ne sera plus jamais «comme avant»; le fameux avant où les princes étaient charmants, où toute belle action était récompensée et où les petits garçons pouvaient sauver leur famille.</p>
<p>S’il est certain que cet album est d’une grande qualité visuelle, il est moins certain que vous ayez envie de lire cette histoire si génialement dessinée pour vous rappeler que… la vie est dure. Les contes de fées, et peut-être, d’une certaine façon, la Littérature avec un grand L, ne sont-ils pas là pour nous faire rêver un peu, et non pour nous infliger la dureté d’un réel que nous vivons quotidiennement?</p>
<p>Et pourtant… la fin du <em>Méchant petit Poucet</em> n’est pas une triste fin, n’est pas dénuée de rêve. D’une certaine façon, Vanoli et Demangeot nous offrent un «happy ending»; du moins en apparence. Car ce garçon perché en haut de «son arbre», cette solitude en harmonie avec la nature, loin de toute civilisation, loin de tout amour humain, est-ce vraiment un «happy ending» ou un faux-semblant presque aussi malaisant que le cauchemard que l’on vient de vivre? Que penser de ce pauvre gamin désormais incapable d’entretenir des relations humaines? Difficile de se faire une idée de cet album dont on a envie de dire «c’est génial» et «ne le lisez pas» en même temps. Une chose est sûre: après cette lecture, lors de vos balades en forêt, vous ne regarderez plus les petits cailloux blancs de la même façon.</p>
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		<item>
		<title>Sourires en perspective!</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/02/12/sourires-en-perspective/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Annick Lavogiez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Feb 2013 07:30:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[BD]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Humour et simplicité font bon ménage dans l’intégrale de Boris de Rémy Simard.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est depuis 2007 que Rémi Simard, <strong>originaire</strong> de Roberval, publie les histoires du petit Boris aux Éditions de la Pastèque. Avant cela, il les publiait dans <em>La Presse</em> et <em>Le Quotidien</em>. Ainsi, cela fait plusieurs années que Simard raconte les aventures simples, <strong>touchantes </strong>et drôles de ce très jeune garçon qui ne sait pas encore marcher. Boris n’est peut-être qu’un <strong>poupon</strong>, mais il a une conscience bien éveillée et plusieurs passions particulières. Il aime entre autres<strong> débouler</strong> dans l’escalier et imaginer sa vie quand il sera plus grand, toujours porteur d’un humour charmant. Il aime les femmes qui sont pour lui d’<strong>intarrissables </strong>bars à lait et son bonhomme de neige qui ne <strong>fond</strong> jamais et adore les bains chauds. Il aime aussi Paulette, sa fleur <strong>carnivore</strong> qui déteste les végétarien… Il affronte <strong>quotidiennement</strong> Édith, sa sœur qui a beaucoup de difficultés avec les règles et qui, avec son humour grinçant, n’hésite jamais à lui jouer des mauvais tours.<br>
<em>Boris</em>, c’est donc l’histoire d’un petit homme qui deviendra grand très vite. Observateur du monde qui l’entoure, Boris ne parle pas, mais écoute beaucoup et n’hésite pas à s’interroger sur les grands mystères de la vie d’adulte, notamment les <strong>impôts</strong>, le travail et les vacances. Son sens critique, sa capacité à remettre les choses en question et sa <strong>perspicacité</strong> en font un très sympathique personnage qui ne manquera pas de vous faire sourire. Boris est peut-être un <strong>bambin</strong> comme les autres, mais cette bande dessinée, elle, est unique.<br>
Le format en strip de trois cases donne l’impression qu’on peut lire une page de temps en temps, mais c’est réellement impossible. Une fois entré dans le livre, le lecteur embarque complètement dans un univers dont il est difficile de se détacher tellement il est décalé, mais juste, drôle es réaliste. L’équilibre est parfait entre les blagues pinçantes et touchantes, les belles trouvailles et les quelques blagues et jeux de mots plus&nbsp;classiques. Le tout est parfaitement servi par un dessin <strong>minimaliste</strong> et amusant. Ainsi, c’est un album en <strong>bichromie</strong> au style un peu rétro qui se dévore, se <strong>feuillette</strong>, se prête et se relit avec un énorme sourire que nous offre ici Rémy Simard. C’est drôle et rafraîchissant, <strong>sans conteste</strong> une œuvre à ne pas manquer.</p>
<p><strong>VOCABULAIRE:</strong></p>
<p>Faire bon ménage: to get on well<br>
Originaire: native<br>
Touchant: touching<br>
Poupon: baby<br>
Débouler: to fal head over heels<br>
Intarrissable: inexhaustible<br>
Fondre: to melt<br>
Carnivore: flesh-eating<br>
Quotidiennement: daily<br>
Impôt: tax<br>
Perspicacité: shrewdness<br>
Bambin: child<br>
Minimaliste: minimalist<br>
Bichromie: duotone<br>
Feuilleter: to flip through<br>
Sans conteste: indisputably</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La bande dessinée en bref</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/01/22/la-bande-dessinee-en-bref/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Annick Lavogiez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Jan 2013 05:17:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[BD]]></category>
		<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Déambullations</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><i>Le Havre – New York </i>de Cyril Doisneau</p>
<p>Jacques et René sont deux voyous qui préfèrent voler plutôt que de travailler. Un jour, ils décident de prendre le large et de quitter Le Havre pour découvrir New York. Sur le paquebot France, les deux loubards embarquent à titre de serveur et de mécanicien. Débrouillards et curieux, ils se retrouvent rapidement dans la loge d’une belle chanteuse populaire qui les engage comme hommes de compagnie. La vie dans le luxe, le champagne et les beaux costumes est séduisante, mais les deux filous finissent par abandonner la belle pour débarquer en Amérique… Le Havre – New York, dernier album du talentueux Cyril Doisneau, est une exploration drôle et touchante de la condition humaine et du quotidien de gens simples et sympathiques, une œuvre sensible qui fait rêver par la qualité du dessin en bichromie et du récit, inattendu et intelligent. Les traits, clairs et fluides, font semblant d’être désinvoltes, mais les planches ne trompent pas, c’est beau et on prend plaisir tant à lire qu’à regarder.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><i>French kiss 1986 </i>de Michel Falardeau</p>
<p>Un père décide de raconter à ses deux enfants comment il a rencontré leur mère, et loin de se limiter à une anecdote ordinaire, revit ainsi l’histoire rocambolesque et touchante de sa jeunesse trépidante, entre amours et pirateries, trahisons et doux plaisirs, le temps d’un été. Aux bagarres de mômes s’ajoute un brin de romantisme, il n’en faut pas plus pour être séduit par l’histoire de Michel Falardeau qui se balade entre 1986 et 2000 avec humour et entrain.<br>
French Kiss 1986 (Glénat) n’est pas juste une bande dessinée, c’est un plongeon en enfance, dans la nôtre, celles de nos souvenirs de gamins, bien sûr, mais aussi dans l’univers qui nous emballait tant dans des films comme La guerre des tuques et Les goonies. La nostalgie n’est pas loin dans ce récit rafraîchissant dont l’histoire tient en haleine par son dynamisme et son rythme. Bel hommage aux années 80, à l’enfance, aux amours et aux rêves de jeunesse. Une distraction amusante, un livre à découvrir pour s’évader de la morosité de l’hiver.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Piqûre de rappel</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/10/16/piqure-de-rappel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Annick Lavogiez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Oct 2012 16:33:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[BD]]></category>
		<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En 1985, Milan est arrêté par la police pour braquage. Outragé par ses conditions de détention, il se révolte, mais son cri ne dépasse pas les barreaux de sa cellule.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>20 ans ferme</em></strong> est une&nbsp;collaboration de Sylvain Ricard (scénario) et Nicoby (dessin et couleur), avec les conseils de Milko, fondateur et président de Ban public, une association à but non lucratif qui cherche à «favoriser la communication sur les problématiques de l’incarcération et de la détention, et d’aider à la réinsertion des personnes détenues». Dans cet album d’une centaine de pages publié par Futuropolis, Ricard a choisi de raconter l’emprisonnement de Milan, depuis son arrestation jusqu’à sa sortie de prison. La dénonciation d’un système imparfait dont on ne parle pas assez est fondée sur une histoire vraie, et ne prend pas l’allure d’un questionnement, mais presque d’une accusation.</p>
<p>Ricard affirme: «j’ai voulu proposer au lecteur une vision de ce qu’est réellement la prison française, dans toute sa violence et son absurdité, sans laisser trop de place au questionnement. C’est un plaidoyer, si on veut, contre ce système barbare et entretenu, qui va à l’encontre du bien commun». En quelques mots, tout est dit. Ce récit pourrait être un acte politique de la part d’un artiste qui veut dénoncer une &nbsp;«république autoritaire dont les chiens de garde, police et justice, ne respectent ni les lois ni les droits fondamentaux des individus». Car, pour Ricard, «les prisonniers ne sont pas des “citoyens ordinaires”, mais des fauves qu’il convient de mater derrière les murs. C’est une façon absurde de traiter les problèmes, et qui a maintes fois prouvé son inaptitude à gérer la violence des individus». (propos recueillis par Marie Gloris Bardiaux-Vaïente)</p>
<p>La dénonciation des conditions d’incarcération passe évidemment par le sujet et le texte, mais aussi par la disposition des cases. Nicoby crée des pages majoritairement découpées en trois cases sur trois strips, ce qui rappelle les barreaux d’une cellule et marque la similitude des journées d’un prisonnier. Le temps est rythmé par des bruits, des réfléxions, quelques contacts humains et finalement, le repli sur soi. Les couleurs servent abilement le propos: des teintes claires hors de la prison, des tons mornes en cellule et une atmosphère encore plus sombre dans le quartier disciplinaire.</p>
<p>La justesse de l’album réside dans le fait que son auteur ne remet pas en cause les peines, mais les conditions de détention de personnes qui restent, envers et contre tout, des êtres humains. C’est une piqûre de rappel&nbsp;pour tous: les droits d’un homme ne s’arrêtent pas derrière les barreaux qui enferment celui-ci. La vocation d’une prison est de protéger, mais aussi de réintégrer et non d’humilier ou de détruire. Pour Milan, s’il faut payer sa dette à la société, il ne faut pas oublier pour autant qu’un criminel reste un homme et qu’aucune administration, aucun gardien ne devrait pouvoir le rabaisser. Ainsi, c’est sa voix qui s’élève et qui reste ancrée dans nos mémoires, après la lecture de ce bouleversant témoignage: «Vous savez bien que derrière chaque personne qui entre ici, il y a une douleur, il y a un besoin, il y a un manque. Rien de tout ça n’est trivial. Nous y arrivons inachevés, en souffrance. Nous en ressortons détruits, déshumanisés. Pensez-vous que ces murs n’y sont pour rien? Pensez-vous que vous n’avez aucune responsabilité à endosser?»</p>
<p>Il y a toutefois un petit bémol à poser dans ce brillant album, un regret: l’auteur aurait pu profiter de ce média libre et créatif pour évoquer des solutions, même impossible à réaliser. S’il est hors de question d’imaginer qu’on puisse guérir ce mal en quelques cases, le jeu en aurait valu la chandelle: pointer <em>l’indignité d’un système</em> est essentiel, mais pourquoi ne pas montrer ce qui, concrètement, devrait changer, au-delà du système dans son ensemble? Car on ne refait pas le monde en le changeant radicalement, mais en améliorant des petites choses qui, mises bout à bout, finissent par faire un meilleur tout. On se désole de découvrir un monde aussi brutal et inhumain, mais, optimistes que nous sommes et que nous devons rester, il aurait été bon de nous offrir une mince lueur d’espoir.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Des super-héros à Montréal</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/09/18/des-super-heros-a-montreal/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Gabriel Toupin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Sep 2012 12:05:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[BD]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[bande dessinée]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[comiccon]]></category>
		<category><![CDATA[jeu vidéo]]></category>
		<category><![CDATA[science-fiction]]></category>
		<category><![CDATA[superhéros]]></category>
		<category><![CDATA[will wheaton]]></category>
		<category><![CDATA[william shatner]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Délit a fait son tour de la convention.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est vendredi dernier, le 14 septembre, que j’ai assisté à l’ouverture officielle du ComicCon en tant que journaliste, mais aussi en tant que fan de mes héros de jeunesse. Pour n’importe quel adepte de séries télévisées de science-fiction, de bande-dessinée et de jeux vidéo, le Comiccon de Montréal est devenu un incontournable. Depuis maintenant six ans, acteurs, artistes et collectionneurs se donnent rendez-vous pour rencontrer les amateurs.</p>
<p>En raison de la forte demande pour l’événement cette année, les organisateurs ont opté pour le Palais des Congrès, plus spacieux que la Place Bonaventure. L’ajout d’une journée supplémentaire au programme souligne aussi l’augmentation de la demande. </p>
<p>Impossible de manquer ces hordes de fanatiques qui, pour l’occasion, se costument en personnages de tous genres; de Master Chief (de la franchise Halo) au quatuor de S.O.S. Fantômes, ces costumes —qui représentent des heures de travail— sont à eux seuls un divertissement. Mais les véritables attractions, ce sont ces vedettes du fantastique et de la science-fiction.</p>
<p>En cette journée d’ouverture, les grands noms de l’événement n’étaient pas encore au rendez-vous. J’ai tout de même pu y voir Will Wheaton (Stark Trek, The Big Bang Theory) qui déjà attirait les masses. Les artistes abondaient à leurs kiosques, présentant des projets allant de ceux encore à la conception jusqu’aux classiques que l’on n’a plus besoin de nommer. Certains objets de collections, comme la fameuse Gran Torino de Starsky &amp; Hutch, ou la Mystery Machine de Scooby-Doo, ont su ravir mon cœur d’éternel enfant, tout comme celui de centaines d’autres admirateurs. </p>
<p>Le Comiccon, c’est aussi l’occasion pour plusieurs vendeurs et collectionneurs d’aller  vendre de multiples objets de collection: des figurines, des films, des artefacts de personnages de fiction, et surtout, mais surtout, des milliers et des milliers de bandes-dessinées; de Captain America à Superman, en passant par Green Lantern et Batman.</p>
<p>Si cette journée d’ouverture s’est déroulée dans le calme, la fin de semaine s’annonçait beaucoup plus achalandée, avec un événement unique en son genre: la présence de William Shatner et de Patrick Stewart, respectivement les capitaines Kirk et Picard de la fameuse série Stark Trek. Mis à part ces géants des petit et grand écrans, étaient aussi présent des légendes comme Malcom Mcdowell (Orange mécanique), James Marsters et Nicholas Brandon (Buffy contre les vampires), et j’en passe!</p>
<p>En somme, le Comiccon de Montréal s’est encore démarqué par des invités extraordinaires, des artistes chaleureux et sympathiques et une bonne organisation. Pour ceux qui n’ont pas eu la chance d’y aller cette année, il est fort probable que l’événement se répète dans les années à venir. Parole de fan, vous ne serez pas déçus!</p>
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		<title>De la solitude</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/09/18/de-la-solitude-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Annick Lavogiez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Sep 2012 11:44:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[BD]]></category>
		<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[cyril bonin]]></category>
		<category><![CDATA[enfant insecte]]></category>
		<category><![CDATA[hideshi hino]]></category>
		<category><![CDATA[kafka]]></category>
		<category><![CDATA[Marginalité]]></category>
		<category><![CDATA[métamorphose]]></category>
		<category><![CDATA[solitude]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des personnages qui ne sont pas à leur place, des solitaires qui ne savent pas communiquer avec le monde extérieur, des marginaux empreints de poésie qui se perdent dans une vie qui ne leur ressemble pas… c’est la rentrée. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L’enfant insecte (Éditions Imho) de Hideshi Hino et L’homme qui n’existait pas (Futuropolis) de Cyril Bonin semblent par de nombreux aspects radicalement différents. Leur style les écarte: un manga noir et blanc presque gore d’un côté, une bande-dessinée poétique et introspective en palette chromatique de l’autre. Deux auteurs que des milliers de kilomètres et des siècles d’histoire séparent. Des ambiances radicalement opposées. Et pourtant, des personnages que la solitude rapproche. Tandis que Hideshi Hino décide d’explorer ce mal contemporain par la mise en scène de l’adolescence et de la marginalité, s’inspirant librement de La Métamorphose de Franz Kafka, Cyril Bonin offre un récit sobre sur l’identité dans un siècle où les contacts virtuels pourraient bien avoir remplacé toute chaleur humaine.</p>
<p>Dans L’enfant insecte, Hideshi Hino nous fait vivre la descente aux enfers de Sanpei, un enfant associal qui se passionne pour les insectes. Mordu par un cafard, pris au piège par son seul centre d’intérêt, il se transforme au fil des pages en un monstre répugnant, progressivement rejetté par sa famille, écarté du monde des humains. Symboliquement dévoré par sa passion excentrique, il deviendra une menace pour tous, un prédateur sans pitié perdant toute trace d’humanité pour trouver dans la mort une ultime libération. Seul dans son enfance médiocre, Sanpei est tout aussi seul dans sa monstruosité. Enfant ou insecte, c’est un être terne et moche. Ce n’est ni son apparence ni sa transformation qui sont horribles, mais bien sa condition. Car ce qui est monstrueux chez Sanpei n’est pas son physique — il conserve toujours une étrange tête bien sympathique — mais bien son isolement. À travers ce personnage atypique, envers et contre tout profondément humain, Hideshi Hino offre une réfléxion sur la solitude, cette folie qui mène à la perte absolue de tout contact avec l’autre. Le propos passe par un dessin cru et violent qui laisse un arrière-goût amer.</p>
<p>Dans L’homme qui n’existait pas, Cyril Bonin aborde de manière sobre et poétique la perte dans la passion, la solitude et l’absolue dégradation des contacts humains jusqu’à la disparition de soi. Léonid Miller, développeur de sites Internet et jeune homme sans histoire, a choisi de vivre sa vie à distance des autres. Plus proche des personnages de ses films préférés que des gens qui l’entourent, il se positionne en spectateur dans la vie et finit par être effacé, littéralement. Incapable de rentrer en contact avec quiconque, complètement invisible aux yeux des autres, il rencontre un jour Françoise Angelli, une actrice qui semble souffrir du même mal que lui. Alors qu’elle s’efface de son existence et risque de perdre pied avec la réalité, ils entrent en contact et se sauvent mutuellement de l’isolement. Bonin a choisi de balader son lecteur dans la vie d’un homme ordinaire. Le rythme de son récit, lent et tranquille, permet de jouir pleinement des moyens graphiques utilisés pour montrer l’aspect transparent de Léonid. Le contraste permanent entre les couleurs ternes de Léonid ou du monde qui l’entoure et la lumière de l’univers cinématographique permet un récit sobre et élégant. L’approche est introspective, loin de celle de Hideshi Hino, d’un démonstratif dérangeant.</p>
<p>Ces deux visions d’une passion qui dévore, de la solitude et de la difficulté de communiquer se complètent malgré leurs multiples différences. Hideshi Hino et Cyril Bonin offrent, chacun à leur manière, un regard sur notre constant besoin de l’autre, notre perpétuelle capacité à nous engouffrer dans des vies qui nous protègent, même de nos proches. Comme si l’invasion de l’autre dans nos vies pouvait nous écarter de nous-mêmes. Comme si cet écart n’était pas finalement ce qui allait nous sauver du vide.</p>
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		<title>Nos artistes supportent toutes les causes</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/03/13/nos-artistes-supportent-toutes-les-causes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Matthieu Santerre]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Mar 2012 12:26:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[BD]]></category>
		<category><![CDATA[artistes]]></category>
		<category><![CDATA[caricature]]></category>
		<category><![CDATA[carré rouge]]></category>
		<category><![CDATA[fierté gaie]]></category>
		<category><![CDATA[revendications]]></category>
		<category><![CDATA[Union Européenne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Caricature par Matthieu Santerre. Composition par Lindsay Cameron.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 740px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/03/c-dessin.jpg" data-wpel-link="internal"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/03/c-dessin-740x443.jpg" alt title="c - dessin" width="740" height="443" class="size-large wp-image-11871"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/matthieu-santerre/?media=1" data-wpel-link="internal">Matthieu Santerre</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

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		<title>La BD de la semaine</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/02/07/la-bd-de-la-semaine-12/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Matthieu Santerre]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Feb 2012 14:48:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[BD]]></category>
		<category><![CDATA[Photos/Vidéos]]></category>
		<category><![CDATA[champlain]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>
		<category><![CDATA[nouvelle-france]]></category>
		<category><![CDATA[Québec]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une petite leçon d'histoire pour l'édition du 7 février 2012.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/02/c-bd-Champlain-4.1.jpg" data-wpel-link="internal"><img decoding="async" class="size-large wp-image-10929" title="c- bd - Champlain 4.1" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/02/c-bd-Champlain-4.1-595x447.jpg" alt width="595" height="447"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/matthieu-santerre/?media=1" data-wpel-link="internal">Matthieu Santerre</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

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		<title>Zone dessin</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/11/27/zone-dessin/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Matthieu Santerre]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Nov 2011 04:41:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[BD]]></category>
		<category><![CDATA[Photos/Vidéos]]></category>
		<category><![CDATA[Spéciaux]]></category>
		<category><![CDATA[à boire]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[police anti-émeute]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quelques dessins de Matthieu Santerre.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/Mon-Pieux-Sans-Terre.jpg" data-wpel-link="internal"><img decoding="async" class="size-large wp-image-10157" title="Mon Pieux Sans Terre" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/Mon-Pieux-Sans-Terre-595x436.jpg" alt width="595" height="436"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/matthieu-santerre/?media=1" data-wpel-link="internal">Matthieu Santerre</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>&nbsp;</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/Mon-Pieux-Sans-Terre-2.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-10159" title="Mon Pieux Sans Terre 2" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/Mon-Pieux-Sans-Terre-2-595x611.jpg" alt width="595" height="611"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/matthieu-santerre/?media=1" data-wpel-link="internal">Matthieu Santerre</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

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		<item>
		<title>BD de la semaine</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/11/08/bd-de-la-semaine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alice Des]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Nov 2011 13:07:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[BD]]></category>
		<category><![CDATA[Photos/Vidéos]]></category>
		<category><![CDATA[alice]]></category>
		<category><![CDATA[bédé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quand un club sportif devient une question de vie ou de mort.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 199px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/bd-kickboxing.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-9588" title="bd kickboxing" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/bd-kickboxing.jpg" alt width="199" height="1200" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/bd-kickboxing.jpg 199w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/bd-kickboxing-83x500.jpg 83w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/bd-kickboxing-166x1000.jpg 166w" sizes="auto, (max-width: 199px) 100vw, 199px"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/alice-des/?media=1" data-wpel-link="internal">Alice Des</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

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			</item>
		<item>
		<title>La BD de la semaine</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/11/01/la-bd-de-la-semaine-11/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Martine Chapuis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Nov 2011 19:55:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[BD]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Photos/Vidéos]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L'amour est tellement simple avec la BD de la semaine.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 578px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/c-bd-martine.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-9453" title="c - bd martine" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/c-bd-martine.jpg" alt width="578" height="1200" srcset="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/c-bd-martine.jpg 578w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/c-bd-martine-241x500.jpg 241w, https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/c-bd-martine-482x1000.jpg 482w" sizes="auto, (max-width: 578px) 100vw, 578px"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/martine-chapuis/?media=1" data-wpel-link="internal">Martine Chapuis</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2011/11/01/la-bd-de-la-semaine-11/" data-wpel-link="internal">La BD de la semaine</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les bédés de la semaine</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/10/18/les-bedes-de-la-semaine-3/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Matthieu Santerre]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Oct 2011 15:23:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[BD]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Photos/Vidéos]]></category>
		<category><![CDATA[bande dessinée]]></category>
		<category><![CDATA[bédé]]></category>
		<category><![CDATA[bird]]></category>
		<category><![CDATA[marquise]]></category>
		<category><![CDATA[mcgill bookstore]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Marquise, masque et mascarade pour cette édition spéciale du Délit.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/10/C-Madame-la-Marquise.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-9055" title="C- Madame la Marquise" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/10/C-Madame-la-Marquise-595x431.jpg" alt width="595" height="431"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/matthieu-santerre/?media=1" data-wpel-link="internal">Matthieu Santerre</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/10/Bird.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-9057" title="Bird" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/10/Bird-595x595.jpg" alt width="595" height="595"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/martine-chapuis/?media=1" data-wpel-link="internal">Martine Chapuis</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/10/BD-alice.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-9059" title="BD alice" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/10/BD-alice-595x526.jpg" alt width="595" height="526"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/alice-des/?media=1" data-wpel-link="internal">Alice Des</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2011/10/18/les-bedes-de-la-semaine-3/" data-wpel-link="internal">Les bédés de la semaine</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>BD exclusive web</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/10/08/bd-exclusive-web/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Matthieu Santerre]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Oct 2011 13:37:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[BD]]></category>
		<category><![CDATA[Exclusif Web]]></category>
		<category><![CDATA[Photos/Vidéos]]></category>
		<category><![CDATA[bédé]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[histoire]]></category>
		<category><![CDATA[nouvelle-france]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Perfectionnez votre connaissance de l'histoire de la Nouvelle-France grâce au gros mononcle.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2011/10/08/bd-exclusive-web/" data-wpel-link="internal">BD exclusive web</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/10/titeshistoiresgrosmononc.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-8968" title="titeshistoiresgrosmononc" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/10/titeshistoiresgrosmononc-595x822.jpg" alt width="595" height="822"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/matthieu-santerre/?media=1" data-wpel-link="internal">Matthieu Santerre</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

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			</item>
		<item>
		<title>Fictions d’actualité</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/10/04/fictions-d%e2%80%99actualite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[A. Gosselin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Oct 2011 13:59:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[BD]]></category>
		<category><![CDATA[Photos/Vidéos]]></category>
		<category><![CDATA[Roman feuilleton]]></category>
		<category><![CDATA[assimilation]]></category>
		<category><![CDATA[collusion]]></category>
		<category><![CDATA[durham]]></category>
		<category><![CDATA[Français]]></category>
		<category><![CDATA[jean charest]]></category>
		<category><![CDATA[peuple canadien français]]></category>
		<category><![CDATA[roman feuilleton]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La crise d’octobre 2011</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le premier ministre franchit la porte de son cabinet sans prendre la peine de fermer derrière lui. Ce geste anodin, qu’un observateur peu attentif expliquerait par les nombreuses préoccupations de l’homme d’État n’avait, en fait, rien d’une étourderie. Comme pour justifier ou encore dissimuler sa conduite délibérée, l’homme gardait ses mains enfoncées dans les poches de son pantalon. Il parcourut nerveusement la pièce pour se poster devant l’immense baie vitrée qui illuminait son bureau. Devant lui s’étendait une ville vieille de quatre siècles, une ville magnifique qui avait gardé son cachet pittoresque et réconfortant pour notre époque. Ce spectacle qui lui semblait pourtant quelconque attirait tant son attention que sa fascination tout comme l’embrasure toujours béante avaient quelque chose de suspect.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/10/Roman-feuilleton-dessin.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-8934" title="Roman feuilleton dessin" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/10/Roman-feuilleton-dessin-595x572.jpg" alt width="595" height="572"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/alice-des/?media=1" data-wpel-link="internal">Alice Des</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>La porte se referma doucement, comme si une brise légère l’avait poussée, le plus naturellement du monde, on aurait pu croire que le premier ministre lui-même s’en était chargé tant l’opération ne suscita aucune réaction de ses collègues restés hors du cabinet. Un visiteur était pourtant à l’origine de ce mouvement quasi imperceptible. D’ailleurs personne ne l’avait remarqué.</p>
<p>Confortablement assis dans l’un des fauteuils du cabinet, il semblait faire partie intégrante du décor –même son ombre se mêlait à celle du mobilier: il n’était qu’à demi présent.</p>
<p>–Personne ne vous a vu?<br>
Le premier ministre avait parlé sans bouger. Il lui semblait être au sommet d’une tour d’ivoire, détenant une vérité qu’aucun autre homme ne saurait jamais. Il avait sentit la présence de l’intrus –elle lui était presque devenue familière.</p>
<p>–Personne ne me remarque jamais, Monsieur.<br>
–C’est vrai, dit l’homme d’État avec une pointe de dépit qui n’échappa pas à son interlocuteur. Qu’y a‑t-il, Monsieur? N’avez-vous pas obtenu ce que vous souhaitiez? Ce pourquoi nous travaillons depuis maintenant huit ans est sur le point de se réaliser. Votre plan, notre plan, est un succès, plus hâtif que nous l’espérions, certes, mais l’essentiel est déjà accompli.<br>
–… Sans doute.</p>
<p>Le visiteur, entièrement vêtu de noir, exception faite de son nœud papillon écarlate, s’était levé pour se diriger vers l’espace le plus sombre du bureau. Il faisait maintenant face au premier ministre qui n’arrivait plus à distinguer chez son interlocuteur autre chose que cette étrange boucle rouge. Devant lui, le visiteur s’impatientait.</p>
<p>–Je ne te comprends pas. Tout est comme prévu: tu devras quitter tes fonctions, aucune preuve ne peut être utilisée contre toi, ta famille est sous ma protection. Tu es enfin libre de faire ce qu’il te plaît, tu es riche, tu…<br>
–Je sais, je sais. La question n’est pas là, je sens seulement monter en moi un sentiment qui m’est totalement étranger. C’est difficile à décrire, ni honte, ni regrets, enfin…<br>
–C’est normal.<br>
–Que voulez vous dire?<br>
–Il est tout à fait normal que tu ne trouves pas le mot, car il n’est pas propre à ta race… C’est l’impression de perdre ton humanité qui te tiraille à ce point.<br>
–Alors il vaut mieux démissionner immédiatement, un homme qui n’en est plus un ne peut diriger ses semblables. Autrement, vous n’auriez pas eu besoin de moi.</p>
<p>Le visiteur ricana.<br>
–Pourtant, il y a autre chose…<br>
–Je ne comprends pas.<br>
–Tu sens le remords à plein nez, Jean. Je ne suis pas dupe, tout n’est peut-être pas perdu dans ton cas.<br>
–Fuir serait peut-être ma seule option. Partir et ne plus jamais revenir. Refaire ma vie en traînant avec moi son fardeau. Déchu par mon avarice et mon ambition. C’est probablement…<br>
–Tu me fatigues. Dans mon cas, tout va pour le mieux. Tout ce que les hommes de ce pays, de cette petite province, ont bâti s’écroule et tombe dans les mains crottées du privé et du crime organisé. Rien ni personne ne peut vous sauver désormais hormis nous. Voilà plus de deux siècles que mes ancêtres attendent ce moment. Ils avaient eu tort d’essayer de vous convaincre, de vous raisonner, le Québec ne pouvait tomber ni se détruire que par lui-même. Vous voilà au bord du gouffre, le Canada est votre seul allié, peuple canadien français.<br>
–Et on se souviendra de moi comme de celui qui aura anéanti le Québec, sa culture et sa langue. On me réservera un sort bien pis qu’à Trudeau ou qu’à Duplessis. Quoi qu’il arrive je suis un homme mort.<br>
–Cela sera temporaire, lorsque l’assimilation sera complète, honorant ainsi le souhait de mes ancêtres, la propagande politique aura raison de l’Histoire réelle. On réécrira le passé et comment le premier ministre Charest aura sauvé le Québec de sa plus profonde crise économique et sociale. Le passé ça se réécrit Jean, ce n’est jamais objectif, car l’Histoire appartient toujours aux vainqueurs. Tu seras le héros qui aura permis la suprématie canadienne dans un monde où la décadence écologique est déjà entamée. Les États du Nord deviendront la nouvelle Arabie Saoudite. Or, on peut vivre sans pétrole, mais pas sans eau.</p>
<p>Le premier ministre se tut un moment, l’accent hautain, tranchant et britannique de son interlocuteur le terrorisait à présent. Il se ressaisit quelque peu, rassemblant les quelques miettes de courage qui subsistaient encore en lui.<br>
–Ne craignez-vous donc pas les révoltes, les émeutes?<br>
–Quelles révoltes? Votre peuple est paresseux, passif, confortablement installé devant son téléviseur. Vos seules marques de passion et de militantisme sont vouées à votre club de hockey. Encrés dans leur quotidien si plaisant, ils ne se révolteront pas et attendront nos directives au téléjournal de 18 heures.</p>
<p>Jean ne répliqua pas. Leur entretien et leur collaboration, par la même occasion, venaient de prendre fin. Cameron Durham tourna les talons et disparut aussi étrangement qu’il était venu.</p>
<p>Le premier ministre resta longtemps seul, une fois de plus absorbé par le spectacle de la ville ancestrale qui illuminait maintenant l’obscurité.</p>
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		<title>La BD de la semaine</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/10/04/la-bd-de-la-semaine-10/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Martine Chapuis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Oct 2011 13:36:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[BD]]></category>
		<category><![CDATA[bédé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une adorable vision d'horreur pour la bédé de la semaine pour l'édition du 4 octobre 2011.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/10/BD-martine.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-8912" title="BD martine" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/10/BD-martine-595x357.jpg" alt width="595" height="357"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/martine-chapuis/?media=1" data-wpel-link="internal">Martine Chapuis</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

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		<title>La BD de la semaine</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/09/27/la-bd-de-la-semaine-9/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alice Des]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Sep 2011 11:55:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[BD]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Photos/Vidéos]]></category>
		<category><![CDATA[bédé]]></category>
		<category><![CDATA[drogue]]></category>
		<category><![CDATA[écureuil]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[pot]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=8745</guid>

					<description><![CDATA[<p>La BD pour l'édition du 27 septembre 2011.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/09/BD-alice.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-8746" title="BD alice" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/09/BD-alice-595x643.jpg" alt width="595" height="643"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/alice-des/?media=1" data-wpel-link="internal">Alice Des</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2011/09/27/la-bd-de-la-semaine-9/" data-wpel-link="internal">La BD de la semaine</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<item>
		<title>La BD de la semaine</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/09/20/la-bd-de-la-semaine-8/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Martine Chapuis]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Sep 2011 13:53:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[BD]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Photos/Vidéos]]></category>
		<category><![CDATA[bande dessinée]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=8578</guid>

					<description><![CDATA[<p>La BD pour l'édition du 20 septembre 2011.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2011/09/20/la-bd-de-la-semaine-8/" data-wpel-link="internal">La BD de la semaine</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/09/BD-martine-_pasChanceux.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-8579" title="BD martine _pasChanceux" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/09/BD-martine-_pasChanceux-595x528.jpg" alt width="595" height="528"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/martine-chapuis/?media=1" data-wpel-link="internal">Martine Chapuis</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2011/09/20/la-bd-de-la-semaine-8/" data-wpel-link="internal">La BD de la semaine</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La magie des Boumeries</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/09/19/la-magie-des-boumeries/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Annick Lavogiez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Sep 2011 03:22:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[BD]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[annick lavogiez]]></category>
		<category><![CDATA[bande dessinée]]></category>
		<category><![CDATA[Boum]]></category>
		<category><![CDATA[boumerie]]></category>
		<category><![CDATA[fanzine]]></category>
		<category><![CDATA[Internet]]></category>
		<category><![CDATA[Stéphanie]]></category>
		<category><![CDATA[strip]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=8541</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les Boumeries, le premier fanzine de Samantha Leriche-Gionet, alias Boum, nous fait découvrir une jeune réalisatrice, animatrice et illustratrice québécoise pleine de talent…</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2011/09/19/la-magie-des-boumeries/" data-wpel-link="internal">La magie des Boumeries</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Trois fois par semaine, Boum publie sur internet un strip constitué de trois ou quatre cases, une anecdote du quotidien drôle et sympathique. Court, simple et terriblement charmant, même si le format n’est pas particulièrement original, Boum le manie à merveille. C’est donc une agréable surprise de pouvoir se procurer ses dessins, avec quelques inédits, dans un fanzine qui vous fera sans aucun doute abondamment sourire.</p>
<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/09/C-dessin-Boumeries.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-8586" title="C-dessin-Boumeries" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/09/C-dessin-Boumeries-595x396.jpg" alt width="595" height="396"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit">Gracieuseté de Samantha Leriche-Gionet</span>		</figcaption>
	</figure>

<p><strong>Qui se cache derrière Boum?</strong></p>
<p>Boum, qui dessine depuis qu’elle est toute petite, est une grande adepte de l’animation: «Ma mère, qui travaillait dans le graphisme, m’a toujours encouragée à dessiner». Au secondaire, elle était dans un programme d’arts plastiques. Au cégep elle a fait des dessins animés et son premier court-métrage; puis, à Concordia, elle a continué en animation de films. Au début elle préférait faire de l’animation parce que cette technique demande de garder tout le temps les mêmes proportions et le même décor pour chaque scène. En bande dessinée, au contraire, il y a des choses à prendre en considération qui lui posaient problème: la composition de la page, la place pour les bulles, etc. Petit à petit, elle a fait des bandes dessinées dans des collectifs locaux de petite envergure avec des amis. Elle se trouvait «correcte», sans plus. En février dernier, elle participait au Hourly comic day, où il fallait faire une bande dessinée par heure pour raconter l’heure d’avant. «J’ai embarqué dans le projet et je me suis vite rendue compte que raconter ce que tu as fait dans l’heure d’avant, quand tu passes ta journée à faire de la bande dessinée, ça devient rapidement monotone.» À partir de ce moment, elle a fait très attention aux détails pour rendre cette expérience intéressante. Après cet épisode, elle s’est tenue au courant des événements et a participé au Daily comic week, sur le même principe mais avec une bande dessinée par jour. «Depuis ce temps-là, je rédige trois boumeries par semaine. Et je n’en ai encore jamais sauté une!»</p>
<p><strong>Et c’est quoi une boumerie au fait?</strong></p>
<p>«Boumeries» vient directement du surnom de l’auteure, dont elle a été affublé quand elle avait deux ans et qui ne l’a presque jamais quitté: «Un oncle m’appelait Samboum quand j’étais petite. Le surnom est resté un temps, et finalement, j’ai raccourci à Boum. Aujourd’hui je me retourne quand on m’appelle comme ça dans la rue».</p>
<p>Concrètement, les boumeries sont des strips dans lesquels Boum se met en scène avec son amoureux Pierre-Luc et sa copine d’adolescence. Elle raconte ses jeux vidéos, ses voyages et ses rêves qui, curieusement, parlent souvent de cuvettes de toilettes. En bref, ce sont des petites histoires de la vie quotidienne: «Je trouve ça plus facile de creuser dans ma propre expérience pour dessiner. Les anecdotes sont plus personnelles, plus réelles». Elle avoue aimer le format court du strip qui est direct. N’ayant pas eu beaucoup de succès dans l’écriture d’histoires plus longues, elle souhaite remédier à sa faiblesse en assistant aux ateliers de Jimmy Beaulieu, au Cégep du Vieux-Montréal.</p>
<p><strong>Dessiner au jour le jour</strong></p>
<p>Dessiner trois strips originaux par semaine prend évidemment beaucoup de temps à la jeune auteure –chaque strip lui prend à peu près une demi-heure– elle qui travaille principalement sur le papier: «Je n’aime pas dessiner à l’ordinateur. J’aime toucher le papier, retourner mes dessins pour déceler les problèmes qu’ils contiennent, conserver un original.» Les seules choses qu’elle fait à l’ordinateur sont les ombres, les couleurs et le texte. Heureusement, elle n’est jamais en manque d’idées. «J’essaye de garder un certain rythme, par exemple de ne pas dessiner plus d’un rêve ou une histoire avec Pierre-Luc par semaine.» Alors que les strips sont en anglais sur son site, Boum a choisi de publier son fanzine en version anglaise et française: «J’écris en anglais parce que j’ai commencé avec le «Hourly comic day». Je me suis rendue compte que j’avais beaucoup de lecteurs de Grande Bretagne, des États-Unis, d’Irlande et bien sûr du Canada. Traduire en français était vraiment long mais logique: après tout les histoires se déroulent souvent en français puisque je suis francophone.»</p>
<p><strong>Une belle rencontre, un fanzine à ne pas rater!</strong></p>
<p>Boum est sans conteste à l’image de ses strips: charmante et sympathique. Offrez-vous cette semaine un petit plaisir et passez la voir lors du lancement de Boumeries le mercredi 21 septembre, au bar Le Bénélux, de 17h à 20h. Vous pouvez aussi suivre les Boumeries chaque semaine sur <a href="http://boumerie.com" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">boumerie.com</a>.</p>
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		<item>
		<title>La BD de la semaine</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2011/09/13/la-bd-de-la-semaine-7/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Raphaël Thézé]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Sep 2011 13:24:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[BD]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Photos/Vidéos]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=8423</guid>

					<description><![CDATA[<p>La BD pour l'édition du 13 septembre 2011.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2011/09/13/la-bd-de-la-semaine-7/" data-wpel-link="internal">La BD de la semaine</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<figure class="wp-caption aligncenter" style="max-width: 595px">
			<a href="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/09/C-synaptome.jpg" data-wpel-link="internal"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-large wp-image-8424" title="SONY DSC" src="https://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/09/C-synaptome-595x784.jpg" alt width="595" height="784"></a>		<figcaption class="wp-caption-text">
			<span class="media-credit"><a href="https://www.delitfrancais.com/author/rt/?media=1" data-wpel-link="internal">Raphaël Thézé</a> | Le Délit</span>		</figcaption>
	</figure>

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