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	<title>Le Délit &#187; Éditorial</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
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		<title>En liberté provisoire</title>
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		<pubDate>Tue, 31 Jan 2012 15:01:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anabel Cossette Civitella</dc:creator>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[AÉUM]]></category>
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		<description><![CDATA[Le 29 janvier, au Soudan, le gouvernement muselait un journal privé hebdomadaire.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le 27 janvier, les étudiants membres de la CLASSE bloquaient les bureaux du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport pour protester contre la hausse des frais de scolarité. Leur requête, la gratuité scolaire. Le 18 janvier,  Wikipédia usait de moyens de pression pour protester contre l’initiative de Stop Online Privacy Act et le Protect IP Act. Dans un cas comme dans l’autre, c’est la liberté qui perd des plumes.</p>
<p><div class="media-credit-container aligncenter" style="width: 605px"><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/a-annabel.jpg"><img class="size-large wp-image-10845" title="a -annabel" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/a-annabel-595x396.jpg" alt="" width="595" height="396" /></a><span class="media-credit"><a href="http://www.delitfrancais.com/author/matthieu-santerre/">Matthieu Santerre</a> | Le Délit</span></div><strong>Notre ami Wiki</strong><br />
Pour plusieurs, Wikipédia qui ferme ses vannes d’information gratuite signifie une soirée de travail un tantinet plus élaborée. Pour d’autres, les plus philosophes, ne pas avoir accès à la plus grande bibliothèque au monde signifie la capitulation de la liberté d’expression au profit d’un monde dominé par les idéaux néolibéraux.</p>
<p>Le néolibéralisme se traduit par une recherche insatiable de profit pour le bien personnel. Le SOPA et le PIPA sont supposés empêcher le piratage des idées mais sont en fait un exemple de protection, à l’extrême, de l’idée de propriété privée. Un idéal qui entre en plein dans la ligne de mire des projets de loi proposés par le congrès.</p>
<p>Pourtant, à la base, les droits de propriété intellectuelle sont un moyen d’encourager la création en protégeant les auteurs, compositeurs et autres types de créateurs. Dans leur sens le plus définitif, les droits de propriété empêchent quiconque veut emprunter un élément d’une création qui ne lui appartient pas de s’en servir pour s’inspirer.</p>
<p>Des poursuites intentées par des grosses maisons de production comme Walt Disney contre de petits producteurs qui auraient emprunté le personnage de Blanche-Neige sont l’exemple d’un déséquilibre dans la protection des libertés individuelles.</p>
<p><strong>Gratuité dangereuse</strong><br />
En parlant de hausse, parlons de gratuité. Le Délit révise l’étude sur la hausse des frais de scolarité faite par l’Institut de recherche en économie cette semaine. Après la manifestation devant les bureaux du ministère de l’éducation cette semaine, il semble clair que ni l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (l’ASSÉ) ni sa sous faction, la CLASSE, ne se laisseront marcher sur les pieds.</p>
<p>Cela dit, la gratuité scolaire n’apporterait pas que du bon. Selon l’IRÉC, le coût de la gratuité scolaire est évalué entre 176 et 405 millions de dollars. Par contre, ces chiffres ne prennent pas en compte l’augmentation du nombre d’inscriptions à l’université, une augmentation à prévoir car la gratuité scolaire attirera certainement plus d’effectifs sur les bancs de l’école. Ce manque à gagner, il va bien sûr falloir le combler. Deux choix: le gouvernement ou les entreprises privées paient.</p>
<p>Le secteur privé à l’université, on le voit déjà au sein des unités de recherche. Par contre, une université uniquement subventionnée par des compagnies signifie nécessairement une perte d’indépendance de la dite institution. Par exemple, une compagnie pharmaceutique qui paie pour les installations des étudiants en pharmacie s’assure une main d’œuvre plus tard. Finie la recherche sur les réels bienfaits d’un médicament vendu hors de prix, finie l’université maîtresse de son propre savoir.<br />
&nbsp;<br />
<strong>Au Soudan, pendant ce temps</strong><br />
Le Soudan est considéré comme «l’un des dix pires pays pour la liberté de la presse». En effet, selon la BBC, l’État influence ce qui est publié. Suite à l’indépendance du Soudan du Sud, les «régulateurs de la presse» ont même fermé six journaux partiellement tenus par des citoyens sud-soudanais.</p>
<p>Le corps d’investigation du Soudan revoit les contenus qui «transgressent la moralité et l’éthique publique, et menacent l’ordre.»</p>
<p><strong>Maintenant, à McGill</strong><br />
C’est l’occasion d’exercer votre droit de vote, de participer à la démocratie sur le campus. Que vous soyez pour ou contre les motions présentées,  vous ne pouvez être contre le fait de pouvoir vous exprimer. Librement.</p>
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		<title>Hausse le ton</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Jan 2012 15:05:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anabel Cossette Civitella</dc:creator>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
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		<description><![CDATA[La campagne contre la hausse des frais de scolarité s’enflamme de plus belle et n’est pas prête de s’éteindre.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Suite au congrès donné par la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) et la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), les associations nationales annonçaient le 23 janvier les mesures qu’elles allaient mettre en œuvre pour contrer la hausse des frais de 1625$ promise par les Libéraux.</p>
<p>En plus des moyens de pression pour « reprendre la possession de leur campus» la FEUQ et la FECQ annoncent aussi une manifestation nationale prévue le 22 mars prochain. Les associations s’attendent à une participation plus importante que le 10 novembre dernier, et espèrent que toutes les associations, FEUQ ou pas, se joindront à la marche.</p>
<p>Pourtant, il existe des mésententes au sein du mouvement étudiant. L’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ), traditionnellement plus extrémiste dans ses revendications, fait souvent hausser les sourcils lorsque vient le temps de prendre des décisions collaboratives. L’ASSÉ, dont certains étaient présents lors du congrès de la fin de semaine, assurait qu’elle ferait chambre à part pour ce qui s’en vient. En fait, forte de ses associations prochainement en grève générale illimitée, l’ASSÉ croit que la manifestation serait inutile.</p>
<p>Si l’ASSÉ allait jusqu’au bout de ses intentions et ne se joignait pas à la manifestation nationale du 22 mars par exemple, cela ferait certainement perdre du poids, des plumes et un peu de sa crédibilité au mouvement.</p>
<p>Les dissensions au sein du mouvement datent de 2005, la dernière grande revendication étudiante contre les coupures gouvernementales au sein des prêts et bourses. La FEUQ s’était alors avancée à négocier avec le gouvernement libéral sans se concerter avec de grosses associations comme l’Association des étudiants de l’université McGill (AÉUM). L’AÉUM fait d’ailleurs partie de la Table de concertation étudiante du Québec (TACEQ) depuis cette «trahison» de 2005.</p>
<p>Les mesures de pression commenceront donc dès février. À McGill, Joël Pedneault, le Vice Président aux affaires externes de l’AÉUM se prépare à lancer une campagne de sensibilisation et d’information. Il y aura aussi l’Assemblée générale de l’association le 1er février qui devrait fournir des renseignements tout en discutant du positionnement de l’université face à une éventuelle grève à McGill.</p>
<p>Une grève à McGill, vraiment? Encore trop peu d’étudiants savent ce qu’augmenter les frais signifie. Encore trop peu d’étudiants s’intéressent seulement à ce qui s’en vient. Pourtant, cette hausse touchera tout le monde, de manière dramatique. Les études publiées par la FEUQ  en continu depuis le début de l’année scolaire tentent par tous les moyens de contrer le désintérêt des étudiant. En démontrant de manière méthodique que le gouvernement a tort, le mouvement étudiant s’assure une crédibilité.</p>
<p>Par exemple, la dernière étude publiée le 18 janvier soulignait que les étudiants travaillent de plus en plus durant l’année scolaire pour payer leurs études.  Pour être en mesure de travailler, ils doivent aussi alléger leur session de cours. Certainement, travailler durant l’année scolaire permet d’arrondir les fins de mois –surtout si la moyenne d’heures travaillées pour les étudiants de premier cycle est de 18,7 heures. Pourtant, quand travailler retarde la diplomation, c’est la société tout entière qui écope, et la facture s’allonge, surtout dans la conjoncture actuelle.</p>
<p>À surveiller: chaque association étudiante devra voter pour ou contre une grève générale illimitée. On sait déjà que quelques cégeps membres de la FECQ seront en grève. À McGill, certaines facultés pourraient avoir une journée de grève, avance Pedneault, optimiste. En effet, rien n’est impossible considérant que le 10 novembre dernier, McGill s’est mobilisée de manière impressionnante. Les prochains mois nous rapporterons sur la durabilité de l’intérêt McGillois pour la cause étudiante. Pourtant, quand l’on sait que la faculté des Arts a claqué la porte  à une possible affiliation avec l&#8217;ASSÉ, il y a bien peu de place à l’espoir.</p>
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		<title>Issue de «language»</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Jan 2012 15:13:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Webmestre, Le Délit</dc:creator>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[bilinguisme]]></category>
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		<description><![CDATA[Du 11 au 16 janvier, Le Délit était à Victoria pour la conférence annuelle de la Canadian University Press (CUP). ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les journaux universitaires-membres profitaient de l’occasion pour assister à des conférences de qualité, à des tables rondes diversifiées, ainsi que pour réseauter avec les quelque 360 jeunes journalistes participants. Il est facile de sauter rapidement aux conclusions lors de ce genre de rassemblement dit «bilingue». L’anglais était tellement prédominant lors de la conférence nationale qu’on aurait pu oublier son désir de s’ouvrir aux francophones. En fait, avec à peine 16 participants francophones à la conférence, des employés de la CUP qui ne parlent pas français, un contenu majoritairement en anglais, ainsi que des aspirants au poste de président unilingues, il aurait été difficile de faire autrement que d’avoir de sombres pressentiments.</p>
<p>D’ailleurs, la séance plénière à la fin du congrès aurait dû servir majoritairement à discuter les priorités de l’organisation face à l’amélioration du bilinguisme, ainsi que la place de la Presse universitaire canadienne en tant qu’entité logique de la CUP. Malheureusement, la plénière a été annulée à cause d’événements hors du contrôle de l’organisation. Nous ne verrons pas les couleurs des décisions avant un moment.</p>
<p>«Tant que la PUC est dépendante financièrement de la CUP, on ne peut pas leur en vouloir de ne pas apprécier l’apport bilingue de la PUC» expliquait la directrice nationale francophone de la PUC. D’un point de vue uniquement financier, il est vrai que les journaux francophones dépendent de leurs collègues anglophones. Pourtant, il faut comprendre que la plupart des journaux francophones sont de petite taille, avec juste assez de budget pour survivre, alors que la réalité des anglos est différente. Ils ont généralement un plus grand lectorat (que ce soit au Québec ou ailleurs au Canada) et une possibilité de publicité plus grande.</p>
<p>En fait, la discussion entourant la cause du bilinguisme au sein de cet organisme pancanadien rappelle étrangement ce qui est dit au sujet de l’indépendance du Québec. L’argument financier est avancé de manière à quantifier la valeur de la présence du bilinguisme, alors qu’un malaise bien plus profond subsiste: la peur de devoir comprendre et apprivoiser une autre culture. À entendre beaucoup de récalcitrants à la bilinguisation, le débat soulève simplement à quel point les traductions en français ne sont là que pour bien paraître, et que chaque solitude attend avec impatience sa dissociation de l’autre. Les francophones ne sont que des trouble-fête qui viennent réclamer des exubérances. Parler deux langues, et puis quoi encore!?</p>
<p><strong>Discutons minorité</strong><br />
Que ce soit pour parler du français en situation minoritaire ou pour discuter de l’avenir des journaux francophones, les conférences en français lors du congrès de la CUP, malgré leur nombre limité, étaient toutes pertinentes. Elles ont d’ailleurs attiré des francophones, mais aussi des anglophones bilingues du Québec et d’ailleurs.</p>
<p>La conférence qui m’a allumée au point de remettre mes plans de carrière en question touchait la survivance du français dans les journaux en milieu minoritaire. Étienne Alary parlait de son expérience de rédacteur en chef au journal Le Franco le seul journal provincial hebdomadaire de l’Alberta. La comparaison avec Le Délit saute aux yeux, et il n’en faut pas moins pour tout de suite ressentir l’appartenance à une culture qui survit parce qu’elle se bat.</p>
<p>Le Franco n’a que huit employés. Le rédacteur en chef fait office de distributeur, de journaliste et de concepteur graphique. Il possède un tirage de 4000 exemplaires (Le Délit imprime à 6000 exemplaires). Tout soubresaut de l’économie peut se faire sévèrement sentir. Le Franco a même déjà failli couler, mais la communauté francophone d’Alberta ne pouvait se résoudre à le laisser dans le pétrin. Le journal a donc repris les flots avec, pour appui, des donations généreuses.</p>
<p>Être francophone en milieu minoritaire prend une tout autre signification hors du Québec. Que ce soit lors d’une conférence pancanadienne à Victoria, ou dans le cas des journaux francophones en milieu minoritaire, la cause du français rallie ses défenseurs au point de s’en faire un objectif de vie. Le Délit est un fier bastion de cette cause. Très heureux d’être à nouveau de retour, pour une session de catapultage linguistique.</p>
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		<title>À votre santé!</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Nov 2011 05:08:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anabel Cossette Civitella</dc:creator>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
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		<description><![CDATA[Boire de manière excessive, se goinfrer, se débaucher, faire la noce, l’orgie, la beuverie…]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>&#8230;les définitions ne sont pas exactes pour ce que signifie binge drinking en français. Pourtant, tout le monde en parle avec beaucoup d’inquiétude. Toutes les universités s’entendent sur la source de leur consternation: une culture de la boisson, des mauvaises habitudes de vie qui résultent en beaucoup de problèmes et, au final, une mauvais image de l’école en question.</p>
<p>Il n’y a peut-être qu’à l’École Polytechnique de Montréal qu’on voit la consommation de bière comme une source de fierté. En effet, la Poly est le deuxième plus grand acheteur de bières Molson, après le centre Bell. Comme quoi la culture de la boisson profite tout de même à quelques uns.</p>
<p>Les universités des provinces maritimes sont de fortes rivales en ce qui a trait aux beuveries. Des initiations dans les résidences qui tournent au drame, des événements à l’intérieur même de l’université uniquement basés sur la consommation à outrance… À McGill aussi les initiations ont déjà tourné au drame, rappelez-vous de l’équipe de football et de ses abus des manches de balai avec les jeunes recrues… Maintenant, terminées les longues semaines d’initiation et les pratiques douteuses: à présent, on parle plutôt d’intégration qui ne dure pas plus de quatre jours et qui est sous étroite surveillance.</p>
<p>D’ailleurs, le regroupement des journaux étudiants universitaires du Canada (la Conference University Press) s’en est donné à cœur joie tout l’automne pour monter un dossier sur «l’esprit spiritueux» ou la boisson en milieu scolaire. Comme quoi, il y a beaucoup à dire sur le sujet.</p>
<p>Pourtant, c’est un sujet un peu vain qui revient chaque année avant le temps des fêtes: Éduc’alcool trouve toujours un moyen plus élaboré pour attirer notre attention. Du 20 au 26 novembre avait lieu la semaine de la prévention de la toxicomanie au Québec. L’alcool et la conduite avec facultés affaiblies avaient leur place au menu de la campagne de sensibilisation. Un point pour l’organisme: une application pour téléphone intelligent qui calcule votre taux d’alcoolémie.</p>
<p>Le Québec est-il plus ou moins bien qu’ailleurs? En 1970, le Québec était la province qui dépensait le moins en alcool, par personne et par année, au Canada. En 2010, le Québec arrive cinquième.</p>
<p>La «culture de la boisson», comme on se plaît à l’appeler, existe réellement. Il y a peu de personnes qui boivent parce qu’ils aiment bien le goût de ce qu’ils boivent. Il y a ceux qui boivent parce qu’ils sont entre amis, d’autres qui boivent parce qu’ils sont seuls; il y a ceux qui boivent pour oublier une peine d’amour, qui boivent pour cruiser, qui boivent pour oser, qui boivent pour danser…</p>
<p>Une nouvelle étude, parue en octobre en Alberta, parle d’«alcoorexie» ou l’habitude de ne pas manger de toute la journée pour garder son argent, et ses calories, pour une fin de soirée arrosée. Avec le ventre vide, se soûler n’est plus un problème, même pour les plus coriaces! L’étude soutient que les filles demeurent plus à risque, car elles sont généralement plus conscientes de la quantité de kilojoules qu’elles ingèrent.</p>
<p>Ce que je tiens à dire pour notre défense (à nous, étudiants débauchés) c’est que le monde universitaire est stressant. À McGill et ailleurs, la charge de travail est importante et prendre un verre peut parfois aider à survivre à la fin de session. Quand la quantité de travail s’accumule, que les responsabilités vous écrasent, un bon petit whisky, une coupe de vin ou une pinte de bière fait parfois bien mieux le travail que la méditation ou l’étude compulsive. Après, il sera bien temps de continuer.</p>
<p>Et je ne dis pas que cette stratégie est sans faille, je tente simplement d’expliquer pourquoi, hier soir, alors que je devais étudier pour un examen, faire des entrevues, écrire deux-mille mots et survivre à une journée qui avait commencée à 6 heures, après avoir dormi cinq heures, je n’ai pas vu d’autres options pour accepter mon sort que de boire à la santé du semestre qui se termine en débandade.</p>
<p>Le principal problème à la base de l’abus d’alcool récurrent, toutefois, est tout autre. Je crois fermement que celui ou celle qui tient à sa santé et qui dépend de son corps pour fonctionner y repensera à deux fois avant de se paqueter la fraise. Les sportifs qui doivent se lever le matin pour s’entraîner ne peuvent se permettre de boire à outrance par exemple. Les musiciens qui ont huit heures de pratique à faire derrière leur instrument doivent avoir tout leur corps et leur esprit pour y arriver. Les chanteurs qui se servent de leurs cordes vocales ne peuvent pas abimer leur précieux outil de travail. Et j’en passe.</p>
<p>Finalement, que ce soit le stress ou l’ennui qui vous pousse à boire, au moins, faites-le de manière à ne causer préjudice à personne, question que tout le monde passe une fin de session et un temps des fêtes en une seule pièce et heureux de l’être.</p>
<p>Le Délit vous souhaite un excellent repos!</p>
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		<title>Le Nouvel Empire</title>
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		<pubDate>Tue, 22 Nov 2011 15:07:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anabel Cossette Civitella</dc:creator>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
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		<description><![CDATA[Le sujet de la concentration de l’information est venu brasser des affaires du côté de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), la semaine passée.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Suite à la consultation publique sur l’avenir de l’information, la FECQ présentait ses recommandations, notamment de créer un statut de journaliste professionnel. «Ce statut serait accompagné d’un code de déontologie contraignant. Les étudiants recommandent que ce statut de journaliste soit géré par les journalistes eux-mêmes via la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ)» dit le rapport.</p>
<p>Il faut savoir que dans le cas présent la FECQ propose le statut de journaliste professionnel dans le but d’assurer le respect du devoir journalistique tout en contrecarrant la concentration de l’information, chose qui n’est aucunement régulée en ce moment.</p>
<p>L’ordre professionnel pour les journalistes est quelque chose de débattu depuis longtemps, notamment parce que les journalistes eux-mêmes refusent de se délester de la moindre parcelle d’indépendance. Un des arguments avancés au sein du Groupe de travail sur le journalisme et l’avenir de l’information au Québec est qu’un Ordre serait nécessairement sous la tutelle de l’État: «la méfiance contre toute intervention de l’État dans le domaine du journalisme et de l’information a toujours prévalu et clos le débat».</p>
<p>Cette peur de l’ingérence de l’État est typiquement néolibérale: on craint que le gouvernement interfère dans la propriété individuelle ou, dans ce cas-ci, dans le droit à la libre expression.</p>
<p>À l’opposé, ce qui est à craindre est un État totalement déconnecté de l’information et qui laisse le soin aux compagnies privées de s’occuper des médias. Et c’est le cas qui nous préoccupe.</p>
<p>L’empire Quebecor est évidemment l’exemple le plus frappant. Si vous êtes un fervent lecteur du Journal de Montréal, vous savez à quoi vous en tenir: Julie Snyder a de bonnes chances de se retrouver en couverture ou en page centrale, et ses intérêts risquent de devenir les vôtres du même coup.</p>
<p>Pourtant, si vous feuilletez le magazine Cool ou Décoration chez soi, si vous lisez des romans édités par Libre Expression ou CEC, ou si vous achetez chez Archambault, vous encouragez aussi la famille Péladeau. Peut-être à vos dépens, puisque le lien n’est pas si évident, mais vous encouragez aussi la concentration de l’information.</p>
<p>En fait, ce qu’il faut éviter, ce sont les extrêmes. Un gouvernement en contrôle des médias, comme c’est le cas dans les régimes totalitaires, n’est certainement pas à souhaiter. Pourtant, lorsque l’État est complètement à l’écart des médias et laisse les journaux se privatiser à outrance, ce sont les Quebecor de ce monde qui prennent le contrôle et mettent les politiciens dans leur poche, éclipsant du même coup tout accès objectif à l’information.</p>
<p><strong>Là où l’État s’ingère</strong><br />
Le Printemps arabe n’est pas terminé. Les affrontements meurtriers dans la capitale égyptienne continuent alors que le gouvernement militaire de transition soulève la hargne. Durant la fin de semaine, trente morts, sinon plus, et environ 1750 blessés, selon la BBC.</p>
<p>Les protestataires refusent le gouvernement militaire qui abuse de sa force selon le Secrétaire général de la Ligue arabe qui est aussi candidat à l’élection présidentielle en Égypte: «La manière dont la police réagit aux protestataires… nous sommes tous contre cette forme de violence et ce traitement du peuple.»</p>
<p>Maintenant que les élections seront peut-être repoussées à la fin de 2012 ou début 2013, la population est d’autant plus en colère.<br />
Au printemps 2011, les nouvelles technologies avaient été en vedette lors de la révolution en domino du côté des pays arabes. On parlait d’Internet et des téléphones mobiles comme la voix du peuple, puisqu’ils avaient permis la libre expression dans des pays autoritaires.</p>
<p>De ce côté-ci du globe, on parle souvent des nouvelles technologies comme étant ce qui fera disparaître le papier: les blogues, les sites web, Twitter, Facebook, les e-journaux, les e-livres, les e-publicités, etc., tous y passent et sont démonisés par les fervents amateurs de ce qui est imprimé.</p>
<p>Pourtant, à mon sens, la concentration de l’information semble un enjeu bien plus important que les «nouveaux médias» et la «disparition des journaux papiers».</p>
<p>Les réseaux sociaux comme Facebook et Twitter offrent-ils une plate-forme qui permettrait l’accès et la diffusion d’une information moins biaisée? Les nouveaux médias sont-ils hors d’atteinte de l’empire de l’information qui régit nos vies et influence notre pensée au quotidien, de manière détournée?</p>
<p>Le Délit de cette semaine est le dernier numéro régulier qui paraît avant la fin de la session d’automne. Lundi prochain, The McGill Daily et Le Délit s’allieront dans un numéro spécial «À boire!». Par contre, dès janvier nous travaillerons sur un dossier tâchant de faire une mise au point sur l’arnaque tentaculaire de Quebecor.</p>
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		<title>Hippopotame</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Nov 2011 16:00:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anabel Cossette Civitella</dc:creator>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[bilinguisme]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[francophonie]]></category>
		<category><![CDATA[grève]]></category>
		<category><![CDATA[Manifestation]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[mouvement étudiant]]></category>
		<category><![CDATA[police anti-émeute]]></category>

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		<description><![CDATA[À la manière de l’autruche dont la tête s’enfonce dans le sable pour ne rien entendre, je commencerai en me questionnant sur la chasse abusive des hippopotames roses de Mésopotamie depuis la révolution des pygmées de Nouvelle-Guinée.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Quoiqu’écrire sur ce sujet serait une totale négation de la situation actuelle sur le campus de McGill, il y a quand même beaucoup à dire sur les hippos de Mésopotamie et leurs droits. Pourtant, si l’on se fie à la maladresse dont fait preuve McGill dans la gestion de la situation de l’occupation du bâtiment James, on pourrait bien croire que l’administration a d’autres hippopotames à fouetter.</p>
<p>La manifestation du 10 novembre passera à l’Histoire. Depuis le mouvement McGill français, il n’y avait pas eu de pénétrations intempestives du campus de l’Université McGill par l’escouade anti-émeute.</p>
<p>Avant même de s’aventurer dans les tréfonds de l’épisode de l’édifice James, il est bon de mentionner la manifestation des milliers d’étudiants dans les rues de Montréal. Au menu, des tas de manifestants solidaires dans leur protestation contre la hausse des frais, une contestation qui s’est faite sans anicroche. Alors que l’honneur du mouvement étudiant était sauf et que la myriade de policiers sur la rue McTavish commençait à se tourner les pouces après un après-midi sur le qui-vive, vlan, un petit groupe de contestataires a choisi le 10 novembre 2011 pour créer des remous et inscrire leur mécontentement dans les annales.</p>
<p>Ce qui s’annonçait un mouvement destiné à mourir dans l’œuf s’est avéré être le début de la débandade. D’un côté, certains protestataires campés devant le pavillon James semblaient chercher le trouble en lançant des projectiles aux policiers. D’un autre côté, la réplique de la police ne s’est pas fait attendre, ne lésinant pas sur les moyens répressifs pour contenir la foule qui grossissait. Les uns ont titillé les autres pour tester et finalement dépasser les limites, créant un chaos difficile à départager.</p>
<p>Faire face à une telle situation est nécessairement compliqué et demande une bonne dose de tact. McGill n’a pas su répondre correctement ni aux événements sur le moment, ni aux questionnements des étudiants plus tard, démontrant son incompétence diplomatique. Quel dommage que l’établissement d’éducation par excellence soit incapable de gérer la crise. Représentée par une principale incapable de mettre ses culottes, l’université n’a jamais eu autant besoin de redorer son blason.</p>
<p>De plus, à quelle version doit-on se fier pour se faire une opinion de l’événement? Qui croire entre les quatorze manifestants qui ont pénétré le bâtiment administratif, certains avec un bandana sur le visage, et l’administration de McGill qui célèbre son impopularité depuis la privatisation du MBA et la grève de MUNACA pour ne nommer que ceux-ci?</p>
<p>Ma principale inquiétude réside en cette manifestation du 10 novembre qui est devenue un fourre-tout de requêtes diverses, par des groupes divers, avec des moyens divers.</p>
<p>Et des gens qui mélangent tout, ça fait diminuer la crédibilité du message. Brandir un drapeau des patriotes ou du Réseau de Résistance du Québec à une manifestation nationale contre la hausse des frais de scolarité est injustifié. Déplorer la mauvaise administration de l’Université McGill lors du même événement, ça ne marche pas non plus.</p>
<p><strong>«J’ai l’impression de lire le rapport Durham»</strong><br />
Bien que les rebondissements des derniers jours soient d’une importance prioritaire, je ne voudrais pas que cela vienne mettre de l’ombre sur un fait isolé, mais néanmoins choquant qui est passé inaperçu aux communs des mortels.</p>
<p>Fondé en janvier 2011, le journal The Prince Arthur Herald se targue d’être le plus important journal étudiant canadien. Avec des journalistes de partout au Canada, le journal est fier de se dire à l’écoute de tous les citoyens canadiens, tout en affirmant une appartenance soutenue à la droite politique. La semaine passée, le Prince Arthur, qui ironiquement a une version électronique en français, s’affichait absolument contre le bilinguisme au sein des institutions fédérales, affirmant que la minorité francophone ne vaut pas les coûts qu’occurrent le bilinguisme. Selon Daniel Dickin, l’agressif «French lobby» doit cesser d’«attaquer les anglophones unilingues en leur reprochant de ne pas parler français».</p>
<p>Ce genre de propos déplacés et provocateurs ne font que faire ressentir le pouls d’un Canada de plus en plus conservateur, en continuelle opposition à ce qui s’approche, de près ou de loin, à la culture francophone et bilingue.</p>
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		<title>Une note trop salée</title>
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		<pubDate>Tue, 08 Nov 2011 13:47:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anabel Cossette Civitella</dc:creator>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[chili]]></category>
		<category><![CDATA[dette étudiante]]></category>
		<category><![CDATA[hausse des frais de scolarité]]></category>
		<category><![CDATA[Manifestation]]></category>
		<category><![CDATA[politique nationale]]></category>
		<category><![CDATA[politique québécoise]]></category>

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		<description><![CDATA[Je ne suis pas contre une hausse des frais de scolarité. Je suis contre cette hausse, intempestive, trop élevée, mal expliquée.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je ne suis pas contre une hausse des frais de scolarité. Je suis contre le malfinancement des universités.</p>
<p>Je ne suis pas contre une hausse des frais de scolarité. Je suis contre le fait de payer sans savoir à quoi servira mon argent.</p>
<p>Parce qu’on dira ce qu’on voudra, l’ultime problème réside en l’incapacité ou l’incompétence du gouvernement à dire où iront les 1625 dollars par étudiant en cinq ans.</p>
<p>Les enseignants s’insurgent contre la hausse en s’inquiétant de l’impact de celle-ci sur le nombre d’inscriptions à l’université. De nombreux syndicats se positionnent aussi contre la hausse. La rectrice de l’université de Sherbrooke annonçait fin septembre que «la hausse des frais de scolarité n’était pas la seule solution au sous-financement des universités».</p>
<p>Alors quoi, où va notre argent si ce n’est ni pour attirer les meilleurs professeurs, ni pour mieux payer les employés de l’université, ni pour régler le sous-financement des universités?</p>
<p>Madame Samoisette, la rectrice qui ose s’opposer à la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ), met le doigt sur le problème: on nous présente une solution qui n’en n’est pas une; ce qu’on nous vend, c’est en fait une manière de mettre fin à l’endettement de toute la province, avec une redistribution aléatoire en éducation.</p>
<p>En plus d’un réinvestissement douteux de notre argent, il y a aussi des contradictions au sein même de l’argumentaire pour la hausse des frais. Un communiqué de la CREPUQ annonçait en grande pompe le 5 octobre que «les établissements universitaires connaissent […] une hausse du nombre total de leurs inscriptions au semestre d’automne». Dans un contexte où les admissions universitaires augmentent, comment peut-on dire que le financement diminue? Le problème, c’est la dette du Québec, c’est l’économie qui va mal, et c’est nos priorités qui volent trop bas.</p>
<p><strong>Manifestation </strong></p>
<p>L’acte de manifester en montant aux barricades ne s’accorde pas à ma vision de la résolution de conflit. Toutefois, la réunion de milliers d’étudiants au nom d’une même cause peut créer beaucoup de bouleversements. Par exemple lors de la grande campagne de 2004-2005, lorsque le gouvernement libéral avait coupé 103 millions de dollars du programme des prêts et bourses, les initiatives étudiantes s’étaient terminés par la remise des 103 millions aux étudiants, comme quoi l’acte de manifester et de faire la grève pourrait faire gagner leur cause aux revendicateurs encore cette année. Ensuite en 2004, après sept semaines de grève, certains étudiants étaient écoeurés de ne pas étudier. Ils se sont donc regroupés pour nettoyer le mont Royal. Ce genre d’action solidaire rappelle que la force du mouvement de groupe et ses impacts positifs peuvent aller au-delà de ce qui avait été prévu.</p>
<p><strong>Le Québec n’est pas seul</strong></p>
<p>Au Chili en ce moment, et depuis juin dernier, les étudiants sont dans les rues pour revendiquer une éducation gratuite. En toute solidarité, les étudiants militent et usent de créativité pour contester un système qui ne répond pas à leurs attentes. Un exemple marquant de cohésion est la grande chorégraphie sur une chanson de Michael Jackson le 25 juin. En mémoire du chanteur décédé, et pour attirer l’œil des médias, les milliers d’étudiants dansaient d’un même pas en clamant leur position sur la gratuité scolaire.</p>
<p>L’action dans les rues est essentielle à la démocratie au Chili. Lorsque le système électoral est défaillant, lorsque le mode traditionnel de surveillance du gouvernement ne donne pas de résultat, seule l’action citoyenne peut vraiment créer des résultats. Par chance, ça existe, même içi.</p>
<p><strong>Les journaux étudiants se réunissent</strong></p>
<p><em>Le Délit,</em> <em>The McGill Daily</em> et <em>The Link</em>, journaux étudiants sur les campus de McGill et Concordia, s’associent cette semaine pour faire un dossier sur les faits entourant la hausse: du contenu travaillé, recherché et présenté dans un cahier détachable à l’intérieur du <em>Délit</em> pour vous permettre d’aller manifester, ou pas, en toute connaissance de cause.</p>
<p>La hausse peut ainsi être vue comme un excellent prétexte pour se réunir, réseauter et éventuellement avoir plus de poids dans la balance citoyenne. Que les journaux soient pour ou contre ne change absolument rien. Mais qu’on travaille ensemble à bâtir un dossier qui sera utile à l’ensemble des étudiants, dans un climat de cohésion, voilà qui vaut la peine de se souvenir.</p>
<p>Les étudiants refusent de payer la note salée d’un système qui ne leur offre pas de solution. Souvenez-vous en.</p>
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		<title>Bang bang le registre</title>
		<link>http://www.delitfrancais.com/2011/11/01/bang-bang-le-registre/</link>
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		<pubDate>Tue, 01 Nov 2011 20:43:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anabel Cossette Civitella</dc:creator>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[arme de poing]]></category>
		<category><![CDATA[conservateurs]]></category>
		<category><![CDATA[Harper]]></category>
		<category><![CDATA[polytechnique]]></category>
		<category><![CDATA[registre des armes à feu]]></category>

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		<description><![CDATA[Éditorial à propos de l'abolition du registre des armes à feu]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Alors que le Parti québécois nous donne des sueurs froides (le leadership de la cheffe est menacé, le parti renonce à la publicisation de sa première raison d’être) que le Parti libéral nous donne des chaleurs (encore et toujours la saga du scandale dans le domaine de la construction, la hausse des frais qui tournera bientôt en vinaigre) portons maintenant nos regards vers nos amis du Rest of Canada, ROC  pour les intimes, et ayons un aperçu de la dernière action controversée du gouvernement fédéral conservateur de Stephen Harper.</p>
<p>Le gouvernement conservateur tient mordicus à abolir le registre des armes à feu et ce, depuis des lunes (disons depuis 2006). Ce n’est toutefois qu’en mai dernier qu’on a pu commencer à croire à la réalisation de ce projet: avec l’élection majoritaire des conservateurs, il y avait de quoi s’attendre à un changement de ce côté.</p>
<p>Le 26 octobre, le gouvernement de Stephen Harper, par la bouche de son canon, le ministre de la Sécurité publique Vic Toews, déposait en Chambre son projet de loi abolissant le registre des armes à feu. Ainsi, toutes les armes pourront circuler librement, exception faite des armes prohibées ou à utilisation restreinte (les armes de poing dont la longueur du canon est de 105 mm ou moins est interdite, alors que tout autre arme de poing est restreinte par exemple). Si vous faites l’équation, cela laisse la carabine ou le fusil de chasse ordinaire sans condition d’utilisation, libre d’enregistrement, soit 91% des 7,3 millions d’armes en circulation actuellement. Par comparaison, en France, les armes longues de type carabine doivent être enregistrées auprès de la police.</p>
<p>Cela a été fait maintes fois, mais il semble essentiel de revenir sur la tuerie de Polytechnique pour expliquer des contestations à cette mesure. Dans son communiqué de presse, <em>polysesouvient.ca</em>, le groupe des étudiants et des diplômés de l’École Polytechnique pour le contrôle des armes, rappelle que c’est une arme non-restreinte comme le Ruger Mini-14 qui a été à l’origine du massacre en 1989, des armes que Stephen Harper qualifie d’insignifiants «fusils à canards».</p>
<p>Si l’on fait les comptes, il semblerait que le registre coûte cher à maintenir. Le corps policier le consultait avec succès, mais il n’était pas mis à jour depuis 2006, donc serait vite devenu obsolète de toute façon. Pourtant, le gouvernement fédéral au pouvoir veut non seulement détruire le registre des armes, mais en plus, il veut s’assurer que les données recueillies jusqu’à présent soient réduites à néant.</p>
<p>Fini. Finish. Finito. Tout ce qui a été utile, toute la paperasse qui a été recueillie, tous les efforts et, finalement, l’argent investi dans ce registre seront perdus. Pourquoi? Le gouvernement Harper ne veut même pas qu’il y ait transfert des données vers les provinces. Pourquoi? Selon Vic Toews, «nous ne laisserons pas ces données en suspens pour permettre qu’un nouveau registre des armes d’épaule soit créé à la première occasion venue», soit par le NPD, l’opposition officielle.</p>
<p>Le Bloc québécois, lui, soutient fermement sa position contre le nouveau projet de loi. Depuis 2009, le discours n’a pas changé: «tous s’entendent pour dire que le contrôle des armes à feu est un élément essentiel d’une lutte intégrée et efficace contre la criminalité.» Une position qui reflète bien ce que pense une bonne partie de la population québécoise qui en a encore gros sur le cœur avec le drame de Polytechnique, mais aussi avec la fusillade au collège Dawson.</p>
<p>La cerise sur le gâteau: le projet de loi C-19 annonce la destruction complète des données de manière impromptue puisque le projet de loi S-5, présenté l’an dernier, n’en contenait rien, tout ça pour s’assurer que personne ne puisse reprendre le travail déjà entamé.</p>
<p>Mais la question n’est pas là.</p>
<p>Les conservateurs, en adoptant ce projet de loi, montrent que le Québec et l’opposition n’ont à peu près pas de poids dans les décisions. Les conservateurs nous montrent, encore une fois, qu’ils n’ont aucun respect de ce que 24% de la population canadienne pense. C’est en effet rire au nez de tous que d’empêcher la survivance du registre des armes à feu.</p>
<p>Alors que le gouvernement Harper prône un pays ultra-sécuritaire avec ses mesures drastiques d&#8217;emprisonnement, n&#8217;y a-t-il pas là une contradiction flagrante? En fait, le parti promeut l’intervention individuelle plutôt que la prévention collective, une idéologie qui ne sied pas si bien au Québec.</p>
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		<title>Un problème de performance</title>
		<link>http://www.delitfrancais.com/2011/10/25/un-probleme-de-performance/</link>
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		<pubDate>Tue, 25 Oct 2011 13:07:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anabel Cossette Civitella</dc:creator>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[commission scolaire]]></category>
		<category><![CDATA[congrès du parti libéral]]></category>
		<category><![CDATA[Éducation]]></category>
		<category><![CDATA[politique nationale]]></category>

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		<description><![CDATA[Le parti libéral s’est entre autres penché sur l’éducation lors de son congrès, la fin de semaine dernière.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Et s’il y a une proposition qui a fait couler de l’encre (après le retour de Jean Charest sur sa décision d’organiser une commission d’enquête publique pour le scandale au ministère des Transports), celle au sujet des réformes des commissions scolaires doit être celle-là.</p>
<p>Soyons clairs: il y a de très bonnes intentions derrière la volonté de réformer le système scolaire qui date de Paul Gérin-Lajoie. En fait, la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) admet que des actions doivent être prises, et c’est pourquoi depuis un an il y a concertation pour développer des mesures d’amélioration.</p>
<p>Le gouvernement libéral n’est donc pas révolutionnaire dans sa démarche, mais va plutôt dans le sens de ce qui a déjà été entrepris.<br />
Pour continuer dans la même veine, disons simplement que les trois angles d’attaque de la FCSQ seront d’alléger la bureaucratie et de redorer l’image des commissions scolaires, tout en donnant plus d’autonomie aux écoles.</p>
<p><strong>Là où le bât blesse</strong><br />
Le Parti libéral propose aussi une réforme dans sa distribution des subventions. La proposition 23 commençait bien mal au tout début du congrès. On pouvait y lire que les étudiants devraient faire des examens ministériels annuels (plutôt qu’en 4e et 5e secondaire uniquement). D’après ces résultats, le ministère serait en mesure d’établir une «comparaison de la performance des écoles […] après pondération des facteurs socioéconomiques» pour ensuite «récompenser les écoles les plus performantes dans l’octroi des budgets».</p>
<p>C’est cette dernière proposition qui a déclenché un flot de vociférations (justifiées) de la part de la FCSQ, de l’ADIGECS (Association des directeurs généraux des commissions scolaires), d’enseignants de tous horizons et de d’autres fervents protecteurs de l’école publique ouverte à tous mais surtout égalitairement subventionnée.</p>
<p>En effet, cette proposition était douteuse. Par qui les écoles publiques non performantes seraient-elles subventionnées, si ce n’est pas par le gouvernement? «Par McDonald» chuchote-t-on entre les lignes. Il est vrai que les écoles de décrocheurs fournissent probablement une bonne proportion de la main d’œuvre de McDo…</p>
<p><strong>Mais rassurons-nous</strong><br />
Ce que propose finalement le parti Libéral n’a à peu près rien à voir avec les lignes crues présentées plus haut. Comme de raison, le congrès a servi a atténuer, sinon travestir, les propositions initiales pour en faire quelque chose de plus politically correct.<br />
Après tergiversations, la proposition «de récompenser les écoles les plus performantes dans l’octroi des budgets par l’attribution de prix ou de certiﬁcats» a finalement été remplacé par «d’octroyer les budgets nécessaires pour la mise en œuvre de ces plans d’intervention», une phrase qui ne veut plus rien dire.</p>
<p>À la fin du congrès, ils ne présentaient rien de bien concret et parlaient plutôt de donner des prix aux écoles méritantes, une pratique qui n’a rien de bien différent des prix excellence décernés aux meilleurs étudiants, comme les Prix de la gouverneure générale ou du lieutenant-gouverneur.</p>
<p>Après tout ce blablatage, la proposition 23 a été refusée. Par contre, de tout ça, il faut retenir que les libéraux ont presque fait passer une idée absolument contre toutes les notions d’équité des chances et d’ouverture apprises dès le plus jeune âge. Ils ont aussi fait appel à une notion taboue dans les rangs Québécois: la performance. Brrr. Juste à y penser, le poil se dresse sur la nuque.<br />
En fait, notre problème avec la performance vient de sa définition elle-même. Car si l’on considère que la performance ne réfère qu’aux notes aux examens ministériels, alors là, non, ça ne fonctionne pas.</p>
<p>Par contre, si l’on pense à la performance en terme de l’implication dans la communauté par exemple, il y a là une mesure qui pourrait avoir du sens. Des élèves de 6e année de l’école Notre-Dame, une école primaire de Saint-Jérôme lançaient hier leur programmation radio: au programme, la Grande Pétition des Écoles pour obtenir la nationalisation de l’eau. Ce type de performance, est-ce que le gouvernement libéral l’encourage?</p>
<p>Notre problème avec la performance c’est qu’elle est trop souvent associée à ce qui se mesure avec des chiffres. Alors que ce qui fait la réussite d’une école, ce n’est pas les élèves avec des notes gonflées, mais ceux fiers de leurs accomplissements.</p>
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		</item>
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		<title>Carnaval</title>
		<link>http://www.delitfrancais.com/2011/10/18/carnaval/</link>
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		<pubDate>Tue, 18 Oct 2011 16:16:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anabel Cossette Civitella</dc:creator>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Halloween]]></category>
		<category><![CDATA[mascarade]]></category>
		<category><![CDATA[MUNACA]]></category>
		<category><![CDATA[parade]]></category>

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		<description><![CDATA[Le Délit se penchait cette semaine sur le thème de la mascarade.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em></em>À l’aube de la réflexion, il y avait les sujets comme la corruption au ministère des Transports, qui a engendré nombre de contestations citoyennes mascaradesques, la grève de MUNACA, qui donne lieu à une parade tous les matins devant les portails de McGill, et, bien sûr, l’éminence de la fête d’Halloween qui s’en vient, qui nous donne des ailes pour se déguiser et travestir notre identité.</p>
<p><strong>Du balai les libéraux! </strong></p>
<p>L’imposture de l’attribution des contrats par le ministère des Transports est un bon point de départ à la parade de la calomnie. Parade, de par l’effet domino que l’attribution des contrats a créé sur la province de Québec. Pour illustrer mes propos, il suffit de jeter un œil sur ce qui se passera aujourd’hui, mardi 18 octobre, aux portes du Parlement. Le groupe Génération d’idées, en coopération avec l’Action Terroriste Socialement Acceptable (ATSA), se mobilisera pour «balayer les libéraux» sur le parvis de l’Assemblée nationale près de la Fontaine de Tourny.</p>
<p>Génération d’idées est un organisme à but non lucratif visant à offrir aux jeunes Québécois une plateforme d’expression pour réagir aux enjeux actuels de la société. L’organisation, en partenariat avec l’ATSA, donnait la possibilité aux Québécois intéressés d’acheter un balai au prix de 12 dollars. Les balais amassés seront montés en une structure artistique, devenant ainsi le symbole de la démocratie québécoise afin de bien faire comprendre l’exaspération citoyenne actuelle.</p>
<p>Des lettres ouvertes envoyées par des citoyens exaspérés lancent le même son de cloche. Sur les tribunes, on crie pour faire cesser la farce politique. Pourtant, les libéraux, ce sont les Québécois qui les ont élus aux dernières élections… S’était-on déguisé pour aller aux urnes?</p>
<p>Devant le spectre d’une possible commission d’enquête publique, Jean Charest se cache derrière son masque. Il se prépare peut-être pour le 31 octobre? Combien de jeunes (et moins jeunes) porteront un masque à l’effigie de Jean Charest le soir d’Halloween? Les paris sont ouverts!</p>
<p><strong>McGill récompensée: une supercherie?</strong></p>
<p>La grève de MUNACA n’est un mystère pour personne. Depuis la rentrée, les employés de soutien de McGill brandissent le poing vers l’administration de l’université. Depuis septembre, ils ne sont pas au travail parce qu’ils protestent contre leurs conditions.</p>
<p>Étonnamment, McGill a tout de même été classée au rang des 100 meilleurs employeurs du Canada pour 2012, une mention qu’elle reçoit pour la quatrième année consécutive. Les critères de sélection du classement étaient basés sur leurs pratiques à l’égard des ressources humaines, soient «le milieu de travail physique, l’atmosphère de travail et climat social, les avantages sociaux et financiers, la protection familiale, les vacances et congés, la communication avec les employés, la gestion du rendement», etc.</p>
<p>C’est probablement une blague. Une grande farce destinée à faire sourire la communauté académique trop sérieuse. Ou bien c’est de la propagande.</p>
<p>Même si les requêtes des employés de MUNACA sont illégitimes et exagérées, que les syndiqués crient le ventre plein et ne sont pas du tout les victimes qu’ils disent être, même si tout ça était le cas, reste que le «climat de travail» ne peut pas être agréable, qu’il est impossible que la «communication avec les employés» soit bien portante, et pour la «gestion de rendement», on repassera, avec tous les délais administratifs engendrés par la grève…</p>
<p><strong>L</strong><strong>a parade d’Halloween</strong></p>
<p>Sur une note plus ludique, prenons un moment pour vérifier les recommandations gouvernementales au sujet de la soirée costumée du 31 octobre.</p>
<p>«Les enfants risquent de s’étrangler avec certaines friandises comme les bonbons mous, les arachides et les bonbons durs.» Après avoir retiré ces friandises du sac de votre enfant, il ne reste pas grand-chose…</p>
<p>«Les enfants qui ne sont pas accompagnés par un adulte peuvent être victimes de blessures et d’intimidation par d’autres enfants ou entrer en contact avec des prédateurs.» C’est probablement vrai, mais il ne faut pas trop en mettre.</p>
<p>«Chandelles, citrouilles illuminées, briquets et allumettes posent un risque d’incendie.» Malheureusement, c’est la décoration la plus symbolique de la fête d’Halloween.</p>
<p>Et la description continue, mettant un frein à tous les petits plaisirs de la fête. Dans notre société ultra-protectrice-conservatrice-anxieuse, il est bien normal de s’inquiéter de la sécurité de nos enfants lors de cette parade déguisée. Pourtant, n’y a-t-il pas là un désir un peu sadique de surprotéger pour mieux contrôler?</p>
<p>La bonne nouvelle pour les parents anxieux réside toutefois dans la nouvelle application web sur le marché depuis le 12 octobre dernier. Iconosys Inc., une compagnie importante dans le développement de «sécurité mobile», propose Trick or Tracker,<em> </em>conçue dans le but de retrouver vos enfants dans le noir de la soirée macabre. S’agit simplement d’équiper votre enfant d’un téléphone intelligent, et le tour est joué.</p>
<p>Enfin. Bon numéro spécial, vive la mascarade, vive l’imposture, le traquenard, le guet-apens, le maquillage, la supercherie, le plagiat et tout autre forme de déguisement.</p>
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		<title>Dans le public jusqu&#8217;au cou</title>
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		<pubDate>Tue, 04 Oct 2011 14:09:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anabel Cossette Civitella</dc:creator>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[École privée]]></category>
		<category><![CDATA[École publique]]></category>
		<category><![CDATA[École secondaire]]></category>
		<category><![CDATA[Éducation]]></category>
		<category><![CDATA[politique nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Québec]]></category>
		<category><![CDATA[Semaine de l'école publique]]></category>

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		<description><![CDATA[Je suis une survivante du public. Primaire, secondaire, cégep, université. Rien de moins que 17 ans au sein de nos glorieuses institutions ouvertes à tous, pour à peu près rien.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je suis une survivante d’un système qui fonctionne, oui, mais qui a mauvaise réputation. En effet, qui a le réflexe, lorsque bébé est devenu grand, de dire: «Je veux qu’il ait la meilleure éducation possible, je vais l’envoyer à la polyvalente de quartier!»<br />
Les exemples qui montrent le succès de l’école publique sont nombreux: un programme qui permet aux étudiants intéressés de faire des sorties de plein air, une concentration musique qui s’ouvre aux étudiants défavorisés, des écoles qui permettent aux étudiants handicapés de faire une partie du cheminement normal…</p>
<p>Les écoles publiques, lorsqu’elles offrent des programmes spécialisés, rehaussent leur popularité de beaucoup et s’attirent inévitablement des éloges. Les formations musicales intensives, mais aussi les concentrations sportives, les programmes d’éducation internationale et autres permettent aux étudiants de s’intéresser beaucoup plus au milieu de vie qui est le leur durant tout leur parcours académique.</p>
<p>Pourtant, le niveau des écoles publiques est très variable d’un programme à l’autre: une école peut avoir mauvaise réputation même si la concentration musicale fait rayonner la polyvalente sur la scène internationale. Il suffit que le régulier soit composé de «doubleurs» ou pire encore, de rebuts d’école privée, et vlan! l’école se voit affublée d’une étiquette négative.</p>
<p>Le succès de l’école publique, c’est un peu comme le féminisme. À l’époque de la Révolution tranquille, c’était emballant. Maintenant, on se complait dans une réalité confortable dans laquelle on ne sent pas le besoin d’afficher nos valeurs, nos droits, dans laquelle on ne sent pas que nous sommes privilégiés de faire partie d’une société qui valorise l’éducation publique et accessible à tous.</p>
<p>S’il fallait que j’aie fait mon secondaire au public et dans un programme régulier, je me serais bien passé la corde au cou! Pourtant, j’y ai grandi et y ai fait mes choix. J’y ai aussi fait mes dents. Parce qu’il n’y a rien de plus formateur que d’évoluer dans le vrai monde, là où il y a de la misère, de la drogue, des personnes handicapées ou aux troubles d’apprentissage envahissants. Là aussi où il y a des gens de toutes les couleurs, de toutes les saveurs, de toutes les odeurs, de toutes les origines… Il n’y a pas de discrimination au public, puisque tout le monde y entre. Ce beau pot-pourri de culture et de genres a su porter ses fruits puisque, après toutes ces années d’existence, le tout fonctionne encore.</p>
<p>C’est un peu ça la Semaine pour l’école publique, du 2 au 8 octobre prochains:la valorisation d’une institution qui a cinquante ans. Qui a été crée au moment où le Québec se réveillait de sa torpeur et que Paul Gérin-Lajoie promulguait les lois qui seraient à la base de la Grande charte de l’éducation. «Mon école, je l’aime publique» est l’initiative de la Fédération autonome de l’enseignement et met en lumière les bons coups du système public.</p>
<p><strong>Le privé n’est pas pour tous</strong><br />
Au mois de novembre, commencera la valse des admissions à l’école privée pour les élèves du primaire. Dans le but de rassurer enfants et parents, des services aux élèves comme S.O.S étude proposent un programme de préparation aux examens d’entrée à l’école privée. Les enfants de sixième année, les performants comme les cancres, peuvent s’inscrire à ces cours de trois fins de semaine intensives de révision et de préparation «psychologique». Les coûts : 325$.</p>
<p>L’école privée n’est pas accessible pour tous. Vous devez avoir les moyens financiers. Et les cours de préparation semblent une bonne manière d’augmenter le fossé entre les utilisateurs du système privé et publics. En effet, avec ces cours, ce n’est plus vrai que l’école privée accueille les meilleurs; il y a uniquement l’argent qui compte dans la balance de l’admission puisque tous les enfants sont mis sur le même pied, en partant. Plutôt que d’avoir un organisme comme S.O.S. études qui remonte le niveau de ceux qui ont l’argent pour aller au privé, pourquoi ne pas hausser le niveau des écoles publiques?</p>
<p>Un petit bonhomme que j’admire beaucoup a dit de ses cours de préparation qu’ils étaient bien mieux que l’école en soi. Ce même enfant de sixième année du primaire a confronté sa maîtresse en début d’année alors qu’elle présentait son plan de cours : «Quoi? On voit encore l’histoire du Canada et du Québec?!? Pourquoi on n’apprendrait pas ce qui s’est passé sur les plages de Normandie durant la Deuxième guerre, à la place?»</p>
<p>L’école primaire n’est pas facile pour tous. Mais il s’agit que vous soyez doués, ou tout simplement curieux, pour que vous perdiez toute votre motivation. Et au secondaire, la motivation peut tomber encore plus bas si vous n’êtes pas dans un programme spécialisé. Et après on se demande d’où viennent les taux de décrochage alarmants!</p>
<p><strong>Un dernier point, au sujet de la grève</strong><br />
McGill est une université publique. Et quand on parle d’institution d’enseignement publique, on parle aussi des universités et de ses employés. À l’occasion de la Semaine pour les école publiques, McGill devrait peut-être faire une fleur à ses MUNACAiens et mettre un peu d’eau dans son vin.</p>
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		<title>Même mon ordi est en grève</title>
		<link>http://www.delitfrancais.com/2011/09/27/meme-mon-ordi-est-en-greve/</link>
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		<pubDate>Tue, 27 Sep 2011 12:44:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anabel Cossette Civitella</dc:creator>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[iPad]]></category>
		<category><![CDATA[Mac]]></category>
		<category><![CDATA[obsolescence]]></category>
		<category><![CDATA[ordinateur]]></category>
		<category><![CDATA[Saint-Jean-Vianney]]></category>
		<category><![CDATA[surconsommation]]></category>
		<category><![CDATA[technologie]]></category>
		<category><![CDATA[Technologie 2.0]]></category>

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		<description><![CDATA[Il était malade depuis quelque temps déjà. Son énergie, au plus bas, ne faisait que décroître au point où il fallait toujours qu’il soit connecté à son soluté.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je l’avais aidé à rencontrer un spécialiste avec qui il avait pu partager ses dernières volontés. De son lit de mort, il m’a chuchoté des mots qui ne faisaient pas beaucoup de sens au premier abord, puis j’ai compris: obsolescence programmée!</p>
<p>Mon ordinateur portable, après cinq ans de loyaux services, expire présentement entre mes mains. Je le regarde s’essouffler, se déconnecter et s’éteindre depuis une semaine déjà, sans pouvoir rien n’y faire. De toutes façons, quelles sont mes options, en tant qu’universitaire occupée et pas trop fortunée, pour pallier à un ordinateur qui mange les pissenlits par la racine? Jeter? Réparer? Remplacer?</p>
<p>L’obsolescence programmée, c’est lorsqu’une compagnie fait en sorte que ses produits deviennent désuets après un temps extrêmement court. Par exemple, lorsque la première version de votre appareil photo n’est plus à la mode après six mois, vous êtes confronté à l’obsolescence programmée. Lorsque vous tentez de remplacer des pièces dans votre ordinateur portable qui vieillit et qu’il n’y a plus de pièces compatibles sur le marché, vous faites face à l’obsolescence programmée. Pourtant, notre réflexe est souvent de s’émerveiller en disant: «La technologie avance si vite! Dans quel monde incroyable vivons-nous!» plutôt que de s’indigner face à la durée de vie raccourcie de nos engins.</p>
<p>La Fédération canadienne des enseignantes et enseignants (FCE) publiait samedi dernier une étude révélatrice (lire un peu d’ironie ici): «Internet et les réseaux sociaux influencent l’identité francophone des élèves qui évoluent dans les milieux minoritaires», soutient la FCE. Si l’on se fie à leurs chiffres, 93% des élèves détiennent un «appareil de poche». Bien sûr que les médias, technologies et autres gugusses 2.0 influencent notre vie! Notamment quand l’on sait qu’à peu près toutes ces machines du futur utilisent l’anglais comme première langue, mais aussi en comptant à quel point Twitter, Facebook et les textos abrutissent la plume et font perdre les derniers soubresauts de grammaire…</p>
<p>Non seulement nous VOULONS maintenant tous avoir le téléphone portable intelligent, l’ordinateur dernier cri et le lecteur de musique le plus petit possible, mais nous DEVONS nous les procurer pour rester compétitifs sur le marché de la connaissance et de l’expertise. Prenez l’exemple du collège Saint-Jean-Vianney, une école secondaire privée qui annonçait en grande pompe la semaine passée: «Pour l’année scolaire 2011-2012, le Collège St-Jean-Vianney se place à l’avant-garde des nouvelles technologies en mettant à la disposition des enseignants et des élèves plusieurs iPads.» Fière d’être la première institution secondaire à utiliser l’iPad, ce qui semble le plus choquant, d’après moi, c’est la promesse qu’en 2012, «ce sont tous les élèves de première secondaire qui possèderont l’iPad.» Et comment se le paieront-ils, cet iPad? Que ce soit les élèves, les parents ou les payeurs de taxe, la surcharge de frais imposés créera un précédent dans le mode de vie de ces jeunes étudiants.</p>
<p>Les étudiants sont pauvres et s’endetteront de plus en plus, selon le rapport soumis par la FEUQ-FECQ début septembre. Et en 2012, les frais de scolarité au niveau universitaire auront commencé à augmenter de manière dramatique.</p>
<p>Nous nous endettons et nous nous demandons pourquoi? Il s’agit de regarder nos standards de vie pour cesser aussitôt de nous questionner. Nous avons le train de vie de PDG; nous désirons avoir la technologie de pointe pour être joignable en tout temps, dans toutes les circonstances. On ne s’arrête jamais car on n’a pas de raisons de s’arrêter; notre temps doit à tout prix être rentabilisé, que ce soit dans le bus ou dans nos cours, nous ne nous laissons aucun moment de répit. Et la technologie est là pour nous aider dans cette démarche de folie. Nous nous en rendons compte quand, soudainement, notre ordinateur portable nous meurt dans les mains.</p>
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		<title>McGill n&#8217;est pas l&#8217;UQAM</title>
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		<pubDate>Tue, 20 Sep 2011 14:33:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anabel Cossette Civitella</dc:creator>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[grève]]></category>
		<category><![CDATA[MUNACA]]></category>
		<category><![CDATA[Québec Solidaire]]></category>

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		<description><![CDATA[Soyons réalistes. La grève des employés de soutien dure depuis trop longtemps déjà.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Toutes les facultés souffrent, que ce soit en médecine ou en musique, les laboratoires sont ralentis, les heures d’ouverture des bibliothèques sont diminuées… certaines bibliothèques chouchous sont même fermées jusqu’à nouvel ordre (Birks)!</p>
<p>Le 16 septembre dernier, les deux figures du parti Québec Solidaire montaient sur la sellette pour encourager les grévistes. Amir Khadir, en anglais, appelait les syndiqués à continuer leur bataille: «McGill doit se présenter en toute bonne foi à la table de concertation» annonçait-il avec force. Françoise David, tout aussi motivée, annonçait en français que Québec Solidaire supportait la grève. Elle profitait aussi du rassemblement pour rappeler à tous une manifestation le 24 septembre prochain afin que les citoyens réclament une enquête publique sur les «allégations» de corruption dans le secteur de la corruption (pardon, de la construction).</p>
<p>Le lien entre les deux événements m’a échappé au premier abord. J’imagine que le prétexte de faire du bruit pour attirer l’attention d’une classe politique endormie, stagnante, désabusée et désintéressée de la cause publique les rallie. Ou bien est-ce simplement que, traditionnellement, les partis de gauche se mêlent de tout ce à quoi s’opposent les autres partis?</p>
<p>Vendredi dernier, sous les drapeaux rouges de la PSAC-AFPC, l’Alliance de la fonction publique du Canada, la foule trépignait au son d’une musique digne d’une discothèque (ou d’une cabane à sucre, c’est selon). Autour de moi, les étudiants regardaient d’un œil intrigué, certes, mais aussi amusé, ce groupe de grévistes bruyants. Un garçon à mes côtés commentait: Je trouve cette musique amusante, mais, franchement, cela leur fait perdre leur crédibilité!» Peut-être. Non seulement les employés de soutien y perdent un peu de leur standing, mais je ne sais pas à quel point les leaders de Québec Solidaire gagnent à s’exposer de la sorte dans des manifestations syndicales accompagnées d’une musique mi-folklorique, mi-techno. Ils sont bien sûr socialistes, mais de voir Françoise David sauter sur l’occasion pour annoncer une prochaine manif m’a semblé bien maladroit, même pour un parti de gauche.</p>
<p>Le bon côté de cette grève, à titre d’étudiants de McGill, c’est bien de ne pas être entré en grève NOUS AUSSI. Supposons un instant: Que serait-il advenu des étudiants de l’Université du Québec à Montréal si les employés de soutien avaient cessé toute activité? Les étudiants seraient sortis de leurs gonds et de leurs classes en criant pour faire cesser l’injustice. Il y aurait probablement eu une fermeture complète de l’université (qui ne peut certainement pas fonctionner sans ses employés de soutien) et une rébellion des universitaires. Même si l’AÉUM s’est prononcé en faveur de la grève, que le VP externe Joël Pedneault est très interpellé par le conflit et que les députés du NPD venant de McGill se sont elles aussi mobilisées avec les grévistes, restent que la population étudiante mcgilloise n’a pas le tempérament frondeur de l’UQAM, où la grève aurait pris d’autres proportions. Pourquoi aussi peu de réaction? Certes, les sourcils se froncent, mais personne ne vient vraiment crier à l’injustice sur les toits et, si on le faisait, on souhaiterait rester anonyme… Certains étudiants voudraient bien sûr dire leur opinion sur le conflit, mais ils craignent les représailles de l’université: «Je ne veux pas être cité, car lorsque la grève sera finie, je recevrai un gros montant d’argent en bourse de McGill. Je ne veux donc pas me mettre l’université à dos!»</p>
<p>Les étudiants ne se mobilisent pas plus aussi parce qu’ils veulent réussir, et non pas perdre leur temps avec des manifestations qui ne les concernent pas vraiment. En effet, un Américain ou une Française qui débarquent ici en plein milieu du conflit ne peuvent probablement pas ressentir autant de sympathie face aux grévistes de MUNACA que les Québécois, Montréalais, ou autres qui vivent dans ce milieu depuis un moment déjà.</p>
<p>Et en restant concentré sur leurs études, les étudiants de McGill conservent la 17e place sur le podium mondial des universités selon QS world Univerity Rankings… Et c’est justement pourquoi je ne comprends pas la lenteur des négociations. Selon mon appréciation du tempérament de l’administration centrale de McGill, Heather Munroe-Blun devrait avoir à cœur de conserver la bonne réputation de l’université. Où peut aller l’université sans son personnel non-académique? Une telle grève devrait ternir l’image de cette grande université canadienne…</p>
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		<title>Ce plan qui vient du Nord</title>
		<link>http://www.delitfrancais.com/2011/09/13/ce-plan-qui-vient-du-nord/</link>
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		<pubDate>Tue, 13 Sep 2011 14:21:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anabel Cossette Civitella</dc:creator>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[bilinguisme]]></category>
		<category><![CDATA[francophone]]></category>
		<category><![CDATA[National]]></category>
		<category><![CDATA[Office québécois de la langue française]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Curzi]]></category>
		<category><![CDATA[plan du nord]]></category>
		<category><![CDATA[Politique provinciale]]></category>

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		<description><![CDATA[ et autres histoires]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le Plan Nord et ses démons</strong><br />
Le Plan Nord dévoilé en mai dernier par le gouvernement Charest repose sur trois piliers: le développement économique, social et environnemental. Le 9 septembre dernier, le gouvernement libéral du Québec, par le biais du Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, annonçait le début des audiences publiques destinées à informer la population sur «l’engagement gouvernemental de consacrer 50% de la superficie du territoire du Plan Nord à la protection de l’environnement». Voici pour l’environnement. Bien.</p>
<p>Du côté de l’économie, on ne s’en sort pas trop mal non plus. En effet, on peut noter par exemple l’intérêt du ministre français de l’Industrie qui considère avec des grands yeux le «potentiel extraordinaire» du Nord québécois. Mais qu’en est-il du côté social? Comme le met en lumière le rapport de recherche de l’IRÉC (l’Institut de Recherche en Économie Contemporaine) pour l’Accord économique et commercial global Canada-Europe et ses conséquences pour le Québec publié le 12 septembre, il faut rester prudent dans nos joyeux ébats de nation fringante. L’IRÉC souligne que «La disposition la plus problématique est certainement l’interdiction des prescriptions de résultats», une prescription qui autorise, sans restriction, les industries hors Québec à venir exploiter dans le Nord. Ce qui signifie insécuriser les retombées économiques et sociales pour les populations locales. Ce qui veut dire que l’engouement des Français ne doit pas être pris sans grain de sel.</p>
<p><strong>Gaulois sur le campus de McGill</strong><br />
Le français, cette langue si chère à nos yeux de «linguistiquement minoritaire», fait couler tellement d’encre ces jours-ci qu’il serait traître à mon sang de ne pas écrire quelques lignes à ce sujet. Comme le dit un ami à moi: «Le français à McGill, c’est un peu comme le fromage dans le fond du frigo. On le sent, mais on le voit pas.</p>
<p>L’Office québécois de la langue française publiait un communiqué le 9 septembre sur les pratiques linguistiques au Québec. Notamment, l’Office met en lumière l’arrivée de plus en plus importante d’immigrants allophones et d’une baisse de la pratique de la langue française en général, et plus particulièrement à Montréal. Les francophones semblent être en voie de disparition si l’on se fie au discours alarmiste de Pauline Marois, de Françoise David, de Pierre Curzi et bien d’autres. Toujours, des menaces (extension de la loi 101 au Cégep), des pleurs (Madame Marois et sa grande peur de l’anglicisation urbaine) et des disputes (les membres du PQ qui claquent la porte) pour tenter de préserver notre langue.</p>
<p>Comme si apprendre une deuxième langue faisait oublier la première, comme si empêcher les gens d’apprendre l’anglais allait vraiment renforcer l’harmonie dans la culture québécoise, comme si démoniser l’Anglais avec un grand A pouvait régler quoi que ce soit.</p>
<p>Pour sauver le français, la Coalition pour l’avenir du Québec suggère de «réduire le nombre d’immigrants reçus au Québec à 45 000 par année pour une période de deux ans». Impératif français, un organisme de promotion de la langue française, stigmatise une nouvelle loi qui vient récompenser monétairement (0,45 dollars par heure) les francophones bilingues à Gatineau: «On en revient à appliquer une discrimination linguistique entre francophones dans une ville francophone. C’est intolérable.»</p>
<p>Et pourquoi? Pourquoi le bilinguisme ne serait-il pas encouragé? Pourquoi ne deviendrions-nous pas tous bilingues en troisième année du primaire, célébrant les langues anglaise ET française à la fois?</p>
<p>Certains discours me rappellent de manière brillante que je suis québécoise et réchauffent mon âme de «minorité culturelle». Pourtant, me faire rabâcher les oreilles avec des discours passéistes au sujet de la survie de la langue française me <em>turn off</em> complètement. Quand Bernard Landry, lors de la remise du prix Pierre-Bourgault lance «Vive les Loco Locass, vive la culture québécoise», soutient-il la cause souverainiste ou fait-il la promotion de la langue? Dans une société où on parle notre culture, il me semble primordial de savoir la communiquer à nos copains de l’autre solitude pour, peut-être, joindre les ponts linguistiques.</p>
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		<title>Trilogie africaine et nationalisme</title>
		<link>http://www.delitfrancais.com/2011/09/06/trilogie-africaine-et-nationalisme/</link>
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		<pubDate>Tue, 06 Sep 2011 17:47:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anabel Cossette Civitella</dc:creator>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[International]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[National]]></category>
		<category><![CDATA[Québec]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[Retour à l’école. Retour à la civilisation. Retour à la réalité. Pour nombre d’entre vous qui avez voyagé, dépensé, trinqué, fêté, le retour à la vie normale peut être perturbant et s’asseoir sur les bancs du savoir s’avèrera pénible dans les prochains jours. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pour ceux qui étaient en voyage, coupés des informations comme je l’étais dans la brousse africaine, le retour dans la gueule de la bête est d’autant plus brutal. Jack Layton est mort. Des émeutes ont eu lieu à Vancouver. Le monde arabe tremble encore. Le guide libyen a été destitué par les forces de l’OTAN. La grève de MUNACA menace la tranquillité académique. La grève étudiante se dessine à l’horizon. Tous ces événements fouettent et remettent les idées en place: la terre n’arrête jamais de tourner, surtout pas durant l’été!</p>
<p>Dans mon cas, m’éloigner de la nation québécoise n’a été ni compliqué ni pénible. Il suffit de se trouver un prétexte (un stage quelconque), quelques commanditaires (l’avion, ce n’est pas donné) et un peu de courage (suffit de ne pas réfléchir à ce qui nous attend) pour aussitôt s’envoler vers un milieu qui nous semble à la fois exotique, enrichissant, attirant. En effet, tout me semblait beaucoup mieux que de rester à Montréal! Et, une fois devant une nouvelle réalité, il devient même très facile de critiquer sa propre culture. Souvent, nous jugeons sévèrement le pays d’où l’on vient en se disant que l’herbe est beaucoup plus verte ailleurs. Pour ma part, le rythme effréné et l’individualisme des Nord-Américains me puaient au nez avant de partir vers l’Afrique. Maintenant, après un séjour dans la jungle équatoriale de l’Ouganda, j’en suis venue à la conclusion suivante: s’éloigner de son milieu, prendre ses distances avec sa propre réalité, c’est aussi une manière de mieux l’apprécier.</p>
<p>Voir l’Afrique tenter de s’extirper péniblement de sa misère, de sa violence, de ses doutes et de ses problèmes, c’est une bonne manière de revigorer un nationalisme faiblot. Revenir au pays, dans ma nation qu’est le Québec après deux mois à flirter avec le chaos, je dois dire que les grèves étudiantes et syndicales me semblent les bienvenues, car elles sont le signe et l’expression d’une civilisation remarquablement avancée: une structure existe lorsque des droits sont bafoués. Des institutions sont là pour pallier aux défaillances humaines.</p>
<p>Le 9 juillet naissait une nouvelle nation, le Soudan du Sud. Le 23 août, le dictateur libyen, le très malheureusement célèbre Mouammar Kadhafi, tombait. Ces nouvelles semblent bonnes pour le continent africain, mais comment construire de nouveaux espoirs sur des fondations aussi craquelées et lourdes d’un passé chaotique? Qui promet à ces peuples un renouveau positif?</p>
<p>La trilogie de l’Afrique, c’est l’histoire de la désorganisation, de l’inefficacité et de la corruption. Désorganisation, car ce qui marche aujourd’hui a peu de chance de fonctionner demain, inefficacité, car ce qui fonctionne un peu est déjà beaucoup mieux que rien, corruption, car il y a toujours moyen de faire un paquet d’argent en abusant de ce qui fonctionne. Malheureusement, tous les efforts de développement n’auront aucun écho si l’Afrique continue de s’appuyer sur ces fondations viciées. Comment construire lorsque tout s’écroule à la base? Voir un tel manque de structures et d’institutions fonctionnelles m’a beaucoup fait réfléchir au Québec et à la chance que j’ai d’en faire partie.</p>
<p>Les rebondissements et les échauffourées ici m’apparaissent comme le symbole du bon fonctionnement de la société. Preuve qu’il existe des structures, mais aussi preuve qu’il n’y a rien de stagnant, preuve que la société québécoise est bien en vie et en santé. Le premier numéro du Délit a des saveurs de fin de vacances: on rappelle les événements des derniers mois, on couche sur le papier nos réflexions estivales, puis on prépare le terrain pour ce qui va suivre. L’année sera chaude derrière les Roddick gates et le rôle –que dis-je– le devoir du Délit, sera d’interpeller le plus grand nombre de francophiles afin de leur faire vivre le campus d’un angle différent. Et toutes ces palabres au sujet de l’Afrique simplement pour conclure que revenir à la maison, dans ce petit cocon familial qu’est Le Délit et le campus mcgillois sera une oasis de tranquillité comparée à la «trilogie africaine». Cheers, à la nouvelle année scolaire qui commence!</p>
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		<title>Le politique désartmé</title>
		<link>http://www.delitfrancais.com/2011/04/05/le-politique-desartme/</link>
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		<pubDate>Tue, 05 Apr 2011 18:29:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mai Anh Tran-Ho</dc:creator>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
		<category><![CDATA[budget]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
		<category><![CDATA[Fédéral]]></category>
		<category><![CDATA[Parti Conservateur]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Politique fédérale]]></category>
		<category><![CDATA[uqàm]]></category>

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		<description><![CDATA[En organisant un événement où Stephen Harper joue au piano et chante Imagine de John Lennon avec Maria Aragon, une jeune fille d’origine philippine qui doit sa notoriété à son interprétation de Born This Way de Lady Gaga sur YouTube, les stratèges conservateurs ont sans doute voulu projeter l’image d’un Canada cultivé, harmonieux et connecté. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Une image à laquelle nous pouvons tous nous identifier… sous réserve qu’elle soit vraie. S’il y une chose qui est vraie dans cette image, c’est que la culture, pour les conservateurs, n’est l’affaire que d’un seul homme: Harper.</p>
<p><strong>L’État, c’est moi</strong><br />
Dans l’éditorial du 1er mars, je disais que Harper se comportait comme un roi. Selon lui, il n’existe aucune différence entre lui et le gouvernement du Canada. Et il le façonne à son image.</p>
<p>Au début de l’année, le gouvernement Harper, comme il aime être désormais nommé, a coupé jusqu’à 45 millions de dollars dans le financement des arts et de la culture; le Québec représentant à lui seul 15 millions de ces 45 millions de dollars de la coupure.</p>
<p>Le Fonds canadien du film et de la vidéo indépendants, le Canadian Memory Fund (qui numérise les archives d’agences fédérales pour un accès en ligne OU électronique), et le Northern Distribution Program (distributeur du Aboriginal Peoples Television Network), entre autres, ont perdu leur financement, mais ces coupures ont surtout empêché le financement pour les voyages et les expositions à l’étranger. Certes, les conservateurs ont investi 100 millions de dollars dans des événements culturels en 2009, mais dans des grands festivals déjà financés par des corporations, comme le Festival International du Film de Toronto. De plus, l’argent a été distribué par Industrie Canada plutôt que le Conseil des Arts du Canada.</p>
<p>L’art n’est pas qu’une commodité et ne devrait pas être livré aux lois du marché et ce n’est pas à Harper de choisir quels groupes représenteraient le mieux le Canada à l’international.</p>
<p>L’art est au fondement de l’être humain. Des dessins sur les murs des cavernes aux dessins de la maternelle, l’art permet de circonscrire notre monde, de l’exprimer comme on le conçoit et de le partager aux autres.</p>
<p>L’art est création et dialogue. Dialogue à travers le temps, avec nos contemporains, avec nos ancêtres en puisant dans leur art, et avec le futur. L’art permet aussi d’étendre notre conception du monde, d’aller à sa rencontre.</p>
<p>L’art permet d’évoquer nos sentiments, d’évacuer nos douleurs et nos colères, de rejoindre les autres dans une expérience partagée. L’art tisse des liens, crée des communautés.</p>
<p>Comme en témoigne L’envol, la protestation pacifique et créative des étudiants de l’UQAM (page 7).</p>
<p><strong>La politique des armées</strong><br />
L’image d’un pays, c’est bien plus que des paroles. «Imagine no possessions, no need for greed or hunger», la paix n’est certainement pas l’intérêt premier du gouvernement conservateur; personne n’est dupe.</p>
<p>Le Canada a manqué sa chance en octobre dernier de gagner une place d’une durée de deux ans au Conseil de Sécurité des Nations Unies, un des corps les plus importants en relations internationales. Le Canada, très actif sur le plan international –nos contributions en Afghanistan, notre leadership en Haïti avant et après le tremblement de terre, notre financement dans l’aide internationale, les sommets du G8 et du G20 et les Jeux Olympiques d’hiver de Vancouver– a perdu face au Portugal.</p>
<p>Nous devons nous rendre à l’évidence que notre pays n’est plus aussi bien perçu qu’auparavant sur la scène internationale. Stephen Harper n’était pas suffisamment engagé dans les affaires internationales et au sein de l’ONU, a préféré l’ouverture d’une nouvelle succursale de Tim Horton’s à Oakville qu’une assemblée générale des Nations Unies. Notre ancienne bonne réputation est désuète, l’ancien ambassadeur canadien aux Nations Unies, Robert Fowler a affirmé: «The world doesn’t need more of the Canada it has been getting».</p>
<p>Dans le cadre de ce dernier numéro joint à un cahier dédié à la création, je tenais donc à vous rappeler que l’art a une liberté à protéger et qu&#8217;elle ne devrait en aucun cas être brimée. Sur ce, ne manquez pas d&#8217;aller voter le 2 mai.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
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		<title>Pot-pourri, c’est fini</title>
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		<pubDate>Tue, 29 Mar 2011 14:00:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mai Anh Tran-Ho</dc:creator>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[bilinguisme]]></category>
		<category><![CDATA[budget]]></category>
		<category><![CDATA[CUP]]></category>
		<category><![CDATA[frais de scolarité]]></category>
		<category><![CDATA[francophonie]]></category>
		<category><![CDATA[NASH]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Curzi]]></category>
		<category><![CDATA[PUC]]></category>
		<category><![CDATA[université mcgill]]></category>

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		<description><![CDATA[Puisque le prochain et dernier numéro du Délit sera un cahier spécial Création, je voulais aujourd’hui vous rappeler les enjeux importants sur lesquels il faudra garder un œil.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1><strong>Crache le cash</strong></h1>
<h2><strong></strong><strong><br />
À McGill</strong></h2>
<p><strong></strong><strong><br />
Les faits:</strong> En septembre dernier, Heather Munroe-Blum a décidé d’augmenter les frais du MBA (Master of Business Administration) de 900% pour un coût total de 29 500 dollars malgré les avertissements du Ministère de l’Éducation des Loisirs et du Sport (MÉLS) de ne pas aller de l’avant avec ce modèle d’auto-financement.</p>
<p>Le 14 mars, la ministre Line Beauchamp annonçait que le MÉLS punirait l’université pour cette augmentation drastique. La pénalité de 2 011 719 dollars se traitera en coupure dans la subvention que verse le gouvernement du Québec à McGill.</p>
<p>Le lendemain, l’université déclarait être «déçue et perplexe» face à la décision du gouvernement. Pour l’année prochaine, l’administration prévoit une hausse de plus de 10% des frais, portant les frais pour le MBA à 32 500 dollars.</p>
<p><strong>À suivre:</strong> Deux choix s’offrent à Heather Munroe-Blum: soit l’université se résigne à s’autofinancer et accepte la gestion du gouvernement, soit elle maintient sa poursuite et devra payer à nouveau une amende, probablement plus importante que souhaitée.</p>
<h2>Au Québec</h2>
<p><strong><br />
Les faits:</strong> En 2007, le gouvernement du Québec choisit de dégeler les frais de scolarité avec une hausse de 50 dollars par session jusqu’en 2012.</p>
<p>Le 17 mars, Raymond Bachand présente une nouvelle hausse dans son budget: 325 dollars par année sur cinq ans.</p>
<p>Depuis 2007, mais surtout cette année, les associations étudiantes (ASSÉ, FECQ, FEUQ) et des milliers d’étudiants ont manifesté leur mécontentement dans les rues, sur Internet, jusqu’aux bureaux et aux réunions du gouvernement du Québec.</p>
<p><strong>À suivre:</strong> 2012 sera une année charnière quant à ce sujet polémique. À McGill, l’AÉUM et la PGSS se sont déjà positionnées contre cette hausse.</p>
<h1>Parle français ou meurs</h1>
<p><strong><br />
Les faits:</strong> En janvier, Pierre Curzi suggère d’étendre la portée de la Charte de la langue française au niveau collégial. Le Parti Québécois lançait alors une campagne en faveur de l’application de la loi 101 au cégep et réalimentait le vieux débat sur la défense de la langue.</p>
<p>Il y a deux semaines, le Conseil supérieur de la langue française (CSLF) annonçait que ce serait une erreur d’assujettir les cégeps à la loi 101.</p>
<p><strong>À suivre:</strong> La décision finale du CSLF sera publiée début avril.</p>
<p><strong>Les faits:</strong> En février, les collèges Marianopolis (anglophone) et Jean-de-Brébeuf (francophone) annonçaient leur nouveau programme d’échange bilingue. Des cours adressés aux étudiants entreprenant leur dernière session au niveau collégial s’insèreraient dans le cursus de ceux-ci, mais seraient offert dans une autre langue d’enseignement.</p>
<p>Plus récemment, les collèges publics Vanier (anglophone) et Saint-Laurent (francophone) promettaient aussi d’offrir un DEC bilingue avec la possibilité de suivre une session dans une autre langue.</p>
<p><strong>À suivre:</strong> Le succès de ces programmes.</p>
<h1>L’information sera collective ou ne sera pas</h1>
<p><strong><br />
Les faits:</strong> Le 26 janvier, Dominique Payette déposait les conclusions des travaux du Groupe de travail sur le journalisme et l’avenir de l’information au Québec et jugeait le milieu de la presse québécoise préoccupant.</p>
<p>Suite au communément appelé rapport Payette, la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) a officiellement proposé à ses membres une reconnaissance légale et la création d’un titre professionnel pour les journalistes.</p>
<p>Le soulèvement du monde arabe a démontré que les réseaux sociaux (Twitter, Facebook) pussent-ils contenir des énoncés futiles, pouvaient également aider à la circulation des informations. Par exemple, le <em>Guardian</em> avait intégré quelques blogueurs à leur couverture des manifestations en Libye. Andy Carvin (@acarvin) de la radio publique NPR aux Etats-Unis relayait jusqu’à 500 tweets par jour.</p>
<p>Après la panne de courant en Égypte, Google, Twitter et SayNow ont permis aux utilisateurs d’envoyer leur message de 140 caractères et moins sans Internet via une ligne téléphonique.</p>
<p><strong>À suivre:</strong> Quelle forme le statut professionnel prendra-t-il et de quels avantages bénéficieront ces nouveaux journalistes patantés?</p>
<p>Un citoyen rapportant une information d’intérêt public pourra-t-il protéger ses sources comme un professionnel?</p>
<h1>Pour <em>Le Délit</em></h1>
<p><em></em><br />
Septembre prochain, le journal devra décider s’il veut payer les frais d’adhésion à la Presse Universitaire Canadienne (PUC).</p>
<p>Après les incidents lors de NASH73 (voir l’éditorial du 18 janvier), le bilinguisme au sein de l’association de près de quatre-vingt-dix journaux universitaires est un grand projet à surveiller.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>La disparition de la liberté</title>
		<link>http://www.delitfrancais.com/2011/03/22/la-disparition-de-la-liberte/</link>
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		<pubDate>Tue, 22 Mar 2011 17:49:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mai Anh Tran-Ho</dc:creator>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>

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		<description><![CDATA[Notre époque est caractérisée par une perte de confiance accrue en le gouvernement et un désintérêt joint à un désengagement total chez les jeunes.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!-- @font-face {   font-family: "Cambria"; }@font-face {   font-family: "GuardiLTStd-Roman"; }p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal { margin: 0cm 0cm 0.0001pt; font-size: 12pt; font-family: "Times New Roman"; }p.Corps, li.Corps, div.Corps { margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify; text-indent: 18pt; line-height: 120%; font-size: 9pt; font-family: GuardiLTStd-Roman; color: black; }p.Premierparagraphe, li.Premierparagraphe, div.Premierparagraphe { margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify; line-height: 120%; font-size: 9pt; font-family: GuardiLTStd-Roman; color: black; }span.apple-style-span {  }div.Section1 { page: Section1; } -->Comment puis-je affirmer ceci alors que cette fin de semaine la Commission-Jeunesse du Parti Libéral du Québec tenait son assemblée annuelle et que des représentants des associations étudiantes collégiales envahissaient ces premiers? Toutes ces manifestations pour se faire entendre et, encore, je reste impassible. Comme beaucoup autour de moi. Tout ce vacarme, tous ces mots. Que des mots.</p>
<p>Je poursuis cette semaine une idée tirée de mon dernier éditorial: le manque de rigueur et d’information. Jeudi dernier, le ministre des Finances Raymond Bachand déposait son budget pour l’année 2011-2012 et confirmait une hausse des frais de scolarité de 325 dollars par an sur cinq ans, faisant le bonheur de certains et le malheur des autres. Si vous avez écouté l’assemblée nationale, vous vous êtes peut-être sentis perdu comme l’exprime le message de cette jeune femme (@veroniquemartel) repris par d’autres sur Twitter: «Mais c’est quoi, tous ces fonds, si on est si cassés que ça?! #jesuisconfuse #budget2011 #assnat». Beaucoup de mots, beaucoup de chiffres, mais comment ceci m’affecte-t-il concrètement demande-t-on? Comme un mauvais vaudeville, on comprenait mal les liens entre les décisions du gouvernement qui justifieraient certaines coupures et d’autres subventions.</p>
<p>Le lendemain, à Maisonneuve en direct sur la radio de Radio-Canada, une jeune femme, étudiante en aéronautique à Longueuil qui a du quitter le foyer familial et louer un appartement et qui travaille trente heures par semaine pour parvenir à joindre les deux bouts, déplorait qu’avec le système actuel des prêts et bourses, elle ne pouvait travailler plus d’une quinzaine d’heures sans être imposée. C’est ainsi que resurgit l’inquiétude de nombreuses personnes quant à la promesse du gouvernement d’améliorer le programme des prêts et bourses. Ce n’est pas tant l’argent, mais sa distribution qui semble poser question. Sur ce point, nul ne peut assurer le dénouement. Il va de même pour le financement des universités. Les dépenses de celles-ci seront-t-elles surveillées (pour éviter le prix d’achat exorbitant d’immeubles ou le salaire des recteurs –de Concordia et de Laval)? Silence.</p>
<p>Dans la même émission, une femme beaucoup plus âgée soutenait la décision du gouvernement de hausser les frais de scolarité, les jeunes doivent faire leur part martelait-elle comme d’autres. Bon d’accord, mais pourquoi d’autres scénarios proposés tel l’imposition prorata ou l’impôt progressif ou l’impôt postuniversitaire ne fonctionnent-ils pas? Pourrait-on connaître la réflexion par laquelle le gouvernement a abouti à la hausse des frais comme dernier recours, ou recours préférable?</p>
<p>Parmi ceux qui déplorent le budget Bachand, on appelle celui-ci le programme Brault &amp; Martineau en rappelant ici que les plus riches se sont enrichis avec l’État providence à partir des années 1960, et que le coûts des infrastructures ont été jetés sur la carte de crédit qu’est la dette, remettant enfin la facture à la jeunesse. D’autres rient de celui qui se plaint de la hausse alors qu’il porte un Canada Goose (@TamyEmmaPepin Le gars fru par #budget2011 à LCN: «On va perdre des élèves sur bancs d’écoles». Pour 325$? Please. Un Canada Goose coûte 600$ #priorités). Le problème est là. On s’amuse entre nous à pointer l’autre du doigt, alors que les autres ignorent les règles du jeu, ignorent le jeu lui-même.</p>
<p>Avec la rapidité à laquelle doivent sortir les informations à présent, on ne pense qu’à synthétiser. Mais à force de synthétiser, on ne communique plus rien. Il est extrêmement difficile de comprendre les retombées du budget sans aller faire un tour dans les archives, sans lire une dizaine d’excellents articles, sans un ami en économie pour vulgariser le tout… sans être éduqué à ce monde d’adultes dans lequel nous sommes inévitablement propulsés dès l’âge majeur. Et à force de méconnaître cet univers, nous nous inventons le nôtre, dans lequel nous nous isolons. Et on perd notre liberté. D’autres parleront à notre place; et ils le feront mieux que nous.</p>
<p>Pour atteindre l’équilibre budgétaire de 2014, on dirait qu’une étape a été sautée, celle des explications. Le financement des tableaux interactifs symbolise et sert de bon exemple de cette nouvelle façon de faire qui consiste à s’outiller avant de comprendre le rôle de l’outil. 240 millions de dollars dans des tableaux interactifs avant la formation des professeurs à la technologie. Tout cet argent plutôt que de réparer le toit des écoles (voir «Nos écoles tombent en ruine» de l’émission Enjeux à Radio-Canada).</p>
<p>Liberté d’expression, oui; mais la liberté se manifeste surtout à travers le droit de vote. Aux prochaines élections, si vous n’êtes pas satisfait, inscrivez-vous et remettez un vote blanc. Avant de voter, on aimerait comprendre pour qui on vote.</p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Cause toujours</title>
		<link>http://www.delitfrancais.com/2011/03/15/cause-toujours/</link>
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		<pubDate>Tue, 15 Mar 2011 17:44:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mai Anh Tran-Ho</dc:creator>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[frais de scolarité]]></category>
		<category><![CDATA[journalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Manifestation]]></category>
		<category><![CDATA[nouveaux médias]]></category>
		<category><![CDATA[transparence]]></category>
		<category><![CDATA[Twitter]]></category>

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		<description><![CDATA[L’endettement des étudiants demeure une préoccupation majeure. J’étais contente de voir tant de personnes se réunir ce samedi pour marcher ensemble pour dire un mécontentement commun, mais après avoir lu ce qu’on en dit, mon enthousiasme a baissé.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>De l’information</strong></p>
<p>À midi, 50 000 personnes selon les organisateurs se sont retrouvés place du Canada pour protester contre la privatisation des services publics, et notamment une hausse des frais de scolarité dont on ignore encore l’ampleur et l’échéance et la mise en place d’une «taxe santé» qui atteindra 200 dollars par personne en 2012. Mon objectif ici n’est pas tant de prendre position pour ou contre ces hausses, mais de jeter un regard critique sur la couverture qu’on a fait de cet événement.</p>
<div class="media-credit-container aligncenter" style="width: 605px"><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/Edito1.jpg"><img class="size-large wp-image-7311" title="Edito" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/Edito1-595x585.jpg" alt="" width="595" height="585" /></a><span class="media-credit"><a href="http://www.delitfrancais.com/author/matthieu-santerre/">Matthieu Santerre</a> | Le Délit</span></div>
<p>Je ne veux pas ouvrir le débat inutile de savoir le nombre exact de manifestants; il sera toujours trop petit pour certains, et bien assez grand pour d’autres. Pour y avoir assisté, je dirai seulement que c’est le nombre que fait ben du monde rassemblé sur trois blocs d’immeubles du centre-ville. Je ne veux pas non plus parler des rumeurs qui avancent que la CSN (Confédération des Syndicats nationaux) aurait payé cinquante dollars à quelques personnes pour qu’elles soient de la partie, ou que la FAÉCUM (Fédération des Associations étudiantes de l’Université de Montréal) aurait loué des autobus (certains disent quatre) pour faciliter le transport aux étudiants qui désiraient manifester. Non, ces propos semblent négligeables face à la position qu’un doit prendre quant à la problématique du futur des services publics, et plus concrètement du futur des frais de scolarité. Ce qui m’embête quand j’écoute les discours, quand je lis les articles ou que je lis les commentaires sur Internet, c’est le manque de rigueur, le manque d’informations et la polarisation.</p>
<p>Deux clans s’affrontent: soit on est contre la hausse et la privatisation des services publics, et taxé de «chialeur» ou de «porteur de pancartes» (comme l’écrivent certains sur le blogue de Gilbert Lavoie sur <em>cyberpresse.ca</em>), soit on est pour la hausse et accusé d’égoïsme et d’endetter les jeunes. J’oublie un troisième groupe, celui des «ni pour, ni contre» qui espèrent qu’on ne leur posera jamais la question, car ils ne sauraient quoi répondre, ceux qui sont bien contents tant que leur petit monde va bien. Peut-on vraiment leur en vouloir? Ce n’est pas grâce aux médias qu’on peut réellement comprendre la situation. Chaque acteur propose ses données; on reprend des chiffres par-ci, d’autres par-là, certains lancent des statistiques; et puis il faut que le lecteur fasse le tri dans tout ça? qu’il vérifie les sources? On doit bien se douter qu’ils sont nombreux à ne pas tant se poser de questions.</p>
<p>La Fédération des chambres de commerce du Québec soutient que les droits de scolarité comptent pour 12,7% des recettes totales des universités au Québec, c’est plus de 10% de moins qu’ailleurs au pays. Les universités s’appauvrissent, la qualité des cours est aussi à la baisse, les chargés de cours sont sous-payés. Tout le monde s’appauvrit apparemment; il faut agir. Toutefois, dans ce système, il y a une contrepartie: la réforme du système des prêts et bourses, et si les gens manifestent et manifestaient ce samedi, c’est parce qu’ils veulent s’assurer que ce sera fait. Ils n’accordent plus leur confiance au gouvernement; ils craignent qu’on n’entende pas les cris et les pleurs de certains, que le gouvernement n’en profitera que pour diminuer son aide aux universités.</p>
<p>Avant de trouver une vraie solution, il faudrait d’abord s’entendre sur les chiffres, sur les objectifs et cesser de vouloir plus fort que le voisin, sans l’avoir écouté. Il faut éduquer. Et c’est pourquoi il faudrait une meilleure couverture des événements. De nouvelles informations, plutôt que les mêmes données qu’on nous ressasse sans cesse, qu’on ne comprend pas davantage, et auxquelles on est devenu sourd.</p>
<p><strong>De la transparence sur Twitter</strong></p>
<p>On m’a reproché ce samedi d’utiliser le compte Twitter du <em>Délit</em> (@DelitFrancais) pour couvrir la marche des étudiants de l’Université McGill et la manifestation. On m’a même accusée de manquer d’éthique journalistique et d’utiliser le journal comme levier personnel. En quoi couvrir cet événement, d’ampleur provinciale, à laquelle participaient des étudiants de l’université, et en tant que journal étudiant de McGill, me servait moi, personnellement? Ma seule allégeance est au journal, à la couverture de sujets qui concernent les étudiants, pour le meilleur et pour le pire. Par ailleurs, si ce n’est pas la place d’un journal de prendre position, alors j’en connais un bon nombre qui peuvent arrêter de publier.</p>
<p>J’en consens, mon premier tweet («Contre la hausse des frais de scolarité? On se rassemble devant l’édifice de l’AÉUM, 3480 McTavish, à 11h30! Le Délit sera de la marche») était ambigu et peut sembler être en faveur de la manifestation, mais il ne voulait qu’annoncer le rendez-vous qu’avait fixé la VP aux affaires externes de l’Association étudiante, et annoncer que <em>Le Délit</em> suivrait les étudiants à la manifestation. J’ai même précisé que je serai l’auteure des tweets et que ni la manif, ni la hausse des frais de scolarité ne font consensus au sein du conseil de rédaction. Que l’on attaque mes tweets, en majorité des photos, qui ne rapportaient que ceux qui étaient présents et ce qui se passait en questionnant ma neutralité et mes visées est symptomatique d’un climat malsain dans lequel le jeu, la malice, l’emporte sur la raison et le bien collectif. Garder quelque chose sous silence, c’est aussi manquer de neutralité. Par la suite, Qu’on m’accuse alors de cacher mes intentions, alors qu’on est associé (de près ou de loin) au Parti libéral du Québec me surprend. Après la lecture de l’article «Utilisation anonyme de Twitter par le PLQ: un problème moral, selon les spécialistes» de Paul Journet dans <em>La Presse</em>, je me dis que c’est peut-être un jeu auquel je ne suis pas encore initiée? Je ne nie pas que l’utilisateur (dont je protège l’anonymat ici, mais qu’il est bien facile de retrouver sur notre twitter) a droit à son opinion, mais le fait qu’il ne précise pas ses affiliations est «une stratégie pour tromper les lecteurs [en montrant] qu’un citoyen ordinaire approuve les décisions du gouvernement» (Thierry Giasson, chercheur principal au Groupe de recherche en communication politique de l’Université Laval).</p>
<p>On réprouve ma couverture de la manifestation. «Une tempête dans un verre d’eau»? Oui. Mais si on intimide le peu de gens qui couvrent des événements d’opposition (que ce soit contre le gouvernement libéral de Jean Charest ou contre Quebecor), c’est là que la démocratie tombe.</p>
<p>«La dictature, c’est “ferme ta gueule” et la démocratie, c’est “cause toujours”» disait Jean-Louis Barrault. Qu’on laisse les gens s’exprimer. Merci.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Un journal sans journalistes et sans informations</title>
		<link>http://www.delitfrancais.com/2011/03/08/un-journal-sans-journalistes-et-sans-informations/</link>
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		<pubDate>Tue, 08 Mar 2011 14:50:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mai Anh Tran-Ho</dc:creator>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[24H]]></category>
		<category><![CDATA[CSN]]></category>
		<category><![CDATA[Journal de Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[journalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Local]]></category>
		<category><![CDATA[lock-out]]></category>
		<category><![CDATA[Métro]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>

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		<description><![CDATA[Quebecor étend ses tentacules. Vous avez peut-être remarqué que le journal gratuit Métro ne se trouve plus dans les stations de métro, mais qu’il est distribué à l’extérieur, devant les portes, dans le froid?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Et qu’on a remplacé les anciens présentoirs par de nouveaux supports, remplis d’exemplaires du quotidien <em>24H</em>?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><div class="media-credit-container aligncenter" style="width: 605px"><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/Edito.jpg"><img class="size-large wp-image-7004" title="Edito" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/Edito-595x332.jpg" alt="" width="595" height="332" /></a><span class="media-credit"><a href="http://www.delitfrancais.com/author/matthieu-santerre/">Matthieu Santerre</a> | Le Délit</span></div>&nbsp;</p>
<p>Hé bien oui, <em>Métro </em>a été lock-outé des métros. Bon, mis à part le mauvais jeu de mots, la réalité est tout de même bien réelle. Il ne faut pas être un génie des statistiques pour prédire que le nombre de lecteurs du quotidien sera à la baisse après ce changement logistique, et que ceux du <em>24H </em>augmentera. Le matin, pressés, encore endormis, on préfère quand même aller chercher soi-même, à côté des tourniquets, le journal qui nous tiendra au courant des dernières nouvelles avec des gros titres, plutôt que de prendre celui que nous donne un employé trop enthousiaste.</p>
<p>Alors que le 1er mars, les 200 syndiqués du <em>Journal de Montréal </em>ont appris que la dernière offre patronale avait été acceptée par RDI par voie Twitter, on peut dire que les nouvelles qui se propagent le font bien plus à 140 caractères.</p>
<p>Ce qui m’effraie dans tout ça, c’est que ce petit changement <em>Métro</em>-<em>24H </em>semble être inoffensif, mais il ne l’est pas. C’est par des petits gestes comme ceux-ci que le futur de l’information s’éteint. Si on pense pouvoir comprendre ce qui se passe avec des gros titres et des nouvelles résumées&#8230; on se met vraiment le doigt dans l’œil jusqu’au coude!</p>
<p>Allez chercher le <em>Métro</em>, saluez celui ou celle qui vous le donnera, partagez vos opinions! C’est ainsi que le lecteur, le citoyen, pourra remanier l’information sans informations dont on nous gave.</p>
<p>Dans le même sens, assurez-vous que les enjeux de votre campus soient bien pris en compte en votant pour les prochains membres de l’assocation étudiante sur <a href="http://ovs.ssmu.mcgill.ca">ovs.ssmu.mcgill.ca</a> (<a href="http://www.delitfrancais.com/2011/03/08/elections-aeum">entrevues avec les candidats</a>) avant 17h ce vendredi. Ou encore, participez à la couverture de ces enjeux soient couverts et offrez une tribune aux étudiants en contribuant au journal! Posez votre candidature pour les prochaines élections pour le conseil éditorial du <em>Délit</em> le 16 mars.</p>
<p>Questions et candidatures:</p>
<p><a href="http://www.delitfrancais.com/elections">delitfrancais.com/elections</a>.</p>
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