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	<title>Archives des Éditorial - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
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	<item>
		<title>Au revoir!</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2026/03/25/au-revoir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Eugénie St-Pierre]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Mar 2026 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cette semaine marque la dernière édition du semestre – déjà. Ça passe vite, huit éditions! Cette année, comme toutes les années depuis 1977, Le Délit a travaillé fort pour vous offrir une couverture au plus près de vous ; de vos enjeux, de ce qui vous intéresse, de ce qui vous touche et de ce&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2026/03/25/au-revoir/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Au revoir!</span></a></p>
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<p class="has-drop-cap">Cette semaine marque la dernière édition du semestre – déjà. Ça passe vite, huit éditions! Cette année, comme toutes les années depuis 1977, <em>Le Délit</em> a travaillé fort pour vous offrir une couverture au plus près de vous ; de vos enjeux, de ce qui vous intéresse, de ce qui vous touche et de ce qui vous fâche. En tant que journal étudiant, nous restons toujours bien conscients de notre mandat : produire du contenu pertinent, en français, pour tout le corps étudiant. Cela signifie, malheureusement, qu’on ne peut pas toujours parler de tout – 12 pages, c’est bien peu pour tout ce qu’on aimerait écrire.</p>



<p>Une des forces du <em>Délit</em> est sa constante évolution. Chaque semestre, de jeunes recrues intègrent l’équipe, et de vieux sages (nos <em>super seniors</em>) se lancent dans d’autres aventures. Ce renouvellement permet au journal de ne jamais stagner. S’il y a une chose que les journalistes du <em>Délit</em> font sans arrêt – à part écrire, éditer et trouver des sujets d’articles – c’est penser à toutes les manières possibles d’améliorer le journal. <em>Le Délit</em> est un travail d’équipe dont vous faites déjà partie. Il va sans dire que vous êtes les bienvenus à sauter le pas et à rejoindre l’équipe à l’automne.</p>



<p>Une presse libre et indépendante est un élément essentiel à un campus démocratique. Un journal qui interpelle et ressemble à ses lecteurs est essentiel à une communauté étudiante. Bien qu’on ne puisse pas mesurer exactement l’ampleur de l’influence du <em>Délit</em>, et que c’est parfois une tâche ingrate que d’écrire sans reconnaissance immédiate, on donne le meilleur de nous-mêmes à chaque édition, sans exception.</p>



<p><em>Le Délit </em>est fier de la place qu’il occupe dans la communauté francophone de l’Université McGill. Et pas seulement pour les 20 % d’étudiants francophones, mais aussi pour tous ceux qui nous lisent pour pratiquer leur français, ou même ceux qui utilisent nos éditions pour décorer les murs de leur appartement. C’est un privilège d’occuper une place, aussi petite soit-elle, dans vos quotidiens.</p>



<p>On arrive déjà à la fin de l’éditorial. Ça passe vite, un édito! Blague à part, merci d’avoir lu <em>Le Délit</em> cette année, ou d’avoir admiré nos couvertures, même si c’était en y déposant vos bottes mouillées dans le bâtiment Birks. Sachez que rien ne nous fait plus plaisir que d’entendre vos réactions – compliments comme critiques – à propos de notre travail. Engagez-vous! On se retrouve au mois d’août.</p>



<p></p>
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		<title>Ce que nous devons&#160;aux femmes</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2026/03/18/ce-que-nous-devons-aux-femmes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Eugénie St-Pierre]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Mar 2026 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
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		<category><![CDATA[combat]]></category>
		<category><![CDATA[droits des femmes]]></category>
		<category><![CDATA[femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Journée internationale des droits des femmes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Votre entourage, en tant qu’étudiantes et étudiants de l’Université McGill, est peut-être composé en majorité de personnes qui se revendiquent comme féministes. Certaines le sont, d’autres le prétendent, mais relativement rares sont les McGillois qui refusent ouvertement le féminisme. Sur le campus, il s’agit à tout le moins d’un sujet de conversation – cela constitue&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2026/03/18/ce-que-nous-devons-aux-femmes/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Ce que nous devons&#160;aux femmes</span></a></p>
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<p class="has-drop-cap">Votre entourage, en tant qu’étudiantes et étudiants de l’Université McGill, est peut-être composé en majorité de personnes qui se revendiquent comme féministes. Certaines le sont, d’autres le prétendent, mais relativement rares sont les McGillois qui refusent ouvertement le féminisme. Sur le campus, il s’agit à tout le moins d’un sujet de conversation – cela constitue un privilège considérable, qui ne reflète en rien la réalité à l’échelle québécoise, canadienne, encore moins à l’échelle internationale. Ce privilège risque toutefois d’entretenir l’illusion selon laquelle le combat pour les droits des femmes appartient désormais au passé. Il est facile, depuis notre position, de se demander pourquoi <em>Le Délit</em> choisirait de dédier son édition spéciale du semestre aux droits des femmes. </p>



<p>Parce que rien n’est encore véritablement acquis. Les droits pour lesquels plusieurs générations de féministes se sont battues pourraient toujours être révoqués, au gré des opinions changeantes de nos politiciens. De <em>leurs</em> politiciens, plutôt – car trop souvent encore, ce sont des assemblées majoritairement masculines qui légifèrent sur le corps et la vie des femmes. Il suffit de regarder du côté des États-Unis pour comprendre à quel point les droits des femmes sont précaires. Depuis l’annulation de l’arrêt Roe v. Wade en 2022, le droit à l’avortement n’est plus garanti par la Constitution américaine. Cette décision a conduit quatorze États des États-Unis à l’interdire presque complètement. Par ailleurs, leur président actuel, Donald Trump, était déjà visé par plusieurs accusations d’agression sexuelle quand il a été élu en 2016 – sans mentionner sa <a href="https://www.ledevoir.com/monde/etats-unis/828427/condamnation-5-millions-trump-suite-verdict-abus-sexuel" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">condamnation</a> en 2024, ou les allégations plus récentes qu’on trouve dans le dossier Epstein. Visiblement, cela n’affectait en rien le vote des électeurs américains. Et on se demande pourquoi les femmes sont en colère.</p>



<p>On n’est jamais véritablement à l’abri, même avec des politiciens bien intentionnés. Simon Jolin-Barrette, ministre de la Justice du Québec, mettait lui aussi en péril le droit à l’avortement au début de l’année. En promettant de l’inscrire dans la future Constitution québécoise, il ouvrait la porte à des contestations juridiques par des groupes anti-choix. Son idée n’aboutira pas, sous la pression de groupes de femmes, du Barreau et du corps médical, mais le constat reste le même ; les politiciens continuent de débattre et de légiférer sur le corps des femmes en faisant la sourde oreille à leurs demandes. </p>



<p>La situation québécoise est, sans aucun doute, enviable à l’échelle internationale. Il existe encore de nombreux pays où les femmes ne peuvent pas ouvrir de compte bancaire en leur nom propre, bénéficier d’une éducation, ni quitter leur foyer sans la permission d’un tuteur masculin. Mais rien n’empêche un retournement de situation, comme celui que les États-Unis subissent actuellement. En page 9, Catherine se penche justement sur les violences à caractère sexuel dans un contexte québécois, et sur le peu d’importance que le gouvernement leur accorde encore aujourd’hui. </p>



<p>La Journée internationale des droits des femmes est donc, avant tout, un rappel qu’il faut rester vigilant. Ce n’est pas parce qu’il existe pire ailleurs que l’on doit renoncer à critiquer ce qui persiste ici. </p>



<p>Pour naviguer dans une société qui demeure indubitablement sexiste, il faut être résolument et inconditionnellement féministe. Il ne suffit pas de ne pas être misogyne, ou de souhaiter vaguement l’égalité des genres. L’écrivain français La Rochefoucauld écrivait que la plupart des trahisons se font par « faiblesse ». Refuser de se dire féministe, ou se contenter d’un féminisme passif, revient bel et bien à trahir les femmes de son entourage. Je vous encourage donc à ne pas être faibles, et à refuser la complaisance que vous permet vos privilèges.</p>



<p>À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes du 8 mars, <em>Le Délit</em> est fier de dédier son édition spéciale du semestre à toutes celles qui s’identifient comme femmes. Avec quelques jours de retard, peut-être – mais ce n’est pas parce que la journée est passée que les réflexions qui l’entourent doivent prendre fin. Cette édition se veut tout autant un appel à la vigilance qu’un hommage aux femmes, à tout ce qu’elles ont accompli, à tout ce qu’on leur doit. </p>



<p>Nous vous invitons, entre autres, à vous interroger sur la place des femmes en Iran (page 5), à vous pencher sur la culture des régimes (page 8), à découvrir les recommandations d’autrices de l’équipe (page 16) et à en apprendre davantage sur la misandrie dans la culture (page 19).</p>



<p>Bonne lecture!</p>
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		<title>Le Mois de l’histoire des Noirs</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2026/02/18/le-mois-de-lhistoire-des-noirs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Eugénie St-Pierre]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Feb 2026 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[Mois de l’Histoire des Noir·e·s]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À l’Université McGill, le Mois de l’histoire des Noirs n’est célébré officiellement que depuis 2017 – tardivement, pourrait-on dire – alors même qu’il s’agit d’une commémoration nécessaire, hier comme aujourd’hui, et qu’elle existe depuis 1978. En tant qu’étudiants universitaires, nous disposons d’une chance que beaucoup n’ont pas : nous avons une multitude de ressources à&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2026/02/18/le-mois-de-lhistoire-des-noirs/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Le Mois de l’histoire des Noirs</span></a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">À l’Université McGill, le Mois de l’histoire des Noirs n’est célébré officiellement que depuis 2017 – tardivement, pourrait-on dire – alors même qu’il s’agit d’une commémoration nécessaire, hier comme aujourd’hui, et qu’elle existe depuis 1978. </p>



<p>En tant qu’étudiants universitaires, nous disposons d’une chance que beaucoup n’ont pas : nous avons une multitude de ressources à portée de main. Des ressources qui nous permettent de célébrer le Mois de l’histoire des Noirs en bonne et due forme. Je vous encourage, en ce mois de février, à saisir cette chance. Les bibliothèques et les bases de données auxquelles McGill vous donne accès sont pleines d’ouvrages, d’archives et de travaux de recherche. À cela s’ajoutent les nombreuses activités proposées par la ville de Montréal, les musées et McGill en lien avec le Mois de l’histoire des Noirs. L’information est plus qu’accessible. Il suffit de faire le premier pas ; c’est peu demander.</p>



<p>Le Mois de l’histoire des Noirs représente ainsi une opportunité collective de s’informer sur notre passé, d’apprendre à connaître la société d’hier pour mieux comprendre celle d’aujourd’hui. Si vous ne savez pas par où commencer, je vous propose de regarder d’abord autour de vous. L’Université McGill – sans surprise – a été le cadre d’événements historiques, tant positifs que profondément négatifs, pour la communauté noire. Son fondateur, James McGill, était propriétaire d’esclaves, dont les noms de Sarah, Jack (ou Jacques), Marie-Louise et Marie Potamiane figurent dans les archives ; l’existence d’un jeune garçon autochtone non nommé y est également documentée. Pendant longtemps, McGill a refusé de mettre en lumière cette réalité historique. <a href="https://www.mcgill.ca/about/who-was-james-mcgill" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Elle reconnaît aujourd’hui</a> que la fortune ayant contribué à sa fondation provenait en partie de l’implication de James McGill dans le système économique colonial et l’esclavage atlantique, grâce aux protestations du corps étudiant.</p>



<p>S’intéresser à l’histoire de l’institution où l’on étudie, c’est aussi réfléchir à la place que l’on y occupe. En explorant cette histoire, vous apprendrez, par exemple, que la première personne noire à obtenir un diplôme de médecine au Canada, William Wright, l’a reçu à l’Université McGill en 1848. Vous découvrirez le nom de Juanita Corinne DeShield, première femme noire canadienne diplômée de McGill en 1936, ainsi que celui de Neville Linton, premier rédacteur en chef noir d’un média étudiant, le <em>McGill Daily</em>, en 1957. Vous saurez également que la première association noire à McGill, la <em>British West Indian Society</em>, a été fondée en 1940. Vous découvrirez une longue histoire de résistance et de résilience de la communauté noire dans un milieu qui lui était profondément inhospitalier. Aujourd’hui, c’est le <em>Black Student Network</em> (BSN) qui rassemble les étudiants noirs de l’Université. Selon un sondage démographique, les étudiants noirs représentaient <a href="https://www.mcgill.ca/senate/files/senate/09_d20-59_student_demographic_survey.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">4,6 %</a> du corps étudiant en 2021. Leur contribution à la vie culturelle, intellectuelle et politique a façonné l’identité de l’institution et continue de le faire.</p>



<p><em>Le Délit </em>vous propose cette semaine, entre autres, d’en apprendre davantage sur la communauté noire de Petite-Bourgogne et sur le sort que l’urbanisme lui a réservée (page 8) ; de réfléchir à l’impact de la représentation des personnes noires au cinéma (page 10) et à la nécessité de la prise de position (page 7) ; enfin, de découvrir, dans la section culture, le film <em>À nos futurs ancêtres</em> (page 14).</p>



<p>Je vous invite à profiter du Mois de l’histoire des Noirs pour remettre en question vos biais et privilèges, et approfondir vos connaissances en la matière, tout en gardant en tête que le devoir de mémoire n’est aucunement confiné au mois de février – il n’en est que le point de départ.</p>



<p></p>
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		<item>
		<title>Le début de « Coin queer »</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2026/02/04/le-debut-de-coin-queer/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Eugénie St-Pierre]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2026 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[2elgbtqi+]]></category>
		<category><![CDATA[2slgbtqia+]]></category>
		<category><![CDATA[queer]]></category>
		<category><![CDATA[section tournante]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un journal étudiant vit au rythme de celles et ceux qui le lisent. Au Délit, la section tournante a pour but de permettre au journal de se renouveler et de répondre aux besoins changeants des étudiants et étudiantes de McGill. Au cours des dernières années, Le Délit a eu le plaisir d’accueillir différentes sections tournantes,&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2026/02/04/le-debut-de-coin-queer/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Le début de « Coin queer »</span></a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Un journal étudiant vit au rythme de celles et ceux qui le lisent. Au <em>Délit</em>, la section tournante a pour but de permettre au journal de se renouveler et de répondre aux besoins changeants des étudiants et étudiantes de McGill. Au cours des dernières années, <em>Le Délit </em>a eu le plaisir d’accueillir différentes sections tournantes, dont « Au féminin », « Environnement », « Bien-être » et « Omnivore ». Il est désormais temps pour le journal d’orienter son regard vers la communauté 2ELGBTQI+, à travers sa nouvelle section intitulée « Coin queer ». Chaque semaine, Sixtine vous invitera à découvrir un aspect de l’histoire de la communauté, sa représentation, son impact sur la culture populaire et sa présence à Montréal.</p>



<p>Ce choix de section tournante n’a rien d’anodin. D’après un <a href="https://www.mcgill.ca/senate/files/senate/09_d20-59_student_demographic_survey.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">sondage démographique</a> mené par l’Université McGill au printemps 2021, 21,9 % de la population étudiante s’identifie comme membre de la communauté 2ELGBTQI+. En témoignent les nombreuses associations étudiantes destinées à la population queer de McGill. Queer McGill, par exemple, gère et promeut plusieurs services à Montréal, tandis que certaines facultés – notamment celle de droit (<em>McGill OutLaw</em>), de génie (<em>Queer Engineer</em>) et de médecine (<em>HealthQueer Professionals</em>) – possèdent leurs propres associations. L’<em>Union for Gender Empowerment </em>(UGE), organisation mcgilloise, est responsable du <em>Trans Patient Union</em>, qui défend et aide les patients transgenres et non binaires dans leur navigation des soins médicaux à Montréal.</p>



<p>Cette liste est loin d’être exhaustive – et surtout, ne signifie pas que l’Université McGill a terminé le travail de valorisation et de soutien de la communauté queer. Loin de là. La lutte étudiante en cours depuis le début du 20<em>e </em>siècle n’est pas près de prendre fin.</p>



<p>À l’occasion de l’écriture de cet éditorial, je me suis plongée dans les archives de l’Université McGill pour en apprendre plus sur celles et ceux qui ont façonné l’institution que nous connaissons aujourd’hui. J’ai appris que Gerts, notre bar étudiant, <a href="https://airtable.com/apptSAju1uUEdBdq3/shrQuc0db9IBIWKhX/tbl9ZpbTTUbXwBZbp/viwXDLJJXXKcha32u/recQBNVBAF0NVYoOX/fldI8f1OZmXKp1WBG/att28lH3499EOhQZO" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">a été fondé et fréquenté</a> principalement par des hommes homosexuels au début des années 90 ; son nom est inspiré de Gertrude Stein, icône lesbienne de la littérature américaine.</p>



<p>J’ai appris que, dans les années 70, <em>Gay McGill </em>(prédécesseur de Queer McGill) organisait des danses dans le centre universitaire – le même bâtiment qui accueille aujourd’hui les bureaux du <em>Délit</em>. « <em>L’événement a permis aux personnes homosexuelles de se réunir de manière informelle et de discuter en dehors du cadre souvent aliénant et oppressant des établissements commerciaux destinés à la communauté homosexuelle</em> (<em>tdlr</em>) », lit-on à propos de la toute première danse en 1972 dans l’article <a href="https://airtable.com/apptSAju1uUEdBdq3/shrQuc0db9IBIWKhX/tbl9ZpbTTUbXwBZbp/viwXDLJJXXKcha32u/recIwghpdEofpfvAW/fldI8f1OZmXKp1WBG/attSu0dm38OAjMrPc" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">« <em>La danse gaie fut un succès </em>»</a> du <em>McGill Daily</em>.</p>



<p>J’ai appris l’existence de <em><a href="https://airtable.com/apptSAju1uUEdBdq3/shrQuc0db9IBIWKhX/tbl9ZpbTTUbXwBZbp/viwXDLJJXXKcha32u/rec7sUtJ5WOB8R75s/fldI8f1OZmXKp1WBG/attnvtD4YWf9RgOM9" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Queery</a></em>, revue publiée par Queer McGill pendant les années 90 et 2000, ainsi que de <em>QueerLine</em>, service téléphonique qui opère depuis les années 2000. Pendant que les bénévoles répondaient aux appels téléphoniques, ils écrivaient des notes pour eux-mêmes et entre eux dans un « <a href="https://airtable.com/apptSAju1uUEdBdq3/shrQuc0db9IBIWKhX/tbl9ZpbTTUbXwBZbp/viwXDLJJXXKcha32u/recnyvOCMoFs08ZNw/fldI8f1OZmXKp1WBG/att6JeEI0L2KKkCcV" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">livre de conversation</a> ». Une bénévole du service téléphonique y témoigne en 2003 avoir reçu son « <em>tout premier appel </em>» : « <em>Je me sens vraiment bien. C’est tellement incroyable de savoir que, pendant que nous sommes assis ici sur le canapé à attendre que le téléphone sonne, quelqu’un cherche le courage d’appeler. </em>»</p>



<p>L’histoire de la communauté 2ELGBTQI+ à McGill en est une de joie, d’amitié et de résilience, mais aussi de résistance active contre les mesures de l’administration. Le corps étudiant mcgillois s’est mobilisé pour une <a href="https://airtable.com/apptSAju1uUEdBdq3/shrQuc0db9IBIWKhX/tbl9ZpbTTUbXwBZbp/viwXDLJJXXKcha32u/recnMFiYVzv5arWmQ/fldI8f1OZmXKp1WBG/attZCuZMyKFU9vPDI" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">politique d’appui contre le sida</a>, s’est battu afin que les couples homosexuels bénéficient d’un <a href="https://airtable.com/apptSAju1uUEdBdq3/shrQuc0db9IBIWKhX/tbl9ZpbTTUbXwBZbp/viwXDLJJXXKcha32u/recgHSzM1blh5m2aK/fldI8f1OZmXKp1WBG/att0vLdjEo1yCc445" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">régime de retraite et d’autres avantages sociaux</a> et a défendu les professeurs <a href="https://airtable.com/apptSAju1uUEdBdq3/shrQuc0db9IBIWKhX/tbl9ZpbTTUbXwBZbp/viwXDLJJXXKcha32u/recJ67m1M5JQ2bO2l" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">victimes de discrimination de la part de l’administration</a>.</p>



<p>Aujourd’hui, la lutte pour la communauté 2ELGBTQI+ demeure tout aussi pertinente. Face aux mesures discriminatoires de l’administration Trump et au recul des droits des personnes queer dans de nombreux pays, on prend pleinement conscience de la fragilité des acquis des dernières décennies. En page 9, Sixtine nous invite par ailleurs à explorer un état des lieux des droits des personnes 2ELGBTQI+ à travers le monde.</p>



<p>Mais en tant que journal étudiant, <em>Le Délit </em>a la responsabilité de faire plus que relayer l’inquiétude. La section « Coin queer » a pour ambition d’ouvrir un espace de lucidité et de joie. L’appartenance à la communauté 2ELGBTQI+, son histoire, sa culture et ses références méritent d’être célébrées, et racontées autrement que dans l’urgence et l’angoisse. Parce que les sujets importants ont le droit d’être ludiques, eux aussi.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2026/02/04/le-debut-de-coin-queer/" data-wpel-link="internal">Le début de « Coin queer »</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le Délit, par et pour vous</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2026/01/14/le-delit-par-et-pour-vous/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Eugénie St-Pierre]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Jan 2026 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[2026]]></category>
		<category><![CDATA[Nouvelle année]]></category>
		<category><![CDATA[vie universitaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une nouvelle année civile débute et, avec elle, une nouvelle session du Délit. Pour la plupart des étudiants et étudiantes, l’arrivée de la nouvelle année précipite toutes sortes de changements ; un nouvel appartement, de nouvelles résolutions, de nouveaux cours, ou encore de nouveaux amis. Un retour parfois brutal, parfois doux, à la réalité universitaire&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2026/01/14/le-delit-par-et-pour-vous/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text"><em>Le Délit</em>, par et pour vous</span></a></p>
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<p class="has-drop-cap">Une nouvelle année civile débute et, avec elle, une nouvelle session du <em>Délit</em>. Pour la plupart des étudiants et étudiantes, l’arrivée de la nouvelle année précipite toutes sortes de changements ; un nouvel appartement, de nouvelles résolutions, de nouveaux cours, ou encore de nouveaux amis. Un retour parfois brutal, parfois doux, à la réalité universitaire après quelques semaines de sursis. </p>



<p><em>Le Délit</em>, lui non plus, n’est pas épargné par ce mouvement. Ce semestre, le conseil éditorial dit au revoir à plusieurs de ses membres pour en accueillir de nouveaux. À chaque renouvellement d’équipe, <em>Le Délit </em>se transforme légèrement, lui aussi. Chaque éditeur et éditrice qui passe par le journal l’imprègne d’une part de sa personnalité. C’est d’ailleurs pour cette raison que <em>Le Délit</em> possède une « section tournante », modelée au fil des semestres par les intérêts et les ambitions des membres du journal. L’automne dernier, cette section s’intéressait aux enjeux liés à l’alimentation à travers la section « Omnivore ». Il est désormais temps de renouveler la section tournante – et, pourquoi pas, de l’écrire avec vous! </p>



<p>Si <em>Le Délit </em>évolue, son mandat reste toutefois inchangé : offrir aux étudiants et étudiantes francophones un espace d’information, mais aussi de dialogue. Chaque semaine, l’équipe du journal s’efforce de proposer à la population étudiante de l’Université McGill une couverture attentive des événements du campus, de la ville et des enjeux sociaux et culturels qui la touchent de près. Depuis 1977, c’est-à-dire presque 50 ans, <em>Le Délit</em> est la voix de la communauté francophone de McGill. Tiré chaque semaine à 3 500 exemplaires et disponible gratuitement à l’entrée de tous les bâtiments de l’Université, ainsi que dans quelques cafés montréalais, <em>Le Délit</em> est votre journal : nous écrivons sur vous, pour vous et avec vous.</p>



<p>La vie universitaire peut parfois être solitaire, et ce sentiment se fait souvent plus présent au retour de plusieurs semaines passées auprès de ses proches. On regagne le campus en janvier, sous le poids de la neige, du froid et des échéances qui s’accumulent ; on retrouve ses habitudes et ses lieux familiers, mais avec un regard légèrement différent. On sous-estime trop souvent l’importance de la communauté dans nos vies. Pourtant, appartenir à un groupe où l’on se reconnaît et où l’on se sent à sa place est essentiel. Pour les membres du conseil éditorial, <em>Le Délit</em> est justement cela : une communauté. Et cette communauté est aussi la vôtre. Le journal ne pourrait exister sans son lectorat, sans celles et ceux qui le lisent, le questionnent et le font vivre. Alors, pourquoi ne pas franchir le pas ce semestre et contribuer directement au journal? Que ce soit par une illustration, une photographie ou un article sur un sujet qui vous touche, vous avez votre place dans nos pages. Une belle résolution pour l’année 2026. </p>



<p>Au nom de toute l’équipe, j’aimerais souhaiter à notre lectorat une très belle année. J’espère que vous prendrez soin de vous et de vos proches, que vous accomplirez vos projets, et que vous serez patients avec vous-mêmes s’ils n’avancent pas toujours comme prévu. Et j’espère, plus que tout, vous voir nombreux et nombreuses dans les bureaux de la rédaction en 2026.</p>
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		<title>La pensée, créatrice du récit</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/11/26/la-pensee-creatrice-du-recit/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[L&#39;équipe du Délit]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Nov 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[récit]]></category>
		<category><![CDATA[storytelling]]></category>
		<category><![CDATA[the mcgill daily]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Par nature, et pour sa survie même, l’humain a eu besoin de communiquer ses idées, d’informer les autres et de transmettre son expérience. Les récits, qu’ils soient oraux ou écrits, sont nés de ce besoin inné de créer des liens. Ils servent à préserver les connaissances au fil des générations, à renforcer les normes sociales&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2025/11/26/la-pensee-creatrice-du-recit/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">La pensée, créatrice du récit</span></a></p>
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<p class="has-drop-cap">Par nature, et pour sa survie même, l’humain a eu besoin de communiquer ses idées, d’informer les autres et de transmettre son expérience. Les récits, qu’ils soient oraux ou écrits, sont nés de ce besoin inné de créer des liens. Ils servent à préserver les connaissances au fil des générations, à renforcer les normes sociales et à diffuser l’expression humaine.</p>



<p>Avant l’avènement de l’écriture, les premiers humains laissaient des peintures rupestres pour conserver leurs souvenirs sous forme matérielle. Les civilisations, de l’Antiquité à l’ère moderne, ont connu des périodes de prospérité et de déclin en fonction de leurs mythes fondateurs, qui leur ont souvent survécu.</p>



<p>Pour les Premières Nations de l’île de la Tortue, les récits constituent de véritables repères. Ces communautés, dans le passé comme aujourd’hui, se sont construites autour d’histoires de résilience et de spiritualité. Les gardiens du savoir autochtone enseignent des leçons morales, des savoir-faire essentiels à la survie et racontent des histoires transmises dans les langues ancestrales, liant étroitement les nouvelles générations à celles qui les ont précédées.</p>



<p>Cet échange ne serait pas possible sans les valeurs communes de respect cultivées par l’art de l’écoute et de l’échange mutuel. Il faut de la patience et de la confiance non seulement pour partager son histoire, mais aussi pour écouter celles des autres sans préjugés.</p>



<p>Aujourd’hui, les réseaux sociaux nous permettent de raconter, écouter, et partager des histoires beaucoup plus facilement et massivement que dans le passé. Nos téléphones nous donnent accès à un monde numérique aux données infinies, où l’information est inlassablement renouvelée.</p>



<p>Lorsque la parole se libère, de nouveaux récits émergent. En quelques clics, on se plonge dans une nouvelle réalité, celle qui touche et conditionne la vie d’individus de l’autre côté de la planète. Les petits créateurs et les artistes indépendants peuvent dorénavant diffuser leurs œuvres et histoires sans intermédiaire. Un espace ouvert se crée : ce qui était autrefois local devient mondial.</p>



<p>Plus que de simples amplificateurs de voix, les réseaux sociaux défient les narratifs dominants. Il devient désormais possible de mettre des visages sur les phrases et les chiffres. Le torrent d’information et les innombrables récits personnels qui sont à notre disposition nous placent devant des responsabilités simples, mais fondamentales: s’informer et nuancer.</p>



<p>Cependant, il serait naïf de croire que la parole authentique a été totalement libérée. Les conteurs ont du mal à cultiver un environnement où ils peuvent s’exprimer authentiquement. La domination des médias par les grandes entreprises isole les écrivains jusqu’au point où leur créativité est minimisée. Les médias contemporains sont largement dominés par les relances (« <em>reboots </em>»), les écrivains et les scénaristes ne sont plus suffisamment payés, et la microgestion des maisons de disques sur leurs artistes les dessaisit de leur métier.</p>



<p>Ces aspects ne sont pas des éléments isolés, mais les symptômes d’une crise à plus grande échelle. Bien que la création et l’accessibilité aux récits soient plus démocratisées que jamais, l’esprit culturel est toujours sous l’emprise de l’intérêt des plus puissants. L’art du récit est oublié : l’esthétique de la consommation devient leur seule et unique valeur. Au cinéma, comme dans la littérature, toute la beauté de la fiction ne devient qu’une autre poursuite de la gratification immédiate, nos sous jetés dans le puits à souhaits du capitalisme pour un rêve vendu à prix réduit. L’intelligence artificielle est devenue l’incarnation de ce processus ; le sacrifice de la raison d’être en faveur du profit. On a dénaturé le véritable objectif des récits. Ils ne constituent plus les annales de notre existence collective, destinées à être racontées, retenues et préservées pour les générations à venir.</p>



<p>Qui sait ce que demain apportera? Dans une ère où l’intelligence artificielle est omniprésente, où la polarisation politique est croissante, et où la démocratie recule, le récit peut prendre deux directions : celle de la destruction, du populisme, et de la haine ou celle de la préservation, du partage, de l’histoire et de la mémoire.</p>



<p>Dans un monde plus connecté que jamais, les interactions humaines semblent être au plus bas. Il en va de notre responsabilité générationnelle de reprendre les choses en main. Alors, arrêtons-nous un instant, et prenons le temps de partager, de discuter, de rire, de pleurer, de douter et d’être en désaccord.</p>
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		<title>Enfance(s)</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/11/05/enfances/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[L'Équipe Éditoriale]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Nov 2025 21:14:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[âge]]></category>
		<category><![CDATA[enfance]]></category>
		<category><![CDATA[grandir]]></category>
		<category><![CDATA[journée mondiale de l'enfance]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cette semaine, Le Délit vous invite à retomber un peu en enfance. À l’occasion de la Journée mondiale de l’enfance, qui aura lieu le 20 novembre, l’équipe vous propose une édition spéciale sur cette période fondatrice. Des premiers mots aux premiers pas, des premières amitiés aux premiers chagrins, l’enfance dessine les contours de notre identité.&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2025/11/05/enfances/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Enfance(s)</span></a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Cette semaine, <em>Le Délit</em> vous invite à retomber un peu en enfance. À l’occasion de la Journée mondiale de l’enfance, qui aura lieu le 20 novembre, l’équipe vous propose une édition spéciale sur cette période fondatrice. </p>



<p>Des premiers mots aux premiers pas, des premières amitiés aux premiers chagrins, l’enfance dessine les contours de notre identité. Chaque épreuve ou frustration à laquelle se heurte un enfant peut s’avérer structurante pour l’adulte qu’il deviendra. Qui ne se souvient pas d’un refus de ses parents devant l’achat d’une glace, d’une chute dans la cour de récréation, ou d’une frayeur devant un dessin animé pourtant destiné aux enfants (oui, on parle bien de Coraline)? L’enfance est le terrain de l’expérimentation, de l’apprentissage ; on pardonne tout aux enfants, toutes les erreurs et tous les gros mots. Mais ce laissez-passer n’est pas éternel. </p>



<p>Au fil des années, les contraintes s’accumulent : l’université, les premiers emplois, le loyer, les impôts. Les responsabilités nous éloignent petit à petit de la légèreté, qui se transforme en nostalgie. </p>



<p>Pour autant, le passage à l’âge adulte ne se décrète pas du jour au lendemain. On continue souvent à se sentir comme un enfant qui joue à être grand, de manière plus ou moins convaincante. Et pour se rassurer, on revient à nos petits rituels : un plat d’enfance, un film familier, une chanson connue, ou un coup de fil à notre mère quand quelque chose va mal. </p>



<p>Bien qu’on ait parfois envie de le laisser derrière nous, notre enfant intérieur ne nous quitte jamais vraiment. Et soyons clair, ce n’est pas nécessairement une mauvaise chose! Être enfant, c’est garder une innocence face au monde, un désir de mieux le comprendre, et une croyance indélébile que le meilleur est à venir. Finalement, l’étudiant aguerri, c’est celui qui parvient à cultiver cette part d’enfance en lui, et qui a gardé ce désir d’apprendre et de rendre le monde meilleur.</p>



<p>Il ne faut pourtant pas penser l’enfance comme un long fleuve tranquille ; pour beaucoup, c’est aussi une période de défis et d’épreuves majeures. Derrière les généralités de l’innocence et de l’insouciance se cachent des réalités plurielles. Les enfants sont eux aussi vulnérables aux aléas de la vie, et sont d’ailleurs les premières victimes des crises humanitaires, climatiques et sécuritaires. </p>



<p>Avoir une enfance, c’est aussi un privilège. L’idée même de l’enfant innocent a émergé dans des pays privilégiés où l’on a la chance de s’accorder l’oisiveté. Lorsqu’on grandit sous les bombes, le ciel n’inspire pas le rêve et l’infini, et plutôt la peur. Lorsqu’on grandit le ventre vide, on espère moins rendre le monde meilleur que pouvoir travailler pour nourrir les siens. </p>



<p>Cette édition aspire donc à dresser le portrait de l’enfance dans toutes ses dimensions, en abordant autant sa beauté que les épreuves qu’elle comporte. Malgré nos enfances différentes et nos difficultés personnelles, l’enfance a une portée commune pour chacun de nous : elle compose qui nous avons été, qui nous sommes, et qui nous serons à l’avenir.</p>
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		<item>
		<title>Bonne rentrée !</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/09/01/bonne-rentree/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[L&#39;équipe du Délit]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Sep 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[editorial]]></category>
		<category><![CDATA[etudiants]]></category>
		<category><![CDATA[rentree scolaire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour celles et ceux qui ne nous connaissent pas encore, et qui découvrent chaque jour un peu plus la vie universitaire, le journal que vous tenez dans vos mains est une belle introduction aux années qui vous attendent. Depuis 1977, c’est-à-dire bientôt 50 ans, Le Délit est la voix de la communauté francophone de McGill.&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2025/09/01/bonne-rentree/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Bonne rentrée !</span></a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Pour celles et ceux qui ne nous connaissent pas encore, et qui découvrent chaque jour un peu plus la vie universitaire, le journal que vous tenez dans vos mains est une belle introduction aux années qui vous attendent.</p>



<p>Depuis 1977, c’est-à-dire bientôt 50 ans, <em>Le Délit</em> est la voix de la communauté francophone de McGill. Tiré chaque semaine à 3 500 exemplaires et disponible gratuitement à l’entrée de tous les bâtiments de l’université et dans quelques cafés de Montréal, on s’adresse aux étudiants qui s’intéressent au monde qui les entourent.</p>



<p>Chaque semaine, <em>Le Délit</em> vous propose un bout de l’actualité du campus, de Montréal, ou du monde, qu’elle soit d’ordre associative, universitaire, culturelle ou encore politique. Parmi cette diversité des sujets, une chose ne changera jamais : notre attachement à la langue française. Parce que oui, <em>Le Délit</em>, c’est avant tout le bastion de la langue française à McGill, qui défend le droit des francophones à s’exprimer et à dialoguer comme bon leur semble.</p>



<p>Le dialogue, justement.</p>



<p>Dans son ambition de promouvoir un débat ouvert et équilibré sur le campus,<em> Le Délit </em>est ouvert chaque semaine aux contributions des étudiants : si vous souhaitez prendre la parole et vous exprimer sur un sujet qui vous tient à cœur, et que vous pensez qu’il peut animer un débat, emparez vous d’un stylo, la sous-section Opinion est à vous! Antoine vous invite d’ailleurs à faire cela, en page 8 de cette édition.</p>



<p>Votre participation potentielle au journal ne se limite d’ailleurs pas à des articles d’opinion. Pour les journalistes en devenir qui étudient à McGill – qui ne propose d’ailleurs pas de formation en journalisme – <em>Le Délit</em> saura occuper ce rôle sur le campus. </p>



<p>Un événement près de chez vous, une manifestation sur le campus, ou une nouvelle pièce de théâtre? Contactez-nous, écrivez votre premier article, et entrez dans le monde de la presse!</p>



<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Un son n’est pas un mot</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/04/02/un-son-nest-pas-un-mot/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vincent Maraval]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Apr 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[éditorial]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>S’il y a bien un terme à la mode ces dernières années, c’est « polarisation ». Il fait son apparition dans les articles de journaux, au sein de l’Assemblée nationale, sur nos campus universitaires et parfois même autour de la table familiale. Son utilisation est loin d’être déraisonnable : en effet, les tensions qui habitent&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2025/04/02/un-son-nest-pas-un-mot/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Un son n’est pas un mot</span></a></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/04/02/un-son-nest-pas-un-mot/" data-wpel-link="internal">Un son n’est pas un mot</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">S’il y a bien un terme à la mode ces dernières années, c’est « polarisation ». Il fait son apparition dans les articles de journaux, au sein de l’Assemblée nationale, sur nos campus universitaires et parfois même autour de la table familiale. Son utilisation est loin d’être déraisonnable : en effet, les tensions qui habitent les débats dans l’espace public sont telles qu’il semble parfois impossible d’éviter d’être poussé vers un pôle ou l’autre. Il est devenu aberrant et incongru de ne pas avoir de parti pris. Être désolé pour la guerre, où qu’elle soit, n’est plus suffisant : il faut absolument choisir son camp et le défendre farouchement. « Et toi, pour qui es-tu dans la guerre? » Être en désaccord avec une politique, quoi qu’elle vise, ne peut pas se conjuguer sans une attaque personnelle au parti qui en fait la promotion. « Si le gouvernement coupe l’immigration, c’est parce qu’il est xénophobe. »</p>



<p>Le phénomène de polarisation n’est pas entièrement méprisable ou sordide pour autant. Lorsque les dirigeants nous inspirent davantage la méfiance que la confiance, qu’on entend des déclarations qui s’attaquent à notre identité, ou qu’on est les témoins quotidiens d’images atroces de crimes de guerre, comment ne pas réagir viscéralement? Se lever, dénoncer ces injustices, faire connaître à ceux qui souffrent mon soutien : <em>lever ma voix</em>… n’est-ce pas la seule réaction à avoir?</p>



<p>Inconditionnellement, rester silencieux dans une telle situation, c’est laisser l’autre s’exprimer au détriment de mes idées. Pourtant, si lutter contre les injustices n’est pas controversé, mais bien souhaitable, il demeure essentiel d’en définir la méthode : « parler fort », ce n’est pas « dire vrai ». La polarisation oublie ce précepte. Certains associent, à tort, la force de leur voix à la pertinence de leurs propos. Être polarisé, c’est vouloir faire entendre ses hurlements idéologiques pour enterrer la raison du débat en collectivité. Trop souvent, on oublie que parler trop fort nous empêche d’écouter.</p>



<p>La polarisation est tout le contraire du dialogue. Elle ordonne : « Écoute-moi! », plutôt que d’accueillir, « Je t’écoute ». Elle renferme, « Tu es ceci », plutôt que de s’ouvrir, « Qui es-tu? ». Elle tente de convaincre, « Tu devrais », plutôt que de comprendre, « Que devrais-je? ». Si la polarisation est si attrayante, et le dialogue si difficile, c’est bien pour l’humilité que ce dernier demande. Il demande de reconnaître que je ne suis pas le seul à souffrir d’injustices, que je peux moi aussi être un oppresseur pour autrui, et que ceux à qui je m’adresse ont droit à la même dignité humaine que moi, <a href="https://www.un.org/fr/global-issues/human-rights" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">peu importe leurs idées</a>. Le dialogue est pourtant peut-être le seul moyen de lutter contre cette polarisation.</p>



<p>Parlons ici d’un vrai dialogue, et non pas d’une querelle ou d’une dispute. D’un dialogue où j’accepte d’être silencieux, de laisser l’autre s’exprimer en retenant mes rétorques, pour l’écouter dans l’espoir que lui soit silencieux et m’écoute à son tour. D’un dialogue où l’écoute ne se fait non pas en ruminant mes idées dans l’attente de mon tour de parler, mais bien dans une tentative authentique de compréhension de ce qui m’est communiqué. Non, écouter un argument opposé, ce n’est pas trahir ses idées. Et oui, participer honnêtement au dialogue est difficile. Intérieurement, un grand effort est nécessaire alors que toutes sortes d’émotions sont suscitées et ne demandent qu’à nous voir agir en leur nom. Si ces émotions sont bien souvent justifiées et ne doivent pas être négligées, agir impulsivement en raison de ce bouillonnement interne est souvent une entrave au dialogue.</p>



<p>Parlons ici aussi d’un dialogue avec notre interlocuteur dans sa personne, et non pas celui qu’on vit par le biais des commentateurs politiques. Ne substituons pas celui devant nous avec l’image qui nous est faite de lui par ce que nous consommons dans les médias. Au contraire, écoutons-le malgré ces images et substituons-les par celle de notre interlocuteur.</p>



<p>Dans ce climat de polarisation croissante, l’éducation supérieure peut être une solution. Elle peut nous fournir une manière d’avancer, et de se constituer avec humilité une opinion consciente sur les enjeux de société. Elle nous apprend à raisonner en nous basant sur des faits, à nuancer nos propos, et à défier les prémisses et principes mêmes de nos champs d’études. Elle nous pousse à creuser en profondeur les sources de problèmes, qui sont souvent bien plus complexes qu’elles n’en ont l’air. Elle nous expose à des théories et des idées parfois différentes des nôtres. Combien sommes-nous à avoir commencé McGill avec une certaine conception de notre champ d’études, pour en sortir avec une conception radicalement différente? L’université est, et se doit de rester un espace où les idées peuvent circuler et entrer en dialogue. Si nous-mêmes, membres de l’université, sommes polarisés au sein de cet espace, comment pouvons-nous espérer trouver autre chose ailleurs?</p>



<p>La polarisation est parmi nous. Elle nous affecte tous. Maintenant, face à ce constat : que devons-nous faire? Que pouvons-nous faire? Une première étape dans le processus de guérison social semble s’imposer à nous : avoir l’humilité de se poser les question « Suis-je de ceux qui contribuent à cette polarisation? » et « Qu’ai-je à perdre d’être plus à l’écoute? ».</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Francophones sans frontières</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/03/19/francophones-sans-frontieres/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vincent Maraval]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Mar 2025 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[edito]]></category>
		<category><![CDATA[francophonie]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.delitfrancais.com/?p=57743</guid>

					<description><![CDATA[<p>Au cours de son histoire, Le Délit a effectué des changements à sa structure, à ses manières d’opérer, ou encore dans le contenu qu’il produisait. Si une chose n’a jamais changé au Délit depuis sa fondation en 1977, c’est son amour irréductible pour la langue française. En tant qu’unique journal francophone de l’Université McGill, Le&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2025/03/19/francophones-sans-frontieres/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Francophones sans frontières</span></a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Au cours de son histoire, <em>Le</em> <em>Délit</em> a effectué des changements à sa structure, à ses manières d’opérer, ou encore dans le contenu qu’il produisait. Si une chose n’a jamais changé au Délit depuis sa fondation en 1977, c’est son amour irréductible pour la langue française. En tant qu’unique journal francophone de l’Université McGill, <em>Le Délit</em> exerce chaque semaine <a href="https://docs.google.com/document/d/1yMQwRE5Xl2ovfO47iLGAfIhj-rSHtBtCiJSe7WCc6ns/edit?fbclid=IwAR2tgNYRpDHYMAwIaFWHlHhZOoM1raRH5QZdTsufWqySUl3Q6B-gcnmmOHM&amp;tab=t.0" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">un mandat clair</a> : donner une voix à la communauté francophone de l’Université McGill et faire rayonner la langue française sur le campus. Ce jeudi 20 mars, nous fêterons la Journée internationale de la Francophonie, afin non seulement de souligner la richesse de la plus belle langue du monde, mais aussi de célébrer la culture québécoise, fondamentalement francophone. Cette journée nous donne l’occasion de mettre en avant les interrogations et les enjeux qui habitent la communauté francophone de McGill, notamment en matière de politique linguistique, d’enseignement et d’immigration.</p>



<p>L’enseignement supérieur a été au cœur de la politique linguistique du Québec dans la dernière décennie, et de manière encore plus probante au courant des deux dernières années. Afin de préserver la langue française, le gouvernement a mis en place un plan d’action visant à réguler le flux d’étudiants étrangers. À ce sujet, la province mène le combat sur deux fronts : une incitation aux étudiants francophones à venir étudier au Québec, et un découragement à ceux qui ne le sont pas. Du côté de la carotte, Québec a signé des ententes de mobilité étudiante avec <a href="https://www.mrif.gouv.qc.ca/Document/Engagements/2015-02.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">la France</a> en 2015 et <a href="http://www.mrif.gouv.qc.ca/Document/Engagements/2018-06.pdf" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">la Belgique</a> en 2018, permettant aux étudiants de ces pays de venir étudier au Québec avec des traitements préférentiels, notamment pour des frais de scolarité bien moins élevés que les autres étudiants internationaux. Le bâton, lui, est venu l’année passée, lorsque le gouvernement de François Legault a pris des mesures strictes contre les universités anglophones du Québec en <a href="https://www.delitfrancais.com/2023/11/01/engagement-etudiant-montreal/" data-wpel-link="internal">augmentant considérablement</a> les frais de scolarité des étudiants canadiens anglophones provenant d’autres provinces. Cette décision a déjà des conséquences importantes sur notre université, qui a annoncé devoir faire <a href="https://www.lapresse.ca/actualites/education/2025-02-10/l-universite-mcgill-annonce-des-coupes-en-reponse-aux-nouvelles-politiques-du-quebec.php" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">des coupes budgétaires</a> majeures le 10 février dernier.</p>



<p>D’une certaine manière, la politique du gouvernement a fonctionné : si les universités anglophones du Québec ont d’abord exprimé leur mécontentement, elles se sont <a href="https://www.montrealgazette.com/news/article750840.html" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">finalement pliées aux demandes du gouvernement</a>. Dès 2025–2026, <a href="https://www.quebec.ca/gouvernement/ministere/langue-francaise/publications/plan-langue-francaise" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">80% des étudiants non québécois</a> devront atteindre un niveau intermédiaire de français oral au terme de leurs études, et McGill commence déjà à ajuster le tir pour que ses étudiants répondent à ces exigences.</p>



<p><strong>La francophonie : plus que ça!</strong></p>



<p>Vouloir préserver la francophonie en augmentant le nombre d’étudiants francophones dans les universités québécoises est une politique qui doit être mise de l’avant. Cependant, nous sommes de l’avis qu’elle ne va pas assez loin. Si cette mesure a bénéficié à de nombreux étudiants français et belges (dont plusieurs éditeurs du Délit et moi-même font partie), elle exclut une grande partie de la francophonie. Oui, la francophonie ne se limite pas à la Belgique et la France, qui représentent à eux deux bien moins de 100 millions de locuteurs. La francophonie, c’est <a href="https://www.francophonie.org/qui-sommes-nous-5" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">321 millions de locuteurs</a> sur cinq continents différents, et près de 60 % de ces derniers <a href="https://www.mlfmonde.org/tribunes/la-langue-francaise-dans-le-monde/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">vivent en Afrique</a> et au Proche-Orient. Si l’objectif premier de la politique linguistique du Québec pour l’enseignement supérieur est d’encourager la venue d’étudiants francophones, les mesures actuelles ne le reflètent pas de manière complètement intègre.</p>



<p>Pour réellement inciter sans discrimination la venue d’étudiants francophone, une mesure optimale accorderait des tarifs préférentiels à tout détenteur d’un diplôme d’étude secondaire de langue française, comme le baccalauréat français (qui n’est pas passé qu’en France), l’examen national du Sénégal ou encore le baccalauréat algérien. Cela diminuerait l’importance de la diplomatie ou de la nationalité, et refocaliserait la politique de préservation linguistique québécoise sur son essence : la langue française.</p>



<p>Le 16 mars dernier, à la suite d’un entretien avec le nouveau premier ministre Mark Carney, François Legault a considéré dans <a href="https://www.instagram.com/p/DHReGUpREZB/?img_index=1" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">une publication sur Instagram</a> que la « réduction du nombre d’immigrants temporaires au Québec » était un « enjeu vital » pour la province, et une mesure nécessaire pour « protéger l’avenir du français ». Ces commentaires de la part du premier ministre québécois méritent d’être adressés en deux temps. Premièrement, l’immigration temporaire n’est néfaste au français que dans la mesure où c’est une majorité anglophone qui la constitue. Deuxièmement, l’immigration temporaire francophone, au contraire, serait bénéfique pour l’avenir de la langue officielle. Soyons clair, l’enjeu ici n’est pas celui de l’immigration, mais bien celui de la langue. Bien que les deux soient reliés, il convient de savoir mettre de l’ordre dans ses priorités. La politique linguistique est ce qui doit influencer la politique migratoire, et non l’inverse.</p>



<p>La question de la préservation de la langue française est complexe et notre éditorial ne vise pas à lui donner une solution. En revanche, il est indéniable que l’immigration peut être une avenue de préservation pour la langue française au Québec. Il faut pour cela ouvrir les yeux sur la réelle diversité que représente la francophonie, qui fait la richesse de bien d’autres nations que le Québec, la France ou la Belgique. La survie de la francophonie québécoise est un combat pour lequel le Québec ne peut se permettre de renier de précieux alliés sur la seule base de leur origine! Le thème du dernier sommet de la francophonie était : « Créer, innover et entreprendre en Français ». Le gouvernement québécois devrait utiliser cet esprit d’innovation et repenser ses politiques d’enseignement supérieur et d’immigration, afin de réellement s’ouvrir aux richesses de la francophonie.</p>
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		<title>Nouvel élan : lancement de la section Bien-être</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2025/01/22/nouvel-elan-lancement-de-la-section-bien-etre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vincent Maraval]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Jan 2025 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[bien-etre]]></category>
		<category><![CDATA[éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[étudiant]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Aborder des sujets qui touchent à la vie quotidienne des étudiant·e·s mcgillois·e·s.</p>
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<p class="has-drop-cap">Fin octobre, l’équipe du Délit a eu l’occasion de traiter la question du choix dans une <a href="https://issuu.com/delitfrancais/docs/ld_20241030" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">édition spéciale</a> dédiée au sujet. Nous avions conclu dans <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/10/30/pourquoi-le-choix/" data-wpel-link="internal">notre éditorial</a> que les choix individuels, au-delà de simples décisions, sont des moments précis, des changements de direction, où chacun réaffirme ses préférences, ses ambitions, et par conséquent, son identité. </p>



<p>Le début d’une année marque souvent une période de remise en question, où chacun·e fait des choix décisifs afin d’ajuster sa propre trajectoire. Ces changements de direction peuvent s’exprimer par l’adoption de nouvelles habitudes, d’une nouvelle discipline sportive, par un changement de fréquentations amicales, amoureuses, ou bien encore par une réorientation académique. Ces choix de vie ne sont pas à regretter, puisqu’ils constituent ce que nous deviendrons in fine. <em>Le Délit</em> n’a pas été épargné par cette remise en question en ce début d’année. L’équipe s’est elle aussi posée des questions sur ses ambitions, sa manière de couvrir l’actualité, et sur sa pratique du journalisme en général.</p>



<p>Au <em>Délit</em>, la section tournante a pour but premier de laisser au journal la capacité de se renouveler, de changer de direction, et de répondre aux besoins changeants des étudiant·e·s de McGill. Elle a pour but d’être un espace de créativité journalistique libre pour les étudiant·e·s et éditeur·rice·s qui souhaitent mettre en lumière une nouvelle facette de la francophonie, de la vie étudiante montréalaise, et de la société québécoise dans son ensemble. Au cours des dernières années, <em>Le Délit </em>a eu le plaisir d’abriter différentes sections tournantes, dont <a href="https://www.delitfrancais.com/category/philosophie/" data-wpel-link="internal">Philosophie</a>, <a href="https://www.delitfrancais.com/category/vie-nocturne/" data-wpel-link="internal">Vie Nocturne</a>, <a href="https://www.delitfrancais.com/category/aufeminin/" data-wpel-link="internal">Au Féminin</a>, et dernièrement <a href="https://www.delitfrancais.com/category/environnement/" data-wpel-link="internal">Environnement</a>.</p>



<p>Après une année riche en articles autant captivants que diversifiés, la section Environnement, menée avec brio par Juliette et Adèle, tire aujourd’hui sa révérence pour faire place à une nouvelle rubrique : Bien-être. Si cette édition marque la fin d’un chapitre mémorable du <em>Délit</em>, elle ouvre simultanément la voie vers une nouvelle étape de l’évolution du journal, et une manière innovante de produire du contenu pour notre lectorat ; pour vous, les étudiant·e·s de McGill.</p>



<p>Déjà au cours de la dernière année, <em>Le Délit</em> s’est intéressé au sujet du Bien-être. Nous avons traité de multiples enjeux, comme <a href="https://www.delitfrancais.com/2023/10/25/linsecurite-alimentaire-a-mcgill/" data-wpel-link="internal">l’insécurité alimentaire</a>, <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/11/06/quand-lanxiete-academique-sinstalle/" data-wpel-link="internal">l’anxiété académique</a>, le<a href="https://www.delitfrancais.com/2024/03/20/varsity-passion-sous-pression/" data-wpel-link="internal"> stress subi par les étudiants-athlètes de McGill</a>, ainsi que<a href="https://www.delitfrancais.com/2024/02/07/ce-qui-ne-va-pas/" data-wpel-link="internal"> le mal-être que vivent les étudiantes noires</a> dans le système scolaire. Et nous ne nous sommes pas arrêté·e·s là. L’équipe a aussi travaillé dur pour mettre en avant quelques astuces que les étudiant·e·s peuvent appliquer pour améliorer leur qualité de vie. Nous vous avons notamment partagé des <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/10/09/recettes-vegetariennes/" data-wpel-link="internal">recettes de cuisine</a>, des <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/03/27/rendre-le-monde-indisponible/" data-wpel-link="internal">réflexions sur le but réel des études</a>, ou encore, la semaine passée, une vision positive de la <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/01/15/ma-vieille-amie-la-depression-saisonniere/" data-wpel-link="internal">dépression hivernale</a>. Vous l’aurez compris, ce n’est pas la première fois que <em>Le Délit </em>aborde le thème du bien-être, mais nous avons jugé qu’il était désormais temps de traiter <a href="https://www.delitfrancais.com/category/bienetre/" data-wpel-link="internal">ce sujet</a>, qui concerne chacun et chacune d’entre nous au quotidien, plus explicitement, et plus profondément.</p>



<p>Dès aujourd’hui, Adèle et Layla vous livreront chaque semaine de nouveaux récits et des retours d’expérience sur le bien-être, la santé mentale et la santé physique. Loin d’avoir la prétention ni la capacité de vous fournir des « conseils santé »,<em> Le Délit</em> souhaite à travers cette nouvelle section laisser la place et la parole aux ressentis des étudiant·e·s, et profiter des spécialistes présent·e·s à l’Université pour aborder des sujets qui touchent à la vie quotidienne des étudiant·e·s mcgillois·e·s. Des sujets qui nous concernent toutes et tous, mais qui restent pourtant peu abordés, voire même tabous : questions d’anxiété, de sommeil, d’alimentation, ou encore de sexualité.</p>



<p>Cette édition marque donc le début d’un nouveau chapitre au <em>Délit</em>, à travers lequel le journal souhaite se rapprocher de son lectorat en couvrant des questions qui interpellent plus directement les étudiant·e·s mcgillois·e·s. Des articles écrits par des étudiant·e·s, à propos des étudiant·e·s, et pour les étudiant·e·s. <em>Le Délit</em> vous dit donc à très bientôt, et bonne lecture.</p>



<p><em>Tous les articles mentionnés dans cet éditorial sont à retrouver sur notre site internet!</em></p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2025/01/22/nouvel-elan-lancement-de-la-section-bien-etre/" data-wpel-link="internal">Nouvel élan : lancement de la section Bien-être</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Pourquoi : Chez nous</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/11/27/pourquoi-chez-nous/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[L&#39;équipe du Délit]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Nov 2024 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[chez nous]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le semestre touche à sa fin et pour nombreux d’entre nous à McGill, il est enfin temps de retrouver nos amis proches, notre famille et notre foyer. En tant qu’étudiants qui se sentent parfois coincés entre deux villes, deux provinces ou même deux continents, nous nous demandons souvent : qu’est-ce qu’être à la maison? Où&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2024/11/27/pourquoi-chez-nous/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Pourquoi : Chez nous</span></a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Le semestre touche à sa fin et pour nombreux d’entre nous à McGill, il est enfin temps de retrouver nos amis proches, notre famille et notre foyer. En tant qu’étudiants qui se sentent parfois coincés entre deux villes, deux provinces ou même deux continents, nous nous demandons souvent : qu’est-ce qu’être à la maison? Où nous sentons-nous chez nous? S’agit-il de souvenirs de famille ou d’enfance? Est-ce un lieu ou une communauté? Pour notre dernière édition de l’année, <em>The Daily </em>et <em>Le Délit </em>vous proposent donc une édition commune sur le thème <em>Chez nous</em>, ou <em>Home </em>en anglais.</p>



<p>Traduire le mot « Home » en français sans perdre son caractère réconfortant et chaleureux n’a pas été une mince affaire. « Home » est un terme complexe qui a de multiples significations et qualités aux yeux de chaque individu ; cela en fait un thème riche à explorer dans le cadre de ce numéro spécial.</p>



<p>En français, nous avons pris la décision de traduire « Home » en « Chez nous » plutôt que « Chez soi ». Afin de rejeter une connotation d’individualité, nous avons volontairement remplacé le pronom « soi » par « nous », car nous pensons qu’un « chez-nous », aussi personnel soit-il, est quelque chose de partagé, qui se construit en communauté. Le « chez nous », souvent considéré comme un lieu physique, peut également être une communauté à laquelle on s’identifie, un groupe de personnes dont les valeurs nous correspondent, ou même un passe-temps qui nous rend profondément heureux. Peu importe ce que l’on considère comme un « chez-nous » ; tangible ou non, il s’agit d’un espace de confort, où chacun peut se retrouver. Ce « <em>safe place </em>» (<a href="https://www.delitfrancais.com/2022/11/23/les-espaces-resonnants/" data-wpel-link="internal">espace sûr</a>, <em>tdlr</em>), dans lequel vous pouvez être pleinement qui vous êtes, peut également être considéré à une échelle plus large. La société à laquelle nous appartenons, aussi imparfaite soit-elle, est, d’une certaine manière, notre « maison », notre « chez nous ». À travers ces 24 pages, nous nous interrogeons donc sur la signification du mot « home » et tentons de répondre à la question « qu’est ce que le chez-nous? »</p>



<p>Bien que tout le monde mérite un chez-soi sûr, nous reconnaissons que c’est aujourd’hui loin d’être le cas. Dans le monde, <a href="https://www.unhcr.org/media/no-escape-frontlines-climate-change-conflict-and-forced-displacement" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">120 millions</a> de personnes sont forcées de quitter leur foyer en raison de conflits, de violences, de génocides et de catastrophes climatiques. Parallèlement, le sentiment anti-immigration grandit partout en Europe et en Amérique du Nord. Avec l’élection récente de Donald Trump, <a href="https://www.migrationpolicy.org/data/unauthorized-immigrant-population/state/US" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">de nombreuses personnes</a> qui se considèrent chez eux aux États-Unis depuis des années sont désormais confrontées à une menace accrue d’être expulsées vers un endroit totalement inconnu. Au Canada, le premier ministre Justin Trudeau a récemment annoncé une <a href="https://www.bbc.com/news/articles/cd7n3rqyjqzo" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">réduction</a> du nombre d’immigrants entrant au pays. Le Québec a également <a href="https://www.cbc.ca/news/canada/montreal/quebec-puts-permanent-immigration-on-hold-1.7369019" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">suspendu</a> deux voies majeures vers la résidence permanente. Ces mesures empêcheront d’innombrables personnes de trouver un logement et de poursuivre une vie meilleure au Canada.</p>



<p>Il est essentiel de reconnaître que le Canada, où beaucoup d’entre nous ont trouvé un foyer, est construit sur le génocide et le déplacement des peuples autochtones par les colonisateurs européens et l’État canadien. L’Université McGill est également complice. Pas plus tard que la semaine dernière, un groupe de femmes Kanien’kehà:ka se sont rassemblées pour planter un pin blanc, symbole de paix pour le peuple Haudenosaunee, sur le <em>lower field </em>de McGill, situé sur des terres Kanien’kehà:ka non cédées. Les organisateurs voulaient partager les enseignements Kanien’kehà:ka sur la paix avec les peuples autochtones et non-autochtones vivant sur cette terre. La plaque de bois à côté du jeune arbre indiquait que « c<em>et arbre de la paix est un symbole de la solidarité du peuple Kanien’kehá:ka entre les étudiants de McGill et de Concordia qui ont établi un campement pacifique ici en 2024 au nom de la justice pour la Palestine et tous les peuples de notre planète (tldr) </em>». Le lendemain matin, McGill a confirmé au <em>Daily </em>que l’Université avait retiré l’arbre.</p>



<p>Du Petit Portugal au Quartier chinois en passant par le Village, Montréal est une plaque tournante pour diverses communautés, diasporas et cultures. À notre époque, se retrouver en communauté est plus important que jamais. En tant qu’étudiants, nous impliquer ainsi nous permet de jouer un rôle majeur dans l’évolution de notre chez-nous vers le monde dans lequel nous voulons vivre. En même temps, nous devons faire preuve de solidarité avec les personnes du monde entier qui se voient refuser leurs droits et lutter pour l’avenir de nos semblables et de notre planète. C’est notre « home », notre « chez-nous », et nous n’en aurons pas d’autre.</p>
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		<title>Pourquoi « Le Choix »?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/10/30/pourquoi-le-choix/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vincent Maraval]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Oct 2024 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[choix]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cette année, 4,1 milliards de personnes ont été appelées à voter (à travers des élections locales, législatives ou présidentielles) dans 68 pays, dont le Brésil, la France, le Pakistan, la Russie, le Sénégal, l’Indonésie et l’Inde, sans oublier les États membres de l’Union Européenne. Dans moins de dix jours, les États-Unis s’ajouteront à cette liste.&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2024/10/30/pourquoi-le-choix/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Pourquoi « Le Choix »?</span></a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Cette année, 4,1 milliards de personnes ont été appelées à voter (à travers des élections locales, législatives ou présidentielles) dans 68 pays, dont le Brésil, la France, le Pakistan, la Russie, le Sénégal, l’Indonésie et l’Inde, sans oublier les États membres de l’Union Européenne. Dans moins de dix jours, les États-Unis s’ajouteront à cette liste. Ces élections américaines nous invitent à redéfinir la notion du choix, non plus simplement comme un droit établi, mais comme un privilège : une liberté de disposer de notre propre corps, de définir notre identité, et de tracer notre avenir.</p>



<p>Au Canada, la démocratie est perçue comme un acquis depuis plusieurs décennies, et la possibilité de choisir – dans tous les domaines – peut nous sembler banale, ou apparaître comme une évidence. C’est un privilège que nous avons souvent tendance à sous-estimer. Dans les pages de cette édition spéciale, <em>Le Délit</em> a choisi d’explorer la question du choix, sous toutes ses facettes : Qu’est-ce que le choix? Sommes-nous réellement libres de choisir? Ces choix importent-ils?</p>



<p><strong>Le choix et sa réalité</strong></p>



<p>Si le choix est un pilier de la démocratie, il ne garantit pas pour autant que nos décisions en matière de gouvernance aient un impact réel. Dans nombre des pays évoqués plus haut, les élections ne servent souvent qu’à donner une illusion de liberté, le choix étant parfois manipulé afin de légitimer des régimes profondément totalitaires. C’est le cas en Russie, où nous avons pu observer une fois de plus cette année la traditionnelle mise en scène électorale qui prend place tous les six ans.</p>



<p>En revanche, nul besoin d’aller jusqu’en Russie pour comprendre que le choix n’est pas immuable. Même dans les sociétés dites démocratiques et libérales comme le Canada ou la France, le choix est parfois bafoué. En effet, si le droit de vote symbolise la liberté de choix dans une démocratie, il ne garantit pas pour autant que les décisions prises par les citoyens en matière de droits fondamentaux sont respectées. La question du consentement apparaît ici en filigrane, car pour qu’une démocratie soit légitime, elle doit non seulement respecter la volonté des citoyens dans l’urne, mais aussi dans les choix personnels et intimes qu’ils consentent à faire dans leur vie. L’autonomie corporelle, en particulier le droit à l’avortement, est au cœur de cet enjeux. Elle repose sur le principe que chaque individu doit pouvoir consentir librement en ce qui concerne son corps. Or, dans un contexte politique où certains élus tentent de restreindre ce droit, le choix démocratique devient un instrument de contrôle social ; les individus n’ont plus la liberté d’exercer un consentement réel, mais sont soumis à des décisions politiques qui empiètent sur leur liberté personnelle. Ainsi, le choix, censé être un pilier de la démocratie, devient alors une arme qui peut être utilisée pour contrôler des populations, et l’autonomie corporelle, un champ de bataille où se joue la liberté individuelle des citoyens.</p>



<p><strong>Le choix et l’identité</strong></p>



<p>Faire des choix correspond à questionner les plus profondes racines de notre identité : chaque choix que nous faisons, redéfinit un peu plus qui nous sommes, les valeurs que nous portons dans nos cœurs et les personnes que nous sommes amenés à devenir. C’est en quelque sorte une rencontre avec nous-même, une manière de s’apprendre, de se découvrir. Cette définition de l’identité par les choix que nous faisons s’applique aussi au Délit. Chaque semaine, l’identité du journal est remise en question lorsque nous décidons des thématiques, et de la manière dont nous allons les aborder. Nos pages témoignent donc de notre identité.</p>



<p>En tant qu’étudiant·e·s, les petits et gros choix que nous faisons au quotidien influencent parfois directement qui nous serons dans un, trois, ou cinq ans. Cela crée une anxiété qui est sans doute familière pour beaucoup d’entre nous à McGill.</p>



<p>Il est néanmoins important de ne pas oublier que quel que soit les choix que nous ayons faits (dans notre parcours académique, nos relations amicales ou encore amoureuses), qu’ils aient été bons ou mauvais, tous ont contribué à forger notre identité, et les personnes que nous sommes devenues aujourd’hui.</p>



<p><strong>Choisir de ne pas choisir</strong></p>



<p>Depuis quelques années, de nombreux sujets de politique internationale ou nationale ont marqué, clivé et polarisé les sociétés. Cela est en partie dû aux nouveaux moyens de communication et aux réseaux sociaux qui, en proposant un accès instantané (mais pas forcément qualitatif, ni factuel) à l’information, appellent simultanément à la prise de position. Ce besoin constant de se prononcer peut en submerger certain·e·s. D’un autre côté, refuser de prendre position peut sembler être une solution facile, surtout quand une position claire pourrait provoquer des conflits ou des critiques. Cependant, ne pas prendre position peut aussi être vu comme une forme de soutien indirect ; en ne s’opposant pas activement, on laisse à d’autres le soin de faire avancer la cause.</p>



<p>Il est louable, et même essentiel pour la vitalité de la démocratie, que chacun puisse se positionner et agir pour faire entendre son opinion. Mais il est tout aussi légitime de ne pas se sentir obligé de prendre position sur chaque thématique. Il est naturel de reconnaître que certains sujets nous échappent ou ne nous concernent pas directement. Si les individus jouissent de cette liberté, il en va autrement pour les États et les gouvernements. Lorsque l’humanité et l’avenir de la planète sont en jeu, ces derniers ne peuvent pas rester passifs, et choisir de ne pas choisir. </p>



<p><strong>Préserver la liberté de choisir</strong></p>



<p>Les prochaines élections américaines sont cruciales, car leurs répercussions politiques, sociales et humanitaires dépasseront largement les frontières des États-Unis. Si nous refusons de prendre parti dans ces élections parce que nous tenons à notre relative « neutralité », la rédaction du Délit rappelle néanmoins à ses lecteurs et lectrices de réfléchir à la préservation des valeurs fondamentales de liberté, d’égalité, et de respect d’autrui. Le Délit est attaché à la liberté de chacun·e de décider de son avenir et de son corps, et il est essentiel de faire des choix qui protègent cette précieuse liberté sur le long terme. </p>
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		<title>Le regard du Délit</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/08/28/le-regard-du-delit/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vincent Maraval]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Aug 2024 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[journalisme]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[rentrée]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comme chaque année depuis plus de 40 ans, la rentrée des classes est synonyme&#160;de la parution d’une nouvelle édition du Délit. Pour certains, ce sont les retrouvailles d’une publication qui les tient au courant de l’actualité du campus, pour d’autres c’est la&#160;découverte d’une vie étudiante francophone à McGill. Pour les membres du conseil éditorial, c’est&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2024/08/28/le-regard-du-delit/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Le regard du Délit</span></a></p>
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<p class="has-drop-cap"><sup> </sup>Comme chaque année depuis plus de 40<span style="color: var(--nv-text-color); font-family: var(--bodyfontfamily); font-size: var(--bodyfontsize); font-weight: var(--bodyfontweight); letter-spacing: var(--bodyletterspacing); text-transform: var(--bodytexttransform); background-color: var(--nv-site-bg);"> ans</span>, la rentrée des classes est synonyme&nbsp;de la parution d’une nouvelle édition du <em>Délit</em>. Pour certains, ce sont les retrouvailles d’une publication qui les tient au courant de l’actualité du campus, pour d’autres c’est la&nbsp;découverte d’une vie étudiante francophone à McGill. Pour les membres du conseil éditorial, c’est surtout le retour des cogitations sur le prochain article, des entrevues avec les professeurs, des échanges avec nos contributeurs et des heures passées à réécrire la même phrase. Si&nbsp;l’équipe donne autant de soi dans chaque étape&nbsp;de la rédaction, ce n’est certainement pas pour&nbsp;le salaire exorbitant que reçoivent les éditeurs. Non, l’enthousiasme de l’équipe puise ses sources&nbsp;en d’autres courants, et le premier tient de la&nbsp;responsabilité qu’ils ont à l’égard de ce qu’ont construit les éditeurs précédents. Ces personnes,&nbsp;qui, tout comme nous, y ont investi des heures et&nbsp;versé tout leur cœur. Le deuxième, elle tient de la responsabilité de contribuer à la mémoire collective&nbsp;mcgilloise, en fournissant une documentation&nbsp;vivante de ce qu’est l’Université, et son évolution.</p>



<p>L’équipe du <em>Délit </em>n’est pas simplement liée par le&nbsp;fait de produire ensemble chaque semaine, mais&nbsp;aussi par le fait de partager des habitudes, un quotidien, des idées, ainsi qu’une curiosité pour le monde qui nous entoure. Chaque éditeur et éditrice&nbsp;se révèle peu à peu être un organe indispensable au bon fonctionnement de l’organisme qu’est <em>Le Délit. </em>En revanche, cet organe ne limite pas l’éditeur simplement à son rôle dans la chaîne de production. <em>Le&nbsp;Délit </em>se veut plutôt être le médium de l’épanouissement intellectuel et culturel de chacun : si un éditeur souhaite s’informer et pousser davantage sur un sujet donné, il est libre de s’y plonger, de choisir ses articles, ainsi que les défis qui les accompagnent. C’est d’ailleurs au nom de cette idée que&nbsp;<em>Le Délit </em>détient une « section tournante », qui peut être modelée chaque semestre par les volontés et&nbsp;ambitions du conseil éditorial. Elle a d’ailleurs traité le sujet de l’environnement le semestre dernier.</p>



<p>On ne peut comprendre ce qu’est <em>Le Délit</em> qu’en le lisant dans un premier temps, et en y contribuant&nbsp;dans un deuxième. Toutefois, il convient peut-être&nbsp;de l’introduire en explicitant ce qu’est son mandat&nbsp;; ce pour quoi il existe. Certes, comme tout journal,&nbsp;<em>Le Délit </em>est un média d’information et de partage. Et en tant que journal étudiant, il est au service de la population de McGill et se concentre sur les enjeux du campus. Mais avant tout, ce pour quoi <em>Le Délit </em>existe est la langue française et tout ce qui s’y&nbsp;cache. Rappelons le premier éditorial de notre journal&nbsp;: «&nbsp;Une édition francophone ne peut avoir qu’un effet positif car elle permettra l’expression des sentiments d’une minorité culturelle en Amérique, qui&nbsp;est majoritaire au Québec. Ainsi, les anglophones&nbsp;seront à même de mieux comprendre certaines&nbsp;aspirations de leurs voisins. » Sur le campus, nous sommes la voix de ce qui est vécu en français, et nous avons le devoir de le partager avec autrui. Notre première responsabilité est d’être&nbsp;le contrepoids des pouvoirs déjà en place. Ainsi,&nbsp;nous abordons les enjeux qui touchent notre&nbsp;communauté à l’intersection de notre identité de&nbsp;francophone et d’étudiant : le but étant de poser un regard qui se distingue de la bulle anglophone&nbsp;lorsque l’administration de McGill prend une&nbsp;décision, et d’avoir une approche nuancée lors qu’il en vient à celles de l’Assemblée Nationale.</p>



<p>Si la présentation de l’information objective&nbsp;n’existe pas, <em>Le Délit </em>tente de naviguer à travers les événements du quotidien en laissant de côté&nbsp;les interprétations faussées et politisées que&nbsp;connaît notre monde. Les événements graves,&nbsp;lourds de sens et lourds de peines exacerbent chaque jour un peu plus les ressentiments et perceptions individuelles ; agir en tant que journal&nbsp;étudiant au sein de la communauté mcgilloise&nbsp;et de la société québécoise correspond donc à&nbsp;un exercice complexe et sensible, mais qui est&nbsp;également enrichissant et instructif sur l’état de&nbsp;notre monde pour nos aspirants journalistes.&nbsp;</p>



<p>Agir en tant que journal étudiant, c’est aussi&nbsp;décider ouvertement de couvrir les sujets qui nous tiennent à cœur, de porter des valeurs en&nbsp;lesquelles nous croyons et des opinions que&nbsp;nous défendons. La première est avant tout la défense du « dialogue et de l’expression de&nbsp;points de vue différents dans un contexte de respect et de reconnaissance des droits individuels et collectifs et de non-discrimination&nbsp;fondée notamment sur le genre, l’orientation&nbsp;sexuelle, l’origine raciale, les aptitudes physiques et les croyances religieuses. » Cette année, l’équipe éditoriale se donne le devoir&nbsp;de soutenir ces valeurs, et vous invite tous et toutes à participer et contribuer à cette mission si vous sentez qu’elle résonne en vous</p>
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		<title>Votez « OUI » pour la presse libre!</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/02/21/votez-oui-pourla-presse-libre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[L'équipe du Daily]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Feb 2024 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[référendum]]></category>
		<category><![CDATA[votez oui]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Maintenant plus que jamais, le journalisme étudiant a besoin de votre soutien pour rester en vie. Alors que Meta bloque les médias canadiens sur Facebook et Instagram depuis août dernier et que les coûts de production montent en flèche, nos journaux doivent déployer des efforts considérables pour poursuivre leurs activités de manière indépendante et libre.&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2024/02/21/votez-oui-pourla-presse-libre/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Votez « OUI » pour la presse libre!</span></a></p>
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<p class="has-drop-cap">Maintenant plus que jamais, le journalisme étudiant a besoin de votre soutien pour rester en vie. Alors que Meta bloque les médias canadiens sur Facebook et Instagram depuis août dernier et que les coûts de production montent en flèche, nos journaux doivent déployer des efforts considérables pour poursuivre leurs activités de manière indépendante et libre. Contrairement aux grands journaux à but lucratif, les revenus des publications<br>étudiantes indépendantes telles que les nôtres sont très limités, d’autant plus que nos journaux sont disponibles partout sur le campus gratuitement. Il serait alors impossible d’assurer la publication du <em>Délit</em> et du <em>Daily</em> sans les collaborateur·rice·s passioné·e·s, le personnel administratif dévoué et le soutien financier du corps étudiant. Le journalisme étudiant à but non-lucratif et indépendant doit survivre pour une raison : le droit à l’information. Une information qui n’est pas corrompue par les intérêts de différentes institutions financières dont nous pourrions dépendre. Notre responsabilité est envers vous, les étudiant·e·s. Afin de pouvoir poursuivre notre<br>travail, nous demandons au corps étudiant de McGill de voter « OUI » au référendum de l’hiver 2024. Notre survie en dépend, car l’étau financier se resserre autour de nos cous. Irréversiblement.</p>



<p>Du 19 au 26 février, les étudiant·e·s du campus du centre-ville de McGill auront l’occasion de voter une proposition d’augmentation des frais de la Société des publications du Daily (SPD). La SPD est un organisme indépendant à but non-lucratif, géré par les étudiant·e·s, qui supervise la publication du <em>McGill Daily</em> et du <em>Délit</em>. Un vote majoritaire entraînerait une augmentation de 1,50$ par session pour les étudiant·e·s de premier cycle, de 6,00$ à 7,50$. Pour les étudiant·e·s de deuxième cycle il s’agirait d’une augmentation et de 1,00$ ou de 0,50$<br>par session, dépendamment de leur statut.</p>



<p>La SPD n’a pas connu d’augmentation de ses revenus depuis 2010, bien que l’inflation au Canada soit d’environ 39,72% depuis cette date. Pour mettre ce chiffre en perspective, couvrir des frais de 6,00$, ce qui correspond à ce que les étudiant·e·s de McGill payent depuis 2010, nécessiterait en réalité 8,39$ en 2023. N’ayant pas reçu d’augmentation des frais tenant compte de l’inflation, les équipes éditoriales ont dû redoubler d’efforts et faire des sacrifices. Ce semestre, nous avons dû supprimer, pour la première fois, plusieurs éditions en raison du manque de moyens. L’inflation ne régressant pas, et les coûts de production augmentant peu à peu, l’augmentation des cotisations est vitale pour assurer la pérennité des deux journaux.</p>



<p>Le journalisme étudiant est essentiel au maintien d’une culture démocratique sur le campus, étant donné qu’il permet un accès libre à l’information depuis plus de 50 ans et permet à tous·tes de nourrir les débats. Le Délit, seul journal rédigé entièrement en français de McGill, fait partie de l’héritage de l’Université depuis 1977. Il a reçu de nombreux prix dans le domaine du journalisme étudiant de langue française, dont le Prix du Devoir de la presse étudiante en 2016. The <em>McGill Daily</em>, quant à lui, fait partie de l’héritage de McGill depuis plus de la moitié de l’existence de l’Université, ornant ses kiosques à journaux depuis 1911. Il compte parmi ses anciens éditeurs Léonard Cohen et Irving Layton, qui ont mené des carrières littéraires florissantes. Le travail des générations passées et présentes de collaborateur·rice·s du <em>Délit</em> et du <em>Daily</em> a abouti à la constitution d’archives inestimables sur les réalisations des étudiant·e·s, et il est impératif que nous donnions aux générations futures la possibilité de poursuivre ce travail.</p>



<p>L’augmentation des cotisations proposée entrerait en vigueur au début du semestre d’automne 2024, et elle resterait en place jusqu’à l’hiver 2028. Son succès ouvrirait de nombreuses portes pour le journalisme étudiant à McGill, et serait déterminant dans la lutte contre de nombreux défis, notamment ceux posés par le projet de<br>loi C‑18. Également connu sous le nom de Loi sur les nouvelles en ligne, le projet de loi C‑18 a conduit des entreprises telles que Google et Meta à refuser d’afficher des liens vers des nouvelles canadiennes sur leurs plateformes.</p>



<p>Le journalisme étudiant perpétue l’héritage de notre talentueux corps étudiant, et il est essentiel que nous honorions leurs réalisations en assurant l’avenir de la presse étudiante de McGill. Si vous croyez en l’importance du journalisme indépendant et libre, et souhaitez voir perdurer une plateforme qui permet à tous·tes les étudiant·e·s de faire entendre leur voix, de partager leur perspective sur l’actualité et de diffuser leurs réalisations artistiques, mais aussi si vous croyez en l’importance d’un accès libre à l’information pour tous·tes les étudiant·e·s, alors soutenez-nous. Votez « OUI » au référendum de la SPD qui se tient depuis le 19 février et se terminera le 26 février. Nous travaillons chaque semaine, sur des enquêtes, des articles d’actualité et nous vous faisons découvrir la scène culturelle montréalaise, pour que nous puissions tous·tes avoir la possibilité de comprendre notre campus et la vie montréalaise, ainsi que les enjeux qui touchent le corps étudiant.</p>



<p><em>Le Délit</em> porte en son cœur une rigueur et une passion qui se transmettent depuis 1977. Sans un résultat positif au référendum, notre travail sera de plus en plus difficile à exercer, et la pérennité de ce journal à l’importance capitale pour la représentation étudiante sur la scène médiatique montréalaise, sera peu à peu remise en cause. Au nom de la liberté de la presse, votez « OUI ».</p>



<p>Pour voter, rendez-vous au lien suivant: <a href="https://ssmu.simplyvoting.com/vote.php?mode=getBallot&amp;election=224520" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">https://ssmu.simplyvoting.com/vote.phpmode=getBallot&amp;election=224520</a></p>
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		<title>Merci Le Délit</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/02/14/merci-le-delit/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marie Prince]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Feb 2024 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[francophonie]]></category>
		<category><![CDATA[journalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Le délit]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Délit est considéré comme l’école de journalisme francophone de l’Université McGill, étant donné qu’il s’est donné pour mission d’offrir aux étudiant·e·s une formation en journalisme dans une université qui ne propose pas un tel programme. La formation acquise au sein du Délit est alors bien particulière, car les étudiants sont les seul·e·s professeur·es, et&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2024/02/14/merci-le-delit/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Merci Le Délit</span></a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap"><em>Le Délit </em>est considéré comme l’école de journalisme francophone de l’Université McGill, étant donné qu’il s’est donné pour mission d’offrir aux étudiant·e·s une formation en journalisme dans une université qui ne propose pas un tel programme. La formation acquise au sein du <em>Délit </em>est alors bien particulière, car les étudiants sont les seul·e·s professeur·es, et chacun·e apprend des autres, mais on apprend surtout de l’institution elle-même. À travers <em>Le Délit </em>se transmettent des connaissances, des règles et des principes, dont tous ceux·celles qui intègrent ses rangs peuvent bénéficier. Les réponses à nos questions se trouvent dans les archives de nos journaux, dans les documents rédigés par les rédacteur·rice·s en chef du passé et de l’expérience de nos pairs qui sont là depuis plus longtemps. <em>Le Délit </em>est une institution qui fait perdurer un savoir et une passion du journalisme, depuis 1977.</p>



<p>Alors, en cette journée de Saint-Valentin, notre déclaration d’amour s’adresse à ce journal, façonné par l’équipe et les contributeur·rice·s, pour vous les lecteur·rice·s. Pour que vous puissiez bénéficier d’une source d’information indépendante, libre, étudiante et francophone. <a href="https://www.delitfrancais.com/apropos/principes/" data-wpel-link="internal">Une presse libre et indépendante</a> est un élément indispensable d’un campus démocratique. Conscient de son influence, <em>Le Délit </em>permet de faire contrepoids aux systèmes en place. Il fait circuler l’information, avec ses engagements et sa déontologie toujours en tête. Le journal se nourrit aussi de la diversité immense des contributions qui habillent ses pages chaque semaine. Il offre à tous·tes les étudiant·e·s qui le souhaitent une plateforme pour partager leurs articles et leurs créations. Nos pages revendiquent le droit à l’information libre, à l’information qui décortique et refuse les raccourcis, et à l’information qui questionne les structures de pouvoir. Et surtout, le droit à une information qui comprend et transmet les enjeux étudiants, et qui s’engage pour leurs causes. <em>Le Délit </em>appartient à tous·tes.</p>



<p>Au-delà de son importance dans le contexte universitaire, <em>Le Délit </em>est une institution au sein de laquelle il est merveilleux de grandir et d’apprendre. Le conseil de rédaction réunit des rôles d’une grande diversité, de la photographie à la production en passant par l’édition et la correction, grâce auxquels il est possible d’acquérir des compétences techniques et créatives. Et cela, au sein d’une équipe de passionné·e·s, qui ont pour seul moteur, une croyance amoureuse et indéfectible en ce projet. Un projet ambitieux, qui vit depuis presque 50 ans de la volonté obstinée d’étudiant·e·s rêveur·euse·s à travers les générations. Au sein de notre conseil de rédaction de l’hiver 2024, on aime <em>Le Délit </em>particulièrement pour le travail d’équipe, l’amour du débat, l’esprit créatif, le respect pour chacun·e et le dévouement de tous·tes ses membres et de tous·tes ses contributeur·rice·s.</p>



<p>Ce journal est précieux, et nous lutterons ensemble pour sa pérennité. Merci au <em>Délit</em>.</p>
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		<item>
		<title>Le Mois de l’histoire des Noir·e·s</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/02/11/le-mois-de-lhistoire-des-noir%c2%b7e%c2%b7s/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marie Prince]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 Feb 2024 21:06:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[BHM]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[élèves]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[mois]]></category>
		<category><![CDATA[noir]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 1er février 2024 a marqué le lancement du Mois de l’histoire des Noir·e·s, et bien que celui-ci existe depuis 1978, il n’est célébré à McGill que depuis 2017. Cette année, Le Délit a décidé de lui dédier son édition spéciale, ainsi qu’à tous·tes les étudiant·e·s noir·e·s du campus. Le journalisme s’intègre indéniablement dans la&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2024/02/11/le-mois-de-lhistoire-des-noir%c2%b7e%c2%b7s/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Le Mois de l’histoire des Noir·e·s</span></a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le 1er février 2024 a marqué le lancement du Mois de l’histoire des Noir·e·s, et bien que celui-ci existe depuis 1978, il n’est célébré à McGill que depuis 2017. Cette année, Le Délit a décidé de lui dédier son édition spéciale, ainsi qu’à tous·tes les étudiant·e·s noir·e·s du campus. Le journalisme s’intègre indéniablement dans la structure raciale de la société québécoise, ayant une part d’influence sur la hiérarchisation raciale et les inégalités. Nous rapportons les histoires des autres, nous sommes engagé·e·s pour l’équité et déterminé·e·s à lutter contre les oppressions, mais nos identités ne peuvent pas, pour autant, disparaître de nos mots. Le manque de diversité dans le milieu du journalisme doit donc être questionné, car il participe à la perpétuation des inégalités sociales et structurelles de la société canadienne.<br>Selon une enquête menée par l’Association canadienne des journalistes (ACJ) en 2022 et rapportée par Radio-Canada, 78% des journalistes canadien·ne·s sont blanc·he·s. De surcroît, parmi dix salles de rédactions interrogées, huit ne comptaient aucun·e journaliste noir·e ou autochtone. De telles proportions dans le milieu du journalisme impacte nécessairement le type de nouvelles et de discours mis de l’avant, en plus de limiter la compréhension et l’interprétation de certaines dynamiques raciales dans la société canadienne.</p>



<p>« Tout est une question de race », car les institutions canadiennes ont été bâties sur les ruines du génocide culturel et des massacres des peuples autochtones, puis l’esclavage et l’exploitation des personnes noir·e·s. Si nous voulons comprendre les fonctionnements politique, culturel, institutionnel et économique de la société canadienne dans le but de partager avec exactitude toutes les nouvelles que nous traitons, nous ne pouvons pas nous abstenir de prendre en compte ces éléments dans les dynamiques de pouvoir. Si les structures ne changent pas, alors il est de notre devoir de promouvoir l’inclusion des journalistes noir·e·s, de questionner notre fonctionnement, notre structure, et de mettre en place des démarches actives pour faire de nos journaux des espaces qui ne reproduisent pas des schémas d’oppression, et qui osent aller à contre-courant pour apporter un peu de changement à l’ordre de notre société. Lutter pour la diversité et l’inclusion des journalistes noir·e·s est absolument nécessaire, car tous les discours se nourrissent en partie des mots diffusés par les médias. Enfin, nous croyons en la création et la valorisation de nouvelles plateformes qui favorisent la diffusion des expériences et pensées des étudiant·e·s noir·e·s, afin de proposer des alternatives qui soient des sources de pouvoir et d’émancipation. </p>



<p>Pour cette édition spéciale, nous avons ainsi eu la chance de collaborer avec le Réseau des<br>étudiant·e·s Noir·e·s de McGill (Black Students Network), une association étudiante dont l’existence est vitale au sein d’une université comptant seulement 4,6% d’étudiant·e·s noir·e·s dans sa population. Cette collaboration permet notamment au Délit d’accueillir la participation d’étudiant·e·s noir·e·s qui ont partagé avec nous leur talent et leur perspective unique. Nos pages arborent notamment des contributions artistiques tout aussi magnifiques que pertinentes. Notre couverture est l’œuvre de la talentueuse Océane Nzeyimana, étudiante en<br>première année, qui réalise des collages que vous pouvez retrouver sur son compte Instagram @ohciseaux. La dernière page accueille quant à elle les photographies et le texte de Harantxa Jean, qui propose des interprétations de peintures ou de photographies connues afin de questionner les représentations de la beauté féminine et de s’en réapproprier les codes.Avec ces collaborations, notre journal bénéficie de regards qui méritent d’être mis de l’avant bien au-delà des limites du mois de février. Nous dédions alors cette édition à tous·tes les étudiant·es noir·e·s de l’Université McGill. Le Mois de l’histoire des Noir·e·s est une occasion de célébrer les accomplissements, mais aussi de  se rappeler des inégalités profondes et structurelles auxquelles les personnes noires font face dans leur quotidien. Néanmoins, ce mois est aussi loin d’être une fin en soi. La lutte contre le racisme systémique est un combat constant, qui dépasse largement les pages de notre journal.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2024/02/11/le-mois-de-lhistoire-des-noir%c2%b7e%c2%b7s/" data-wpel-link="internal">Le Mois de l’histoire des Noir·e·s</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<item>
		<title>Aborder les fêtes différemment</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2024/01/10/aborder-les-fetes-differemment/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marie Prince]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jan 2024 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[Slider]]></category>
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		<category><![CDATA[pression sociale]]></category>
		<category><![CDATA[temps des fêtes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chaque année, le même manège nous rappelle l’état de notre vie familiale, l’état de notre vie quand le temps ralentit un peu. Les fêtes de fin d’année ancrent le mois de décembre dans ces mêmes traditions que nous répétons chaque année. Pour tous·tes, le monde se calme un peu et nous nous retrouvons dans les&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2024/01/10/aborder-les-fetes-differemment/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Aborder les fêtes différemment</span></a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Chaque année, le même manège nous rappelle l’état de notre vie familiale, l’état de notre vie quand le temps ralentit un peu. Les fêtes de fin d’année ancrent le mois de décembre dans ces mêmes traditions que nous répétons chaque année. Pour tous·tes, le monde se calme un peu et nous nous retrouvons dans les lieux de notre enfance, face aux éléments et aux personnes qui constituent ce moment que nous vivons chaque mois de décembre, matérialisant la répétition infinie des années. Le monde qui fête s’accorde sur le calme et la lenteur, nous arrêtons de travailler et retrouvons ceux et celles que nous ne voyons pas forcément pendant le reste de l’année, et qui peuvent aussi attester de notre évolution. Quelle période étrange! Elle nous oblige souvent à faire face à l’état de notre vie après tous les mois écoulés. Les traditions font du mois de décembre ce chapitre qui se répète et nous met face à notre propre évolution. Est-ce le monde qui nous entoure qui a tant changé? Ou bien, est-ce nous? Les fêtes sont souvent associées à un sentiment de mélancolie. Nous savons à quoi elles ressemblent ou à quoi elles devraient ressembler, et pourtant elles semblent intrinsèquement appartenir à une forme de passé.</p>



<p> Est-ce un hasard que les fêtes inscrivent ainsi la fin de l’année dans ce calme frénétique, comme un rite de passage parfois sacré, parfois forcé? Il s’agit pour nous d’une occasion de faire le point. Pour <em>Le Délit</em>, l’année 2023 a été marquée par le mandat de rédacteur en chef de Léonard Smith, par la section Au Féminin, par une équipe complète et soudée, par une édition spéciale sur la sexualité, qui a remué notre conseil éditorial. Notre équipe a travaillé dur pour faire vivre le journalisme étudiant, et a lutté pour porter les voix de demain avec autant de rigueur que de passion. À la fin de l’année, nous nous sommes aussi arrêté·e·s pour échanger des présents, remercier les membres qui nous ont quittés, et faire le point sur l’année écoulée. Puis chacun·e a retrouvé son univers intime pour fêter, ou non, la fin de l’année. Durant décembre, pendant un mois, nous avons tous·tes été plongé·e·s dans le fantasme de Noël, que nous le fêtions ou non, dans une effusion de bonheur lumineux et coloré. Le sentiment de joie nous est presque imposé par les décorations et musiques traditionnelles. Tout cela résonne comme une grande fête de fin, comme si après tout cela, il était possible de laisser derrière soi l’année merveilleuse ou difficile passée. Comme si, pour tous·tes, les retrouvailles avec le foyer et les proches de notre enfance devaient résonner avec bonheur. Comme si nous devions rentrer dans ce moule, que la société s’obstine à former pendant un mois, pour accéder à la joie. Le mois de décembre devrait avant tout être l’occasion de se questionner sur ce que l’on veut pour nous, ou que l’on ne veut plus. Cette séparation superficielle entre les années peut être un moyen d’éviter de laisser le temps échapper complètement à notre contrôle, un moyen de regarder en arrière, de faire le bilan, pour entamer demain plus consciemment. </p>



<p>La dernière étape des fêtes de fin d’année est bien sûr la fête du Nouvel An, comme marqueur de commencement. Un commencement noyé dans les rires, la musique forte et l’alcool, selon les conventions. Un commencement qui, peu importe combien il peut être effrayant, se doit d’être joyeux. Un commencement ancré dans le temps ; même si nous ne sommes pas tout à fait prêt·e·s, il n’est minuit le 1<em>er</em> janvier qu’une seule fois, il ne faut pas l’oublier, ni oublier de s’embrasser à ce moment-là. Fêter ce renouveau peut autant créer un soulagement qu’un néant effrayant. Ce marqueur nous donne l’impression qu’il est possible de faire table rase du passé, qu’il est possible d’oublier nos problèmes et nos tares, une impression merveilleuse… et illusoire? Si on a le droit de refuser toutes les impositions de la nouvelle année, les bonnes résolutions, les pressions sociales, les effusions de bonheur criant, il est possible d’envisager la première journée de l’année avec plus de sérénité. Le mois de janvier a souvent le goût des balbutiements. On peut chercher, en tâtonnant, de nouvelles façons de réclamer sa vie. En tant que nouvelle rédactrice en chef du <em>Délit</em>, j’entreprends moi aussi une nouvelle aventure. Janvier est un nouveau départ pour le journal et pour l’équipe. Nous avançons avec les renouveaux, mais rien ne sert de le faire avec pression. Ce marqueur temporel auquel nous sommes tous·tes confronté·e·s ne doit pas nécessairement nous obliger à nous réinventer, nous forcer à oublier le passé ou à devenir la personne que nous avons toujours rêvé d’être, et ce, en quelques mois. Il peut aussi s’agir, avec plus d’humilité, d’une opportunité de constater que notre existence n’est pas confinée à notre passé, et que nous avons le droit d’espérer et de demander plus du futur. Alors au nom de toute l’équipe, j’aimerais souhaiter à notre lectorat une très belle année 2024, en espérant qu’elle sera l’occasion pour chacun·e de poursuivre son chemin, avec les ajustements qu’il·elle juge nécessaire, tout en n’oubliant pas, que les renouveaux peuvent être réclamés à n’importe quel moment de l’année.</p>
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		<title>Des kiosques aux archives</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2023/11/29/des-kiosques-aux-archives/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Léonard Smith]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Nov 2023 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le McGill Daily et Le Délit ont servi la communauté mcgilloise bien avant que nous soyons étudiant·e·s et continueront à favoriser l’échange d’informations et d’idées bien après l’obtention de notre diplôme. Le McGill Daily a été fondé en 1911 en tant que journal sportif quotidien. C’est le plus ancien journal étudiant du campus qui existe&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2023/11/29/des-kiosques-aux-archives/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Des kiosques aux archives</span></a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-drop-cap">Le <em>McGill Daily </em>et <em>Le Délit </em>ont servi la communauté mcgilloise bien avant que nous soyons étudiant·e·s et continueront à favoriser l’échange d’informations et d’idées bien après l’obtention de notre diplôme.</p>



<p>Le <em>McGill Daily </em>a été fondé en 1911 en tant que journal sportif quotidien. C’est le plus ancien journal étudiant du campus qui existe encore à ce jour et l’un des plus anciens au Canada. Maintenant publié « hebdomadairement » au lieu de « quotidiennement », le <em>Daily </em>a élargi sa ligne éditoriale pour couvrir les nouvelles de dernière heure, publier des commentaires importants, célébrer les arts et la culture et explorer les derniers développements en sciences et en technologie. Nous avons également adopté un <a href="https://www.mcgilldaily.com/statement/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">mandat anti-oppression</a> et nous nous sommes engagé·e·s à « <em>dépeindre et analyser les relations de pouvoir aussi précisément que possible dans notre couverture </em>(<em>tdlr</em>) ». Ce mandat a guidé nos efforts pour exiger des <a href="https://www.mcgilldaily.com/2023/02/food-for-thought/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">options alimentaires abordables sur le campus</a>, pour condamner la <a href="https://www.mcgilldaily.com/2023/09/a-national-shame/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">violence à l’encontre des femmes autochtones</a>, pour protester contre la <a href="https://www.mcgilldaily.com/2023/10/quebecs-tuition-hikes-are-prohibitive-not-protective/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">législation discriminatoire</a> du gouvernement québécois et pour mettre en lumière des histoires et des voix négligées par les médias traditionnels.</p>



<p>Dès le départ, <em>Le Délit </em>avait pour but de représenter la voix des étudiant·e·s francophones du campus, qui n’avaient jusqu’alors pas leur propre journal. <em>Le Délit </em>se distingue par son journalisme d’investigation sur nombre d’enjeux liés au campus. Une <a href="https://www.delitfrancais.com/2023/09/27/jouer-toujours-et-encore-plus/" data-wpel-link="internal">enquête récente</a> sur la dépendance aux jeux vidéo a permis au <em>Délit </em>de révéler l’ampleur du phénomène grâce aux témoignages d’un expert, d’un concepteur de jeux à succès international et d’un étudiant de McGill. Dans la section <a href="https://www.delitfrancais.com/category/actualites/" data-wpel-link="internal">Actualités</a>, notre dossier sur les Mères Mohawk a permis de fournir les derniers développements sur la <a href="https://www.delitfrancais.com/2023/11/01/mohawk-mothers/" data-wpel-link="internal">fouille des tombes anonymes</a> d’enfants autochtones, qui auraient été victimes des expériences MK-Ultra à McGill. Parallèlement, <em>Le Délit </em>a eu l’occasion de passer en <a href="https://www.delitfrancais.com/2023/10/18/mk-ultra-les-victimes-reclament-justice/" data-wpel-link="internal">entrevue</a> l’une des rares survivantes de ces expériences. La section tournante du journal, destinée à se renouveler, permet également de jeter un regard différent sur l’actualité. Cette année, la rubrique <a href="https://www.delitfrancais.com/category/aufeminin/" data-wpel-link="internal">Au Féminin</a> aborde des enjeux politiques et sociaux sous un angle féministe, notamment le leadership et l’entrepreneuriat, la santé, la sexualité, le militantisme, l’intersectionnalité et la philosophie.</p>



<p>Le monde évolue rapidement, et tout comme les vêtements peuvent se démoder aussi vite qu’ils sont devenus à la mode, les nouvelles de dernière minute sont rapidement considérées comme de l’information ancienne. Mais les exemplaires non réclamés du <em>Daily </em>et du <em>Délit </em>qui se retrouvent chaque semaine dans les bacs de recyclage sont bien plus que de « vieilles actualités ». Chaque article, photographie et illustration que nous publions fait partie des archives de nos journaux. Ces archives sont constituées de plusieurs dizaines de gros volumes reliés en cuir conservés dans nos bureaux ainsi que dans les collections imprimées et numériques de la bibliothèque de McGill. Les chercheurs intéressés peuvent également accéder à tous les numéros du <em>Daily </em>et du <em>Délit </em>publiés avant 2001 sur <a href="https://archive.org/details/mcgilluniversitystudentpublications?query=le+delit+2000" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Internet Archive</a> et à tous les numéros publiés depuis 2009 sur les pages du site Issuu du <em><a href="https://issuu.com/mcgilldaily" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Daily</a> </em>et du <em><a href="https://issuu.com/delitfrancais" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Délit</a></em>. La numérisation de plus de 9 000 numéros publiés entre 1911 et 2001 a été rendue possible grâce aux efforts inlassables de l’équipe de <a href="https://blogs.library.mcgill.ca/digitization/tag/mcgill-university-archives/" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">numérisation de la bibliothèque de McGill</a>.</p>



<p>En tant que membres du <em>Daily </em>et du <em>Délit</em>, nous nous retrouvons fréquemment à plonger dans les archives de nos journaux. Il est crucial de le faire afin de rappeler les succès et les échecs des mouvements étudiants passés, de suivre les changements dans les politiques de l’administration de McGill et de notre gouvernement étudiant, et de réfléchir aux événements importants qui ont façonné notre corps étudiant tout en continuant de le faire.</p>



<p>En rédigeant son dernier éditorial, sur la politique de l’Association étudiante de l’Université McGill (AÉUM) contre le génocide en Palestine, le <em>Daily </em>a souligné le succès des manifestants étudiants qui ont convaincu l’administration de McGill de se désinvestir de ses avoirs en Afrique du Sud lors de l’apartheid en 1985. La couverture du <em>Daily </em>de cette même année a fourni une preuve importante de la résistance étudiante, et, nous l’espérons, un encouragement pour les étudiants actuels qui se battent pour que McGill désinvestisse.</p>



<p>Lors du référendum de l’année dernière sur le renouvellement des frais facturés par la Société des publications du <em>Daily </em>aux étudiant·e·s de McGill, un <a href="https://www.delitfrancais.com/2022/11/16/le-delit-a-besoin-de-vous/" data-wpel-link="internal">éditorial</a> du <em>Délit </em>citait une lettre intitulée « <em>French, with tears </em>» publiée la veille de la parution du premier exemplaire du <em>Délit </em>en 1977, et signée par « <em>an Irate Mother </em>». Cette lettre affirmait que l’édition hebdomadaire en français était une « <em>sottise </em>», une « <em>action scandaleuse </em>» qui allait «&nbsp;<em>détruire </em>» l’Université et « <em>miner l’unité canadienne </em>». Malgré les objections, 46 ans plus tard, <em>Le Délit </em>a prouvé son importance en tant que source principale d’informations en français sur le campus.</p>



<p>Comment choisir judicieusement ses mots, et s’ils parviendront à atteindre notre public sont des questions qui préoccupent tous⋅te⋅s aspirant·e·s journalistes au <em>Daily </em>et au <em>Délit</em>. En variant les angles de reportages plus neutres aux articles d’opinion, nous pouvons offrir un large espace d’expression dans nos pages. Malgré les différences dans la manière dont nous couvrons certains événements, nos deux journaux partagent la responsabilité de décrire les réalités difficiles des étudiant·e·s et des autres personnes sur le campus. Une attention particulière aux faits et aux détails est nécessaire si nous voulons traduire et communiquer ces histoires. En ce sens, nos journaux doivent continuer à ouvrir leurs portes aux personnes qui souhaitent découvrir des écoles de journalisme alternatives sans pareil à McGill.</p>



<p>En effet, bien que McGill n’offre pas de programme de journalisme, le <em>Daily </em>et <em>Le Délit </em>offrent depuis des décennies une formation inestimable aux aspirants journalistes. Les rédacteur·rice·s en chef des deux journaux ont ensuite travaillé pour des publications aussi renommées que <em>CBC/Radio-Canada</em>, le <em>Montreal Gazette</em>, le <em>National Post</em>, <em>Slate</em>, <em>La Presse</em>, <em>Le Journal de Montréal</em>, <em>Le Droit </em>et <em>TF1</em>. Tout en honorant le travail de ceux qui nous ont précédés, nous nous réjouissons d’accueillir la prochaine génération de rédacteur·rice·s, de collaborateur·rice·s et de lecteur·rice·s du <em>Daily </em>et du <em>Délit</em>. Nous vous remercions de votre soutien continu et nous vous invitons à explorer les vastes archives de nos journaux et à collaborer dans notre projet d’enregistrement, de commémoration et de célébration de la vie étudiante à McGill.</p>
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		<title>Le voyage a‑t-il un avenir?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2023/11/22/le-voyage-a-t-il-un-avenir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Léonard Smith]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Nov 2023 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le voyage est souvent vu comme une opportunité de tisser un lien fort avec la destination d’accueil, que ce soit par la création d’amitiés ou de souvenirs durables. Cet impact positif du voyage sur l’individu tend parfois à nous faire oublier ses répercussions sur l’ensemble de la société. Là où voyager a une empreinte culturelle&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2023/11/22/le-voyage-a-t-il-un-avenir/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Le voyage a‑t-il un avenir?</span></a></p>
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<p class="has-drop-cap">Le voyage est souvent vu comme une opportunité de tisser un lien fort avec la destination d’accueil, que ce soit par la création d’amitiés ou de souvenirs durables. Cet impact positif du voyage sur l’individu tend parfois à nous faire oublier ses répercussions sur l’ensemble de la société. Là où voyager a une empreinte culturelle positive, il comporte aussi une empreinte environnementale non négligeable qui pèse sur le climat. Selon une étude réalisée auprès de 160 pays et publiée en 2018 dans la revue scientifique <em>Nature Climate Change</em>, le tourisme représente environ <a href="https://www.nature.com/articles/s41558-018-0141-x" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">8 %</a> de l’ensemble des émissions de carbone produites dans le monde.</p>



<p><strong>Voyager différemment</strong></p>



<p>Le voyage atteste finalement de notre rapport individualiste à l’environnement : nous savons que prendre l’avion est très polluant, mais comme il nous accommode dans nos déplacements, nous abandonnons rapidement l’idée de revoir nos modes de transport. Le voyage peut-il devenir plus écologique à long terme? À quel point sommes-nous aptes à faire des sacrifices pour l’environnement? Telles sont les questions d’éthique contemporaines qu’implique le voyage.</p>



<p>L’augmentation de phénomènes météorologiques violents comme les ouragans, les feux de forêt ou encore les inondations auront un impact sur la désirabilité de certaines destinations. On peut estimer que les choix de voyage de plus en plus limités dans les années à venir contribueront à accroître le phénomène de tourisme de masse. Plus on continue de voyager sans égard à notre empreinte environnementale, plus certaines destinations pourraient devenir inaccessibles. C’était le cas l’été dernier en Grèce, où les épisodes de forte canicule ont limité le tourisme, notamment l’accès à<a href="https://www.lapresse.ca/voyage/europe/2023-07-14/canicule-en-grece/l-acropole-fermee-aux-heures-les-plus-chaudes.php" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer"> l’acropole</a>, qui avait dû fermer ses portes pendant plusieurs heures de la journée.</p>



<p>Mais cet impact sur le voyage demeure mineur face à la dégradation des conditions de vie de certaines régions du globe. Alors que les touristes peuvent faire le choix ou non de s’envoler vers certaines destinations, celles-ci sont un lieu de vie pour les populations locales, qui doivent vivre avec les conséquences directes du réchauffement climatique au quotidien.</p>



<p><strong>Et les études à l’étranger?</strong></p>



<p>En plus de leur coût économique, les études à l’étranger contribuent à la dégradation de l’environnement, car elles amènent les étudiants à prendre l’avion à plusieurs reprises dans l’année sur de plus ou moins longues distances. Cela, pour retourner voir leurs familles au moment des fêtes ou simplement rentrer pendant les vacances. Dans un monde où il va falloir redéfinir nos moyens de transports, les études internationales peuvent- elles être conciliées avec la lutte contre la dégradation de l’environnement?</p>



<p>McGill possède une communauté étudiante internationale qui vient des quatre coins du monde. À l’automne 2023, ce sont <a href="https://www.mcgill.ca/internationalstudents/issoffice/international-student-body" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">11 987 étudiants</a> qui proviennent de près de 150 pays. Si l’on considère que chaque étudiant international fait un aller-retour chaque année, cela représente environ 22 000 trajets d’avions. Alors que nous tentons de revoir nos modes de consommation, favoriser les études dans sa propres région semble être le choix écologiquement responsable. Pourtant, selon le principal de McGill <a href="https://www.mcgill.ca/principal/article/communications-messages-community/update-impact-tuition-measures-affecting-university-enrollment-and-finances" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">Deep Saini</a>, la récente décision du premier ministre François Legault de rehausser les <a href="https://www.mcgill.ca/principal/article/communications-messages-community/quebec-government-tuition-changes" data-wpel-link="external" target="_blank" rel="external noopener noreferrer">frais de scolarité</a> ne contribuerait pas à diminuer le nombre d’étudiants internationaux à McGill.</p>



<p>Dans sa forme actuelle, le voyage doit être amené à se réinventer. Si nous voulons conserver des conditions de vie de qualité, peut-être nous faut-il renoncer au confort de voyager quand l’on veut, et où l’on veut. Les étudiants à l’étranger ont eux aussi un rôle à jouer dans la protection de l’environnement. Là où faire des études à l’étranger est encore aujourd’hui acceptable et valorisé, qu’en sera-t-il dans quelques décennies? Traverser l’Atlantique pour étudier sera-t-il devenu un choix irresponsable?</p>
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