<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Le Délit &#187; Chroniques</title>
	<atom:link href="http://www.delitfrancais.com/category/chronique/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.delitfrancais.com</link>
	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
	<lastBuildDate>Fri, 03 Feb 2012 14:23:50 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.3.1</generator>
		<item>
		<title>Les étudiants de sciences humaines de l&#8217;UQÀM s&#8217;ajoutent aux 14 200 étudiants de la CLASSE déjà en grève</title>
		<link>http://www.delitfrancais.com/2012/02/02/les-etudiants-de-sciences-humaines-de-luqam-sajoutent-aux-14-200-etudiants-de-la-classe-deja-en-greve/</link>
		<comments>http://www.delitfrancais.com/2012/02/02/les-etudiants-de-sciences-humaines-de-luqam-sajoutent-aux-14-200-etudiants-de-la-classe-deja-en-greve/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 03 Feb 2012 01:30:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Actualites</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Blogues]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=10871</guid>
		<description><![CDATA[Le 1er février, les étudiants de sciences humaines se sont réunis dans deux salles différentes pour voter à 80% pour la grève générale illimitée]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La salle Marie Gérin-Lajoie de l’UQÀM, capable d’accueillir 750 personnes, était pleine. Elle était tellement pleine que les organisateurs ont dû réserver une deuxième salle afin de contenir les deux cent cinquante autres étudiants qui participaient à l’Assemblée générale de l’Association facultaire des étudiants de Sciences humaines (AFESH). L’AFESH regroupe les étudiants des associations de géographie, d’histoire, de linguistique, de philosophie, de psychologie, de sciences religieuses, de sexologie, de sociologie et de travail social.</p>
<p>L’Assemblée générale (AG) a commencé vers 12h30 et a duré jusqu’à 13h30, jusqu’au vote de levée de cours, obtenu à l’unanimité, pour l’ensemble des étudiants représentés par l’Association. L’AG a repris lorsque l’annonce de la levée complète des cours a été confirmée.</p>
<p>Le conseil exécutif de l’AFESH a présenté la position de la grève générale illimitée avec les arguments traditionnels : injustifiée, inéquitable, immorale. François Desrochers, exécutant de l’AFESH, a prévenu l’assemblée que si la hausse n’est pas bloquée, le mouvement étudiant mourra à cause du changement de garde dans les associations; il a appelé à la montée aux barricades sans tarder. La grève est donc, pour l’exécutant, un ultimatum pour le gouvernement.</p>
<p>Les interventions abondaient pratiquement toutes dans le même sens : « Le capitalisme est en crise et la marchandisation de l’éducation est un moyen pour relancer le capitalisme » et « il s’agit d’une lutte étudiante contre le patronat. »</p>
<p>Cependant, le débat n’a pas pris la tournure que plusieurs intervenants souhaitaient. En effet, une doctorante en sociologie a demandé des explications sur les tenants et aboutissants du mouvement après le déclenchement de la grève générale illimitée à savoir quels seront les actions et les événements organisés; les rencontres de négociations et les autres activités pour aider les étudiants. De plus, elle a souhaité « ne pas se faire <em>fourrer </em>par la FEUQ et la FECQ comme la dernière fois. Faisant référence à la « trahison » de la FEUQ et la FECQ à l’ASSÉ en 2005. Aucune réponse n’est venue de l’exécutif qui préférait voter la grève pour « discuter de ça après le vote. » Du même souffle, le même François Desrochers a enjoint les étudiants à être solidaire pour initier une nouvelle Révolution tranquille.</p>
<p>Par la suite, une jeune femme du programme de géographie s’est prononcée contre la grève et a subit les conséquences de son geste. En effet, plusieurs intervenants ont profité de leur intervention pour lancer des flèches à son intervention. Les partisans du « contre » n&#8217;étaient pas bienvenus. Le débat a pris une tangente particulière lorsqu’une femme a demandé aux gens contre la grève de se manifester au micro pour détruire leurs arguments. Un homme a lancé des flèches aux étudiants de sexologie pour leur continuel refus de la grève. Une étudiante en sexologie a répliqué qu&#8217;elle voulait d’entendre de vrais arguments pour la grève au lieu de « chialer sur le gouvernement Charest. » D&#8217;ailleurs, la dernière intervention proposait que le mouvement étudiant talonne le gouvernement dans ses bureaux et bloque ses institutions.</p>
<p>Bref, la grève générale illimitée a été adoptée par 80% des étudiants présents (727 pour, 182 contre, 22 abstention).  De ce fait, dès le plancher atteint de 20 000 étudiants répartis dans 7 associations sur 3 campus différents, tous les étudiants représentés par l’AFESH seront en grève générale illimitée. L’AFESH s’attend à ce que ce plancher soit atteint au plus tard le 20 février prochain.</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.delitfrancais.com/2012/02/02/les-etudiants-de-sciences-humaines-de-luqam-sajoutent-aux-14-200-etudiants-de-la-classe-deja-en-greve/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>« Don’t fuck with notre éducation »</title>
		<link>http://www.delitfrancais.com/2012/02/02/dont-fuck-with-notre-education/</link>
		<comments>http://www.delitfrancais.com/2012/02/02/dont-fuck-with-notre-education/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 02 Feb 2012 17:59:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Actualites</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Blogues]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=10869</guid>
		<description><![CDATA[Plus d’une centaine d’étudiants prennent la rue pour revendiquer la gratuité scolaire.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dès 11 heures ce matin, autant des étudiants de Concordia, de l’UQAM, de l’UdeM que de McGill se sont donnés rendez-vous au pavillon Hall de l’université Concordia afin de manifester contre la hausse des frais de scolarité. Des banderoles indiquant « L’éducation n’est pas une marchandise », « Education is a right » et « Grève générale » étaient monnaie courante.</p>
<p>Le discours porté par les participants reflétait une rhétorique anticapitaliste. « La lutte étudiante, c’est aussi la lutte des classes », avançait une étudiante en sociologie de l’UQAM. Parmi les nombreux tracts distribués, un en particulier clamait que « Le capitalisme n’est pas en crise ; le capitalisme, c’est la crise ». Ainsi, la manifestation mettait davantage l’accent sur les faille du système capitaliste que sur la hausse des frais de scolarité.</p>
<p>Peu après midi, les manifestants ont marché sur le campus de McGill, faisant irruption dans la bibliothèque McLennan. Alors que les étudiants à l’intérieur demeuraient impassibles, les travailleurs de MUNACA applaudissaient et encourageaient ces derniers : « Keep on going guys, this is the same fight » a même scandé un employé de la bibliothèque. La foule s’est ensuite déplacée dans le bâtiment de l’AÉUM afin de continuer à propager leur message.</p>
<p>Jim Nicell, <em>vice-principal (University Services)</em>, a envoyé à midi un courriel  pour prévenir qu’un groupe d’environ 100 étudiants se dirigeaient vers le campus de McGill et précisait: « la manifestation est pacifique ».</p>
<p>La manifestation survient alors que plusieurs associations étudiantes sont en processus pour voter en faveur d’une grève générale. La manifestation poursuit son chemin vers l’UQAM.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.delitfrancais.com/2012/02/02/dont-fuck-with-notre-education/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>L’internationale et la paisible : journée à Shenzhen</title>
		<link>http://www.delitfrancais.com/2012/01/31/linternationale-et-la-paisible-journee-a-shenzhen/</link>
		<comments>http://www.delitfrancais.com/2012/01/31/linternationale-et-la-paisible-journee-a-shenzhen/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 31 Jan 2012 15:07:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Victor Silvestrin-Racine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blogues]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=10705</guid>
		<description><![CDATA[Shenzhen, ville chinoise frontalière à la région de Hong Kong (qui a ses propres douanes et services administratifs) figure parmi les villes les plus étranges que j’ai eu la chance de voir dans ma vie.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="media-credit-container aligncenter" style="width: 605px"><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/IMG_0771.jpg"><img class="size-large wp-image-10709" title="IMG_0771" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/IMG_0771-595x793.jpg" alt="" width="595" height="793" /></a><span class="media-credit">Victor Silvestrin-Racine | Le Délit</span></div>
<p>À environ 30 minutes de train de banlieue de la ville de Hong Kong, la douane chinoise semble probablement aussi épeurante que celle des États-Unis, mais une fois franchie (malgré quelques incompréhensions sur une question de visa avec la douanière et un ami français contraint de retourner à Hong Kong puisque détenant un passeport français), peu de villes ne laissent aussi perplexe.  Je m’explique. Près de 3,6 millions de personnes habitent la ville et celle-ci a connu dans les dernières années un développement phénoménal grâce aux investissements massifs dans les usines de la région. C’est d’ailleurs dans cette région qu&#8217;est fabriquée la grande majorité des produits «made in China». Elle est donc une plateforme majeure de l’économie mondiale et des échanges commerciaux. De plus, grâce à sa proximité avec Hong Kong, elle suit le développement de cette dernière et fait figure de porte de sortie pour les produits chinois à l’exportation ou porte d’entrée pour les produits mondiaux à l’importation.</p>
<p><div class="media-credit-container aligncenter" style="width: 605px"><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/IMG_0724.jpg"><img class="size-large wp-image-10707" title="IMG_0724" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/IMG_0724-e1327855470846-595x793.jpg" alt="" width="595" height="793" /></a><span class="media-credit">Victor Silvestrin-Racine | Le Délit</span></div>Cette position est favorable aux échanges internationaux et donc des gens de partout viennent y investir ou y faire des affaires. De plus, lorsque l’on visite la ville, on doit s’arrêter à <em>Window of the World</em>, parc d’attraction qui regroupe les principaux monuments mondiaux dans quelques centaines de mètres carrés, on peut donc y prendre un café devant la Tour Eiffel, à côté du Taj Mahal ou de la Maison Blanche. Ce parc donne donc la chance aux habitants de la ville de voyager un peu, moyennant 140 yuans (22 dollars CAN) et donne une impression d’ouverture au monde à ses visiteurs. Mais lorsque l’on s&#8217;y promène, c’est une ville des plus tranquille et des plus paisible dans laquelle des avenues d’au moins six voies se promènent entre les immeubles immenses et les gratte-ciels.</p>
<p>Seul problème: où sont les trois millions d’habitants de la ville? Shenzhen est tellement étendue qu’elle laisse l’image d’une ville fantôme. Dans certains quartiers à grands immeubles, on peut s’y promener pendant plusieurs minutes sans rencontrer âme qui vive. Les arbres sur les trottoirs étouffent le bruit ce qui rend la ville véritablement paisible et tranquille (ennuyante?). Ceux qui ont déjà écouté des films qui se passent en URSS ou en Allemagne de l’est peuvent avoir l’image de ces rues grandissimes, mais où rien ne semble jamais arriver…</p>
<p>Lorsque le touriste a le sentiment d’être le seul à fouler le sol de la ville, c’est peut-être là, la différence entre une ville dortoir et une ville vivante et plaisante à vivre. Les villes parfaites et calmes sont nettement plus ennuyantes et, malgré ce qu’on peut reprocher à certaines cités au sujet de la propreté ou de la vie de quartier (hmm hmm Montréal), les villes comme Shenzhen doivent faire un effort pour non seulement s’internationaliser, mais donner aussi une véritable qualité de vie à ses citoyens, pas seulement la possibilité de magasiner et de se promener en voiture.</p>
<div class="media-credit-container aligncenter" style="width: 605px"><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/i-phone-1033.jpg"><img class="size-large wp-image-10711" title="i phone 1033" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/i-phone-1033-595x444.jpg" alt="" width="595" height="444" /></a><span class="media-credit">Victor Silvestrin-Racine | Le Délit</span></div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.delitfrancais.com/2012/01/31/linternationale-et-la-paisible-journee-a-shenzhen/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Rapport de police sur 10 nov publié</title>
		<link>http://www.delitfrancais.com/2012/01/31/rapport-de-police-sur-10-nov-publie/</link>
		<comments>http://www.delitfrancais.com/2012/01/31/rapport-de-police-sur-10-nov-publie/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 31 Jan 2012 15:05:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Actualites</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Blogues]]></category>
		<category><![CDATA[10 novembre]]></category>
		<category><![CDATA[Black Bloc]]></category>
		<category><![CDATA[gaz lacrymogène]]></category>
		<category><![CDATA[rapport de police]]></category>
		<category><![CDATA[violence]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=10719</guid>
		<description><![CDATA[Certaines demandes d'information faite par les étudiants en charge de l'enquête indépendante sont rejetées et le rapport est censuré. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pour compléter leur enquête, les étudiants en charge de l&#8217;enquête étudiante indépendante sur les événements du 10 novembre 2011 ont fait une demande d&#8217;accès à l&#8217;information auprès du Service de police de la ville de Montréal (SPVM). Sur les cinq demandes, deux ont été refusée et le rapport de police (voir ci-dessous) a été censuré pour ne pas divulguer les armes utilisées par les policiers pour disperser la foule.</p>
<p>Christopher Bangs, de l&#8217;enquête indépendante étudiante, a fait remarquer que l&#8217;utilisation de gaz lacrymogènes a été confirmée, contrairement à ce que le Doyen Jutras disait dans un courriel à Bangs: &laquo;&nbsp;Je n&#8217;ai trouvé aucune évidence de l&#8217;utilisation de gaz lacrymogène, excepté la mention de la bombe à irritants chimiques, que j&#8217;ai mentionné dans mon rapport.&nbsp;&raquo; L&#8217;utilisation de gaz lacrymogènes est confirmé par l&#8217;utilisation de l&#8217;appellation &laquo;&nbsp;CS&nbsp;&raquo; en pages 6 et 8 du rapport.</p>
<p>Il y a une mention en page sept d’utilisation de &laquo;&nbsp;<em>bâton</em>&laquo;&nbsp;, mais pour le reste, toutes les armes utilisées ont été remplacées par des blancs dans le rapport (voir pages 2, 3, 7). Même chose pour le poivre de cayenne, il n&#8217;est pas spécifié que la police a eu recours à son utilisation étant donné que toutes les mentions de &laquo;&nbsp;jet de&nbsp;&raquo; sont suivies d&#8217;un blanc.</p>
<p>Un autre fait intéressant, le rapport mentionne la présence du groupe Black Bloc, nom ne faisant pas référence à un groupe particulier, mais plutôt à une frange anarchiste qui a pour tactique de semer la zizanie dans les manifestations de toute sorte (page 6).</p>
<p>Christopher Bangs dit ne pas avoir retenu d&#8217;écart particulier avec les récits des étudiants qui ont témoignés pour l&#8217;enquête:</p>
<p>“<em>In terms of what matched up with our report, we are still finalizing it. But I think I can say that we haven&#8217;t heard any of our respondents mention trying to take police officers&#8217; shields. Nothing striking stood out as contrary to anything people said, though.</em>”</p>
<p>Le rapport focus sur le fait qu&#8217;un étudiant aurait essayé d&#8217;empoigner le bouclier d&#8217;un des policier pour justifier plusieurs méthodes de défense violentes (page 2, 3, 6, 7).</p>
<p>Les deux demandes qui ont été refusées par la SPVM (les raisons données étant qu&#8217;ils ne peuvent divulguer les appels à l&#8217;aide faits à la police):<br />
&nbsp;&raquo; Compte rendu écrit ou audio des appels 911 en provenance de l’Université de McGill ou ayant comme objet la manifestation et l’occupation du bâtiment d’administration James du 10 novembre 2011</p>
<p>Compte rendu écrit ou enregistrement audio des communications entre membres de la police concernant les événements qui ont eu lieu sur le campus de McGill ou entre les rues le 10 novembre 2011&#8243;</p>
<p>Le rapport, en pdf, avec les passages importants surlignés:</p>
<p><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/Rapport-de-police-10-nov.pdf">Rapport de police &#8211; 10 nov</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.delitfrancais.com/2012/01/31/rapport-de-police-sur-10-nov-publie/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Quelle ironie</title>
		<link>http://www.delitfrancais.com/2012/01/31/quelle-ironie/</link>
		<comments>http://www.delitfrancais.com/2012/01/31/quelle-ironie/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 31 Jan 2012 13:36:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alexie Labelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Droit de l'homme]]></category>
		<category><![CDATA[féminisme]]></category>
		<category><![CDATA[femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Kadhafi]]></category>
		<category><![CDATA[nobel]]></category>
		<category><![CDATA[paix]]></category>
		<category><![CDATA[prix]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=10733</guid>
		<description><![CDATA[Le 10 décembre dernier, j’ai appris avec délectation le nom des lauréates du prix Nobel de la paix 2011.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La présidente du Libéria, Ellen Johnson Sirleaf, ainsi que Leymah Gbowe (Libéria) et Tawakkol Karman (Yémen), se partagent le prix grâce à leur contribution à la lutte non-violente pour la sécurité des femmes et le droit des femmes à participer dans le travail de reconstruction de la paix.</p>
<p>Élue en 2005 et réélue le 8 novembre dernier, Ellen Johnson Sirleaf est devenue la première femme à la tête d’un État africain. Économiste de formation, elle a apporté une lueur d’espoir quant à la démocratisation du Libéria, en luttant contre la corruption, ainsi que pour une égalité des chances pour tous.</p>
<p>Ceci dit, la remise de ce prestigieux prix à la présidente libérienne révèle la contribution des femmes quant à l’avenir de la démocratie. Plus encore, il revêt l’importance des femmes en Afrique, constamment exclues de l’univers politique de leur pays.</p>
<p>En fait, les traditions culturelles ou religieuses limitent souvent les ambitions féminines dans la sphère publique. Par ailleurs, les performances politiques de la gent féminine, spécialement celles de madame Sirleaf semblent confirmer un mythe répandu: les femmes sont moins enclines à déclencher des conflits armés, prônant davantage la paix.</p>
<p>J’espère fortement que ce prix Nobel propulsera madame Sirleaf, non seulement dans les médias, mais aussi dans les conversations de tous les jours. Trop souvent ai-je voulu discuter de cette grande et courageuse femme africaine et trop souvent m’a-t-on coupé la parole avec une face en point d’interrogation. Et pourtant, cette incrédulité s’évaporait lorsque je prononçais le nom d’Omar el-Bechir…</p>
<p>Ceci en dit long sur la place des femmes en politique. Vous me direz que c’est simplement dû au fait qu’elles sont en infériorité devant tous ces hommes. Certes, mais je ne crois pas que la réponse réside dans cette affirmation plutôt simpliste et sans fond. Il est vrai que la guerre vend.</p>
<p>Et la violence est souvent plus matière d’homme que de femme. Des politiciens qui ont recours à la violence, tels que Robert Mugabe, Bachar el-Assad et même Mahmoud Ahmadinejad, font constamment les manchettes et par le fait même sont davantage connus.</p>
<p>Cela dit, je ne crois pas que ceci puisse excuser le manque de couverture médiatique dont souffrent les politiciennes de ce monde. En réalité, il y a un manque de femmes en politique, que ce soit au Québec, au Canada ou en Afrique. Des quotas de 10%, tels qu’implantés au Maroc, n’incitent pas plus de femmes à prendre part dans cette arène, car ils ne touchent pas à l’essentiel du problème: convaincre la population que la gent féminine est aussi apte à servir un poste politique. Et comment inciter les femmes à faire le saut en politique si leur reconnaissance peine à naître?</p>
<p>Dans un élan plus optimiste, il y a certainement un futur pour ces femmes. Cette dernière remise du prix Nobel de la paix ne démontre rien de moins. Ellen Johnson Sirleaf, Leymah Gbowe et Tawakkol Karman ne font que paver le chemin pour celles qui n’osent pas ou qui ont perdu espoir que les choses puissent changer. Par contre, n’en restons pas là. Répandons la nouvelle, parlons de madame Sirleaf, afin que sa popularité dépasse enfin celle du Colonel Kadhafi.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.delitfrancais.com/2012/01/31/quelle-ironie/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Évolution, évolution&#8230;</title>
		<link>http://www.delitfrancais.com/2012/01/31/evolution-evolution/</link>
		<comments>http://www.delitfrancais.com/2012/01/31/evolution-evolution/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 31 Jan 2012 13:34:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sofia El Mouderrib</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[darwin]]></category>
		<category><![CDATA[épigénétique]]></category>
		<category><![CDATA[évolution]]></category>
		<category><![CDATA[gène]]></category>
		<category><![CDATA[gènes vestigiaux]]></category>
		<category><![CDATA[génétique]]></category>
		<category><![CDATA[lamarck]]></category>
		<category><![CDATA[science]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=10752</guid>
		<description><![CDATA[Mon petit frère est en 1re secondaire. Il est revenu à la maison après une journée d’école s’étant terminée par un cours de sciences.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L’œil malin, il me demande: «Savais-tu qu’un jour les humains n’auront plus de petit orteil?». En fait, son professeur leur a raconté que le petit orteil est inutile à notre équilibre ou même à toute autre chose, donc qu’il est condamné à fusionner de façon à disparaître. Cette anecdote est la manière idéale d’introduire l’histoire de Darwin.</p>
<p>En 1801, le chevalier de Lamarck a publié un des premiers ouvrages sur l’évolution, proposant ainsi sa théorie de la transmission des caractères acquis. Il prétendait qu’en étirant son cou vers des petits fruits au sommet des arbres, la girafe a modifié son organisme pour le transmettre à sa progéniture et, au fur et à mesure, le cou de cette espèce s’est allongé. D’ailleurs, le concept selon lequel les humains perdront leurs petits orteils vient de Lamarck qui n’avait aucune conception de ce qu’est un gène. Alors que la science avance, le professeur de mon petit frère est vraisemblablement resté en 1801.</p>
<p>Huit ans plus tard naissait Charles Darwin. Ce dernier a profité du terreau fertile qu’avait préparé Lamarck au sujet de l’évolution. C’est en 1850 qu’est publiée L’Origine des espèces. Son concept est simple: plusieurs individus de chaque espèce naissent, mais tous ne survivront pas. La nature détermine la survie des espèces et régule ainsi la sélection des caractéristiques. Un animal qui meurt avant de transmettre ses caractéristiques (Darwin non plus n’avait guère connaissance des gènes) diminue la présence de celles-ci au sein de son espèce. À l’inverse, si un attribut permet de survivre jusqu’à la procréation, il est transmis à la progéniture. En bref, dans un contexte où la seule nourriture disponible pour les girafes était à la cime des arbres, les plus petites girafes sont mortes alors que les plus grandes ont survécu puis transmis leurs gènes régulant la taille à leurs enfants.</p>
<p>Prenons l’exemple de quelqu’un qui a eu l’appendicite quand il était petit. C’est l’infection d’un organe inutile, vestige de l’évolution, situé dans notre intestin grêle. Grâce à la médecine moderne, il a survécu et nous a transmis le gène de l’appendice. Si la chirurgie n’existait pas, tous ceux ayant un appendice problématique (on soupçonne que plus il est profond, plus une infection est probable) mourraient avant de transmettre cet attribut et qu’il disparaitrait lentement chez l’Homo sapiens. Ainsi, personne ne meurt avant d’avoir des enfants pour cause de petit orteil inutile. Voilà pourquoi il ne disparaîtra jamais.</p>
<p>Le lendemain, la tête enflée, convaincue de tout savoir sur l’évolution et que celle-ci n’a plus rien à cacher à l’humanité, je me suis rendue à mon cours de génétique. Il se trouve que mon professeur, Ehab Abouheif, et son équipe ont récemment fait une découverte liée à l’évolution et qui confirme l’existence de gènes vestigiaux. Environ huit espèces de fourmis à grande tête donnent naissance à des super soldates dont les mandibules sont énormes.  À l’aide d’hormones injectées à des larves d’une espèce déchez qui ces supers soldates n’existent pas, l’équipe de chercheurs a fait naître ces minis monstres aux pinces protubérantes. La conclusion qu’en tire l’équipe s’ajoute à plusieurs études sur l’épigénétique: les espèces portent des gènes «éteints» (probablement à cause de circonstances environnementales) et transmissibles. Malgré tout, ils sont encore là, prêts à ressurgir sous des stress spécifiques. La théorie de l’évolution se complique alors que je pensais, à tort, qu’elle nous avait tout dévoilé.</p>
<p>Lamarck, Darwin et moi-même avons certainement constaté qu’à l’instar des espèces, nos connaissances évoluent…</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.delitfrancais.com/2012/01/31/evolution-evolution/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Voir Montréal et mourir</title>
		<link>http://www.delitfrancais.com/2012/01/31/voir-montreal-et-mourir/</link>
		<comments>http://www.delitfrancais.com/2012/01/31/voir-montreal-et-mourir/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 31 Jan 2012 13:29:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Laure Henri-Garand</dc:creator>
				<category><![CDATA[Arts & Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[augie march]]></category>
		<category><![CDATA[dangling man]]></category>
		<category><![CDATA[herzog]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[michel tremblay]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[nelly arcand]]></category>
		<category><![CDATA[roman]]></category>
		<category><![CDATA[saul bellow]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=10724</guid>
		<description><![CDATA[Je suis née et ai grandi à Montréal. J’ai été une de ces enfants que les mères de banlieues croient plongées dans la drogue et le sexe, destinées aux carrières de danseuses sexy ou gérante chez Burger King.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Montréal est pour moi une ville ancrée dans le présent, dans mon – très égocentrique – présent, dans la mesure où le fait que j’y ai grandi me donne l’impression qu’elle n’a pas existé avant moi, que toute description de son passé concerne une autre ville, une autre Montréal qui ne peut plus exister aujourd’hui.</p>
<p>D’une certaine manière, que Montréal soit si concrète signifie également qu’elle ne peut exister littérairement. Contrairement à Paris, New York ou Berlin que je n’ai pu découvrir qu’à travers le filtre envoûtant de l’écriture, Montréal m’apparaît comme trop tangible pour que quelques lettres sur une page en saisissent l’essence. C’est une erreur, évidemment. Je sais très bien que Montréal a déjà été écrite, mais ce n’est que très tard que j’ai été mise en contact avec le Montréal littéraire, grâce entre autre à Michel Tremblay et Nelly Arcan, et je peine encore à accorder leur Montréal avec la mienne, comme s’il m’était impossible d’accepter qu’on ait pu la vivre différemment que moi.</p>
<p>C’est tout de même avec une fierté ridicule que j’ai découvert, dans Un Homme en suspens (The Dangling Man), le Montréal de l’américain Saul Bellow. Né à Lachine en 1915 (le dernier enfant d’une famille russe juive tout juste immigrée au Canada) et déménagé à Chicago en 1924, Saul Bellow s’est entre autre vu remettre le prix Nobel de littérature en 1976 pour l’ensemble de son œuvre, dont les ouvrages les plus célèbres sont surtout Les Aventures d’Augie March (1953) et Herzog (1964). Un Homme en suspens (1944) est le premier roman que publie Saul Bellow et consiste en une sorte de chronique à la structure assez vague de la vie de Joseph, un jeune homme d’une vingtaine d’années, marié, qui attend plus ou moins d’être convoqué par l’armée américaine. Sans emploi, Joseph arpente les rues de Chicago pour passer le temps tandis que sa femme Iva part travailler tout les matins, assiste occasionnellement à des soirées entre amis ou en famille, et livre ses réflexions cyniques sur l’hypocrisie et le ridicule du monde dans lequel il doit vivre. La prose de Bellow (du moins dans la traduction française) est à la fois plate et fiévreuse et Joseph y apparaît tant soumis que révolté jusqu’au tout dernier moment où l’appel tant attendu de la guerre lui sert de délivrance et d’emprisonnement ultime.</p>
<p>Montréal ne joue qu’un rôle très mineur dans le récit de Bellow. Évoquée comme souvenir d’enfance, la ville où le narrateur a lui aussi grandi est la scène d’une époque passée et idéalisée –«Je n’ai jamais trouvé une autre rue ressemblant à Saint-Dominique»– où la pauvreté n’est plus source de soucis, mais permet plutôt une liberté qu’il ne retrouvera plus jamais. Bien qu’elle soit très partiellement décrite, très partiellement évoquée, la mention de Montréal dans le roman de Bellow a eu sur moi un effet très étrange, comme si c’était la première fois que mon univers était concrètement représenté dans de la « grande » littérature. Certes, je n’ai pas lu Mordecai Richler, qui possède probablement une vision plus pertinente de Montréal, mais voilà bien la preuve de la relation ambiguë que l’on peut avoir avec notre univers lorsqu’il est raconté.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.delitfrancais.com/2012/01/31/voir-montreal-et-mourir/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>L’AÉFA retire son véto sur le référendum pour la CLASSE</title>
		<link>http://www.delitfrancais.com/2012/01/26/laefa-retire-son-refus-sur-la-tenue-dun-vote-referendaire/</link>
		<comments>http://www.delitfrancais.com/2012/01/26/laefa-retire-son-refus-sur-la-tenue-dun-vote-referendaire/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 27 Jan 2012 00:09:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Quiazua</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Blogues]]></category>
		<category><![CDATA[AÉFA; Référendum; CLASSE]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=10696</guid>
		<description><![CDATA[La présidente de l’Association des Étudiants de premier cycle de la Faculté des Arts (AÉFA), Jade Calver, revient sur sa décision]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La présidente de l’Association des étudiants de premier cycle de la faculté des arts (AÉFA), Jade Calver, revient sur sa décision du 19 janvier. Elle a accepté l’introduction d’une question référendaire visant à amender la constitution.</p>
<p>La semaine dernière, Mme Calver ainsi que Victor Cheng, chef de scrutin, avaient refusé la tenue d&#8217;un référendum malgré les nombreuses signatures de la pétition en sa faveur.</p>
<p>L’amendement  proposé de la constitution visait à remplir les conditions d’adhésion à la Coalition Large de L’Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante (CLASSE) promouvant une éducation « publique gratuite et accessible». Plus précisément, les amendements visaient à octroyer à l’Assemblée générale le titre « [d’instance] de décision suprême de l’association étudiante» &#8211; titre présentement réservé au Conseil Législatif.</p>
<p>Les trois raisons pour refuser le référendum étaient expliquées dans un courriel envoyé au comité en charge de la pétition. Mme Calver et M. Cheng déclaraient premièrement qu’après consultation avec les membres exécutifs de la CLASSE, aucune modification à la constitution n’était nécessaire. Deuxièmement, les deux représentants proposaient que l’Assemblé générale se penche elle-même sur le sujet. Troisièmement, ils concluaient que les amendements proposés étaient en contradiction avec le reste de la constitution sans toutefois élaborer les détails.</p>
<p>Pourtant, comme l&#8217;a appris de source sure <em>Le Délit</em> le 23 janvier dernier, les membres exécutif de la CLASSE n&#8217;ont jamais changé leur position:  l’AÉFA n&#8217;est toujours pas conforme aux critères d&#8217;adhésion. De plus, la proposition d&#8217;amendement émergeant d&#8217;une Assemblée générale ne peut être mis en pratique. Tout amendement à la constitution requiert un référendum.</p>
<p>Suite à une motion de censure publique présentée contre M. Cheng le 25 janvier matin, l’AÉFA laisse la voie libre au processus démocratique. De telle façon, le corps étudiant que représente l’AÉFA devrait pouvoir faire son choix d’ici la mi-février.</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.delitfrancais.com/2012/01/26/laefa-retire-son-refus-sur-la-tenue-dun-vote-referendaire/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La vieille portugaise et l&#8217;argent du plaisir</title>
		<link>http://www.delitfrancais.com/2012/01/26/la-vieille-portugaise-et-largent-du-plaisir/</link>
		<comments>http://www.delitfrancais.com/2012/01/26/la-vieille-portugaise-et-largent-du-plaisir/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 26 Jan 2012 17:48:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Victor Silvestrin-Racine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blogues]]></category>
		<category><![CDATA[chine]]></category>
		<category><![CDATA[colonie portugaise]]></category>
		<category><![CDATA[disparité économique]]></category>
		<category><![CDATA[haute couture]]></category>
		<category><![CDATA[Hong Kong]]></category>
		<category><![CDATA[Macao]]></category>
		<category><![CDATA[richesse]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=10678</guid>
		<description><![CDATA[Non ceci n&#8217;est pas un texte sur la prostitution au pays des sardines, mais bien sur Macao, ancienne colonie portugaise et ville des plaisirs, qui est située à environ 30 km de Hong Kong ou 1h de traversier. L&#8217;une des surprises évidentes lorsque l&#8217;on met les pieds dans cette région administrative spéciale de la Chine [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><div class="media-credit-container aligncenter" style="width: 605px"><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/IMG_0681.jpg"><img class="size-large wp-image-10680" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/IMG_0681-595x446.jpg" alt="" width="595" height="446" /></a><span class="media-credit">Victor Silvestrin-Racine | Le Délit</span></div>Non ceci n&#8217;est pas un texte sur la prostitution au pays des sardines, mais bien sur Macao, ancienne colonie portugaise et ville des plaisirs, qui est située à environ 30 km de Hong Kong ou 1h de traversier.</p>
<p>L&#8217;une des surprises évidentes lorsque l&#8217;on met les pieds dans cette région administrative spéciale de la Chine est la présence du Portugais sur tous les panneaux officiels, noms de rue et bâtiments gouvernementaux alors qu&#8217;aucun habitant ne semble posséder un vocabulaire de base lusophone. Macao est une ville pour le moins surprenante et haute en couleurs et c&#8217;est évidemment ce qui fait son charme pour un touriste. Par contre, pour les habitants, cette juxtaposition de taudis de l&#8217;époque coloniale et de casinos tous plus clinquants les uns que les autres fait parfois mal aux yeux et reflète la disparité économique flagrante de la Chine.</p>
<p><div class="media-credit-container aligncenter" style="width: 605px"><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/IMG_0523.jpg"><img class="size-large wp-image-10682" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/IMG_0523-595x446.jpg" alt="" width="595" height="446" /></a><span class="media-credit">Victor Silvestrin-Racine | Le Délit</span></div>Les vieux quartiers de la ville sont sales et mal entretenues même si les vestiges de l&#8217;époque coloniale portugaise (bien entretenus eux) tentent de rappeler la grandeur passée de la ville. Bien que cette facette historique de la ville soit encore profitable et extrêmement populaire (surtout pour les touristes chinois qui semblent y trouver un charme européen) à ceux qui y vivent ou qui y font des affaires, c&#8217;est véritablement les casinos et hôtels de luxe qui en font maintenant une ville vibrante. Désormais capitale mondiale du jeu (quatre fois le chiffre d&#8217;affaires de Las Vegas), le fric ici est omniprésent comme je l&#8217;ai rarement constaté. Deux secteurs de la ville se partagent l&#8217;offre des casinos qui s&#8217;agrandit de mois en mois. Pour donner un exemple de richesse, sur moins de 500m de rue, on peut compter 4 ou 5 Louis Vuitton, Cartier, Hermès, Burberry et autres marques de luxe. Cependant, tout ceci est construit à l&#8217;image du Quartier Dix30 sur la Rive-Sud de Montréal, avec du vide et de faux matériaux qui donnent une plus grande impression d&#8217;opulence que ce ne l&#8217;est réellement.</p>
<p>La ville n&#8217;a d&#8217;ailleurs pas perdu son image de capitale du jeu et du vice alors que les prostituées sollicitent librement les joueurs des casinos et rappellent que la détresse et l&#8217;attrait du gain font partie intégrale des lieux et régions qui s&#8217;enrichissent rapidement ou qui perdent leur âme, comme c&#8217;est malheureusement le cas de Macao.</p>
<div class="mceMediaCredit mceTemp mceIEcenter"><span class="media-credit-mce aligncenter" style="width: 605px;"><span class="media-credit-dt"><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/IMG_0532.jpg"><img class="size-large wp-image-10684" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/IMG_0532-595x793.jpg" alt="" width="595" height="793" /></a></span></span></div>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.delitfrancais.com/2012/01/26/la-vieille-portugaise-et-largent-du-plaisir/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Nos 8 minutes au Lendemain de la veille</title>
		<link>http://www.delitfrancais.com/2012/01/26/nos-8-minutes-au-lendemain-de-la-veille/</link>
		<comments>http://www.delitfrancais.com/2012/01/26/nos-8-minutes-au-lendemain-de-la-veille/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 26 Jan 2012 16:17:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Actualites</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Blogues]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=10688</guid>
		<description><![CDATA[LLV-Délit26janvier Actualités campus avec notre journaliste Nicolas Quiazua: le référendum pour faire partie de la CLASSÉ avorté par l&#8217;AÉFA Actualités internationales: l&#8217;AÉCG Canada-Europe augmenterait le coût de l&#8217;assurance médicaments pour les payeurs canadiens]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/LLV-Délit26janvier.mov">LLV-Délit26janvier</a></p>
<p>Actualités campus avec notre journaliste Nicolas Quiazua: le référendum pour faire partie de la CLASSÉ avorté par l&#8217;AÉFA</p>
<p>Actualités internationales: l&#8217;AÉCG Canada-Europe augmenterait le coût de l&#8217;assurance médicaments pour les payeurs canadiens</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.delitfrancais.com/2012/01/26/nos-8-minutes-au-lendemain-de-la-veille/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La doctrine de la foi</title>
		<link>http://www.delitfrancais.com/2012/01/24/la-doctrine-de-la-foi/</link>
		<comments>http://www.delitfrancais.com/2012/01/24/la-doctrine-de-la-foi/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 24 Jan 2012 13:32:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Francois Trudelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[bible]]></category>
		<category><![CDATA[coran]]></category>
		<category><![CDATA[identité]]></category>
		<category><![CDATA[idéologie]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[religion]]></category>
		<category><![CDATA[vatican]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=10555</guid>
		<description><![CDATA[Ceci n’est pas un article sur la foi catholique et ses institutions, comme certains pouraient le croire.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il prendra toutefois, et malheureusement, la forme d’une critique d’une croyance religieuse qui ne devrait pas en être une. Je parle de l’idéologie. Certains y opposeront le pragmatisme, ce qui est, à mon avis, un aveu détourné d’absence de convictions profondes. Se vanter d’être pragmatique, c’est se vanter que nos opinions n’ont aucun fondement solide et qu’elles sont guidées par un impératif plutôt vague de bonheur général. Au pragmatisme et à l’idéologie, il faut opposer un troisième joueur.</p>
<p>Ce dernier, c’est celui qui considère que l’idéologie n’est pas une fin en soi, mais les fondations d’une pensée politique sur laquelle un individu se doit de construire. Celui qui adopte ce mode de pensée évite deux pièges: celui d’être une girouette qui suit l’air du temps et celui d’être un fanatique obsédé par le respect de la norme idéologique qu’il a fait sienne.</p>
<p>Ceux qui se bornent d’idéologie, la voyant comme une fin en soi, cessent de réfléchir à ce qui doit être fait et à ce qui doit être évité. Le modèle qu’ils se sont construit se justifie lui-même et cela est suffisant: hors du modèle, il n’y a que des idiots qui n’ont rien compris.</p>
<p>L’idéologie devient pour eux un outil qui pense à leur place, qui leur soumet les opinions à adopter, sous peine d’excommunication de leur Église respective. Au Vatican, la Congrégation pour la doctrine de la foi a pour mission de promouvoir et défendre la doctrine et les mœurs catholiques.</p>
<p>Le courant de pensée dicte les normes, les opinions et les fondations, et la transgression ne saurait être tolérée puisque seule l’hérésie s’en suit. La simple peur d’être un outsider suffit à tenir les idéologues en rang.</p>
<p>Ces gens adopteront des livres cultes, venant jouer le rôle de la Bible ou du Coran, mais s’appelleront Anarchie, État et Utopie, Le Capital, Atlas Shrugged ou La Conquête du Pain. Ces livres décrivent peut-être un monde à créer dans la tête de leurs auteurs, mais pour l’être humain moyen doté d’un minimum de sens critique, ils doivent former la base d’un système de pensée et non pas le système de pensée en soi.</p>
<p>Ils jettent les principes sur lesquels quelqu’un doit construire ses opinions pour affirmer son individualité intellectuelle en y ajoutant ce qu’il croit être juste. Y obéir aveuglément ne fait que noyer la raison dans une marre intellectuelle collectiviste d’où rien, sauf de la rigidité, n’émerge.</p>
<p>L’idéologie est utile comme levier intellectuel, mais elle ne doit pas définir quelqu’un. Combien de fois me suis-je fait demander si j’étais un libertarien, un néo-libéral, un monétariste, etc.? Honnêtement, je ne sais pas ce que je suis. Je serai ce que vous voulez que je sois, si vous avez tant besoin de me coller une étiquette.</p>
<p>À quoi bon se définir idéologiquement? Vous finirez toujours par diverger du groupe auquel vous prétendez appartenir. Laissez les autres vous donnez un titre si ça les conforte de se convaincre que vous avez tort pour le simple fait que vous êtes un «néokeynésien».</p>
<p>La dernière chose dont nous avons besoin ces temps-ci, c’est d’une doctrine de la foi intellectuelle.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.delitfrancais.com/2012/01/24/la-doctrine-de-la-foi/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Sans domicile fixe</title>
		<link>http://www.delitfrancais.com/2012/01/24/sans-domicile-fixe/</link>
		<comments>http://www.delitfrancais.com/2012/01/24/sans-domicile-fixe/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 24 Jan 2012 13:29:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Elise Maciol</dc:creator>
				<category><![CDATA[Arts & Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[amsterdam]]></category>
		<category><![CDATA[appartement]]></category>
		<category><![CDATA[chambre]]></category>
		<category><![CDATA[colocataire]]></category>
		<category><![CDATA[déménagement]]></category>
		<category><![CDATA[valise]]></category>
		<category><![CDATA[voyage]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=10553</guid>
		<description><![CDATA[Montréalais, réjouissez -vous de votre sort! Si vous n’arrivez pas à comprendre les petites annonces immobilières remplies d’abréviations farfelues, honte à vous.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Si vous vous plaignez de ne pas trouver l’appartement ou la chambre qui vous convienne, cessez vos jérémiades. Si vous trouvez que votre loyer actuel est trop élevé, détrompez-vous. Au moins, vous avez toujours le même toit sur la tête pour un prix raisonnable, et les fins de mois ne peuvent vous amener que quelques soucis bancaires.</p>
<p>À Amsterdam, où il n’est pas rare de devoir déménager régulièrement, l’ombre menaçante du 1er de chaque mois hante les infortunés sans cesse en quête d’un nouveau logement. Quand les petites annonces ne sont pas écrites en néerlandais abrégé, plus de la moitié d’entre elles sont des tentatives de fraude. Une fois qu’on a répondu aux annonces intéressantes, on ne reçoit d’ailleurs que le tiers de réponses. Après ça, je passe la description des visites d’une dizaine d’appartements tous plus invivables les uns que les autres, bien que leur description et leurs photos sur Internet laissaient croire à un paradis sur terre.</p>
<p>Quand on a trouvé la chambre idéale, encore faut-il que les colocataires nous choisissent parmi la foule de candidats venus pour la visite… C’est alors qu’il faut ruser et exposer mielleusement les avantages qu’aurait notre élection: on sait être discrète comme une souris quand il le faut, mais on est d’ordinaire aussi pétillante qu’un ouistiti, on prépare le saumon à l’érable et au gingembre comme une déesse, on sait dire «patte de chien» en russe comme si on était né à Moscou, on fait des massages à tomber par terre et bien plus!</p>
<p>Cependant, se décider pour une chambre moins pire qu’une autre, convaincre les colocataires qu’on est leur meilleur candidat et régler les détails administratifs et financiers, tout ça n’est que le début d’une aventure qui se répète mois après mois. Il s’agit maintenant de déménager! D’abord, il faut essayer pour la énième fois de tout faire rentrer dans ses valises, y compris les nouvelles acquisitions qui nous semblaient jusqu’ici nécessaires – petite robe noire, souvenirs, romans de gare etc. On avait oublié à quel point notre valise était petite… et c’est à en avoir des sueurs froides quand on pense que dans deux mois à peine, il va falloir faire passer ce monstre en soute! Une fois rassemblés ladite valise prête à exploser et les divers sacs qu’on a dû y ajouter en catastrophe, il faut déménager tout ça «à la hollandaise»: à vélo et sous la pluie…</p>
<p>Après avoir fait le deuil d’une colocation d’un mois si rapidement passé, il faudra vite s’adapter à de nouveaux colocataires: celui qui fait toujours sa vaisselle en retard, celui qu’on ne voit jamais, celui qui nous rend fou à force de traîner des pieds, ou encore celui qui arrive à transformer la salle de bain en une scène d’explosion nucléaire.</p>
<p>Enfin, peu importe, puisqu’un mois plus tard, tout est à recommencer.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.delitfrancais.com/2012/01/24/sans-domicile-fixe/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le Syndrome de Drapeau – Canto I</title>
		<link>http://www.delitfrancais.com/2012/01/24/le-syndrome-de-drapeau-canto-i/</link>
		<comments>http://www.delitfrancais.com/2012/01/24/le-syndrome-de-drapeau-canto-i/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 24 Jan 2012 13:27:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Marek Ahnee</dc:creator>
				<category><![CDATA[Arts & Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Carnets métèques]]></category>
		<category><![CDATA[chutes niagara]]></category>
		<category><![CDATA[enfer]]></category>
		<category><![CDATA[new york]]></category>
		<category><![CDATA[Ottawa]]></category>
		<category><![CDATA[toronto]]></category>
		<category><![CDATA[tour du cn]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=10551</guid>
		<description><![CDATA[En mai 2010, mon père m’a appelé. «T. est à Montréal, il rend visite à sa fille, il a pris ton adresse». Je n’aurais jamais pensé rencontrer T. ici, je ne savais même pas qu’il avait une fille à Westmount. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Cela faisait dix ans que je ne l’avais pas vu et j’avais même sans doute oublié son visage. Tout ce que je savais, c’est qu’il était un camarade de collège de mon père, et qu’il était connu dans le microcosme mauricien comme l’excentrique héritier d’une famille aristocratique hindoue, qui avait préféré le yoga aux affaires. Je redécouvris un personnage haut en couleur, mêlant malice sanskritique et gaillardise créole.</p>
<p>«On part tous pour un petit voyage cette semaine, Niagara, Toronto, Tousala&#8230; Juste deux ou trois jours. Tu sais bêta, tu fais partie de la famille, on t’emmène». Généreux T. Un vendredi après-midi j’embarque dans un 4×4 de location avec T., son épouse, sa fille, son gendre et son fils de dix ans. C’était l’occasion de sortir enfin de Montréal après une première année épuisante d’amphithéâtres bondés et de dortoirs empestant l’herbe.</p>
<p>Le périple commence mal. Nous manquons de rentrer illégalement aux USA car le GPS nous mène à Niagara New York, au lieu de nous conduire à Niagara Ontario. Une fois la route balisée, on commence un road movie pittoresque sur un long styx jalonné de Tim Horton’s. Premier arrêt: les chutes. Un lieu mythique imprimé sur tant de calendriers mauriciens, rêve et fantasme de tout Livingston du Nord. À cette première étape du voyage, c’est la fin d’un rêve, les chutes sont le dernier carré de nature d’un espace envahi par un parc d’attraction tentaculaire combinant nationalisme à fleur d’érable et consumérisme bien amerloque. T. peste, lui, après le temps: «Ayo mamao, il y a plus de vent que sur un bateau ici…»</p>
<p>Deuxième escale et noyau du voyage: Toronto. Le deuxième cercle de l’enfer. Tout semble gris. Les pancakes de l’hôtel sont fades. Chinatown ressemble à une ville de western. Les gens se bousculent à la parisienne. Un vendeur de camelote m’assaille chaque cinq minutes. Downtown Toronto est une caricature de New York. Leur Centre Eaton est à celui de Montréal ce qu’un oratoire calviniste est à une basilique baroque. Je n’arrive pas à savoir si la Tour CN est un bolet géant ou un mégalithe phallique. C’est dans ce grand tintamarre de stress et de klaxons que je retrouve une amie en stage dans la ville. «God, Toronto really sucks» conclut-elle après m’avoir fait une visite guidée de Gerrard Street.</p>
<p>Troisième escale: Ottawa. Le premier cercle du Purgatoire. Une capitale fédérale coquette et proprette. Les maisons et les magasins ont le charme de la ville de province normande où vit mon grand-père français. Un bon endroit pour passer sa retraite, en quelque sorte. Tout est propre. Et puis soudain, l’horreur! une araignée géante qui se dresse devant la cathédrale, comme pour vous rappeler que le Royaume des Cieux est encore loin.</p>
<p><em>(Fin et nuance au prochain épisode)</em></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.delitfrancais.com/2012/01/24/le-syndrome-de-drapeau-canto-i/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Quoi lire, quoi comprendre</title>
		<link>http://www.delitfrancais.com/2012/01/19/quoi-lire-quoi-comprendre/</link>
		<comments>http://www.delitfrancais.com/2012/01/19/quoi-lire-quoi-comprendre/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 19 Jan 2012 22:59:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Actualites</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Blogues]]></category>
		<category><![CDATA[10 novembre]]></category>
		<category><![CDATA[rapport jutras]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=10509</guid>
		<description><![CDATA[Le rapport Jutras surligné et annoté par l'équipe Actualités du Délit. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/RapportJutras-annoté1.pdf">RapportJutras-annoté</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.delitfrancais.com/2012/01/19/quoi-lire-quoi-comprendre/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Ce que l’Asie doit faire pour être le plus important continent du monde…</title>
		<link>http://www.delitfrancais.com/2012/01/19/ce-que-lasie-doit-faire-pour-etre-le-plus-important-continent-du-monde/</link>
		<comments>http://www.delitfrancais.com/2012/01/19/ce-que-lasie-doit-faire-pour-etre-le-plus-important-continent-du-monde/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 19 Jan 2012 19:59:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Victor Silvestrin-Racine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blogues]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Asie]]></category>
		<category><![CDATA[chine]]></category>
		<category><![CDATA[Hong Kong]]></category>
		<category><![CDATA[Korean Wave]]></category>
		<category><![CDATA[révolutions technologiques]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=10500</guid>
		<description><![CDATA[Pendant l’Antiquité, les Grecs et les Romains ont conquis une bonne partie du monde connu de l’époque et ont aussi su mettre en avant et promouvoir leur culture et leur façon de vivre. La France, au XVIIIe siècle et jusqu’au milieu du XIXe siècle a été le symbole de la culture européenne et du savoir, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pendant l’Antiquité, les Grecs et les Romains ont conquis une bonne partie du monde connu de l’époque et ont aussi su mettre en avant et promouvoir leur culture et leur façon de vivre. La France, au XVIIIe siècle et jusqu’au milieu du XIXe siècle a été le symbole de la culture européenne et du savoir, titre qui a été, par la suite, repris par la Grande-Bretagne à partir de la Révolution industrielle. Le XXe siècle a vu les États-Unis devenir le porte-étendard de la culture de masse et des révolutions technologiques. Pour que la Chine, maintenant devenue 2<sup>e</sup> puissance économique du monde, le Japon ou la Corée puissent espérer rejoindre les États-Unis non seulement économiquement, mais aussi culturellement, ces pays doivent développer leur culture du «soft power» (puissance douce).</p>
<p>Ce terme, développé par l’américain Joseph Nye, définit la capacité que ce soit d’un état, d’une ONG ou d’un groupe de personnes d’influencer des acteurs hors de ses frontières grâce à des moyens non-coercitifs, des moyens non-violents. Dans ce domaine, les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France possèdent déjà une longueur d’avance sur les autres pays et il est ici, à Hong Kong, facile de le voir que ce soit dans les magasins, dans la rue ou dans les journaux. L’attrait de l’Ouest, de ses marques, de son mode de vie et de sa culture de masse se développe encore plus grâce aux nouvelles technologies et à la mondialisation.</p>
<p>Transportons-nous à Montréal ou au Québec maintenant. À part en restauration, en nouvelles technologies (Samsung ou Sony par exemple) ou dans le monde automobile, l’Asie n’a pratiquement aucune influence ni culturelle, ni idéologique sur nos vies comme c’est le cas des Occidentaux pour les Asiatiques. Aucun groupe de la Korean Wave (musique pop venant de Corée du Sud extrêmement populaire partout en Extrême-Orient) n’est sur nos TOP 20 à la radio. Peu de films asiatiques se retrouvent sur nos écrans de cinéma à part les succès mondiaux et les marques asiatiques ne remplissent pas les étalages du Centre Eaton. Il est évidemment faux de dire que l’influence d’un pays est directement liée à son cinéma, sa musique ou encore ses marques, mais lorsque je suis dans un cinéma ici à Hong Kong et que le ¾ des films sont des blockbusters américains ou que la grande majorité des magasins des centres commerciaux pourraient se retrouver au Carrefour Laval, sur la Cinquième Avenue à New York ou sur les Champs-Élysées à Paris, on peut légitimement se poser des questions sur l’état de notre monde et de la culture globalisée. La mondialisation de notre époque ne semble pas être clairement en soit une globalisation, mais bien une occidentalisation culturelle de tous les autres continents et ce, au détriment des identités régionales culturelles et de la diversité des peuples et de leur mode de vie.</p>
<p>Les Nord-Américains et les Européens ont souvent peur des Asiatiques en raison de leur puissance économique, mais tant que les Asiatiques n’auront pas la même influence tant culturelle et sociale que les Occidentaux et notamment les Américains, les Instituts Confucius chinois et les produits coréens Samsung ne parviendront pas à donner l’élan nécessaire à l’Asie afin de devenir aussi puissante et surtout influente que le monde occidental l’est sur tous les continents. Ceci n’est pas vraiment un réquisitoire antimondialisation, mais une constatation d’une réalité qui va au-delà de la seule ville de Hong Kong et bien que je n’offre pas de solutions concrètes, je ne crois pas avoir à en offrir puisque jusqu’à maintenant les Asiatiques ont su trouver réponse à pratiquement tous ceux qui se sont présentés devant eux.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Si vous avez des questions, réactions ou commentaires, n&#8217;hésitez pas à me contacter au : <a href="mailto:victor.silvestrin-racine@mail.mcgill.ca">victor.silvestrin-racine@mail.mcgill.ca</a></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.delitfrancais.com/2012/01/19/ce-que-lasie-doit-faire-pour-etre-le-plus-important-continent-du-monde/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Anna Maria Tremonti</title>
		<link>http://www.delitfrancais.com/2012/01/17/anna-maria-tremonti/</link>
		<comments>http://www.delitfrancais.com/2012/01/17/anna-maria-tremonti/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 17 Jan 2012 16:25:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Actualites</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Blogues]]></category>
		<category><![CDATA[Anna Maria Tremonti]]></category>
		<category><![CDATA[CBC]]></category>
		<category><![CDATA[CUP]]></category>
		<category><![CDATA[journalisme]]></category>
		<category><![CDATA[journalisme étudiant]]></category>
		<category><![CDATA[Kai Nagata]]></category>
		<category><![CDATA[NASH]]></category>
		<category><![CDATA[PUC]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=10321</guid>
		<description><![CDATA[L'éminente présentatrice de The Current à la conférence nationale de la Presse Universitaire Canadienne]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Anna Maria Tremonti est la présentatrice du programme radio <em>The Current</em> sur <em>CBC Radio One</em>. Pour une étudiante en littérature qui ne s’est rendu au journal universitaire que faute de pouvoir publier ses poèmes, son parcours est plutôt impressionnant. Son moto: reprenez le control de votre journalisme! Je l’ai interprété à la Roch Voisine, “chacun sa route, chacun son chemin”. Bien sûr, la journaliste a pris la route dont nous rêvons tous un peu. À une conférence de jeunes journalistes, où vous partagez les saucisses à déjeuner et les œufs froids avec vos futurs concurrents, un petit peu d’encouragement n’est pas de refus. Les grandes lignes : faute de temps meilleur, il faut être créatif et envoyer 100 CV à travers le pays.</p>
<p><iframe src="http://player.vimeo.com/video/35214985?byline=0&amp;portrait=0&amp;color=ffffff" width="596" height="335" frameborder="0" webkitAllowFullScreen mozallowfullscreen allowFullScreen></iframe></p>
<p>Une partie de son discours était sur l’importance des journalistes citoyens, non seulement dans un pays où les médias étrangers étaient jusqu’à la semaine dernière bannis comme en Syrie, mais aussi au Canada où le gouvernement fédéral exerce une politique de non-transparence. Pour Kai Nagata, ex-chef de pupitre Québec à CTV, cela veut dire faire du reportage sur les effets des politiques gouvernementales sur les communautés, les régions affectées, les microcosmes dont on ne parle que très peu dans les médias… mais qui sont plus enclins à donner une entrevue que les ministres à Ottawa. Les alternatives sont diverses, mais il faut des têtes pensantes pour les imaginer et les moyens de les réaliser.  Toujours est-il qu’un patron n’est pas essentiel. Allez sur le terrain, sans trop vous poser de questions, et vous aurez du matériel qui parlera de lui-même.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.delitfrancais.com/2012/01/17/anna-maria-tremonti/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Destination : Hong Kong, durée 4 mois</title>
		<link>http://www.delitfrancais.com/2012/01/17/destination-hong-kong-duree-4-mois/</link>
		<comments>http://www.delitfrancais.com/2012/01/17/destination-hong-kong-duree-4-mois/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 17 Jan 2012 16:20:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Victor Silvestrin-Racine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blogues]]></category>
		<category><![CDATA[blog]]></category>
		<category><![CDATA[chine]]></category>
		<category><![CDATA[échange étudiant]]></category>
		<category><![CDATA[Hong Kong]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=10302</guid>
		<description><![CDATA[Je me sens un peu comme Xavier dans L’auberge espagnole lorsque celui-ci arrive à Barcelone.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Tout lui semble étranger, mais ces noms de rues, de quartiers et commerces deviendront bientôt des références indispensables à notre quotidien. Mon arrivée à Hong Kong ne fait pas exception à cette règle. Après quelques jours ici, Tat Chee Avenue, Mong Kok, Kowloon Tong sont tous des noms qui deviendront ma rue Sainte-Catherine, mon Plateau Mont-Royal ou mon avenue Parc.</p>
<div class="media-credit-container aligncenter" style="width: 605px"><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/Photos-VictorIMG_0023.jpg"><img class="size-large wp-image-10313" title="Photos VictorIMG_0023" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/Photos-VictorIMG_0023-595x446.jpg" alt="" width="595" height="446" /></a><span class="media-credit"><a href="http://www.delitfrancais.com/author/victor-silvestrin-racine/">Victor Silvestrin-Racine</a> | Le Délit</span></div>
<p>En échange étudiant à Hong Kong pour le prochain semestre, je ressens le même genre d’excitation que lors de ma première rentrée à McGill. À un détail près, à McGill, étant Montréalais, aucun changement d’environnement n’était nécessaire tandis qu&#8217;ici, le changement est radical. Bien que Hong Kong soit probablement l’une des villes les plus occidentales du monde oriental, elle fait complètement partie de la Chine, de cette Chine que l’on entend parler dans les bulletins de nouvelles comme celle qui dominera le prochain siècle. Après une semaine dans cet environnement bouillant je n&#8217;ai plus aucun doute; ce siècle ne sera pas celui de l’Occident, mais celui de l’Orient et pour les prochains mois, dans mon cas, c’est mon semestre qui sera oriental. J&#8217;espère pouvoir le partager avec vous durant les prochains mois.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.delitfrancais.com/2012/01/17/destination-hong-kong-duree-4-mois/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>L’insoutenable n’est pas là où on le croit</title>
		<link>http://www.delitfrancais.com/2012/01/17/linsoutenable-nest-pas-la-ou-on-le-croit/</link>
		<comments>http://www.delitfrancais.com/2012/01/17/linsoutenable-nest-pas-la-ou-on-le-croit/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 17 Jan 2012 14:11:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Annick Lavogiez</dc:creator>
				<category><![CDATA[Arts & Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[bande dessinée]]></category>
		<category><![CDATA[BD]]></category>
		<category><![CDATA[futuropolis]]></category>
		<category><![CDATA[isaac wens]]></category>
		<category><![CDATA[mort dans l'âme]]></category>
		<category><![CDATA[vieillesse]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=10341</guid>
		<description><![CDATA[Ce n’est pas de manière innocente que l’on s’attelle au fond de son lit à la lecture d’un récit sur la mort, particulièrement en ce début d’année, période de renouveau et d’enthousiasme, parfois démesuré, s’il en est.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Avec un peu d’appréhension sans doute, on s’attend à une bonne dose de tristesse, de douleur, peut-être un brin d’espoir mais surtout à un certain lot d’insoutenable. D’autant plus lorsqu’il est question de soins palliatifs, sujet particulièrement difficile à aborder de par les débats qu’il entraîne. Sylvain Ricard (récit) et Isaac Wens (dessin et couleur) ont choisi d’allier dessin et paroles pour explorer ce qui est souvent considéré comme l’inexprimable, l’incompréhensible, l’inacceptable: la mort d’un être aimé.</p>
<p><div class="media-credit-container alignright" style="width: 237px"><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/chronique-BD-Annick-2.jpg"><img class="size-medium wp-image-10375" title="chronique BD Annick 2" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/chronique-BD-Annick-2-227x300.jpg" alt="" width="227" height="300" /></a><span class="media-credit">Gracieuseté de Futuropolis</span></div>Les premières pages de La Mort dans l’âme (Futuropolis) mettent en scène le souvenir d’un moment heureux entre un père et son fils. Une image marquante et positive s’inscrit dans l’imaginaire du lecteur: un sourire, posé sur l’innocence d’un visage d’enfant, symbole même de la vie. Nous sommes rapidement projetés dans le présent: un vieil homme est accueilli dans une maison de soins palliatifs (le père de cet enfant qui pourrait bien avoir perdu son sourire pour toujours).</p>
<p>Dans un rythme réaliste et lent, le lecteur partage les derniers instants de la vie de ce vieil homme dont on ne sait pas grand-chose –d’où il vient, qui il est, ce et ceux qu’il a aimé de son vivant, tous ces détails sont éclipsés; comme si, face à la mort, plus rien n’avait d’importance que son imminence.</p>
<p>On évolue pendant une centaine de pages couleur sépia dans ce «mouroir pour vieux» en suivant les réactions des deux personnages principaux, le père et le fils, face à la mort qui fraie son chemin entre les médicaments du patient et le Tour de France, qu’il suit activement comme sa dernière course.</p>
<p>Le problème de cette thématique, relevant de l’indicible, c’est qu’en essayant de l’exprimer, l’auteur prend le risque de tomber dans la pédagogie, le rationnel, et donc dans une distance froide. Lors de la première lecture, il semble que Sylvain Ricard ne rate pas cette triste chute.</p>
<p>Le flot de parole de cet album épuise tant il cherche à expliquer, voire à justifier la colère du fils, la douleur du père. Ricard finit même par évoquer avec maladresse l’euthanasie en l’analysant froidement. On aurait aimé davantage de silences à travers une certaine acceptation réservée de la peur et de la fin.</p>
<p>Pourtant, il apparaît rapidement que les dessins, sobres et délicats, d’Isaac Wens rétablissent un certain équilibre dans l’album, créant une proximité émotionnelle avec le lecteur par les tons sombres utilisés à chaque page. Face aux dessins, on en vient ainsi à se demander si, réflexion faite, ce n’est pas cette opposition entre la froideur des discours et la beauté malgré tout chaleureuse des dessins qui fait la réussite de l’album.</p>
<p>Seul véritable bémol au succès de cette bande dessinée, la fin semble trop traditionnelle, ce qui la rend décevante. C’est en effet un épilogue qui met en scène le fils, lui-même devenu père, sur une calme plage, profitant de sa vie de famille, que Ricard et Wens nous servent sans complexe. Il aurait peut-être été plus douloureux de finir sur une image de mort, mais celle-ci aurait été plus intéressante et originale, car elle aurait touché la question du soulagement, pour celui qui part, si ce n’est pour celui qui reste. Ceux qui restent vivront, nous le savons. Le visage de la mort ne finit jamais de hanter les vivants, même si la vie continue. À la fin, ce n’est peut-être pas la mort en elle-même qui est insoutenable, mais notre volonté incessante de l’atténuer par le biais du visage souriant d’un enfant.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.delitfrancais.com/2012/01/17/linsoutenable-nest-pas-la-ou-on-le-croit/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Charisme, éloquence et élections</title>
		<link>http://www.delitfrancais.com/2012/01/17/charisme-eloquence-et-elections/</link>
		<comments>http://www.delitfrancais.com/2012/01/17/charisme-eloquence-et-elections/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 17 Jan 2012 14:07:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Alexie Labelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
		<category><![CDATA[gilles duceppe]]></category>
		<category><![CDATA[Parti Conservateur]]></category>
		<category><![CDATA[pauline marois]]></category>
		<category><![CDATA[Politique internationale]]></category>
		<category><![CDATA[politique nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Politique provinciale]]></category>
		<category><![CDATA[Stephen Harper]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=10348</guid>
		<description><![CDATA[Nouvelle chronique, nouvelle année. Même thème: l’avenir. Et quoi de mieux qu’un début de janvier pour spéculer sur les saisons à venir?
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Avec un Canada (et un Québec!) pris en otage par notre meilleur ami, ce charmant monsieur Harper, je me contente de me concentrer sur la scène politique québécoise.</p>
<p>Pourquoi? Parce qu’en raison d’une écœurantite aiguë, les décisions de Stephen Harper ont cessé de faire écho à mes oreilles. Mais d’abord et avant tout parce que c’est une année d’élections au Québec. Alors voici mon diagnostic des trois partis principaux.</p>
<p>Les Libéraux. Grandes vedettes de la télé-réalité québécoise 2011 sur la saga de la construction, ils ont un chef calme, détendu, mais peu éloquent. À mon avis, les libéraux sont tels des napperons sur une table. Parfois sales, parfois propres, on les garde jusqu’au jour où on en trouve de plus beaux. D’ici-là, on les utilise par nécessité et stabilité. À la grande surprise de tous, ils survivent aux sondages. La raison est simple et miraculeuse: ils offrent la seule option fédéraliste québécoise, tel qu’entendu dans le temps des fêtes: «Je ne suis pas souverainiste, donc je vote Charest.» Amen.</p>
<p>Les Péquistes. <em>Go Pauline! Go Gilles!</em> Qui sait? Aurons-nous droit à une volte-face par laquelle le Parti Québécois troquera Pauline pour Gilles? Un petit conseil pour celle-ci: retour à la réalité exige, il serait temps de laisser sa place à un ou une autre. Implosion, défections, démissions et élections ne font pas bon ménage. Certes, il faut savoir mettre l’orgueil dans sa sacoche en se rappelant les sages paroles de Bernard Landry dans <em>La Presse</em>: «Le parti avant les individus, et le pays avant le parti.»</p>
<p>Les Caquistes Coalisés. La palme d’or du parti le plus attendu aux élections 2012 revient certainement à la Coalition Avenir Québec. L’intrigue de cette soirée électorale où je serai nez à nez avec ma télévision des années 90 demeure entre les mains de celle-ci. Les spéculations à son sujet sont plutôt difficiles à émettre en raison des incertitudes et des «on verra», caractéristiques primaires de son aura politique. Chose certaine, la CAQ risque de faire fureur sur la planche de serpents et échelles. Ceci dit, on ne peut nier la popularité de ce parti, qui se dit être partisan du changement politique québécois. Ne le somme-nous pas tous?</p>
<p>Bref, si la politique n’était qu’un jeu de hasard, je poserais mon vote électoral après avoir chanté «ma p’tite vache a mal aux pattes…». Heureusement, comme nous avons pu le voir le 2 mai dernier au niveau fédéral, la politique n’est pas une simple comptine d’enfants. Si nous voulons préserver du mieux que nous pouvons notre société distincte en évitant de la transformer en Harperland II, il est primordial de se faire une idée claire et nette des partis politiques de notre province.</p>
<p>Sur ce, je souhaite à tous une année politique remplie de rebondissements, de discours enflammés (gardons espoir), de débats constructifs et d’un peu de charisme à tous nos chefs politiques, car Dieu sait qu’ils en auront besoin!</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.delitfrancais.com/2012/01/17/charisme-eloquence-et-elections/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Rhume, grippe, gastro</title>
		<link>http://www.delitfrancais.com/2012/01/17/rhume-grippe-gastro/</link>
		<comments>http://www.delitfrancais.com/2012/01/17/rhume-grippe-gastro/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 17 Jan 2012 14:00:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sofia El Mouderrib</dc:creator>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[gastro]]></category>
		<category><![CDATA[grippe]]></category>
		<category><![CDATA[rhume]]></category>
		<category><![CDATA[science]]></category>
		<category><![CDATA[traitement]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.delitfrancais.com/?p=10366</guid>
		<description><![CDATA[Les fêtes ne sont pas uniquement pour vous et moi. Les rencontres en famille et entre amis sont de véritables bars ouverts pour les organismes aérogènes contenus dans vos divers mucus des voies respiratoires.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Moins appétissants qu’une tourtière, le rhume, la grippe et la gastro sont des infections communes et répandues en hiver qui, puisque souvent d’origine virale, ne se traitent pas.</p>
<div class="media-credit-container alignright" style="width: 605px"><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/Francis-chart.jpg"><img class="size-large wp-image-10369" title="Microsoft Word - Lindsay is awesome.docx" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/Francis-chart-595x434.jpg" alt="" width="595" height="434" /></a><span class="media-credit">Lindsay Cameron</span></div>
<p><strong>Les présentations</strong><br />
Laissez-moi tout d’abord vous présenter le rhinovirus, un tout petit agent infectieux composé d’un minuscule bagage génétique. Son lieu de prédilection se trouve dans nos voies respiratoires supérieures, à une température idéale de 33 degrés Celsius. La sécrétion de mucus dans ces régions est un moyen de défense efficace puisqu’il permet de transporter le rhinovirus (grâce au reniflement et à la toux) vers l’estomac où il est détruit, ou vers l’extérieur, ce qui se traduit en un mode de propagation dans nos populations. Les symptômes inflammatoires consistent en une toux, des céphalées (maux de tête), ainsi qu’en congestion des voies nasales due à l’enflure des tissus. Un rhume est rarement accompagné de fièvre ou de fatigue majeure, mais nécessite tout de même du repos durant les 5 à 7 jours qu’il perdurera. Les éternuements et le mal de gorge sont des signes avant-coureurs des autres symptômes, un signe qu’il faut commencer à boire beaucoup d’eau! L’eau liquéfie les muqueuses les aidant ainsi à se décrocher des parois des voies respiratoires et aurait des propriétés démontrées bénéfiques au niveau du soutient du système immunitaire.</p>
<p>Le virus de l’influenza quant à lui implique une fièvre soudaine allant de 38 à 40 degrés Celcius, des douleurs musculaires sévères dans les jambes et le dos, une fatigue générale ainsi qu’une toux intense. Les modes de propagations sont les mêmes que ceux du rhume puisqu’il s’agit également d’une infection des voies respiratoires. Une grippe dure toutefois plus longtemps, il faut compter plus de 10 jours avant une guérison complète dans le cas ou il n’y a pas de complications telles qu’une pneumonie ou qu’une bronchite.</p>
<p>Le troisième groupe de virus, et non le moindre, est celui causant les deux tiers des infections gastro-entérites. Il s’agit de Rotavirus, Norovirus, Adenovirus et de quelques autres. Ils peuvent causer des diarrhées et des vomissements: selon la souche du virus, il peut y avoir prédominance d’un symptôme sur l’autre. La propagation s’effectue par voie orale-fécale ou respiratoire. La principale complication reliée aux symptômes de la gastro est la déshydratation.</p>
<p><strong>La prévention</strong><br />
Pour prévenir la propagation de ces virus (et de bien d’autres d’ailleurs), l’Agence de Santé Publique du Canada propose un moyen à tout casser, efficace et tristement peu employé: se laver les mains! Un lavage de 20 secondes avec du savon élimine pratiquement la totalité des microorganismes logés sur nos mains. Dans le cas de la gastro, il est important qu’un lavage des mains soit fait après chaque visite à la toilette. Nos mamans nous l’ont appris, et pourtant des études en 2008 ayant examiné la population bactérienne et virale d’origine fécale sur les mains de participants choisis au hasard révèlent qu’en moyenne 80% des examinés portait au moins 2 types de ces indésirables. Puisque les mains sont souvent portées à notre visage, tousser dans notre coude plutôt que sur celles-ci résulte du gros bon sens.</p>
<p><strong>Les médicaments</strong><br />
Chaque symptôme peut être contrôlé par un médicament en vente libre (MVL). Par contre, ce ne sont pas des médicaments qui combattent le virus, mais qui soulagent les conséquences physiologiques des infections. Voici un tableau qui résume les symptômes et les MVL qui les soulagent:</p>
<p>Un doute à savoir s’il vous est nécessaire de voir un médecin? Faites un détour par votre pharmacie, vous vous éviterez peut-être une trop grande inquiétude ou des heures d’attente en clinique ou à l’hôpital! L’important est de vous informer adéquatement. Que ce soit avec un professionnel de la santé ou par internet (par le site de Santé Canada par exemple), restez informé et surtout à l’écoute de vos symptômes.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.delitfrancais.com/2012/01/17/rhume-grippe-gastro/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

<!-- Performance optimized by W3 Total Cache. Learn more: http://www.w3-edge.com/wordpress-plugins/

Minified using disk: basic (Feed is rejected)
Page Caching using disk: enhanced
Database Caching 41/100 queries in 0.178 seconds using disk: basic
Object Caching 1957/2281 objects using disk: basic

Served from: www.delitfrancais.com @ 2012-02-04 12:59:52 -->
