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	<title>Simon Albert-Lebrun - Le Délit</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
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		<title>Un compte de fées</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/10/07/un-compte-de-fees/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Simon Albert-Lebrun]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Oct 2013 04:16:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinion]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il était une fois, dans un passé lointain, un homme à qui on avait donné le pouvoir de donner une légitimité divine au règne de n’importe quel roi ou reine à travers le monde. En effet, écrit comme cela, on pourrait croire que c’est le début d’un conte de fées. En réalité, c’est l’histoire du&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2013/10/07/un-compte-de-fees/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Un compte de fées</span></a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Il était une fois, dans un passé lointain, un homme à qui on avait donné le pouvoir de donner une légitimité divine au règne de n’importe quel roi ou reine à travers le monde. En effet, écrit comme cela, on pourrait croire que c’est le début d’un conte de fées. En réalité, c’est l’histoire du Pape, et de son empire religieux qui, grâce à la popularité de sa religion, put tenir en laisse tous les rois d’Europe. D’un simple geste, il faisait tomber des gouvernements, bâtir des bâtiments monumentaux sans jamais payer ses ouvriers et, en échange d’une petite offrande, pouvait pardonner n’importe quel crime.</p>
<p>N’est-il pas fou de penser à ce genre de gouvernement dans un contexte moderne? Je prendrai les mots de Nietzsche pour dire qu’aujourd’hui, Dieu est mort—ou plutôt, il se bat pour survivre dans la même arène qu’une multitude d’autres philosophies et de personnages. On le voit dans son coin – vêtu de la même manière que Zeus à sa droite – s’enguirlander avec Darwin tandis que derrière eux le Père Noël et la fée des dents rigolent.On ne prie plus, l’Église et la croix ont été transformées en ordinateur blanc et en pomme croquée lumineuse. Nous avons nos nouveaux héros aux fins tragiques; des Steve Jobs, des James Dean et des Bob Marley, qu’on apprécie pour leurs talents plutôt que pour leurs miracles. On n’attend plus une colombe de Dieu, on attend le prochain <i>tweet</i> de notre idole préféré. Les deux se valent bien. Mais pendant que la <i>Bible</i> perd ses lecteurs aussi rapidement que le <i>Toronto Sun</i> perd les siens, la <i>Torah </i>se tient bien droite, le <i>Coran</i> est sur la défense et Bouddha voit une renaissance dans les salles de yoga californiennes.</p>
<p>On peut alors se demander où est parti le pouvoir laissé derrière par ce Dieu déchu. C’est sûr, pour ce qui est du dévouement divin du peuple, il est tourné aujourd’hui vers des équipes de sports diverses – souvent nulles d’ailleurs – tandis que les fanatiques se concentrent sur des célébrités «musicales» devenues succès publicitaires.&nbsp;Que ce soit l’ancien fanatisme pour le Pape ou le fanatisme idolâtre pour Justin Bieber, ils ont en commun une chose bien concrète et évidente: l’argent. Voilà donc peut-être où est parti le pouvoir de Dieu. Si le peuple n’a pas changé sur une chose, c’est sur son adoration du brillant, de l’or, du joyau et du fric.</p>
<p>Pour conclure sur les mots d’un hippie né bien avant son temps, il faut rendre à César ce qui est à César, l’argent n’appartient pas à Dieu mais appartient aux banques. Et elles ont beau paraître vilaines, ce sont bien les banques qui prêtent au Père Noel et font les comptes de fées.</p>
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		<title>Coup d’État</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/09/17/coup-detat/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Simon Albert-Lebrun]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Sep 2013 05:09:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Bienvenue dans une nouvelle ère, celle de fausse paix et de fosses de paie. </p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Une crise économique, un tsunami, un Printemps Arabe et un printemps Érable, un lac au Pôle Nord et une excursion martienne… Ça en fait une liste! Et pourtant celle-ci n’est que le sommet de l’iceberg, le seul au monde à ne pas être en train de fondre.</p>
<p>Parlons par exemple de la situation politique de cette chère ville de Montréal dans laquelle nous vivons… D’abord, notre <i>Mafioso</i> préféré Gérald Tremblay se voit accusé de fraude et démissionne. Suit son remplaçant, le preux chevalier Applebaum, abattu par quatorze coups, une flèche par scandale de corruption. Un conseiller municipal a mis le doigt dans le mille en s’exclamant que la politique montréalaise était une histoire à faire sautiller Kafka dans sa tombe. Un système qui ne fait qu’empirer, poussant un politique après l’autre à s’impliquer dans les eaux profondes de la corruption, peut-être même sans le savoir.</p>
<p>Il faut dire que nos voisins anglo-saxons ne sont pas mal non plus, avec Rob Ford, maire de Toronto, lié à une affaire de drogue plus effrayante que pittoresque. Monsieur Ford devrait peut-être arrêter ses obscurités, ou tout au moins ne pas se faire prendre en photo avec ses partenaires de crime s’il ne veut pas finir dans le groupe peu privé des politiciens déchus et ridiculisés. Il pourra cependant prendre place entre Dominique Strauss-Kahn, ce vieux coureur de jupons, et de Bush, qui termina sa présidence laissant les États-Unis endettés et en pleine invasion pour aller peindre des tableaux de ses chiens.</p>
<p>Ces quelques personnages, à l’allure bizarre d’enfants gâtés, sont les pionniers d’un nouveau coup d’État ‑celui de la médiatisation qui transforme chaque politique en célébrité. Nous avons vu tellement d’imbéciles au pouvoir que la presse (habituée à les suivre à la trace pour avoir le prochain scoop) a aujourd’hui dépassée son mandat de dénonciateur.</p>
<p>Aux États-Unis bien sûr, cela fait longtemps que la vie privée du Président est tout aussi importante que sa vie politique. Bill Clinton a beau avoir été un bon président (le dernier à avoir terminé avec un surplus économique d’ailleurs), il ne fallut qu’un scandale extra-conjugal pour qu’il perde son poste.</p>
<p>Mais maintenant ce n’est plus seulement aux États-Unis : DSK avait beau être un des seuls du Parti Socialiste français à savoir tenir un budget, et d’ailleurs à faire un travail exemplaire au Fonds Monétaire International, il fallut une savonnette et une femme de chambre pour détruire à tout jamais son poste et ses ambitions présidentielles. On me dira que ce n’était pas la première fois que DSK s’impliquait dans une affaire de la sorte, et qu’un homme immoral ne devrait pas avoir de pouvoir, mais ce n’est pas sa personne que je défends.</p>
<p>Ma lutte se trouve contre tout abus de pouvoir, et si la presse peut rendre une affaire privée tellement publique qu’elle mène à la ruine d’un officiel gouvernemental avant même qu’il ne soit déclaré coupable, je me battrai contre cet abus de pouvoir.</p>
<p>Le risque de laisser la presse dicter qui sera notre politicien préféré, c’est de créer une nouvelle classe de politiciens ‑non-pas un groupe d’individus qui cherchent de mener à bien un gouvernement, mais plutôt un amas d’egos maniaques et de sociopathes, tous prêts à n’importe quoi pour gravir les échelons et finir en haut de la hiérarchie. Cette nouvelle classe nous laissera donc avec un groupe qui sait très bien parler, se coiffer, choisir ses costards, ses chiens, ses sports et ses compagnes, mais qui n’aura ni l’envie, ni les capacités pour gouverner. La France a eu pendant longtemps la réputation d’un pays dans lequel la vie privée des politiciens n’avait pas grande importance sur leur vie publique. On disait en rigolant d’ailleurs, que si un président français n’avait pas plusieurs maitresses, il n’était peut-être pas assez multitâche pour le poste. Il fallut Monsieur Sarkozy, avec ses Ray-Bans, ses Rolex, ses fêtes privées et sa femme mannequin-chanteuse-actrice-philantrope, pour qu’enfin <i>Paris Match</i> commence à parler de politique.</p>
<p>Même François Hollande aujourd’hui a du mal à passer inaperçu quand il sort avec sa compagne (qui travaille d’ailleurs à <i>Paris Match</i>), et cela me donne des frissons… Si on s’intéresse plus à la vie privée d’un politicien qu’à sa fonction et à ses motivations publiques, nous commençons alors un nouvel état. Un état démagogue, dans lequel les journaux parleront de la cravate d’Obama durant sa déclaration de guerre, de quelle montre porte Netanyahu quand il arrive en retard aux prochaines négociations de paix, et qui sait, du joueur préféré de Trudeau durant la séparation du Québec…</p>
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		<title>L’étoiles des internautes</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/01/29/letoiles-des-internautes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Simon Albert-Lebrun]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Jan 2013 03:24:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Jeux de maux</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Avez-vous déjà vécu&nbsp;un de ces moments, où la vie monotone que vous menez conduit soudainement votre esprit loin du travail que vous faisiez, de la musique que vous écoutiez — un moment qui n’en finit pas, où tout vous semble être à portée de main. Peut-être est-ce un peu de Debussy, un <i>Clair de lune</i>, où les notes surprennent en longueur et en souplesse; et soudainement, le téléphone sonne.</p>
<p>D’un coup, votre esprit est entrainé sur une autre onde, dans une autre histoire, souvent peu importante. C’est votre mère qui vous demande de passer prendre le thé et la madeleine. «Je n’ai pas le temps», vous lui répondez gentiment. «Pas le temps…» Mais où sont donc passés ces moments d’enfance,&nbsp; où nous n’avions rien à faire et ne faisions rien et pourtant ce n’était pas du temps perdu?</p>
<p>Aujourd’hui on nous presse constamment de servir à quelque chose, de grandir, de mûrir, et en même temps on nous assure que l’on vit au meilleur âge de notre vie.</p>
<p>«Je me tue à bosser aujourd’hui à mes 20 ans, pour être riche et en forme à mes 50 ans et dire à mes enfants à quel point ils ont de la chance d’avoir 20 ans», m’étais-je exclamé à la réunion de famille ce Noël.</p>
<p>«Oh, phrase de jeunesse», m’avait-on répondu.</p>
<p>Apparemment, j’avais tout simplement attrapé un genre de déficit mental, comme une maladie qu’il nous arrive d’attraper quand on est jeune, et qui nous quitte quand on mûrit. Parce que j’étais «jeune», j’avais posé une question sotte.</p>
<p>Serais-ce une folie de vouloir vivre sa vie coûte que coûte au meilleur âge pour le faire? Avais-je tort? Non, bien sûr que non, je n’ai jamais eu tort de ma vie. Sauf une fois où j’ai cru avoir tort, mais j’avais en fait&nbsp; raison.</p>
<p>Ce mûrissement qui nous attend inévitablement est inquiétant, car je n’ai pas le temps de vivre ma jeunesse. Et tous ces problèmes d’occupation constante m’arrivent à cause de ce petit rectangle qui ne pèse pas plus qu’un paquet de cartes et qui vibre sur des vulgarisations de Beethoven quand quelqu’un veut de vous. On est sans cesse emmêlé dans la toile infinie du téléphone, d’Internet, de Facebook ou de Twitter, se faisant tirer de tous les côtés pendant que la toile s’étire. Pourquoi ne pas tout simplement éteindre ce monde de communications?</p>
<p>Cela m’a pris longtemps, mais je tiens enfin une résolution de nouvel an. Les années précédentes, ma résolution du nouvel an était de trouver une résolution pour le prochain nouvel an. Mais cette année, je vous jure de passer deux heures par jour avec ce diabolique téléphone éteint. De passer deux heures à faire quelque chose, n’importe quoi mais de prendre un petit moment à perdre mon temps. Regarder par la fenêtre, lire un bouquin, écouter de la musique, aller me promener, m’asseoir sous un pommier — histoire de retourner sur terre pendant deux heures.</p>
<p>Je vais manifester pour le calme. Tous dans la rue pour un peu de silence! À mort le portable! J’en ai marre de Bell, de Rogers, de leur fichu monopole sur les téléphones qui ruinent notre vie, qui volent notre temps de tous les côtés. Je vais appuyer sur le petit œil rouge de mon téléphone. Je vais éteindre Internet et sa toile, pour pouvoir enfin regarder les étoiles.</p>
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		<item>
		<title>Le vol aérien</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2013/01/15/le-vol-aerien/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Simon Albert-Lebrun]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Jan 2013 08:11:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Jeux de maux</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>On se lève aux petites heures du matin, le sac à moitié plein, le cœur léger, les paupières lourdes… On regarde sa montre sans cesse, le vol part à 10 heures… «‘faudrait arriver à quelle heure?»</p>
<p>Une fois dans le taxi on a l’impression d’avoir oublié quelque chose, la pâle lueur matinale illumine la ville d’un éclat orange presque doré, il fait froid et les rues sont calmes, seules quelques voitures circulent doucement, il est huit heures, Montréal s’éveille.</p>
<p>Ensuite, c’est l’arrivée et la douane. On arrive devant l’entrée et on se rend compte que notre petite flasque de parfum est un danger aérien, on la range dans un sac en plastique qui la rend magiquement inoffensive. Impressionnante, la technologie moderne, non? On arrive ensuite devant les tapis roulants de la douane. On enlève notre portable de notre sac pourtant si bien rangé, on passe au détecteur de métal. «Biiiiiip», la lumière rouge s’est allumée, on enlève nos chaussures, notre ceinture, notre montre, on s’excuse à la personne qui attend derrière nous et on repasse.</p>
<p>Ouf, lumière verte, le douanier nous regarde tout de même sévèrement et on s’empresse de remettre toutes les petites affaires dans nos poches et de fourrer notre portable dans notre sac n’importe comment. On s’empresse à marcher sur les tapis roulants pour attendre une heure et demie à la porte A37.</p>
<p>C’est alors que commence le début de l’enfer volant. L’avion: autrefois un exploit humain, ensuite un moyen de transport où les hôtesses ressemblaient à des pin-up et la nourriture était digne d’un restaurant trois étoiles. Aujourd’hui, ils se sont convertis en véritables bus volants. «L’avion en destination de… Paris-Charles-de-Gaulle… à la porte, A37 se prépare à partir», dit une charmante voix. On se précipite pour pouvoir mettre notre sac dans un des coffres et on se serre entre une femme avec un enfant qui pleure déjà et une espèce d’hippopotame en vieux costume qui sent la réglisse et le tabac froid. Sur la ceinture, un vieux chewing-gum s’est étalé. La tablette est de travers et la passagère à droite vient de fermer le hublot, alors que le monsieur occupe d’un bras poilu tout l’accoudoir de gauche.</p>
<p>Et puis, après un discours sur la sécurité et la splendeur de la carcasse qu’on a daigné nommer un avion — un vrombissement, une légère pression qui nous pousse dans le fond de notre fauteuil gris et on est en l’air. Tout le monde se plaint déjà. La femme à droite veut aller aux toilettes, le monsieur à gauche est outré du fait que les écouteurs ne soient pas gratuits et que le choix de film soit si médiocre. On apporte le déjeuner. «Poulet au riz, bœuf aux légumes ou pâtes?», nous demande une dame pressée sur un ton robotique et dans le même uniforme qu’une postière. Le mammifère cétartiodactyle à gauche prend le bœuf en redemandant un verre de vin et la femme de droite se décide enfin sur les pâtes. Repas frugal, trop chaud, sans goût, il manque une fourchette, le yaourt ressemble étrangement à de la nourriture de Teletubbies et le pain a un goût particulier de carton.</p>
<p>L’hôtesse repasse prendre les poubelles. «Comment avez-vous trouvé votre bœuf monsieur?», demande-elle à mon voisin. «Oh, par hasard, sous un haricot», répond-il avec un sourire de vendeur d’assurance. Elle ne sait pas si elle doit rire ou se sentir offensée donc elle fait comme si elle ne l’avait pas entendu, et passe son chemin derrière son chariot à poubelle.</p>
<p>Apres six heures de vol (je ne sais si je parle du transport en avion ou du prix des billets), le pilote nous annonce notre altitude – passionnant, la météo d’arrivée et nous demande de remettre nos sièges en position droite.&nbsp; L’arrivée ressemble trop au départ, tout le monde se presse de sortir, mais qui peut leur en vouloir? On montre notre passeport à un inspecteur qui a l’air aussi fatigué que nous et on attend patiemment devant un petit tapis roulant pour apercevoir notre valise maintenant toute poussiéreuse et amochée.</p>
<p>Je ne dis pas que prendre l’avion n’est plus un privilège. Je suis reconnaissant du fait qu’un voyage qui autrefois nous prenait des années et de l’intrépidité nous prenne maintenant quelques heures où on passe un petit test douanier et on regarde une téloche pendant six heures. C’est vrai, voler est presque un miracle de l’ingénuité humaine! Je dis seulement que les compagnies aériennes devraient arrêter d’essayer de nous convaincre de leur qualité en montant leurs prix et en habillant leurs hôtesses en cadettes de l’air. Ryanair a de bas prix, pas de nourriture, les hôtesses portent des habits simples — et si c’est ça la différence entre quelques centaines de dollars, les gens d’Air Transat, comme dirait le capitaine Haddock, se fichent le doigt dans l’œil jusqu’à l’omoplate s’ils pensent que leur «luxe» nous convainc de leur supériorité. Quel vol n’est-ce pas?</p>
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		<item>
		<title>Mystères et misères sur les Champs-Élysées</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/11/13/mysteres-et-miseres-sur-les-champs-elysees/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Simon Albert-Lebrun]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Nov 2012 21:03:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Jeux de maux</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>   Finie la ville des lumières et des amours, bonjour au rugissement des autoroutes, aux banques en banqueroute et aux stressés bien habillés. «Si vous êtes seulement allés à Paris en France, vous n’avez pas visité la France» vous diront les Marseillais, les Bretons, les Savoyards et les Dijonnais.<br>
Sentiment commun en France: les Parisiens ne sont pas Français. Les pauvres petits  avec leurs plaques d’immatriculations Parisiennes sont souvent raillés par les «paysans&nbsp;» dès que les Parigots sortent de Paris pour l’été. On dit qu’ils sont arrogants, pessimistes, bon chic bon genre voire «tout à fait misérables». Mais moi je me dis qu’il y a anguille sous roche, que quelque chose les rend tous comme ça, et je me demande pourquoi les Montréalais, par exemple, ne sont pas aussi stressés.<br>
Alors j’ai fait ma petite enquête: d’où vient cette différence d’attitude entre les Parisiens et les autres francophones (plus particulièrement les Québécois). Sachez tout d’abord, que le français Québécois est tout simplement du français ancien (accent y compris). Les jurons sont les mêmes que ceux des premiers colons: donc souvent des mots religieux. Les jurons des «français de France» par contre sont modernes, influencés par le sexe, les bordels de Paris et de plus en plus par le verlan, l’arabe et bien sûr l’anglais. Mais cette différence d’argot et d’accent n’est pas responsable de la mauvaise mine Parisienne (après tout, le reste de la France n’est pas aussi taciturne que sa capitale). Alors quoi? Qu’est ce qui fait la différence? Je l’ai trouvé en regardant bien attentivement le regard des Parisiens. Et là: EUREKA! Ils ont toujours les yeux rivés vers le sol, et ce n’est pas parce qu’ils sont tristes, mais parce qu’ils ont l’habitude d’y faire attention. Les Parisiens ont une crainte que les Québécois n’ont pas: qu’ils rentrent leurs chaussures Clark dans une merde de chien.<br>
Si vous êtes déjà allés à Paris vous savez de quoi je parle. Derrière chaque coin de rue et dans le creux de chaque trottoir se cache une belle bouse, bien fraîche, prête à se coller sous les chaussures en velours. Alors au lieu de regarder le ciel, les oiseaux, le doux mélange d’architecture ancienne et moderne de Paris, les Parisiens font attention au danger sous leurs pieds. Ils ont la mine grise, faisant face à ce danger constant. Quel exercice futile! Quel manque de bon sens! Mis à part le fait qu’il y ait une superstition que mettre son pied gauche dans une crotte porte chance, les Parisiens devraient se rendre compte que se gâcher la vue pour risque de marcher dans un danger odorant ne vaut vraiment pas la peine.<br>
Le danger est partout, alors pourquoi l’éviter? Si le danger n’est pas mortel, alors «jm’en fout pas mal», comme dirait Mademoiselle Piaf, et pour une Parisienne, elle savait vivre celle-là. Peut-être qu’un jour vous serez dans Paname à vous méfier des crottes, et si les Parisiens écoutent mon conseil, je vous pari qu’à Paris vous seriez le seul à n’avoir pas ri. </p>
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			</item>
		<item>
		<title>Y’a pas d’arêtes dans la cigarette!</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/11/06/ya-pas-daretes-dans-la-cigarette/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Simon Albert-Lebrun]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Nov 2012 05:50:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Jeux de maux</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2012/11/06/ya-pas-daretes-dans-la-cigarette/" data-wpel-link="internal">Y’a pas d’arêtes dans la cigarette!</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Ah Liberté, quel beau&nbsp;mot. Un concept sur lequel bien des gens plus grandioses que moi ont déjà passé leurs vies à réfléchir. Mais comme je suis humain, et que donc je pense que mes propres pensées sont les plus belles et les plus importantes, je vous donnerai ma vision des choses.</p>
<p>Premièrement, quel est le contraire de la Liberté? L’esclavage? Non, ma foi, car même l’esclave a la liberté de penser d’une certaine manière, et puisque l’esclave a le droit à un tout petit peu de liberté, l’esclavage ne peut être le contraire de la Liberté. Alors quoi? L’emprisonnement? Non plus, il existe une panoplie de livres écrits en cellule. La liberté de pensée existe alors, même derrière les barreaux…</p>
<p>Alors le contraire de la liberté doit être quelque chose qui nous empêche même de penser… L’addiction! Voilà le contraire de la Liberté.</p>
<p>Imaginez que la Liberté absolue soit un champ éternel (une espèce de «Strawberry Fields Forever» si vous préférez). Vous n’êtes jamais forcés à faire des choix, vous pouvez gambader librement comme un jeune agneau. Le contraire serait un chemin rectiligne, en douce pente, ou vous ne prenez jamais de décision et continuez perpétuellement à avancer et à descendre — l’addiction. Dans l’addiction ultime, vous ne faites aucun choix qui ne soit pas relié à satisfaire votre besoin….</p>
<p>La vie que l’on mène est toujours un mélange des deux, vous avez souvent plusieurs choix, plusieurs chemins à prendre — pas un chemin unique, ni un grand pré. Et Dieu merci! C’est grâce à ces choix, qu’on est forcé de prendre, que l’on s’instruit, qu’on apprend, qu’on grandit. Regardez le toxicomane, perdu dans sa stagnation, ne trouvant plus de nouvelles idées, ne grandissant jamais, mais restant fixé sur la personnalité qu’il s’était faite auparavant. Regardez le fils de milliardaire, qui, grâce à son argent, accède à la liberté absolue, et passe son temps à gambader stupidement — trop souvent sans direction, sans passion, sans choix à faire.</p>
<p>Et la cigarette là-dedans? C’est peut-être pour ça que les gens continuent à fumer: un excès de Liberté, un petit détour du chemin dans la routine. L’argent que vous avez en trop passe dans une activité mondaine qui petit à petit devient une addiction bénigne. BÉNIGNE? LA CIGARETTE? MAIS IL EST FOU CE SIMON! Fou? Non, je me dis simplement que dans vingt ans, avec les avancées techno-médicales de notre génération, on aura créé une petite pilule qu’on prendra et pouf! Fini le cancer. Vous me prendrez pour un optimiste, peut-être, mais la fièvre tuait bien des gens il y a cent ans, aujourd’hui deux pilules suffisent pour l’éradiquer.</p>
<p>Quand on se trouve devant une impasse, il faut bien trouver une solution — donnez au monde un problème et petit à petit il le résoudra, il trouvera un nouveau chemin. Pour cela, il nous faut de la Liberté, certes, mais assez pour qu’on en fasse quelque chose, pas assez pour qu’on n’en fasse rien.</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2012/11/06/ya-pas-daretes-dans-la-cigarette/" data-wpel-link="internal">Y’a pas d’arêtes dans la cigarette!</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
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		<title>Echec et Maths</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/10/30/echec-et-maths/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Simon Albert-Lebrun]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Oct 2012 16:32:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Jeux de maux</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>«Je pense à toi jour et nuit, toutes mes autres pensées me fuient…»<br>
Une phrase sur l’amour ou les devoirs, deux sujets qui ne s’associent pourtant pas souvent. On n’entendra pas dire «je me dois d’être amoureux» ou alors «je suis épris de mes devoirs». J’ai un esprit qui n’aime pas les problèmes, et quand il est forcé d’en résoudre, ma journée ne m’appartient plus, mes pensées non plus. Alors ma vie prend la tournure d’un jeu d’échecs. Étudier pour un examen devient une course frénétiquement lente contre un adversaire imaginaire. Un vrai jeu de stratégie, où je dois constamment être sur mes gardes: étudie, lis, regarde un documentaire, prend des notes, participe en conférence, relis, lis tout fort, lis à l’envers, lis en chantant — on se dit, ouais, peut-être pourrais-je le vaincre cet examen au bout du compte.<br>
Mais souvent on glisse: étudie, lis, regarde un film, relis, épisode de Seinfeld, oh pourquoi pas un petit jeu d’échecs, et un p’tit verre de vin, vas‑y sors les olives et les chips, un autre jeu d’échecs, et oh! Le soir est arrivé.<br>
Je dois avouer que récemment, ma performance scolaire brille bien moins que mes jeux d’échecs, et que par conséquent je m’intéresse bien plus aux échecs qu’à mes études. Au lieu de Sciences Politiques, je regarde ces deux armées de bois, patientes et féroces, une blanche et une noire, prêtes à se jeter au cou de l’autre. J’aime l’histoire du pion faible, qui grâce à son travail et son entourage, réussit à traverser le champ de bataille pour finir promu en reine.<br>
La reine, la pièce la plus forte, était autrefois un simple ministre qui pouvait bouger peu, et fusse la popularité des reines durant le milieu du dernier millénaire, ou l’idée romantique qu’«un Roi n’est rien sans Reine», on créa la reine forte (ou «schacchi alla rabiosa» surnommée «la femme folle»).<br>
C’est cette histoire qui m’a donné l’idée de faire mes devoirs avec ma douce. Le roi devient vite faible si sa reine n’est plus là. Heureusement que nous sommes tous deux étudiants en sciences politiques! Si j’étais étudiant en mathématiques, j’aurais simplement joué une partie d’échecs, et vous pouvez être sûrs que j’aurais eu un échec en maths. x</p>
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		<title>La règle d’or de Montréal</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/10/16/la-regle-dor-de-montreal/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Simon Albert-Lebrun]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Oct 2012 16:32:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Jeux de Maux</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>John Lennon, Bob&nbsp;Marley, Marilyn Monroe, James Dean, Edith Piaf – courte liste d’immortels…Croyez-moi quand je vous dis que ce n’est pas en se gavant de jus organiques, de carottes et d’avocats qu’ils y sont parvenu.</p>
<p>Pour nous, les sportifs mortels qui ne vivent pas à deux mille à l’heure, on se pose des questions; irais-je au paradis, en enfer, nulle part? Drôles d’images qu’on s’imagine de ces endroits divins, tirées directement de la mythologie Grecque bien sûr, avec Hadès dans son royaume enflammé sous-terrain et Zeus dans ses nuages avec sa belle barbe, ses sandales, son portail en or et un drap blanc pour habit.</p>
<p>Mon petit doigt me dit que ce n’est rien de tout ça. Mais pour vous expliquer ma version du Paradis et de l’Enfer il vous faudra d’abord répondre à cette question: croyez-vous qu’après votre mort, la terre continue de tourner et les gens qui existent continuent à vivre?</p>
<p>Si votre réponse est «non», je me désole pour vous, de devoir vivre dans un monde que vous imaginez et qui existe uniquement dans votre tête. Votre idée de l’après-vie doit être vraiment apathique.</p>
<p>Si votre réponse est «oui», alors je pense savoir ce qui pourrait unir les religions du monde – rien que ça!</p>
<p>Toute religion a en commun une seule chose, «la règle d’or»: traitez les autres de la manière dont vous aimeriez être traité.</p>
<p>Si vous suivez cette règle, et que vous l’appliquez pour modérer les autres commandements de votre religion, les gens garderont une bonne mémoire de vous sur terre. Et n’est-ce pas cela le Paradis? Si les petits nuages n’existent pas, alors les seules choses qui restent de vous sur terre sont les souvenirs que les gens gardent de vous. Si vous étiez gentils, vous étiez bien aimé et les gens garderont une bonne mémoire de vous – ce qui reste de vous après votre mort est donc positif: vous êtes au Paradis. L’inverse marche aussi, Hitler par exemple, est en enfer dans de nombreux esprits, car il est sur&nbsp; le trône du fascisme et tient le prix d’or du CMMI («Compétition de Moustaches Moches Internationale — 1935»). De cette manière, le Paradis ne dépend pas d’une décision divine mais plutôt de l’avis que votre entourage a de vous — et, après tout, qu’est-ce d’autre que la religion si ce n’est un moyen de trouver une harmonie en communauté?</p>
<p>Logique! Il suffit donc de se tracer une ligne droite avec la règle en or et le «Paradis» vous ouvrira grand ses bras. Mais comme toute théorie, celle du Paradis Terrestre tient une suprême faille…</p>
<p>Il suffit de mentir pour rendre les gens heureux – si le mensonge n’est pas découvert, le débonnaire trompé s’en va avec une belle image de vous, un souvenir heureux: vous voilà au paradis grâce à un péché!</p>
<p>J’écris ces mots en me disant que les lecteurs prendront le tout avec un grain de zèle. Nous vivons dans une ville vibrante, remplie de voyageurs ou personne n’est vraiment Montréalais, un brassage culturel où on peut presque tout dire sans peur. Donc voici ce que, moi, je dis: quelques mots sur le coin d’une page de journal – journal français dans une université anglaise, dans une province française, dans un pays anglais. Montréal tient bien droit sa règle d’or, alors attention à vos doigts! ξ</p>
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		<title>Le joli «non» de McGill</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/10/02/le-joli-non-de-mcgill/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Simon Albert-Lebrun]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Oct 2012 14:07:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’an dernier, un de mes amis s’est trouvé à faire la grasse matinée (prescrite par Docteur Gueule-de-Bois) le matin d’un examen de «Calculs». Il a eu beau pleurer, plaidoyer, raconter une misérable histoire d’une tante décédée, son professeur lui a mis un beau zéro tout rond. Les résultats de&#160;l’examen sont arrivés et dû à la&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2012/10/02/le-joli-non-de-mcgill/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Le joli «non» de McGill</span></a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>L’an dernier, un de mes amis s’est trouvé à faire la grasse matinée (prescrite par Docteur Gueule-de-Bois) le matin d’un examen de «Calculs». Il a eu beau pleurer, plaidoyer, raconter une misérable histoire d’une tante décédée, son professeur lui a mis un beau zéro tout rond. Les résultats de&nbsp;l’examen sont arrivés et dû à la logique mathématicienne des notes, la classe avait une moyenne de ‑4/10 (des points étaient retirés pour une fausse réponse). Le prof a donc été forcé d’augmenter toutes les notes pour avoir une moyenne un peu plus raisonnable. L’ami ronfleur s’est lui aussi fait remonter sa note… de 0 a un 9/10 – une des meilleures notes de la classe!</p>
<p>Difficile de critiquer le professeur, il s’occupe d’un cours de plus de mille personnes, parmi eux des futurs vétérinaires, psychologues ou docteurs qui n’auront plus jamais à utiliser des calculs aussi compliqués pour le reste de leurs vies. Heureusement, les temps changent vite et les élèves trouvent des petits raccourcis pour finir leurs devoirs enquiquinant à l’heure.</p>
<p>Finies, les encyclopédies de 4 000 pages; bonjour Wikipédia!<br>
Finis, les calculs innombrables en groupe pour arriver à la même réponse; bonjour Wolfram!<br>
Finies, les histoires russes qui se lisent en pleurant et les beaux mots incompréhensiblement jetés sur les pages d’un poème à étudier – bonjour Sparknotes!<br>
Finis les bibliographies qui prenaient plus longtemps à faire que la recherche elle-même – bonjour Easybib!</p>
<p>Ce n’est plus utile de mémoriser, il est utile d’apprendre et McGill force brillamment ces élèves à apprendre tous seuls. Comment? En se fichant du bien-être de leurs élèves. Logique non?</p>
<p>Là où les autres universités se tuent à trouver des professeurs qui savent enseigner, McGill se concentre sur leurs jolis noms et leurs longs CV. Pourquoi&nbsp;? Aucun historien aujourd’hui ne pourra vous conter une bataille plus pleinement qu’une recherche sur Google. Alors McGill investi dans la recherche et le développement – histoire d’attirer les professeurs les plus renommés. Les profs arrivent donc avec leurs beaux noms pour embellir celui de McGill et faire la recherche qui les intéresse.</p>
<p>Ensuite, les meilleurs élèves du Canada viennent à McGill, car c’est apparemment la meilleure université Canadienne. Et comme la plupart des profs ne sont pas là pour leeur enseigner, les étudiants sont forcés  d’«apprendre à apprendre» par eux-mêmes. Où est l’avantage? Que ce soit en sortant de Carleton, Western ou l’Université de Chicoutimi,  l’étudiant sera habitué à prendre des ordres pour apprendre et s’attendra à avoir un chemin tracé bien gros et bien droit pour son avenir.</p>
<p>McGill, de son côté, prépare des travailleurs qui n’auront besoin d’aucun ordre pour avancer (et d’ailleurs ils préfèreront en donner), elle prépare des individus indépendants et motivés par leurs propres détermination plutôt qu’une liste de choses à faire. Et McGill fait tout ça simplement avec le joli nom de ses professeurs et un joli non pour les étudiants en détresse (allez voir la clinique un matin pour voir la queue leu leu de malades espérant pouvoir avoir un rendez-vous dans la semaine). Belle technique, il faut le dire. </p>
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		<title>Tic-toc, quel temps fait-il?</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/09/25/tic-toc-quel-temps-fait-il/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Simon Albert-Lebrun]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Sep 2012 12:24:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Et alors, il est où,  cet automne chaud qu’on nous avait promis?</p>
<p>L’article <a href="https://www.delitfrancais.com/2012/09/25/tic-toc-quel-temps-fait-il/" data-wpel-link="internal">Tic-toc, quel temps fait-il?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.delitfrancais.com" data-wpel-link="internal">Le Délit</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Je sais que ces pauvres météorologues s’en prennent déjà plein la figure, mais bon, il faudrait savoir tout de même. On a vu la pluie passer en une seule tempête et le froid venir s’incruster doux et ferme dans la vie calme de ces paisibles Canadiens.</p>
<p>Il faut dire que le temps a bien plus d’effets sur nous qu’on ne le laisse croire et que le rapprochement entre les deux définitions du mot «temps» n’a rien d’une coïncidence.</p>
<p>Vous ne comprenez pas? Prenons un exemple alors: ces pauvres <em>British</em> bien sobres et froids sont forcés de toujours répondre «sale temps dehors, il pleut encore», ce qui, à longueur de journée  des mois et  des années, les rend malheureux en permanence.</p>
<p>Les Siciliens par contre, ce peuple bienheureux, n’ont que du soleil à longueur d’année. Aucune surprise, donc, quand on les voit avec de grands sourires – ils répondent constamment «il fait magnifique dehors, un temps parfait pour la sieste». Cette bonhomie solaire est allée jusqu’à infiltrer leur langue: en dialecte sicilien, les conjugaisons passées n’existent pas! </p>
<p>Les Canadiens eux, ont le luxe bien heureux d’avoir toutes leurs saisons bien typiques: en été il fait une chaleur à faire baver un dromadaire, en automne, la douce brise décroche gentiment les feuilles écarlates, en hiver, la neige tombe avec une beauté cruelle qui nous donne la joie éphémère d’un chocolat chaud avant le déblayage rituel, au printemps, la neige fond, nous laissant des godasses trempées  des décisions difficiles entre pull ou manteau et des traces peu flatteuses sur le dos des cyclistes sans garde-boue.</p>
<p>Pas surprenant, donc, que les Canadiens soient l’exemple même de la politesse;  «quel temps fait-il?» (la question préférée des anti-silences) peut certainement être répondu de manière différente tous les jours et encore plus certainement à chaque saison. Toujours un début de conversation qui en mène à un autre: bavarde politesse qu’on sort à sa belle-mère (pour que l’interrogatoire cesse), à son impatiente maîtresse, ou avec le prêtre souriant en sortant de la messe. Le climat est un sujet qui s’innove tous les jours ici – et les Canadiens restent sans confrontation… Rares sont ceux qui ont déjà vu une conversation sur la météo tourner à une chicane foudroyante.</p>
<p>Tic toc, quel temps fait-il? Froid, chaud, moche, beau, il faut bien que l’ombre existe, si ce n’est que pour témoigner de l’existence du soleil. Je me suis fait un serment solennel, je vous en recommande autant: si le temps qu’il fait vous intéresse, c’est que votre montre ne vous sert pas, alors peu importe qu’il pleuve, neige, vente ou grêle, appréciez la tempête et le mauvais temps maintenant, sinon demain il fera beau et vous vous plaindrez de la chaleur!</p>
<p>Je dis tout ceci en me rendant bien compte que c’est autant pour me rassurer que pour vous convaincre que tout ira bien, car, comme l’aurait dit notre cher Ned Stark, «l’hiver approche»!</p>
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		<item>
		<title>Criminalité souterraine</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/09/25/criminalite-souterraine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Simon Albert-Lebrun]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Sep 2012 12:05:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Slider]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[crime]]></category>
		<category><![CDATA[criminalité]]></category>
		<category><![CDATA[Métro]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[souterraine]]></category>
		<category><![CDATA[spvm]]></category>
		<category><![CDATA[STM]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Cet été, comme tant d’autres étudiants, Samantha Romini prenait le métro pour aller au travail «Il devait faire 32 degrés Celsius dans les wagons ce jour-là», me dit-elle. «Il était onze heures et demi du matin et j’étais sur la ligne orange»; c’est-à-dire la ligne au plus grand nombre d’arrêts, qui relie Montmorency à Côte-Vertu&#8230;&#160;<a href="https://www.delitfrancais.com/2012/09/25/criminalite-souterraine/" rel="bookmark" data-wpel-link="internal">Lire la suite &#187;<span class="screen-reader-text">Criminalité souterraine</span></a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Cet été, comme tant d’autres étudiants, Samantha Romini prenait le métro pour aller au travail «Il devait faire 32 degrés Celsius dans les wagons ce jour-là», me dit-elle. «Il était onze heures et demi du matin et j’étais sur la ligne orange»; c’est-à-dire la ligne au plus grand nombre d’arrêts, qui relie Montmorency à Côte-Vertu . «J’étais assise à côté d’une femme enceinte et d’un garçon – devant nous dans le siège opposé, il y avait un grand gars, qui ne faisait que jeter des coups d’œil autour de lui. En arrivant à la station Villa-Maria on a entendu un grand bruit, comme un tir de pistolet, et, durant le choc qui a suivi, le type s’est emparé du téléphone du garçon, a bousculé plusieurs passagers et est sorti en courant. Au début, tout le monde regardait autour pour voir si quelqu’un s’était fait agressé, mais, une fois les portes fermées, le brouhaha a commencé. Je n’aurais pas vraiment paniqué, mais la dame enceinte qui était assise à côté de moi est tombée dans les pommes!», me raconte Samantha en riant. Elle finit son histoire en me racontant comment une passagère avait ensuite actionné le frein d’urgence en pensant que la dame enceinte accouchait.<br>
Un crime rapide et facile donc, en augmentation, car il est difficile de retrouver un téléphone volé ou d’attraper les malfrats. Heureusement, quand il y a action, il y a réaction, et ce type de crime ne passe pas inaperçu au Service de Police de la Ville de Montréal (SPVM).</p>
<p><strong>Ce que le SPVM dit…</strong><br>
Le SPVM a quelques petites recommandations pour éviter les problèmes: ne pas écouter de la musique très fort (cela pourrait vous empêcher d’entendre un danger quelconque), ne pas jouer à des jeux sur votre téléphone (cela met votre téléphone bien en évidence, tout en captivant complètement votre attention) et une petite ruse du SPVM serait de faire graver votre numéro de permis de conduire sur votre téléphone, pour qu’on puisse vous retrouver si jamais votre téléphone se trouvait en vente sur Internet.<br>
Si cela vous arrive, et que vous ne pensez pas devoir appeler la police, la Société de Transport de Montréal (STM) vous demande soit de vous déplacer au centre de la STM situé à la station Berri-UQAM 48 heures après l’événement, ou de communiquer au 514 STM-INFO (514&nbsp;786‑4636). En cas de vol, tirer le frein d’arrêt ne fera que ralentir le reste des passagers ou créera une panique qui pourrait aider le coupable. Si vous souhaitez communiquer avec un agent de la STM immédiatement après l’incident, un téléphone rouge se trouve à votre disposition dans la plupart des wagons.<br>
Le SPVM s’occupe de surveiller les quais du métro depuis juin 2007 pour décourager ou attraper n’importe quel mécréant. Des patrouilles en couple, de nouvelles caméras et maintenant de nouveaux wagons avec des systèmes de sécurité servent à rassurer les passagers. D’ailleurs, mis à part le vol d’appareils électroniques et le graffiti, le reste des crimes dans le métro sont de moins en moins fréquents.</p>
<p><strong>La verte la plus dangereuse </strong><br>
Le SPVM ne diffuse que très peu d’informations et de statistiques sur les lieux les plus courants où les crimes sont commis. Une étude a été publiée sur le crime dans le métro en 2010. Cette étude nous apprend que la ligne la plus dangereuse serait la ligne verte (541 crimes par année), suivie de près par la ligne jaune (429), ensuite vient la ligne orange (395) et en dernier la ligne bleue (90). Petit problème pour ce qui est de l’exactitude de ces&nbsp;résultats: le taux pour la ligne jaune comprend le nombre de crimes des stations qui servent plusieurs lignes donc les arrêts les plus fréquentés, comme Berri-UQAM. Il ne faut tout de même pas négliger le nombre de festivals, La Ronde, les attractions de l’Ile Sainte-Hélène ainsi que la sortie de l’île de Montréal, auxquels la ligne donne accès et qui lui donneraient néanmoins un taux de crimes plutôt élevé pour une si petite ligne de métro.</p>
<p><strong>La sécurité d’abord!<br>
</strong>Que les étudiants vivent à Solin Hall, Atwater, le Plateau, Westmount, Lachine ou même Laval, un grand nombre d’entre eux prennent le métro ou l’autobus jour et nuit pour arriver à McGill. Pour celles qui se retrouvent à prendre l’autobus tard, le SPVM vous propose d’utiliser le service «Entre deux arrêts», qui vous permet de demander au conducteur d’autobus de vous arrêter à l’endroit qui vous convient le mieux sur la route de l’autobus. Disponible à partir de 19h 30, ce service est proposée uniquement aux femmes. Myriam témoigne: « Je me sens plus en sécurité depuis que je sais que je peux descendre quand je veux, ça rassure». De plus, McGill offre son service Walksafe, qui peut vous être utile tard le soir, que vous ayez beaucoup à parcourir ou que vous ayez besoin d’aide pour y parvenir, ces bénévoles se proposent pour vous accompagner jusqu’à votre destination dès la réception de votre appel, qui vous localise.</p>
<p><strong>Vivre à Solin…</strong><br>
La routine matinale des étudiants vivant dans la résidence de Solin Hall est bien différente de celle des habitants des autres résidences universitaires. Une courte marche jusqu’à Lionel-Groulx, puis le métro, ligne verte, jusqu’à la station McGill et une arrivée sur le campus – le tout en un peu plus de dix minutes. Même si le temps de transport est très réduit et que McGill fait tout pour éviter les problèmes, les accidents nocturnes pour les froshies sont communs.<br>
Ian, un responsable d’étage a Solin Hall nous explique&nbsp;: «On a eu 2 incidents depuis le début de l’année. Ce sont des cas indépendants et qui n’ont rien à voir avec McGill. Pour ma part je pense que le métro est sûr. Ce que je dis aux jeunes de mon pallier c’est de ne pas rentrer le soir seul, mais ça, c’est vrai partout. Quand on est tout seul, on est une cible parfaite. On travaille sur la prévention, pour que cela ne recommence plus. Je n’ai jamais eu de mauvaises expériences. Cette année on est en communication avec WalkSafe. En effet, ils sont basés sur le campus et donc c’est dur pour nos étudiants de bénéficier de leur service. Vu qu’il leur faut 30 minutes pour arriver, le plus souvent les étudiants sont déjà rentrés. En ayant une base à St-Henri, leurs services seraient plus rapides. Ça commencerait cette année. J’ai hâte que ça soit mis en place parce que c’est mon boulot de faire en sorte que chaque jeune se sente confortable aux alentours de la résidence. C’est vrai qu’il y a des logements à loyer réduit dans le voisinage, mais c’est surveillé, donc, même s’il reste quelques endroits à risque dans les alentours, je pense que ça s’améliore ».</p>
<p><strong>Walksafe et l’arrêt <em>Mégill</em></strong><br>
WalkSafe fait donc de son mieux pour aider les étudiants, et les bénévoles se débrouillent bien, vu les difficultés d’organiser ce genre d’organisation bénévole. «Nous avons environ soixante bénévoles, et nous recrutons d’autres accompagnateurs petit à petit.&nbsp;Quelques nuits, nous sommes à pleine capacité pour le nombre de bénévoles que nous avons, d’autres soirs, nous recevons très peu d’appels», nous explique un responsable de WalkSafe. Pour ce qui est de Solin Hall, le plan serait d’organiser une équipe permanente qui ferait des allés- retours entre la résidence et la station de métro.<br>
Le problème ne concerne pas seulement les étudiants – le métro est très utilisé à Montréal: en 2010, on estime à 296.3 millions le nombre d’utilisateurs du métro (sans compter les transferts), et, depuis sa création sept milliards d’individus auraient pris le métro de Montréal (environ la population humaine de la terre&nbsp;!).<br>
Les crimes d’agression sont à la baisse tandis que les graffitis et les pickpockets sont à la hausse. Par conséquent, si vous faites attention de ne pas vous mettre à la disposition des voleurs, votre seule inquiétude sera de faire attention à la peinture qui recouvre fraîchement les graffitis – et peut-être de prier pour éviter une interruption de service avant l’arrêt&nbsp;<em>Mégill</em>.</p>
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Quelques infos et statistiques:<br>
Nombre de passagers en métro et en autobus par jour: 2,524,500 (en moyenne en 2011)<br>
(1,403,700 par bus) (1,111,700 par métro) (9,200 par para-transit)<br>
Environ 7 milliards d’individus ont pris le métro montréalais depuis son ouverture en 1966.<br>
L’huile utilisée pour les freins est faite à base de cacahuètes et de bouleau jaune, ce qui donne une odeur de maïs soufflé quand la locomotive freine fort.<br>
Il est planifié qu’en 2025 tous les autobus auront des moteurs électrique..<br>
Les Montréalais utilisent le transport public pour environ 13% du voyage en ville.<br>
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Les nouveaux wagons de métro ont été exposés au centre-ville le vendredi et samedi de la semaine dernière. Dans une ambiance festive, la STM a présenté ses nouveau-nés, attendus en 2014.<br>
Témoignage d’une montréalaise (Karel Aryan) qui s’est rendue sur les lieux de l’exposition:<br>
«J’ai de grands espoirs pour le système de ventilation, qui ne peux qu’être mieux que celui que l’on a présentement. Par contre, je ne comprends pas pourquoi ils s’obstinent à mettre des sièges perpendiculaires au sens de la marche, vu qu’ils ne sont pas utilisés dans les systèmes de métro à très forte affluence en Asie. Je ne suis pas sûre d’apprécier le fait que l’on puisse passer de voiture et voiture: certainement pratique pour se rapprocher de la sortie désirée, mais comment faire pour échapper aux mecs louches et aux ivrognes du dimanche? À part ça, je suis ravie que les portes soient plus larges pour que les fauteuils roulants puissent avoir accès au transport, mais, malheureusement, la grande majorité des stations leur sont encore inaccessibles.»<br>
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		<title>Vingt vaincu au vin</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/09/18/vingt-vaincu-au-vin/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Simon Albert-Lebrun]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Sep 2012 11:41:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[âge]]></category>
		<category><![CDATA[génération]]></category>
		<category><![CDATA[passions]]></category>
		<category><![CDATA[succès]]></category>
		<category><![CDATA[vin]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Je me rappelle bien tendrement cet âge naïf où je croyais qu’à l’âge que j’ai aujourd’hui j’aurais terminé de mettre toutes mes idées au clair…</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>À six ans, je voulais être testeur de matelas -, au travail j’aurais pu dire «une petite sieste, et allé hop! Au lit!».</p>
<p>À huit ans, je voulais être pape – une robe de chambre en soie pour uniforme, un beau chapeau et du vin de messe Bordelais (reserve spéciale).</p>
<p>À douze,  je voulais être pilote de chasse – lunettes de soleil, blouson en cuir, grosse moto à la <em>Top Gun</em> et sûrement une belle ribambelle de demoiselles qui se débattraient pour s’attacher à mon cou.<br>
Maintenant, à la veille de ma vingtième année, je veux tout simplement être libre, riche et heureux (on me dit que les trois vont très bien ensemble). Le travail, l’université, l’Independence; beaux mots prononcés par mes chers Darons. «Travail fort à l’école! Tu ne veux pas te retrouver à 20 ans à travailler dans un <em>MacDo</em>!»</p>
<p>Comme un jeune légionnaire romain, j’y suis allé de main forte au travail; «Trouves-toi des passions!», qu’ils disaient, «fais du sport», qu’ils disaient, «tu ne veux pas te retrouver gros, gras et célibataire à 20 ans», qu’ils disaient, ces chers parents. Le problème avec les passions, c’est qu’on ne veut pas s’investir pour rien. On ne veut pas faire acheter tout l’équipement de hockey à ses parents pour signer avec les Maple Leafs de Toronto,&nbsp;tout de même!</p>
<p>Alors, qu’est-ce que c’est que le succès?<br>
Eh bien, à quatre ans, le succès, c’est de ne pas salir son slip.<br>
A dix ans, le succès, c’est d’avoir des amis.<br>
A seize ans, le succès, c’est d’avoir son permis.<br>
A vingt ans, le succès, c’est de pouvoir faire l’amour.<br>
A trente ans, le succès, c’est d’avoir de l’argent.<br>
A quarante ans, le succès, c’est de mener une vie folle.<br>
A cinquante ans, le succès, c’est d’avoir de l’argent.<br>
A soixante ans, le succès, c’est de pouvoir faire l’amour.<br>
A soixante-dix ans, le succès, c’est d’avoir son permis.<br>
A quatre-vingt ans, le succès, c’est d’avoir des amis.<br>
A quatre-vingt-dix ans, le succès c’est de ne pas salir son slip.</p>
<p>Ce cercle vicieux, je le sens déjà à 19 ans (20 ans demain!), mes parents l’ont entamé: «Voyons, Simon, manges! Tu es tout maigre pour ton âge – et tu as trouvé du travail? Franchement, c’est bien beau l’écriture, mais j’en connais qui ont le courage d’aller travailler chez <em>MacDo</em> au lieu d’écrire, eux!».</p>
<p>Je ne leur reproche rien, à mes doux parents, mais, pour l’instant, je ne veux plus penser a mon âge – alors je préfère laisser tomber le vingt et lever mon vin «à la modération en toute chose!». Y compris la modération – bien sûr. </p>
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		<title>Les petits carrés rouges</title>
		<link>https://www.delitfrancais.com/2012/09/11/les-petits-carres-rouges/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Simon Albert-Lebrun]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Sep 2012 12:21:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[carré rouge]]></category>
		<category><![CDATA[carré vert]]></category>
		<category><![CDATA[Chronique]]></category>
		<category><![CDATA[grève]]></category>
		<category><![CDATA[hausse des frais de scolarité]]></category>
		<category><![CDATA[politique nationale]]></category>
		<category><![CDATA[politique québécoise]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pourtant, qui aurait pu le prédire?</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Certains malins me répondront que les étudiants allaient gagner coûte que coûte, que la hausse tomberait évidemment avec le départ de Charest et que le petit carré  rouge ne ferait que grandir puisqu’il est épinglé sur le cœur des idéalistes. D’autres, néanmoins, auraient affirmé que la hausse serait adoptée, que c’était certainement ce qu’il y avait de mieux à faire, que cela débloquerait les rues de manifestants pour laisser passer les fonctionnaires et travailleurs en voitures, que le Québec n’avait pas à se plaindre en premier lieu et que je devrais être content&nbsp;de la fin du mouvement étudiant: «toi qui vis sur Sherbrooke, tu ne les entends pas à minuit passé?».</p>
<p>Aujourd’hui on le sait, les carrés rouges ont «gagné», les carrés verts sont allés se cacher au fond d’une poche de pantalons en soie. Pour moi, cela me fait chaud au cœur de voir les étudiants comblés après tant d’efforts contre un gouvernement si peu peu loquace, qui n’aura pas bougé jusqu’à ce qu’il s’écroule. Au fond, la victoire du Parti Québécois et ses plans futurs sont la récompense pour ceux qui se sont réellement impliqués dans la politique l’année passée. Je les ai entendus tous ces étudiants, à minuit passé, les soirs d’été, à marcher et chanter. &nbsp;Quelquefois une petite centaine, d’autres fois plusieurs milliers. Et moi qui ne savait pas vraiment dans quel parti m’investir, je regardais de mon balcon, trouvant cela génial que des centaines de milliers de jeunes étaient assez investis dans la politique pour faire des manifestations. Jour, nuit, pluie, matraques ou soleil, cela ne les ralentissaient pas pour autant.</p>
<p>Je ne dirais tout de même  pas que les étudiants ont été de petits anges trompettistes, annonçant le droit chemin et la bonne nouvelle. Non, on a vu des sauterelles lâchées dans des locaux universitaires, des alarmes de feu tirées en plein milieu d’examens, du graffiti  revendicateur qui ferait pâlir un Marseillais et même un carambolage de casseroles et de cuillères devant l’entrée d’examens finaux.</p>
<p>Quoique je ne sois en aucun cas d’accord avec certaines des méthodes utilisées par ceux  dénonçant  la hausse des frais de scolarité, j’essaie de me rendre bien compte que les quatre cents coups du carré rouge n’avaient souvent rien à faire avec les vrais buts «anti-hausse». Des dépanneurs saccagés, des boites aux lettres renversées, des pétards contre et entre les bâtiments- je me dis que ce sont des actes peut-être pleins de convictions, mais tout simplement mal dirigés. Pour une foule énervée, composée de milliers d’étudiants, de jeunes désemparés, de touristes éberlués, de Québécois, d’Ontariens,  de Français, de Sud-Américains, la casse a été minime, surtout comparée à certaines remontées étudiantes en Europe. En tant que Français vivant au Canada depuis environ dix ans, je dois avouer que même dans des situations aussi délicates que celle qui s’est déroulée ici durant la dernière année, les Canadiens restent extraordinairement civiques comparés à leurs voisins outre-Atlantique. </p>
<p>Je finis donc cette première colonne en honorant la politesse Canadienne si unique en son genre, et en suggérant à tous les étudiants vainqueurs de ne pas trop se galvaniser devant les petits carrés verts, mais plutôt d’aller discuter l’affaire autour d’un p’tit verre de je-ne-sais-quoi. Après tout, la hausse aurait coûté en moyenne 1$ de plus par jour, autant l’investir dans un rafraîchissement si bien mérité.</p>
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