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	<title>Le Délit &#187; Anthony Lecossois</title>
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	<description>Le seul journal francophone de l&#039;Université McGill</description>
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		<title>Nouvelle alerte</title>
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		<pubDate>Tue, 31 Jan 2012 14:54:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anthony Lecossois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[10 novembre]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
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		<category><![CDATA[police anti-émeute]]></category>
		<category><![CDATA[rapport jutras]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 10 novembre, le système Alertus aurait-il changé les choses?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div>La direction de McGill vient d’annoncer le déploiement d’un nouveau système d’alerte pour prévenir étudiants, professeurs et employés lors de situations d’urgence. Le logiciel, que tous les membres de la communauté sont invités à télécharger et installer, affiche un message sur leur ordinateur personnel en cas de nécessité.</div>
<div></div>
<div><div class="media-credit-container aligncenter" style="width: 605px"><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/A-ALERT.jpg"><img class="size-large wp-image-10838" title="A-ALERT" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/A-ALERT-595x432.jpg" alt="" width="595" height="432" /></a><span class="media-credit">Gracieuseté Alertus Technologies</span></div></div>
<div></div>
<div>Le courriel annonçant la mise en place de ce nouveau système présentait la mesure comme l’application d’une des recommandations du rapport Jutras. Suite aux événements du 10 novembre qui avaient vu la venue sur le campus de la police anti-émeutes, le doyen de la faculté de droit avait préconisé la révision des dispositifs d’alerte.</div>
<div></div>
<div>Après le 10 novembre, l’université avait été critiquée pour ne pas avoir fait usage du système existant,  «Attention McGill», qui permet l’envoi de notifications par SMS. Selon le rapport Jutras, il n’avait pas été activé par crainte que «beaucoup plus de manifestants, dont certains étrangers à la communauté McGill qui auraient pu avoir été enclins à faire usage de la violence, soient venus sur le campus.»  Le rapport Jutras souhaitait alors la possibilité de mettre en place un système qui puisse joindre les individus dépendemment de leur localisation sur le campus.</div>
<div>&nbsp;</div>
<div>Mais le nouveau système ne règle pas le problème survenu le 10 novembre. Il ajoute un nouveau moyen, somme toute similaire, de joindre étudiants, professeurs et employés. Louise Savard, directrice des services de sûreté à McGill explique qu’il «n’y a pas qu’une façon de joindre les membres de la communauté, nous utiliserons les deux systèmes simultanément.» Sur les 45 000 individus que compte l’université, 10 809 sont inscrits à Attention McGill. L’université entend toucher davantage d’individus avec Alertus.</div>
<div>&nbsp;</div>
<div>Toute l’efficacité de ce dispositif repose donc sur la décision de l’individu qui l’activera ou non. L’«incident commander» sera  juge de la nécessité de faire usage du système ou non. De qui s’agit-il? Louise Savard explique qu’il s’agit de «détails techniques». «Vous n’avez pas à vous inquiéter, la situation sera bien évaluée.»</div>
<div>&nbsp;</div>
<div>«L’université ne dispose pas pour l’instant des moyens techniques permettant de cibler des groupes en particulier. […] On fait des recherches pour toujours nous améliorer» rassure la directrice des services de sécurité.</div>
<div>&nbsp;</div>
<div>Jason Volk, PDG de Alertus, explique que le système de notifications qu’il commercialise permet en fait de cibler des utilisateurs en particuliers, notamment suivant si ils sont présents sur le campus ou non.</div>
<div>&nbsp;</div>
<div>Les balises d’urgence, un autre produit proposé par la société américaine basée dans la banlieue de Washington, permettent de prévenir les individus se trouvant à proximité. «Lorsqu’elles sont activées, nos balises clignotent et émettent une alarme sonore. Leur écran diffuse un message décrivant la situation» (voir photo ci-dessus).</div>
<div>&nbsp;</div>
<div>Si le système de notifications sur ordinateur est offert à titre gratuit aux universités par Alertus Technologies, les balises, qui permettraient de suivre la recommandation du doyen Jutras, auraient un coût conséquent.</div>
<div>&nbsp;</div>
<div>Pour couvrir les quelques 140 bâtiments que comptent les deux campus, le déploiement du dispositif pourrait revenir, selon nos estimations, à plusieurs centaines de milliers de dollars.</div>
<div>&nbsp;</div>
<div>«Nous avons pensé à ce système, mais pour l’instant nous avons décidé de ne pas le déployer.»</div>
<div>&nbsp;</div>
<div>Dans un courriel à la communauté, Michael Di Grappa, principal adjoint (finance et administration), prévenait lundi de la «très faible possibilité d’une certaine agitation sur le campus». En effet, des manifestants étudiants sont attendus ce mardi 31 janvier, notamment aux abords de la réunion du Board of Governors.</div>
<div>&nbsp;</div>
<div>Louise Savard se veut rassurante, «si une situation similaire au 10 novembre survenait, le système serait activé.»</div>
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		<title>Recommandations appliquées</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Jan 2012 15:03:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anthony Lecossois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[anthony masi]]></category>
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		<category><![CDATA[Heather Munroe-Blum]]></category>
		<category><![CDATA[matthew crawford]]></category>
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		<category><![CDATA[rapport jutras]]></category>

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		<description><![CDATA[La question de la responsabilité individuelle toujours en suspens.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Mercredi 18 janvier, le sénat se réunissait pour la première fois depuis la publication du rapport du doyen Jutras sur les événements du 10 novembre.</p>
<p>Un certain nombre de commentaires ont été émis par les sénateurs qui ont unanimement salué le travail du doyen. Heather Munroe-Blum a parlé d’un rapport «minutieux et soigneux» et a d’ores et déjà annoncé que les membres de l’administration «acceptaient les recommandations du doyen et qu’elles seront toutes mises en application».</p>
<p>«Mes recommandations ont été qualifiées de très générales et j’avoue qu’elles le sont» reconnaît Daniel Jutras, doyen de la Faculté de Droit et auteur du rapport. Il explique n’avoir voulu qu’entamer le débat et estime que ses recommandations ne valent pas plus que celles de n’importe quel autre membre de la communauté.</p>
<p>Matthew Crawford, sénateur représentant les étudiants en Arts était un des quatorze étudiants ayant occupé le cinquième étage de l’édifice James. Il est revenu sur les allégations du vice-principal exécutif, Anthony Masi, numéro deux de l’administration. Lors de la réunion du sénat suivant les événements du 10 novembre, il avait qualifié la venue des étudiants d’attaque et avait expliqué que les employés présents avaient été malmenés. En protestation, Matthew Crawford avait alors quitté la réunion. Mercredi dernier, il a voulu «rétablir la vérité». Il s’est appuyé sur le rapport Jutras qui confirme, comme l’avaient toujours clamé les étudiants qu’il n’y a jamais eu de contact direct entre les occupants et les employés de bureau.</p>
<p>Darin Barney, professeur au département d’histoire de l’art et de communication, a renchéri: «S’il y a eu agression, c’était de la part de la sécurité et des employés.» Le rapport confirme en effet l’usage de la force par les services de sécurité mais aussi le geste d’un employé qui a «arraché le chapeau d’un des occupants» en le narguant. Darin Barney estime que les faits sont d’autant plus graves que les occupants ont, dès leur arrivée, annoncé qu’il s’agissait d’une occupation pacifique.</p>
<p>Barney a également fait référence à une lettre envoyée par l’Association canadienne pour les libertés civiles à Heather Munroe-Blum, l’enjoignant de saisir, au nom de l’université, la commission de déontologie de la Police de Montréal. La principale n’a pas précisé si elle donnerait suite à la demande de l’association dirigée par Richard Pound, ancien chancelier de McGill</p>
<p>Plusieurs sénateurs ont une nouvelle fois posé la question de la responsabilité individuelle. Depuis le 10 novembre la principale refuse d’indiquer si des sanctions seront prises à l’encontre d’employés. Se réfugiant d’abord derrière «l’absence de preuves», elle avait, lors de la publication du rapport Jutras, expliqué à la presse locale et nationale qu’elle souhaitait réserver ses commentaires à la communauté mcgilloise. Encore une fois, aucun élément n’a été donné mercredi dernier quant à d’éventuelles mesures disciplinaires.</p>
<p>Enfin, aucun détail n’a été communiqué par la principale sur les modalités de mise en application des six recommandations du rapport Jutras. Heather Munroe-Blum a expliqué vouloir d’abord prendre en considération les commentaires des sénateurs, des «membres de la communauté» mais aussi du Board of Governors. Ce dernier se réunira le 31 janvier et discutera du rapport en session publique.</p>
<p>(<a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/RapportJutras-annot%C3%A91.pdf">Lisez le rapport Jutras annoté par l&#8217;équipe du Délit en cliquant ici!</a>)</p>
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		<title>QPIRG sous le feu</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Jan 2012 15:08:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anthony Lecossois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[GRIPQ]]></category>
		<category><![CDATA[opt-out]]></category>
		<category><![CDATA[qpirg]]></category>

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		<description><![CDATA[La validité du dernier référendum est contestée de toutes parts.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le référendum de cet automne portant sur l’existence de CKUT (la radio communautaire du campus) et du GRIPQ (le Groupe de Recherche d’Intérêt Public du Québec, QPIRG en anglais) vient d’être sérieusement remis en question.</p>
<p>Morton Mendelson, premier vice-principal exécutif adjoint (études et vie étudiante), a signifié par courrier à CKUT et au GRIPQ qu’il considérait que la question n’avait pas été posée clairement et que donc qu’il «n’avait pas les garanties suffisantes» pour entamer les négociations sur le MOA, le Memorandum of Agreement, ce contrat qui permet notamment le reversement des cotisations étudiantes collectées par McGill au nom de ces organisations.</p>
<p><div class="media-credit-container alignright" style="width: 210px"><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/A-QPIRQantho.jpg"><img class="size-medium wp-image-10465" title="A-QPIRQantho" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/A-QPIRQantho-200x300.jpg" alt="" width="200" height="300" /></a><span class="media-credit">Photo: Victor Tangermann</span></div>Simone Lucas, membre du conseil d’administration du GRIPQ (photo ci-contre et <a href="http://www.delitfrancais.com/2012/01/17/les-opt-outs-recommencent/">voir sa lettre ouverte ici</a>) rappelle que 24% de participation est un taux remarquable pour un référendum. «Pour proposer cette question au référendum, nous l’avons faite approuver par la signature de 500 étudiants venant de sept facultés différentes et CKUT l’a soumise au conseil législatif de l’AÉUM.»</p>
<p>Morton Mendelson reproche en particulier à CKUT et au GRIPQ d’avoir lié la question de leur existence à celle des procédures d’<em>opt-out</em>. L’<em>opt-out</em> est la possibilité pour les étudiants d’obtenir le remboursement de certains frais optionnels. En 2007, l’administration avait imposé unilatéralement la mise en place de ce système en ligne. Depuis, le nombre d’étudiants demandant le remboursement a explosé.</p>
<p>Marginal auparavant, il représentait le semestre dernier plus de 11% des étudiants.</p>
<p>Simone Lucas explique: «Nous ne pouvons pas fonctionner dans ces conditions, financièrement mais aussi compte tenu de l’énergie que ces campagnes nous prennent chaque semestre. C’est pour cela que les deux questions sont liées.»</p>
<p>Morton Mendelson s’est notamment appuyé sur les éditoriaux du <em>McGill Daily</em> et du <em>McGill Tribune</em> qui selon lui remettait en cause la clarté de la question posée. Il demande la tenue d’un nouveau référendum. L’AÉUM, par la voix de sa présidente, s’est dite troublée qu’une décision à 72,3% et 65,6% pour CKUT et le GRIPQ respectivement, ne soit pas respectée par l’administration. Elle y voit une remise en cause «par extension du processus démocratique de l’AÉUM».</p>
<p>Les parties sont toujours en négociation.</p>
<p>Plus centrée sur le GRIPQ, la deuxième attaque est venue de Zach Newburgh (président 2010-1011 de l’AÉUM, ancien président de Hillel Montreal et initiateur des campagnes QPIRG Opt-Out!) et de Brendan Steven, un membre actif du parti conservateur à McGill. Ils ont présenté une requête en annulation devant la commission judiciaire de l’AÉUM.</p>
<p>Cet organe composé par des étudiants en droit devra statuer sur la constitutionnalité de la question référendaire. En particulier, messieurs Newburgh et Steven se rapportent à l’article 25 de la constitution de l’AÉUM qui interdit que deux questions soient posées simultanément. Il estime que l’argumentaire du GRIPQ selon lequel les méthodes d’<em>opt-out</em> engagent l’existence même de l’organisation n’est pas valable puisqu’à la session dernière la proportion d’étudiants demandant un remboursement s’inscrivait légèrement au-delà de 11%.</p>
<p>Messieurs Newburgh et Steven contestent également les décisions prises par Rebecca Tacoma, étudiante et responsable, salariée, d’éléctions mcgill lors du référendum, en sa qualité de directrice générale des élections. Tout au long de la campagne Zach Newburgh lui avait signalé via vingt-quatre courriels des infractions qu’il relevait (acte de campagne par des personnes ou des entités étrangère à l’AÉUM, courriers non-sollicités, etc.)</p>
<p>Enfin, leur requête conteste dix signatures parmi les cinq cent nécessaires pour la validation de la question référendaire. Selon leurs recherches, dix des signataires ne seraient pas membres de l’AÉUM. Zach Newburgh explique avoir fait le recoupement des signatures avec la liste des membres de l’Association en novembre.</p>
<p>À l’époque, Zach Newburgh avait demandé la liste intégrale des membres de l’Association sans en expliquer le motif ce qui avait provoqué un certain émoi chez certains élus et membres de l’Association.</p>
<p>La commission judiciaire de l’AÉUM annoncera mercredi la date des auditions.</p>
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		<title>Le rapport Jutras confirme l’usage de la violence par la sécurité</title>
		<link>http://www.delitfrancais.com/2012/01/17/le-rapport-jutras-confirme-lusage-de-la-violence-par-la-securite/</link>
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		<pubDate>Tue, 17 Jan 2012 15:05:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anthony Lecossois</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La principale se donne un mois pour réagir.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le doyen de la Faculté de Droit Daniel Jutras a publié son rapport sur les événements du 10 novembre dernier. Le document tente de faire la lumière sur le déroulement de la journée d’action contre la hausse des frais de scolarité qui s’était terminée par l’occupation du bureau de la principale et par l’intervention de l’escouade anti-émeute sur le campus.</p>
<p><strong><div class="media-credit-container alignright" style="width: 210px"><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/securite3.jpg"><img class="size-medium wp-image-10457" title="securite3" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/securite3-200x300.jpg" alt="" width="200" height="300" /></a><span class="media-credit">Photo: Victor Tangermann</span></div>Procédures disciplinaires</strong></p>
<p>Dans les jours suivant le 10 novembre, <em>Le Délit</em> avait interrogée la principale sur les potentielles procédures disciplinaires à l’encontre des employés de l’université ayant fait usage de la force envers des étudiants. Malgré les nombreux témoignages ayant alors été publiés dans la presse, la principale se bornait à répéter «Je n’ai aucune preuve de cela, [...] nous verrons les conclusions de l’enquête.»</p>
<p>Même son de cloche du côté de Jim Nicell, vice-principal adjoint (services universitaires) en charge notamment des services de sécurité, qui expliquait qu’il «ne ferait aucun commentaire dans la presse à propos des événements [du 10 novembre]». Il ajoutait: «Je vous demande de comprendre qu’un processus est en place [...] par conséquent je vous demande de faire preuve de patience en attendant les conclusions de l’enquête.»</p>
<p>Stephen Saideman, professeur au département de sciences politiques écrivait sur son blog «Je comprends le désir d’éviter de jeter la pierre mais, hum, [cette affaire] fut un désastre pour l’université et la pierre devrait être jetée.»</p>
<p>Les attentes étaient donc grandes le 15 décembre, jour de la publication du rapport Jutras. Moins d’une heure après sa mise en ligne, Heather Munroe-Blum a convoqué la presse étudiante, locale et nationale. Expliquant qu’elle n’avait «eu le temps de lire le rapport qu’une seule fois et très rapidement», la principale s’est limitée à des considérations générales et a refusé de commenter les principales conclusions de l’enquête.</p>
<p><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/A-photo-greve-3.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-10461" title="A - photo greve (3)" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/A-photo-greve-3-595x381.jpg" alt="" width="595" height="381" /></a></p>
<p>Le rapport confirme que la sécurité a usé de force physique contre deux des occupants du 5<sup>e</sup> étage pour les évincer des bureaux de la principale, l’un d’eux ayant été traîné au sol par les pieds. Le doyen n’a recueilli «aucune preuve de coup de poing ou de pied ni de la part des occupants, ni des gardes de sécurité.»</p>
<p>À nouveau, la principale a refusé d’indiquer si des mesures disciplinaires seraient prises. Elle a déclaré vouloir «réserver [ses] réactions à la communauté mcgilloise.» Ayant tenté de joindre Jim Nicell, <em>Le Délit</em> a été informé par les relationnistes de presse de l’université qu’il «n’y aura[it] pas d’autres réactions.» À nouveau, on invite à la patience. Prochain rendez-vous: le Sénat du mercredi 18 janvier, où le rapport sera présenté. Les débats seront retransmis en ligne.</p>
<p>On en saura alors peut-être plus sur ce que Heather Munroe-Blum a voulu dire en déclarant: «Si responsabilité doit être établie, c’est un processus à part entière.»</p>
<p>Suite à la publication du rapport, Stephen Saideman écrivait «J’aimerais vraiment que McGill vire [...] au moins quelques uns des gens de la sécurité, juste pour montrer qu’il y a des conséquences quand on fait usage de la force contre des manifestants relativement pacifiques. [...] Les individus devraient être punis. <em>Bad events followed by no accountability is just a recipe for more bad events.</em>»</p>
<p><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/A-jutras-report.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-10459" title="A- jutras report" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2012/01/A-jutras-report-595x375.jpg" alt="" width="595" height="375" /></a></p>
<p><strong>Des faits établis mais des recommandations timides</strong></p>
<p>Long de soixante pages, le rapport a été rédigé à partir de 150 témoignages écrits et quarante-cinq heures d’entrevue. Parmi les personnes qui ont accepté de témoigner, on compte cinq des occupants mais aussi des employés du bureau de la principale et du vice principal exécutif. Le doyen a également eu accès aux enregistrements des caméras de surveillance ainsi qu’aux conversations radios des personnels de sécurité.</p>
<p>On apprend qu’en l’espace de trois minutes, le centre de contrôle a reçu six appels d’employés se trouvant au cinquième étage. Un bouton de panique a également été activé. Le rapport confirme que suite à ces appels, la sécurité a bien contacté le SPVM. La présence des policiers à vélo n’a cependant pas été expliquée et il semblerait qu’ils n’aient pas été appelés par l’université.</p>
<p>Le doyen Jutras corrobore le témoignage initial des occupants qui affirmaient n’avoir brutalisé personne. Le rapport confirme qu’il n’y a pas eu de contact physique entre les occupants et les employés, mais que toutefois, «la porte avait heurté le bras d’une des employées», provoquant une ecchymose.</p>
<p>Quant aux recommandations, très générales, elles préconisent la révision des procédures des services de sécurité ainsi que la clarification des droits des étudiants à manifester pacifiquement sur le campus de l’université.</p>
<p><em>Avec la collaboration de Erin Hudson du </em>McGill Daily<em>.</em></p>
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		<title>Les occupants publient leurs vidéos</title>
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		<pubDate>Tue, 22 Nov 2011 15:02:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anthony Lecossois</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La qualité n’est pas claire, mais la scène est violente.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><div class="media-credit-container alignleft" style="width: 179px"><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/aberman.jpg"><img class="size-medium wp-image-10025" title="aberman" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/aberman-169x300.jpg" alt="" width="169" height="300" /></a><span class="media-credit">Photo: extrait vidéo des 14 occupants</span></div>Les 14 occupants du 5e étage ont décidé de donner à la presse deux des vidéos qu’ils ont prises durant l’occupation du bureau de la principale. La qualité est exécrable et il est difficile de distinguer les personnes, certains éléments ressortent cependant.</p>
<p>La scène commence dans le bureau de la principale. Une employée de la sécurité s’adresse à la personne tenant la caméra: «You need to leave. You need to leave because I’m gonna be calling the police.» L’occupant répond «OK, call the police but please do it peace…» Il n’a pas le temps de terminer sa phrase. Un autre agent arrive de derrière la première employée et la caméra commence à trembler violemment. Quelqu’un s’écrie «Guys!». L’occupant se retrouve en une fraction de seconde à genoux, à l’extérieur du bureau. «Get up!», l’étudiant répond «I have osteoporosis», une autre personne, qui semble être celle qui est à terre s’écrie «He has osteoporosis, don’t fucking touch him.» Puis on entend avec insistence: «Walk with me, walk with me!»<br />
<br/><br />
<iframe src="http://player.vimeo.com/video/32469018?title=0&amp;byline=0&amp;portrait=0" frameborder="0" width="400" height="300"></iframe></p>
<p>Une analyse image par image montre une personne habillée en bleu traînant au sol une autre personne. Les occupants expliquent: «Il s’agit des manteaux bleus de la sécurité. Un employé est en train de traîner l’un d’entre nous au sol.»</p>
<p>Une autre vidéo montre Susan Aberman, chef de cabinet de Heather Munroe-Blum en pourparlers avec les occupants. Elle interroge: «You think occupying is going to do something?» Elle propose aux occupants de s’asseoir et de discuter. Dans leur lettre au Délit, les occupants contestaient le fait que les employées présentes étaient effrayées. En réponse, huit employées de l’administration ont écrit une lettre intitulée «McGill c’est nous aussi» (voir page 4).</p>
<p><iframe src="http://player.vimeo.com/video/32468890?title=0&amp;byline=0&amp;portrait=0" frameborder="0" width="400" height="300"></iframe></p>
<p>En réaction à la publication des vidéos, Susan Aberman explique: «Il y a eu des cris avant [le moment que l’on voit sur la vidéo]. Mon but était à ce moment-là d’essayer de désamorcer la situation et d’initier un dialogue pour mettre fin à cette occupation. La personne avec qui je parlais portait un bonnet et un bandana masquant son visage. Je paraissais peut-être calme mais j’étais vraiment inquiète.»</p>
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		<title>UC Davis – McGill: en perspective</title>
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		<pubDate>Tue, 22 Nov 2011 14:26:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anthony Lecossois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[brutalité policière]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[davis]]></category>
		<category><![CDATA[frais de scolarité]]></category>
		<category><![CDATA[Heather Munroe-Blum]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[police anti-émeute]]></category>

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		<description><![CDATA[Comparaison entre les événements qui ont eu lieu à UC Davis et à McGill.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Lundi, une semaine jour pour jour après McGill, 3000 étudiants de l’Université de Californie à Davis (#UCDavis) ont tenu un événement similaire: une assemblée générale pour commémorer la violence policière sur leur campus. Depuis, les images ont fait le tour du monde: on y voit un officier de la police du campus aspergeant calmement de piment de Cayenne des étudiants assis en cercle.</p>
<p>On apprenait lundi que Heather Munroe-Blum est membre du Board of Advisors de la chancelière de UC Davis. Les ressemblances entre les deux événements sont frappantes, analyser et comparer la réponse des deux administrations en est d’autant plus intéressant.</p>
<p><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/comparaison.gif"><img class="aligncenter size-large wp-image-9989" title="comparaison" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/comparaison-595x610.gif" alt="" width="595" height="610" /></a></p>
<div class="media-credit-container aligncenter" style="width: 605px"><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/IMG_1.jpg"><img class="size-large wp-image-10093" title="IMG_1" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/IMG_1-595x342.jpg" alt="" width="595" height="342" /></a><span class="media-credit">Jasna Hodzic/The California Aggie </span></div>
<div class="media-credit-container aligncenter" style="width: 605px"><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/IMG_2.jpg"><img class="size-large wp-image-10095" title="IMG_2" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/11/IMG_2-595x435.jpg" alt="" width="595" height="435" /></a><span class="media-credit">Jasna Hodzic/The California Aggie </span></div>
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		<title>La sécurité de McGill s’attaque aux étudiants</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Nov 2011 15:54:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anthony Lecossois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[grève]]></category>
		<category><![CDATA[Heather Munroe-Blum]]></category>
		<category><![CDATA[Manifestation]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[police anti-émeute]]></category>

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		<description><![CDATA[Quatorze étudiants occupent le bureau de la principale. La sécurité réagit avec violence.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Jeudi 10 novembre, quatorze étudiants ont occupé le bureau de la principale de l’Université McGill, Heather Munroe-Blum. Ils racontent avoir été brutalisés par les services de sécurité de l’université. La principale a demandé au doyen de la faculté de droit de mener une enquête.</p>
<p>Les événements se sont déroulés en marge de la manifestation ayant rassemblé près de 30 000 personnes pour protester contre la hausse des frais universitaires décidée par le gouvernement de Jean Charest.</p>
<p>Alors que le défilé touchait à sa fin à proximité des bureaux montréalais du premier ministre du Québec, peu après 16 heures, un certain nombre de manifestants, étudiants à McGill pour la plupart, ont convergé vers le pavillon d’administration James, à proximité de la rue Milton.</p>
<p>Très vite, le bruit se répand qu’un groupe d’étudiants occupe les bureaux de la principale, cinq étages plus haut. Une information filtre: la sécurité de McGill est en train de s’en prendre violemment à eux.</p>
<p>«Nous nous sommes introduits dans le bâtiment vers 15 heures 45 sans rencontrer d’agents de sécurité», raconte John*, un des quatorze étudiants.</p>
<p>Luke* continue: «Nous savions que la réceptionniste était en grève. Nous ayant entendu, une des secrétaires est apparue par une des portes menant au bureau de la principale et nous a dit que nous n’avions rien à faire là. L’un d’entre nous a saisi la porte et nous sommes passés à côté d’elle.»</p>
<p>Dans un courriel au <em>McGill Daily</em> que Le Délit s’est procuré, Doug Sweet, responsable des relations médias de l’université, indiquait que «des femmes présentes dans les bureaux ont été bousculées par les manifestants». Il ajoute qu’elles en sont ressorties «bouleversées et en larmes».</p>
<p>Heather Munroe-Blum, absente au moment des faits, renchérit: «Des individus masqués ont pris d’assaut mes bureaux. Les employés présents ont eu très peur.»</p>
<p>Les manifestants nient tout contact physique avec les secrétaires. «Nous nous sommes assurés que tout se déroule sans violence et nous avons informé tout le monde qu’il s’agissait d’une occupation pacifique et que chacun était libre de partir à tout instant», raconte Luke*.</p>
<p>Le McGill Daily rapportait que Susan Aberman, chef de cabinet de la principale, s’était exprimée auprès des manifestants assemblés vendredi après-midi à l’extérieur de l’édifice James: «J’étais dans mon bureau quand des individus avec des capuches et des masques se sont introduits dans mon bureau, ils ont enfoncé des portes verrouillées, ils ont bousculé ma collègue, ils m’ont bousculée, ils sont entrés dans mon bureau et ils m’ont menacée.»</p>
<p>David* estime que le «seul moment où quelqu’un a pu être poussé c’est quand cette personne tentait de nous empêcher d’ouvrir la porte. Nous avons poussé la porte et par conséquent, la personne qui se trouvait derrière. Mais ce n’est en rien comparable au déferlement de violence de la sécurité à notre encontre.»</p>
<p>Lorsque la sécurité a finalement pu forcer une des portes que les occupants tentaient de maintenir verrouillées, les agents se seraient précipités vers le bureau de la principale.</p>
<p>Luke* se souvient: «J’étais assis sur le fauteuil de HMB. L’agent s’est approché de moi. Il m’a dit que j’allais devoir bouger. J’ai répondu que je resterai assis. Il a alors saisi ma chaise et m’a jeté par terre. Je suis resté là, opposant une résistance passive. Il m’a alors attrapé par la cheville et m’a traîné à travers la pièce. Peu après, un autre agent est ensuite venu pour aider le premier à me porter. Ils m’ont jeté, littéralement, dans la salle de réception. J’ai également été frappé à l’abdomen.»</p>
<p>John* admet qu’ils ne s’attendaient pas à une telle réaction de la part des services de sécurité. «On a été complètement pris par surprise. L’occupation de bureaux d’administrateurs est un mode d’action courant dans les universités, ça se passe habituellement dans le calme, on n’imaginait pas qu’ils deviendraient violents.»</p>
<p>Jack* est scandalisé: «Un de nos camarades souffre d’ostéoporose, quand ils sont devenus violents, il a commencé à hurler qu’il était atteint de cette maladie, mais ils n’en ont tenu aucun compte. Il a été poussé et malmené comme les autres.»</p>
<p>Ce camarade dont Jack parle, c’est Moe. Il explique qu’un agent l’a attrapé par derrière et l’a étranglé avec son bras autour du cou. «Il a ensuite commencé à me donner des coups de genoux dans le dos. Je n’ai cessé de répéter que j’étais atteint d’ostéoporose. Ce à quoi il a répondu «I don’t give a fuck.» Je sais qui est cet agent, c’est un des employés de McGill, pas un agent Securitas. Je suis tout à fait en mesure de l’identifier, je connais même son nom.</p>
<p>Luke* raconte que le vice-principal aux relations externes, Olivier Marcil, un des membres de l’équipe de direction très proche de Heather Munroe-Blum, aurait arraché le bandana qu’il utilisait pour cacher son visage.</p>
<p>Contacté par Le Délit, Olivier Marcil nie: «Visiblement, certains ont tendance à vouloir réécrire l’histoire de ce qui s’est vraiment passé à l’intérieur du bâtiment James ce soir-là. Laissons le doyen Daniel Jutras faire son travail et établir les faits qui nous permettront à tous d’y voir plus clair.»</p>
<p>Derek* insiste: «Les administrateurs ont filmé chaque seconde de cet épisode avec, à chaque instant, au moins deux caméras différentes. S’ils produisent ces vidéos, tout le monde verra que nous disons la vérité: la violence de leurs actes et l’absence de toute violence de notre part.»</p>
<p>Heather Munroe-Blum a reconnu avoir vu certains extraits vidéos de ce qui s’est passé dans ses bureaux, mais elle réfute avoir en sa possession un quelconque élément qui puisse laisser penser qu’un ou des employés de l’université aient agi autrement qu’avec les plus haut principes éthiques.</p>
<p>Après négociation avec messieurs Mendelson et Masi, les manifestants ont obtenu une amnistie totale à condition de quitter les lieux sur le champ, ce qu’ils ont fait, accompagnés de la sécurité et de la police qui avait également accepté de les laisser repartir libres.</p>
<p>Face aux critiques de la venue de l’escouade anti-émeute sur le campus et face aux allégations d’agression des étudiants par la sécurité et des membres de l’équipe de direction, madame Munroe-Blum a annoncé qu’elle confiait à Daniel Jutras, doyen de la Faculté de Droit, la mission de conduire une «enquête indépendante». Il devra «examiner ce qui s’est passé et faire toute recommandation [qu’il juge] nécessaire en ce qui concerne les pratiques, procédures et politiques en vigueur au sein de l’université.»</p>
<p>Quand on leur demande de réagir aux graves accusations que les occupants ont formulé à l’encontre de la sécurité, la direction, autant monsieur Mendelson que madame Munroe-Blum, se borne à la ligne de communication suivante: «nous n’étions pas dans la pièce, nous ne savons pas ce qu’il s’est passé, nous attendons les conclusions de l’enquête du doyen Jutras.»</p>
<p>La principale se justifie: «Je n’ai aucune preuve permettant de corroborer ces allégations, je n’ai donc aucune raison d’engager une quelconque procédure disciplinaire. Si des membres de la communauté estiment qu’ils ont été brutalisés, des procédures existent, je les invite à les suivre.»</p>
<p>* Les noms désignés par un astérisque ont été changés à la demande des intervenants.</p>
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		<title>Prenez vos responsabilités</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Nov 2011 14:05:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anthony Lecossois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Billet]]></category>
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		<description><![CDATA[Plus habitué aux articles d’actualités qu’aux tribunes d’opinion, j’ai pour la première fois, étant données les circonstances, décidé de partager mon analyse personnelle.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Escouade anti-émeute</strong></p>
<p>L’administration est responsable des blessures causées par le Service de police de la Ville Montréal.</p>
<p>La présence de policiers sur le campus de McGill est certes rare mais n’est pas pour autant inédite.</p>
<p>Ce qui est nouveau, c’est la venue sur le campus de l’escouade anti-émeute avec casques, armures, boucliers, et surtout matraques. Ce qui change la donne, c’est l’utilisation de gaz lacrymogènes et de gaz poivré et, surtout, la douloureuse et traumatique répression physique.</p>
<p>«Nous n’avons pas appelé la Police anti-émeute, ça je peux l’affirmer clairement» s’enorgueillit Morton Mendelson comme s’il s’agissait là d’héroïsme. Mais comme nous le rappelle cyniquement Heather Munroe-Bloom dans son courriel, le SPVM a dispersé les manifestants «par ses méthodes habituelles». Ces mêmes méthodes qui ont été critiquées par le comité des droits de l’Homme de l’ONU: arrestations arbitraires, utilisation abusive d’armes non létales…</p>
<p>Emily Yee Clare, vice-présidente de l’Association étudiante de l’Université McGill (AÉUM) déléguée aux affaires universitaires, citait fort à propos l’article 8 de la Charte des droits de l’étudiant. «L’Université a l’obligation de veiller à ce que l’on prenne des mesures adéquates pour protéger la sécurité personnelle des étudiants sur la propriété de l’Université.»</p>
<p>En demandant la venue de la police, une force connue pour sa violence et sa brutalité lors des manifestations politiques, afin de gérer un rassemblement que l’ensemble des personnes présentes s’accordent à dire qu’il était pacifique, l’administration a non seulement failli à son obligation de protéger l’intégrité physique de ses étudiants, mais elle porte la responsabilité directe de leurs blessures, de leurs brûlures et de leur traumatisme psychologique.</p>
<p><strong>«Working with you, for a safe community»</strong></p>
<p>D’après le récit des quatorze occupants, les services de sécurité de l’université ont eu un comportement extrêmement violent. Certains étudiants décrivent, de façon très détaillée, avoir été jetés à terre, avoir reçu des coups de genoux ou encore avoir été traînés au sol.</p>
<p>Susan Aberman, chef de cabinet de la principale, explique avoir eu peur, un sentiment que l’on peut comprendre. Mais selon les occupants, la violence est venue, bien entendu, non des secrétaires mais de la sécurité, arrivée sur les lieux par la suite, alors que les occupants étaient installés, qu’ils s’étaient identifiés comme étudiants et que l’effet de surprise était passé. Dès lors le prétexte de l’intervention dans un climat de confusion et de peur ne tient plus.</p>
<p>L’occupation pacifique de bureaux ne relève pas de l’activisme extrême. Il s’agit tout de même d’un cran au-dessus de la simple manifestation. Certains comportements des occupants ont même peut-être attisé la tension auprès des agents de la sécurité. S’asseoir dans le fauteuil de la principale, par exemple, est un symbole fort; mais cela ne justifie en aucun cas l’utilisation de la force physique.</p>
<p>La présence non autorisée d’étudiants dans le bureau de la principale ne donne aucunement le droit aux cadres du service de sécurité de McGill de se comporter en shérifs. La sécurité n’est pas une police privée. Comme son slogan l’indique, elle est là pour travailler pour la communauté. Le fait que selon les récits recoupés des occupants sous les objectifs de multiples téléphones et caméras vidéo, les agents se soient directement attaqués à des étudiants, les individus au cœur de la communauté, est un signal fort et symptomatique. Symptomatique d’abord d’un sentiment d’impunité. Ce sentiment a été depuis renforcé par l’absence de toute mesure conservatoire de la part de l’université. Personne n’a été sanctionné, personne n’a été suspendu.</p>
<p><strong>Pas vu, pas pris</strong></p>
<p>Face à la presse, Morton Mendelson et Heather Munroe-Blum se contentent d’expliquer qu’ils n’étaient pas dans la pièce et que donc ils ne peuvent savoir ce qu’il s’est passé, d’où l’impossibilité de prendre toute mesure. La logique est implacable, l’enquête est lancée, nous verrons bien dans un mois.</p>
<p>Soyons sérieux. Des employés de l’université sont accusés d’avoir agressé des étudiants et on vient nous dire qu’il faut patienter pour les résultats d’une enquête qui, au passage, n’a aucun mandat pour établir des responsabilités individuelles? Madame Munroe-Blum jure ne rien savoir de ce qui s’est passé dans son bureau et c’est bien ce qui est inquiétant.</p>
<p>Quand on lui pose la question, les employés accusés par d’autres membres de la communauté d’avoir été violents ont-ils au moins été entendus par leurs supérieurs? Ont-ils, à tout le moins, eu l’opportunité de nier ces accusations? Embarras, pas de réponse, enquête indépendante, 15 décembre.</p>
<p>Remarquons au passage la façon dont l’administration sélectionne les questions. À la suggestion qu’elle ait pu appeler la police anti-émeute: cris d’orfraie, jamais au grand jamais. Des étudiants ont-ils été agressés par la sécurité? Dur à dire, je n’étais pas là, les étudiants concernés n’ont produit aucune preuve. En tant que principale de cette université, je ne vais tout de même pas demander à ma chef de cabinet qui était présente du début à la fin. Je ne vais pas non plus déranger les principaux concernés, les responsables de la sécurité. Après tout, je n’ai aucune preuve alors qui suis-je, moi principale, pour poser des questions?</p>
<p><em>Écoutez l’entrevue de Heather Munroe-Bloom par Mike Finnerty au daybreak de CBC. </em><br />
<a href="http://www.thebubble.ca" target="_blank">www.thebubble.ca</a></p>
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		<title>L’AÉUM cède aux pressions</title>
		<link>http://www.delitfrancais.com/2011/11/08/l%e2%80%99aeum-cede-aux-pressions/</link>
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		<pubDate>Tue, 08 Nov 2011 13:39:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anthony Lecossois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[AÉUM]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
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		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[services]]></category>
		<category><![CDATA[SSMU]]></category>

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		<description><![CDATA[132 clubs devront changer de nom.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le conseil législatif de l’Association étudiante de l’Université McGill (AÉUM) a voté pour la signature du protocole d’entente (Memorandum of Agreement). Ce document régissant les relations entre l’administration et l’association est valable cinq ans. Arrivé à échéance l’an dernier, les négociations pour renouveler celui-ci avaient commencé dès le début du mandat de l’équipe exécutive précédente, menée par Zach Newburgh.</p>
<p>Depuis janvier 2010, les pourparlers sont au point mort. La cause? Le nom de 132 clubs dont l’administration exige le changement. La raison principale invoquée est l’utilisation de la marque McGill. L’AÉUM a publié un communiqué expliquant la logique de l’administration.</p>
<p>Selon l’AÉUM, cinq arguments sont le plus souvent avancés.</p>
<p>Premièrement, la collecte de fonds: l’administration s’inquiète de ce que des donateurs aient l’impression de financer McGill quand, dans les fait, ils financent un groupe étudiant. La crainte est que des mécènes potentiels refusent de faire un don parce qu’ils ont déjà donné.</p>
<p>Deuxièment, la responsabilité: l’administration qui ne veut être poursuivie en justice suite aux actes commis par des étudiants membres de groupes portant le nom de McGill. L’AÉUM, qui a un contrat d’assurance pour tous ses clubs et services, estime que l’argument est infondé.</p>
<p>Troisièmement, la réputation, l’argument le plus controversé: McGill exige que certains groupes qui ne portent même pas le nom de McGill changent leur nom. L’AÉUM en conclut que l’activité même des groupes est ce qui dérange l’administration. Parmi eux, Animal Liberties qui devra troquer son nom pour Students for Animal Liberties.</p>
<p>Quatrièmement, la clarté: l’administration veut s’assurer que personne, à aucun moment, puisse penser qu’un groupe d’étudiants fasse partie de McGill. Nul groupe, dont le nom comporte la marque McGill ou pas, ne peut dire faire partie de McGill. Une exigence qui laisse un goût amer dans la bouche de bien des étudiants. Josh Redel, président de l’EUS, l’association des étudiants en génie, était venu au conseil législatif avec une dizaine d’autres ingénieurs pour manifester son inquiétude. Citant une affiche promotionnelle publiée par McGill il rappelait que: «nous sommes la raison d’être de l’université. Sans étudiants, tous ces administrateurs n’auraient pas d’emploi».</p>
<p>Finalement, la cohérence: pour réduire le risque de confusion, l’administration veut que tous les clubs suivent le même modèle. Une liste d’options leur est proposée («McGill Students for […]» ou encore «[…] @ Mcgill» pour les groupes politiques.<br />
Le conseil législatif a donc décidé de mandater la présidente de l’AÉUM pour signer le document. La menace de l’administration de ne pas signer le bail du bâtiment Shatner aura sans doute pesé dans la balance.</p>
<p>Les 132 groupes concernés ont jusqu’au 10 novembre pour faire connaître le nom qu’ils choisiront. L’université a proposé de rembourser les coûts du changement de nom (nouveau nom de domaine sur internet, impression de nouvelles brochures, etc.) à hauteur de 25 000 dollars… à condition que l’argent soit dépensé avant le 15 novembre.</p>
<p>Maggie Knight s’est dite déçue d’avoir à signer ce document mais estime qu’il n’y avait plus grand-chose à faire. «Dans ces négociations, tout a été tenté; mais l’administration ne souhaite tout simplement pas négocier. C’est non et puis c’est tout.» Carol Fraser, vice-président  de l’AÉUM en charge des clubs et services expliquait dans son communiqué combien il était difficile pour elle d’accepter cet état de fait, puisqu’elle s’était engagée à défendre le nom des clubs pendant sa campagne.</p>
<p>Josh Redel vient de lancer avec l’EUS la campagne «We are all McGill» en écho au courriel envoyé il y a quelques jours par la principale pour fustiger les «menaces et les actes de vandalisme» des grévistes de MUNACA. Le président confie au Délit que «traiter les étudiants comme un risque, une responsabilité pénale, c’est dégueulasse». Il assure que, quoi qu’il arrive, la campagne continue.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Débat sur la question référendaire</title>
		<link>http://www.delitfrancais.com/2011/11/01/debat-sur-la-question-referendaire/</link>
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		<pubDate>Tue, 01 Nov 2011 20:35:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anthony Lecossois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Camillia el-Achqar]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[GRIP-McGill]]></category>
		<category><![CDATA[Jean François Trudelle]]></category>
		<category><![CDATA[Simone Lucas]]></category>

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		<description><![CDATA[Temps forts autour de la question du GRIP-McGill]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>L</em><em>e GRIP-McGill, Groupe de recherche d’intérêt public du Québec à McGill, sera soumis à un référendum auprès des étudiants de premier cycle. En question le renouvellement de la cotisation de 3,75 dollars par étudiant et par semestre. Le Délit reçoit trois étudiants qui débattent de la question.</em></p>
<p><em> Jean Francois Trudelle, étudiant en économie et finances, rédacteur en chef du Prince-Arthur Herald, membre du Parti libéral du Québec, représente le non.</em></p>
<p><em> Simone Lucas, étudiante en études des femmes et en communication, membre du comité du oui.</em></p>
<p><em> Camillia Elachqar, étudiante en informatique, co-représentante du comité du oui.</em></p>
<p><strong>Pourquoi les étudiants devraient voter contre.</strong></p>
<p><em>JFT:</em> C’est une question d’idéologie. Le GRIP-McGill ne représente pas la majorité des opinions des étudiants. […] Si le GRIP-McGill veut vraiment financer le type d’activités qu’il finance, s’ils croient réellement que leur mission est noble je pense que les étudiants se rendront à l’évidence et donneront volontairement. Actuellement les gens payent par défaut; je pense qu’une campagne <em>opt in</em> est beaucoup plus honnête et plus transparente pour les étudiants.</p>
<p><strong>La représentation des étudiants</strong></p>
<p><em>CE:</em> On entend souvent cet argument que la majorité des étudiants ne sont pas représentés. Le GRIP-McGill est tout d’abord fondé par les étudiants et organisé par les étudiants. Notre conseil d’administration est élu chaque année par les étudiants. On emploie des étudiants. […] Les groupes de travail que nous soutenons sont des groupes étudiants. Séparer le GRIP-McGill des étudiants, c’est de la désinformation.</p>
<p><strong>Radical</strong></p>
<p><em>JFT</em>: Marche anticapitaliste, Tadamon! qui supporte la campagne BDS [boycott, désinvestissement et sanctions, NDLR] contre Israël, la semaine contre l’apartheid. Il y a une position clairement anti-israélienne. Ou encore le groupe anti-gentrification. J’ai fait des recherches à leur sujet et ils avaient fait une fausse alerte à la bombe qui avait mobilisé les forces de police. Donc je me demande si c’est vraiment une bonne chose que ce genre de groupes soit financé par des étudiants. C’est ce que j’appelle être radical. On peut être critique du capitalisme mais au point d’être anti-capitaliste, je ne sais pas. On peut être critique d’Israël sans être anti-israélien.</p>
<p><strong>On parle souvent de Tadamon!</strong></p>
<p><em>SL:</em> Notre mandat est d’être contre toute forme de discrimination, que celle-ci soit fondée sur la race, le genre, l’orientation sexuelle ou la religion. Je ne pense pas que ce soit radical, c’est juste les droits de l’Homme. Le nom de Tadamon! revient très souvent. C’est un sujet très controversé. Mais leur mandat est également contre l’antisémitisme, la discrimination faite aux femmes; contre toute forme de violence. […] Nous croyons vraiment en la diversité d’opinions et que, même si on peut être en désaccord, la discussion sur l’apartheid, sur l’anti-gentrification est d’une grande valeur.</p>
<p>N’importe quel étudiant peut nous approcher pour discuter de telle ou telle problématique et nous avons des structures en place pour les écouter et les inclure dans le débat. Donc ce que nous offrons aux étudiants c’est la discussion, c’est la diversité d’opinions.</p>
<p><em>JFT:</em> On connaît la rhétorique, c’est toujours une rhétorique de confrontation, de révolution, de destruction du système actuel pour l’émergence de je sais trop quoi. Ce n’est pas un service. Ça ne sert à rien.</p>
<p><em>CE:</em> Un des services principaux que nous offrons, c’est le soutien que nous apportons aux groupes indépendants. On a des résultats incroyables par exemple avec Tadamon! qui se bat pour les droits de l’Homme autant au Moyen-Orient qu’ici.</p>
<p><em>SL: </em>On propose également de la formation à nos groupes, des espaces de travail, de réunion, ou encore notre programme CURE (Community University Research Exchange). [CURE permet à un étudiant de présenter des travaux de recherche en partenariat avec des organismes communautaires et permettant l'obtention de crédits auprès de l'université, NDLR]</p>
<p><strong><em>Opt-in opt-out</em></strong></p>
<p><em>JFT</em>: Je pense que la possibilité d’<em>opt out</em> est une bonne chose mais je pense que l’on devrait aller plus loin. Il faudrait un système d’<em>opt in</em>. Si des gens croient sincèrement qu’Israël fait de l’apartheid, que le capitalisme est le démon incarné et toute la suite de valeurs dont le GRIP-McGill fait la promotion, eh bien ils donneront. C’est sûr qu’ils n’auront plus beaucoup d’argent mais ça en dira beaucoup sur le soutien qu’ils ont du corps étudiant à McGill.</p>
<p><em>CE:</em> La façon dont nous récupérons les cotisations des étudiants, c’est la possibilité pour n’importe quel étudiant qui a un projet qui est mal représenté dans la communauté mcgilloise, qui ne va pas recevoir de financement à un autre endroit mais qui correspond à notre mandant d’anti-oppression, d’avoir un appui.</p>
<p>Le système de santé fonctionne de la même façon: tout le monde cotise, qu’on l’utilise ou non, parce que cela permet à la société de mieux fonctionner.</p>
<p>Le GRIP-McGill enrichit la vie étudiante et permet la réalisation de projets qui ne pourraient exister autrement.</p>
<p><em>JFT:</em> Le GRIP-McGill fait de la politique. Ce n’est pas un service. Je pense qu’ils n’ont pas à faire de la politique avec l’argent des autres, de personnes qui ne croient pas nécessairement à la cause. […] Ils disent se battre pour la justice mais la justice est un concept extrêmement difficile à définir. Le GRIP-McGill se bat pour leur conception de la justice. C’est donc de la politique.</p>
<p><em>CE:</em> Tu dis que nous faisons de la politique, je dirais plutôt que nous travaillons pour une société plus juste au niveau environnemental et social. On peut avoir l’impression que nous prenons toujours une position controversée mais dans le passé nous avons par exemple pris position pour le recyclage, avons été qualifiés d’extrémistes. Aujourd’hui, le recyclage est la norme.</p>
<p><em>SL:</em> De même, nous étions les premiers à avoir pris position contre l’apartheid en Afrique du Sud, on nous traitait d’extrémistes. J’encourage tous les étudiants à s’informer, à venir à nos événements. Voter «oui» parce que nous sommes un service et que sans le GRIP-McGill, l’université ne serait pas la même. ξ</p>
<p><em>Propos recueillis par Anthony Lecossois</em></p>
<p><em>ERRATUM: Le présent article a été édité le 3 novembre 2011 pour corriger les erreurs suivantes. Les programmes d&#8217;étude de Simone Lucas et Camillia Elachqar étaient inversés. La description du programme CURE était erroné.  Le nom de Camillia Elachqar n&#8217;était pas correctement épelé. Le Délit présente ses excuses.</em></p>
]]></content:encoded>
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		<title>L’université s’attaque aux étudiants qui soutiennent MUNACA</title>
		<link>http://www.delitfrancais.com/2011/10/25/l%e2%80%99universite-s%e2%80%99attaque-aux-etudiants-qui-soutiennent-munaca/</link>
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		<pubDate>Tue, 25 Oct 2011 12:58:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anthony Lecossois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[étudiants]]></category>
		<category><![CDATA[grève]]></category>
		<category><![CDATA[injonction]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[MUNACA]]></category>

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		<description><![CDATA[Une procédure disciplinaire vient d’être enclenchée à l’encontre de deux élus étudiants. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le 14 octobre, Joël Pedneault, vice-président aux affaires externes de l’Association étudiante de l’Université McGill (AÉUM), et Micha Stettin, représentant des étudiants de la Faculté des Arts auprès de l’AÉUM, ont reçu une lettre les informant de la procédure disciplinaire que l’université engageait à leur encontre «suite aux événements du 11 octobre». Ce jour là, le Mob Squad (Mobilization squad) organisait un de ses sit-ins à la Y-intersection en soutien aux grévistes de MUNACA.</p>
<div class="media-credit-container aligncenter" style="width: 605px"><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/10/PHOTO.jpg"><img class="size-large wp-image-9294" title="PHOTO" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/10/PHOTO-595x396.jpg" alt="" width="595" height="396" /></a><span class="media-credit">Victor Tangermann</span></div>
<p>Le Mob Squad, groupe d’étudiants militants, s’est fait entendre sur divers fronts, dont beaucoup s’inscrivent en rupture nette avec l’administration: droits des employés de McGill, augmentation des frais de scolarité, fermeture du Arch Café, etc.</p>
<p>Il leur est reproché d’avoir enfreint les articles 5.a et 6 du code de conduite de l’étudiant. L’article 5.a sanctionne quiconque ferait «sciemment obstruction aux activités universitaires.» Tandis que l’article 6 traite de «l’entrée et [de la] présence sans autorisation sur le campus».</p>
<p>André Costopoulos, adjoint au doyen de la Faculté des Arts, est en charge de la procédure. Le rapport de sécurité, que les deux étudiants ont pu consulter, mentionne la participation calme d’étudiants au sit-in. Toujours selon les deux étudiants, il y est fait mention d’obstruction à la circulation des véhicules.</p>
<p>Les deux étudiants soulignent que le rapport est entaché d’erreurs factuelles. «D’abord il n’y a pas eu obstruction à la circulation, un véhicule a dû attendre entre trente secondes et une minute pour passer. Ensuite Joël n’était même pas là.»</p>
<p>Plusieurs témoins ont confirmé la présence du Vice-Président de l’AÉUM à une réunion de l’exécutif de l’association alors que le sit-in se déroulait.</p>
<p>Les deux étudiants disent s’attendre à l’abandon des poursuites d’un dossier qui semble mal ficelé. Joël Pedneault n’est pas surpris que l’université s’en prenne aux individus qui soutiennent MUNACA. «Mais là, ils sont juste royalement en train de se tirer dans le pied.» Micha Stettin renchérit: «C’est inacceptable mais je dois dire que je ne suis pas surpris qu’une administration autoritariste utilise des méthodes autoritaristes.»</p>
<p>Les deux leaders ont demandé à ce que les procédures soient traitées conjointement, mais un troisième étudiant est mentionné dans le dossier. «Son nom avait été masqué dans le rapport et personne ne nous a contacté. On ne sait pas de qui il s’agit» explique Micha Stettin.</p>
<p>Il s’exclame: «C’est clairement une tentative d’intimidation. Ca ne change rien à la manière dont nous soutenons MUNACA. Nous continuerons la lutte.»</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Newburgh le retour</title>
		<link>http://www.delitfrancais.com/2011/10/04/newburgh-le-retour/</link>
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		<pubDate>Tue, 04 Oct 2011 14:08:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anthony Lecossois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[AÉUM]]></category>
		<category><![CDATA[conflit d'intérêt]]></category>
		<category><![CDATA[Jobbook]]></category>
		<category><![CDATA[Knight]]></category>
		<category><![CDATA[Maggie Knight]]></category>
		<category><![CDATA[Newburgh]]></category>
		<category><![CDATA[SSMU]]></category>

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		<description><![CDATA[L’ancien président exige la liste des 21 000 membres de l’AÉUM. 
L’exécutif contraint par la loi de s’exécuter.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans son rapport au Conseil législatif, Maggie Knight, présidente de l’AÉUM (SSMU) a expliqué jeudi dernier avoir reçu une requête de la part «d’un membre» de l’Association étudiante lui demandant de produire une liste des quelques   21 000 étudiants adhérents ainsi que leur adresse.</p>
<p>À la demande d’un élu, la présidente a révélé l’identité de la personne à l’origine de la demande. L’étudiant n’est autre que de Zach Newburgh, l’ancien président de l’Association (2010-2011) qui avait été formellement blâmé par le conseil législatif pour ce qui se révéla être l’un des plus gros conflits d’intérêts que l’AÉUM eût connu ces dernières décennies.</p>
<p>Zach Newburgh avait accepté pendant son mandat une compensation financière pour un emploi auprès de Jobbook, une <em>start-up </em>qui cherchait par ailleurs à faire affaire avec l’association qu’il présidait, l’AÉUM. En outre, Zach Newburgh avait voyagé lors de son mandat pendant ce qu’il qualifiait comme étant son “propre temps libre” pour vendre le concept jobbook à d’autres présidents d’association au Royaume-Uni et aux États-Unis.</p>
<p>Il a été révélé par la suite que le président avait également utilisé son adresse de courriel president@ssmu.mcgill.ca pour entrer en contact avec les autres leaders étudiants et qu’il avait fait usage de sa position de président de l’Association étudiante de McGill pour arranger des rendez-vous avec eux. Le président de l’association des étudiants de Princeton avait regretté la façon dont Monsieur Newburgh avait «prétendu vouloir parler de vie étudiante» et avait utilisé l’intégralité de la rencontre pour «vendre» Jobbook.</p>
<p>Ayant été à la tête de l’AÉUM, Zach Newburgh connaît bien le fonctionnement de l’Association et il entend faire plein usage de la loi sur les corporations canadiennes qui s’applique à l’association des étudiants de premier cycle de McGill. Cette loi permet à «toute personne […] d’obtenir, d’une compagnie […] dans les dix jours […], une liste indiquant les noms de toutes les personnes qui sont actionnaires de la compagnie […] et leur adresse» (chapitre C-32, Article 111.1). En l’occurrence, les noms et adresses physiques personnelles de 21 000 étudiants de McGill.</p>
<p>Maggie Knight explique que sa première réaction a été la surprise. «Autant que je sache, l’AÉUM n’avait jamais reçu une telle requête.» Elle a également fait part de sa préoccupation vis-à-vis du respect de la vie privée par une personne qui n’est pas assujettie aux mêmes niveaux de confidentialité que les responsables de l’AÉUM ou les employés de McGill amenés à traiter des données personnelles.</p>
<p>Micha Stettin, conseiller représentant les étudiants de la Faculté des Arts auprès de l’AÉUM trouve la demande «pour le moins inquiétante». «Ce n’est pas parce que la loi l’autorise que c’est pour autant acceptable. Les implications de cette affaire sont effrayantes.»</p>
<p>Maggie Knight prévient: «Il nous faut réaliser que la demande de Zach crée un précédent pour la manière dont l’AÉUM traitera toute éventuelle demande future.»</p>
<p>Certains conseillers s’inquiétaient en effet des conséquences potentielles si l’AÉUM devait commencer à accéder à ce genre de requête. Un certain nombre d’étudiants sont employés par des entreprises cherchant pour les unes à promouvoir leurs produits, pour d’autres à recruter de futurs diplômés. Une telle liste a une valeur commerciale conséquente et attire les convoitises.</p>
<p>Se pose donc la question de l’usage des données. La loi prévoit que quiconque se sert de cette loi «aux fins de communiquer à des actionnaires des renseignements relatifs à des marchandises, des services, des publications» est passible «d’une amende d’au plus mille dollars [et/ou] d’un emprisonnement d’au plus six mois».</p>
<p>À cet effet, la présidente de l’AÉUM a donc exigé de Zach Newburgh une lettre garantissant que les données ne seront utilisées qu’aux fins prévues par la loi.</p>
<p>Maintenant que l’équipe exécutive a porté l’affaire sur la place publique et que Newburgh est au centre de l’attention, il semble difficile d’imaginer qu’il tente de faire un usage illégal de ces données. Outre la présentation des faits par la présidente au conseil législatif, les dirigeants de l’AÉUM étudient actuellement la potentielle légalité de l’envoi d’un courriel à tous les étudiants leur signalant que leurs informations personnelles sont sur le point d’être communiquées à Zach Newburgh.</p>
<p>La <em>start-up </em>Jobbook serait-elle la finalité de la requête de Zach Newburgh? Difficile à dire, l’intéressé refusant de répondre à nos sollicitations tout comme à celles du Tribune et du Daily. Selon ce dernier, quand Maggie Knight lui a demandé quel usage il souhaitait faire de la liste, il a répondu que la question n’était pas pertinente.</p>
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		<title>La tension monte d’un cran</title>
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		<pubDate>Tue, 27 Sep 2011 12:43:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anthony Lecossois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[grève]]></category>
		<category><![CDATA[Kevin Whittaker]]></category>
		<category><![CDATA[Michael Di Grappa]]></category>
		<category><![CDATA[MUNACA]]></category>

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		<description><![CDATA[Une enquête confirme la présence de briseurs de grève. En parallèle, McGill obtient une ordonnance d’injonction contre les grévistes. ]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hasard du calendrier, c’est quasi simultanément et après vingt-trois jours de grève que les deux nouvelles sont tombées. Après sa visite du campus, un enquêteur du Ministère du Travail a confirmé la présence de briseurs de grève. Sur les 109 employés interrogés, l’enquêteur relève quinze infractions au code du travail.</p>
<p><div class="media-credit-container alignright" style="width: 230px"><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/09/A-securite.jpg"><img class="size-medium wp-image-8799" title="A- securite" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/09/A-securite-220x300.jpg" alt="" width="220" height="300" /></a><span class="media-credit">Victor Tangermann</span></div> Michael Di Grappa, VP Administration et Finances, indique que l’administration conteste chacune des quinze allégations. «Il y a un nombre d’erreurs factuelles dans ce rapport. Ce document n’a pas de valeur légale, seule la Commission des relations du travail peut statuer. Demander la venue d’un enquêteur est une vieille tactique bien connue des grévistes.»</p>
<p>Kevin Whittaker, président de MUNACA, est satisfait des conclusions et confirme que le syndicat portera l’affaire devant la commission dans les jours qui viennent.</p>
<p>Le même jour un juge accédait à la demande de l’université en émettant une ordonnance d’injonction interdisant aux grévistes de MUNACA entre autres de se tenir à moins de quatre mètres de toute propriété de McGill en groupe de plus de quinze personnes ou encore d’utiliser un mégaphone à moins de vingt-cinq mètres de ces mêmes propriétés.</p>
<p>Michael Di Grappa indiquait dans un courriel envoyé à l’ensemble de la communauté mcgilloise que l’université avait soumis cette requête «avec réticence». Il explique au Délit par téléphone: «Nous avons agi avec pour seule préoccupation la sécurité de nos étudiants, employés et visiteurs. Le nombre même de grévistes qui piquetaient sur Durocher ou University, près de 400, empêchait l’accès au campus de certains camions de livraisons. Parfois cela forçait les gens à marcher sur la piste cyclable ce qui pose un problème évident de sûreté».</p>
<p>Le syndicat tente d’y voir le signe d’une avancée. Sur le site internet de MUNACA, on peut lire «Premier constat: nos mesures de grève ont porté fruits puisque l’employeur s’est adressé à un tribunal pour nous faire taire.» Kevin Whittaker est en désaccord avec la décision du juge. Il estime que celle-ci limite leur droit d’expression. «Cela va changer la façon dont nous formons les lignes de piquetage. Il va nous falloir être plus créatifs dans la façon dont nous diffusons notre message.»</p>
<p>Ce lundi, premier jour de piquetage depuis l’entrée en vigueur du jugement, les grévistes étaient éparpillés en petits groupes de moins de quinze personnes sur Université, Sherbrooke et les autres axes bordant le campus.</p>
<p>Beaucoup se disent sidérés par l’attitude de l’Administration. Ce matin, semblait-il, la pression avait monté d’un cran et les grévistes avaient retrouvé un nouveau souffle pour la poursuite de la grève. «On va respecter l’injonction parce qu’on a pas le choix mais on ne va sûrement pas se laisser faire» martèle une employée en grève. Kevin Whittaker conclut: «C’est quand même ironique qu’une institution académique fasse appel à une ordonnance d’injonction pour réduire au silence des individus et leurs idées».<br />
Interrogées sur les conséquences de ces deux événements à la table des négociations les deux parties veulent croire que l’ambiance des pourparlers n’en sera pas affectée.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>R.E.Z.P.E.C.T</title>
		<link>http://www.delitfrancais.com/2011/09/20/r-e-z-p-e-c-t/</link>
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		<pubDate>Tue, 20 Sep 2011 14:29:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anthony Lecossois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[résidence]]></category>
		<category><![CDATA[Rez project]]></category>

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		<description><![CDATA[Rez Project propose aux élèves de première année en résidence un atelier qui sort des sentiers battus.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Agression sexuelle, différences culturelles et cultuelles, homosexualité, bisexualité, identités transgenres et communication dans le couple, Rez Project aborde une variété de sujets tous liés à l’entrée dans la vie en communauté que constitue l’expérience en résidence.</p>
<p><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/09/rez.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-8613" title="rez" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/09/rez-595x444.jpg" alt="" width="595" height="444" /></a></p>
<p>Pour la huitième année consécutive, Rez Project s’améliore et se réinvente. Nouveauté cette année, on fait référence à l’islamophobie. Les modérateurs sont principalement des floor fellows –ces étudiants qui reviennent vivre en résidence après leur première année pour faire office de mentors et de référents– mais on compte aussi des bénévoles indépendants ou affiliés à des groupes tels que Queer McGill et SACOMSS. Évitant les cours magistraux à tout prix, ils font de leur mieux pour faciliter une discussion ouverte. Jackie Vanek, étudiante U2 en biologie cellulaire et employée au bureau Rez Life s’est portée volontaire. «En première année mes modérateurs nous parlaient de façon quelque peu condescendante, bien que ce n’était peut-être pas intentionnellement. Il m’a semblé que les personnes dans mon atelier en étaient intimidées, ils avaient si peur de dire quelque chose de mal qu’ils ont fini par se taire.» Quand elle est devenue modératrice, Jackie Vanek explique qu’elle a vraiment essayé de ne pas reproduire son expérience de première année.</p>
<p>Andrew Wang, étudiant U3 en philosophie et économie était bénévole avant même de devenir floor fellow: «J’aime la discussion mais je n’ai pas peur d’imposer la direction quand j’ai l’impression que le groupe ne comprend pas quelque chose qu’il est important pour eux de comprendre. J’essaie de ne pas faire la leçon mais je défendrai un point en particulier si nécessaire (en posant des questions par exemple).»</p>
<p>Malgré une durée de deux heures et son caractère obligatoire, cette année plus encore que les années précédentes, il semblerait que l’expérience soit positive. Kathryn Jones, étudiante U0 en soins infirmiers raconte: «J’ai vraiment aimé ça, je pense que la raison principale pour laquelle ça a si bien fonctionné, c’est le groupe dans lequel j’étais. C’était intéressant d’écouter les gens et de discuter de sujets auxquels je n’avais pas pensé depuis longtemps.»</p>
<p>Beau Johnson, étudiant en cinquième année de Psychologie et Kinésiologie, explique avoir compris bien plus tard le réel intérêt de cet atelier. «J’étais un de ces étudiants perturbateurs qui essaient de venir à l’atelier bière en main. Mais plus tard, j’ai realisé l’utilité de ces événements.»</p>
<p>Noah Eidelman, co-coordonnateur du projet, pense que si cette année a été particulièrement réussie, c’est parce que la formation des modérateurs a été un succès. À l’étude pour le futur? «Peut-être une ou deux sessions en français, il faut qu’on pèse le pour et le contre.»</p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Frosh en mode mineur</title>
		<link>http://www.delitfrancais.com/2011/09/13/frosh-en-mode-mineur/</link>
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		<pubDate>Tue, 13 Sep 2011 13:52:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anthony Lecossois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[alcool]]></category>
		<category><![CDATA[Campus]]></category>
		<category><![CDATA[frosh]]></category>
		<category><![CDATA[McGill]]></category>
		<category><![CDATA[mineur]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[Chaque année, près d’un quart des participants au Frosh ont moins de 17 ans, mais on leur promet le même accès aux soirées et événements. Portrait d’un désenchantement.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans sa Foire Aux Questions en ligne, l’AÉFA (AUS) explique: «Nous ne servons pas d’alcool aux étudiants […] de moins de 18 ans. Cependant le Frosh n’est PAS centré autour de l’alcool et aucune de nos activités ne requiert la consommation d’alcool. Chaque année nous avons de nombreux participants qui ont 17 ans et moins et ils ont tous passé un super moment.»</p>
<div class="media-credit-container aligncenter" style="width: 605px"><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/09/frosh-victortangermann-1.jpg"><img class="size-large wp-image-8452" title="frosh-victortangermann-1" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/09/frosh-victortangermann-1-595x396.jpg" alt="" width="595" height="396" /></a><span class="media-credit">Victor Tangermann</span></div>
<p>Cela fait sourciller Miguel Esteban, étudiant U2 en Arts et Don à la résidence Douglas. «Le Frosh est vraiment centré autour de l’alcool. Je ne pense pas que ce soit un problème en soi, mais il faut arrêter de dire le contraire.» Un autre étudiant s’amuse: «Le pub crawl est bien évidemment centré autour de l’alcool. Le principe c’est d’entrer dans un bar, de recevoir de la bière gratuite et de passer au suivant». Sous le coup des critiques, l’association des étudiants en Sciences (SUS) refuse de commenter.</p>
<p>Paul Noble, VP aux affaires Internes de l’Association des étudiants en génie (EUS) explique que son association fait tout pour intégrer le plus de personnes possible. Il explique qu’il reste néanmoins contraint par la loi et les ressources financières. «Nous essayons toujours de rendre notre «soirée secrète» accessible aux mineurs. Nous avons embauché une compagnie de sécurité et avons négocié avec eux pour que ce soit le cas.» Paul Noble explique qu’il est néanmoins très difficile de convaincre les gérants d’établissements d’accepter des mineurs.</p>
<p>François Cegarra, étudiant en première année de génie s’interroge: «Que les boîtes de nuits ne nous acceptent pas, je peux le concevoir, mais la Toga Party était dans le pavillon Shatner, ils auraient pû négocier avec l’AÉUM [Association étudiante de l’Université McGill, NDLR]»</p>
<p>Paul Noble reconnaît avoir envisagé la possibilité de rendre l’événement accessible aux mineurs mais cette option n’a finalement pas été retenue, car avoir un endroit réservé à la consommation d’alcool aurait «augmenté la charge de travail et le stress des agents de sécurité et cela aurait également réduit la capacité d’accueil de l’événement.»</p>
<p>Un étudiant de première année originaire de la banlieue de Toronto avoue sous couvert d’anonymat avoir obtenu un bracelet «pour majeur». «Avec ma fake ID et ce bracelet, j’ai pu rentrer partout. J’ai vraiment adoré Frosh, j’ai rencontré beaucoup de monde. Il est vrai que certains étudiants ont été refoulés à l’entrée des clubs, mais ils allaient dans un pub qui n’exigeait pas de pièce d’identité et passaient quand même un bon moment.»</p>
<p>Agacés, plusieurs étudiants ont lancé une pétition pour dénoncer les pratiques de certains organisateurs. Ils citent le site de l’AÉFA et le fait qu’il leur a été répété à maintes reprises qu’ils pourraient accéder à tous les événements. «Non seulement nous avons payé le même prix mais en plus on nous fait aller à l’autre bout de la ville pour se voir refuser l’entrée.» À ce jour, la pétition dépasse les 300 signataires.</p>
<p>Paul Noble réfute l’argument financier. «La plupart de l’argent dépensé pour l’alcool venait de commandite.» Il affirme également que ni lui ni ses coordonnateurs n’ont à sa connaissance donné de fausse information quant au nombre d’événements auxquels les mineurs pouvaient accéder. Interrogé sur les mesures qu’il compte prendre l’an prochain pour améliorer l’information donnée aux étudiants, il explique que plutôt que de dire aux étudiants qu’ils n’auront pas accès à certains événements, il souhaite faire une liste de ce à quoi ils auront accès. «C’est plus positif» explique-t-il.</p>
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		<title>La haine tweetée</title>
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		<pubDate>Tue, 05 Apr 2011 18:55:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anthony Lecossois</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les réseaux sociaux sont sources de chaos sur les campus.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les menaces sur Twitter à McGill, la vidéo raciste «<em>Asians in the Library</em>» à l’Université de Californie à Los Angeles; dans les deux cas le comportement en ligne d’étudiants qui déclenchent un blitz de communication de la part des universités.</p>
<p>Rapides et viraux, les réseaux sociaux sont impossibles à contrôler. Lorsque le nom de l’université est lié au débordement électronique de l’un de ses étudiants, tout se passe comme si elle se sentait responsable auprès de l’opinion publique. Les faits et gestes de ses étudiants affectent leur image, et bien souvent les universités sont sommées de prendre des mesures.</p>
<p><div class="media-credit-container alignleft" style="width: 183px"><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/04/Cyberbullying-Actualités.jpg"><img class="size-medium wp-image-7999" title="Cyberbullying (Actualités)" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/04/Cyberbullying-Actualités-173x300.jpg" alt="" width="173" height="300" /></a><span class="media-credit"><a href="http://www.delitfrancais.com/author/rt/">Raphaël Thézé</a> | Le Délit</span></div>À McGill, la page Facebook «<em>McGill: Stop Hate, Protect Students</em>» a été créée pour faire pression sur l’université pour qu’elle prenne «les mesures disciplinaires les plus strictes à l’encontre de Haaris Khaan», l’auteur des tweets. La page compte une petite centaine d’adeptes.</p>
<p>Après la publication par le McGill Tribune des détails de l’événement le mardi, le plan de communication de l’université s’est articulé en trois mouvements. L’envoi le jeudi d’un courriel à l’ensemble de la communauté (étudiants et employés), une lettre ouverte dans le <em>McGill Reporter</em>, la publication des services de communication de l’université et enfin les réponses très limitées aux questions des médias. La ligne est claire: nous prenons ce genre de propos très au sérieux, nous les condamnons et nous prenons les mesures appropriées. C’est là que la loi du Québec sur la vie privée entre en jeu. Celle-ci est souvent invoquée par l’université qui y voit l’interdiction de publier la nature des mesures disciplinaires prises à l’encontre d’un étudiant en particulier.</p>
<p>À UCLA, la réaction de l’université a été similaire, et même plus rapide. Dès le lendemain de la mise en ligne de la vidéo, le chancelier de l’université californienne envoyait un courriel à la communauté condamnant les propos tenus par Alexandra Wallace. Le même jour, il enregistrait une déclaration mise en ligne sur YouTube dans laquelle il expliquait que c’était «un jour triste pour UCLA et décevant à titre personnel». Tout comme la principale de McGill, il appelait à un usage responsable des réseaux sociaux.</p>
<p>Ces deux événements ont pris des proportions gigantesques. Les propos tenus, amplifiés par la caisse de résonnance que sont Internet et les réseaux sociaux, ont dépassé les murs des universités. Les dirigeants de ces institutions se retrouvent aujourd’hui dans une situation où ils doivent réagir à des propos publiés «par un simple clic», comme les décrit le courriel de McGill. La machine s’emballe et les étudiants blogueurs perdent le contrôle. Suite aux menaces et aux pressions, Alexandra Wallace a quitté l’Université de Californie.</p>
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		<title>MBA: McGill à l’amende</title>
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		<pubDate>Tue, 22 Mar 2011 14:15:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anthony Lecossois</dc:creator>
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		<category><![CDATA[financement]]></category>
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		<category><![CDATA[gouvernement]]></category>
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		<description><![CDATA[Le gouvernement monte le ton, McGill feint la surprise.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!-- @font-face {   font-family: "Cambria"; }@font-face {   font-family: "GuardiLTStd-Roman"; }@font-face {   font-family: "GuardiLTStd-Italic"; }p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal { margin: 0cm 0cm 0.0001pt; font-size: 12pt; font-family: "Times New Roman"; }p.Corps, li.Corps, div.Corps { margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify; text-indent: 18pt; line-height: 120%; font-size: 9pt; font-family: GuardiLTStd-Roman; color: black; }p.Premierparagraphe, li.Premierparagraphe, div.Premierparagraphe { margin: 0cm 0cm 0.0001pt; text-align: justify; line-height: 120%; font-size: 9pt; font-family: GuardiLTStd-Roman; color: black; }div.Section1 { page: Section1; } -->Lundi 14 mars, Line Beauchamp, ministre de l’Éducation du Loisir et du Sport annonçait qu’une «pénalité financière» de 2 011 719 de dollars serait imputée à la subvention que verse le gouvernement du Québec à McGill. L’université est ainsi punie pour avoir augmenté de façon drastique les frais de scolarité des étudiants au <em>Master of Business Administration</em> (MBA). Les frais avaient été multipliés par 15, passant de moins de 2000 dollars pour les résidents québécois à près de 30 000 dollars par an.</p>
<p>La mesure du gouvernement est exceptionnelle et même «sans précédent» selon le communiqué de McGill. Elle signe l’échec des pourparlers entre Heather Munroe-Blum et le gouvernement du Québec. L’argumentaire de l’Administration s’articulait autour de cette question posée par Peter Todd, doyen de la Faculté de gestion: «Pourquoi utiliser les fonds publics et les frais de scolarité des étudiants au baccalauréat pour subventionner l’éducation de quelqu’un qui est déjà dans la vie active et qui, en moyenne, aura un salaire de 100 000 dollars après seulement deux années d’études?»*</p>
<p><div class="media-credit-container alignleft" style="width: 209px"><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/MBA-Actualités.jpg"><img class="size-medium wp-image-7396" title="MBA (Actualités)" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/MBA-Actualités-199x300.jpg" alt="" width="199" height="300" /></a><span class="media-credit">Gracieuseté de la Faculté de gestion</span></div>Mardi dernier, l’université déclarait être «déçue et perplexe» face à la décision du gouvernement, mais cette attitude d’incompréhension adoptée déjà depuis janvier 2010 semble plus relever de la surprise feinte que de la réelle stupéfaction. En septembre 2009, l’Administration annonçait unilatéralement sa décision de faire du programme du MBA un programme autofinancé. La ministre d’alors, Michelle Courchesne, avait accusé l’université de contrevenir à la «politique d’accessibilité à l’éducation» et menaçait l’université de sanctions financières à hauteur de 30 000 dollars par étudiant. Line Beauchamp qui a pris sa suite en août dernier avait confirmé dès septembre vouloir donner suite aux déclarations de sa prédécesseure. C’est donc seulement sept mois plus tard et après moult discussions, comme en atteste un certain nombre de documents confidentiels du <em>Board of Governors</em>, que l’amende est annoncée.</p>
<p>Trois jours avant l’annonce de l’amende, Heather Munroe-Blum déclarait à la presse étudiante qu’elle espérait encore qu’un «compromis soit trouvé»* tout en affirmant qu’elle ne souhaitait pas revenir sur sa décision d’autofinancer le programme.</p>
<p>Dans le même registre, quand interrogé par <em>Le Délit</em> sur la façon dont il comptait réunir les deux millions de dollars de pénalité, le Doyen Todd disait également encore espérer un compromis. «Si l’amende venait effectivement à être appliquée, je n’ai aucune idée de comment elle serait financée.» Tout se passe comme si l’Administration niait la réalité de la décision du gouvernement.</p>
<p>D’ailleurs, pour l’année prochaine, les frais ont été encore augmentés, cette fois de plus de 10%, passant de 29 500 dollars à 32 500 dollars.</p>
<p>«Nous n’avons aucune intention de réduire nos frais de scolarité ni aujourd’hui, ni dans le futur» déclarait Peter Todd. L’Administration se dira-t-elle à nouveau surprise si le gouvernement décide de renouveler sa pénalité l’an prochain?</p>
<p>Au-delà des considérations d’ordre idéologique sur l’accessibilité de l’éducation demeure l’impératif financier. Avec 29 500 dollars par étudiant et 57 étudiants, l’université a collecté 1 681 500 de dollars, soit 330 000 dollars de moins que le montant de l’amende. La situation n’est pas financièrement durable mais l’université campe sur ses positions. Reste à voir si le gouvernement cédera.</p>
<p><em>*citation traduite de l’anglais</em></p>
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		<title>Town Hall agité</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Mar 2011 16:31:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anthony Lecossois</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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		<description><![CDATA[La diversité comme toile de fond, l’auditoire pose des questions pointues.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!-- p.p1 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; font: 39.0px 'Guardi LT Std'} p.p2 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; font: 9.0px 'Guardi LT Std'} p.p3 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; text-indent: 18.0px; font: 9.0px 'Guardi LT Std'} span.s1 {letter-spacing: 0.2px} span.s2 {font: 9.0px Webdings; letter-spacing: 0.2px} -->Le forum (<em>Town Hall meeting</em>) bisannuel de McGill s’est tenu vendredi dernier à la Cyberthèque. L’Administration avait décidé de faire du rapport sur la diversité, l’excellence et l’engagement communautaire le sujet principal de cette rencontre avec la communauté mcgilloise. Le document, qui ne fait guère de vagues, identifie les groupes qui se sentent le plus discriminés. Juifs, musulmans et LGBTQ (lesbiennes, gays, bis,  transsexuels, queers) sont ceux qui disent ressentir le plus de discrimination. Mais aussi, et c’est plus inattendu, les Américains. Déjà au Sénat, Morton J. Mendelson (premier vice principal exécutif adjoint aux études et à la vie étudiante) avait présenté les résultats du sondage et certaines conclusions qu’il en avait tirées avaient étonné.</p>
<p><div class="media-credit-container aligncenter" style="width: 605px"><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/TO19FD1.jpg"><img class="size-large wp-image-7132" title="TO19FD~1" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/TO19FD1-595x396.jpg" alt="" width="595" height="396" /></a><span class="media-credit">David Huehn</span></div>Emily Clare, commissaire de l’AÉUM à l’équité (et à ce titre spécialiste des problèmes de discrimination), et VP Affaires universitaires de l’AÉUM récemment élue estime que, bien que ce soit un bon départ, le sondage a un certain nombre de faiblesses. «Par exemple, à aucun moment il n’est présenté de définition claire de ce qu’on entend par discrimination. La discrimination perçue par les Américains n’est pas la même que celle perçue par les personnes ayant un handicap et l’université devrait s’attaquer à ces discriminations différemment.» Elle explique qu’elle a été approchée par Morton J. Mendelson et «qu’il semble vraiment vouloir améliorer les choses».</p>
<div class="media-credit-container aligncenter" style="width: 605px"><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/TOWNHA3.jpg"><img class="size-large wp-image-7135" title="TOWNHA~3" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/TOWNHA3-595x396.jpg" alt="" width="595" height="396" /></a><span class="media-credit">David Huehn</span></div>
<p>La période des questions a été perturbée par l’entrée d’un homme suivi de plusieurs agents de sécurité. Celui-ci a interpelé Madame Munroe-Blum sur les problèmes de gouvernance. Il estime que l’université ne fonctionne pas de façon démocratique et n’a pas manqué de faire allusion au départ de la principale de Concordia. Il s’agit de Slawomir Poplawski, ancien employé de l’université, il était technicien au département <em>Mining and Material Engineering. </em>Une de ses propositions était que le processus de nomination du <em>Board of Governors</em> soit plus démocratique. Heather Munroe-Blum n’a pas souhaité répondre à sa question sur le moment et a indiqué qu’elle le ferait par la suite. Il explique qu’il a été licencié en novembre dernier après avoir publié un billet d’opinion dans le <em>McGill Daily.</em></p>
<p><em><div class="media-credit-container aligncenter" style="width: 605px"><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/TOWNHA1.jpg"><img class="size-large wp-image-7131" title="TOWNHA~1" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/TOWNHA1-595x396.jpg" alt="" width="595" height="396" /></a><span class="media-credit">David Huehn</span></div><br />
</em></p>
<p>Une étudiante francophone s’est avancée vers le micro et a demandé à Madame Monroe-Blum pourquoi les cours de français de l’université n’étaient plus offerts gratuitement, car, d’après elle, cela rendra Montréal moins accessible aux étudiants internationaux s’ils ne connaissaient pas la langue française, majoritairement parlée à Montréal. La principale a encore une fois pointé du doigt le Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, expliquant comme à l’accoutumée qu’il ne finance pas suffisamment les universités. Par conséquent, «il faut faire des choix.»</p>
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		<title>Élections AÉUM</title>
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		<pubDate>Tue, 08 Mar 2011 14:29:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Emma Ailinn Hautecoeur</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
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		<description><![CDATA[Votez sur ovs.ssmu.mcgill.ca]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="#section1">Présidents</a> | <a href="#section2">Affaires universitaires</a> | <a href="#section3">Affaires internes</a><br />
<a href="#section4">Affaires externes</a> | <a href="#section5">Finances et opérations</a> | <a href="#section6">Clubs et services</a></p>
<p><a name="section1"></a></p>
<h1>PRÉSIDENTS</h1>
<p><div class="media-credit-container aligncenter" style="width: 605px"><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/CathalMaggie-edit.jpg"><img class="size-large wp-image-6976" title="Présidents" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/CathalMaggie-edit-595x396.jpg" alt="" width="595" height="396" /></a><span class="media-credit">Hannah Palmer</span></div>&nbsp;</p>
<h2><strong>CATHAL ROONEY-CESPEDES</strong></h2>
<p>Cathal propose un programme quelque peu rhétorique (accessibilité, consultation, et frais de scolarité). Il a cependant un certain nombre d’idées intéressantes. Il souhaite aller directement à la rencontre des étudiants en participant, avec eux, à la préparation des repas de Midnight Kitchen (MK). Si l’idée est séduisante, il reste que MK fonctionne avec un groupe plus ou moins stable d’habitués, ce qui ne permettra pas au président potentiel d’accéder à une grande variété d’étudiants.</p>
<p>Pour ce qui est des augmentations des frais de scolarités, Cathal est décidé à changer l’approche de l’AÉUM. Il prône la «diplomatie avant tout». Il fait partie de ces candidats adeptes de la modération qui parlent de la fin nécessaire du «<em>us versus them</em>»; en somme, la fin d’une dynamique de rapport de force. Si cette modération est sans doute nécessaire à la crédibilité du mouvement étudiant, il n’en est pas moins vrai que trop de modération mène à l’inaction.</p>
<p>Cathal enjoint les étudiants à faire preuve de compréhension vis-à-vis des problématiques de l’administration et du gouvernement du Québec. Enfin, en tout dernier ressort, Cathal est prêt à soutenir une grève «si c’est ce que les étudiants veulent vraiment». Enfin, notons que ses nombreuses expériences (Speaker et élu du conseil législatif) devraient l’aider dans ses fonctions.</p>
<h2><strong>MAGGIE KNIGHT</strong></h2>
<p>Maggie propose une vision combative et concrète de la fonction de président, sans pour autant proposer de réelle innovation. Son programme est profondément enraciné dans son expérience passée de commissaire à l’environnement.</p>
<p>Pour ce qui est de la consultation étudiante, Maggie veut des forums se concentrant sur des problématiques précises permettant aux étudiants de participer aux réflexions qui les intéressent. Bonne idée, mais on peut s’attendre à ce qu’encore une fois, ce soit toujours les mêmes que l’on retrouve.</p>
<p>En ce qui concerne la communication, on apprécie l’idée de video-blogging. «Plusieurs fois par mois», chaque VP serait amené à présenter aux étudiants leurs projets. Maggie devra convaincre les autres exécutifs. En effet, elle n’a pas de position managériale, et ils ne sont aucunement tenus d’adhérer à son projet. Maggie souhaite également soutenir le VP Externe en mobilisant les étudiants internationaux et des autres provinces, car elle trouve que le débat est trop centré autour des frais de scolarité québécois.</p>
<p>Quant à ses relations avec l’administration, Maggie ne veut pas être complaisante et rappelle aux administrateurs (notamment au <em>Board of Governors</em>) que les étudiants actuels sont les futurs donneurs.</p>
<p><a href="#section2">Affaires universitaires</a> | <a href="#section3">Affaires internes</a> | <a href="#section4">Affaires externes</a> | <a href="#section5">Finances et opérations</a> | <a href="#section6">Clubs et services</a><br />
<a name="section2"></a></p>
<h1>VP AFFAIRES UNIVERSITAIRES</h1>
<p><div class="media-credit-container aligncenter" style="width: 605px"><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/LaurenEmily-Edit.jpg"><img class="size-large wp-image-6978" title="VP Affaires Universitaires" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/LaurenEmily-Edit-595x393.jpg" alt="" width="595" height="393" /></a><span class="media-credit">Hannah Palmer</span></div>&nbsp;</p>
<h2>LAUREN HUDAK</h2>
<p>Pour le portefeuille des affaires universitaires, on se retrouve encore une fois avec deux candidats qui se distinguent par leur politisation. Lauren se pose en candidate apolitique ce qui peut laisser perplexe quand on sait qu’elle sera amenée à prendre position sur des problématiques tel le plan stratégique de gestion des admissions. Il lui faudra par exemple faire des choix quant à la discrimination positive à l’admission. Lauren préfère expliquer qu’un parti pris politique ne ferait que diviser le corps étudiant davantage. «Je veux représenter tout le monde.»</p>
<p>Le corps étudiant, c’est d’ailleurs sur cette même ressource qu’elle souhaite s’appuyer pour faire des recherches. «Nous avons des étudiants super, servons nous en!»</p>
<p>«Même si l’Arch Café était important», Lauren veut donner la priorité à la taille des classes. «C’est dans les petites classes que j’ai le plus appris».</p>
<p>Quant au nombre de classes proposées «elle ne pense pas que ce soit un problème».</p>
<p>Idée innovatrice qu’elle partage avec Monika Fabian: un fond pour les installations sportives de 2$ par étudiant, parce que le gym est toujours bondé.</p>
<p>Elle veut également porter assistance aux services étudiants existant comme copy EUS.</p>
<h2>EMILY YEE CLARE</h2>
<p>Emily est au contraire une candidate politisée et le revendique. Elle pense que les hausses de frais de scolarité qui arrivent ne sont pas une fatalité et rappelle qu’en 1996 la grève avait permis de faire reculer le gouvernement.</p>
<p>En défaveur de frais supplémentaires en ce qui concerne les installations sportives, elle considère que des frais de 100$, «c’est déjà bien assez, d’autant plus qu’ils sont obligatoires».</p>
<p>Elle souhaite plutôt se concentrer sur des services comme <em>Mental Health</em>, où «les temps d’attente pour obtenir un rendez-vous sont parfois bien trop longs».</p>
<p>Pour accroitre l’accessibilité, Emily veut mettre l’accent sur des programmes comme <em>Workstudy</em>, en particulier pour ce qui est des assistants de recherche qui selon elle, sont des emplois qui permettent de resserrer les liens entre professeurs et étudiants.</p>
<p>Emily est très prudente dans ses propositions. Consciente des nombreuses inconnues de l’équation elle préfère ne pas trop s’avancer, au risque de parfois passer pour frileuse.</p>
<p>Une idée innovatrice: un fond pour aider les étudiants d’autres provinces canadiennes à avancer les frais de consultation d’un médecin hors McGill. Ceux-ci peuvent parfois atteindre 100$.</p>
<p><a href="#section1">Présidents</a> | <a href="#section3">Affaires internes</a> | <a href="#section4">Affaires externes</a> | <a href="#section5">Finances et opérations</a> | <a href="#section6">Clubs et services</a><br />
<a name="section3"></a></p>
<h1>VP AFFAIRES INTERNES</h1>
<p><div class="media-credit-container aligncenter" style="width: 605px"><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/Interne-edit.jpg"><img class="size-large wp-image-6980" title="VP Affaires internes" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/Interne-edit-595x379.jpg" alt="" width="595" height="379" /></a><span class="media-credit">Hannah Palmer</span></div>&nbsp;</p>
<h2>CHRISTINA SFIER</h2>
<p>Selon elle, ce qui la différencie des autres candidats est le fait qu’elle insiste sur l’amélioration des programmes actuels. Entre autres, elle veut: améliorer les événements actuels: elle croit que certains projets entamés récemment nécessitent une autre année avant d’éclore et de montrer leur vraie valeur, promouvoir la durabilité environnementale à McGill. Elle avance l’idée d’un toit vert sur le bâtiment Shatner. Créer d’autres événements diversifiés qui ne sont pas seulement des fêtes alcoolisées. Elle souhaiterait voir des nuits culturelles et inviter plus de conférenciers.</p>
<p>Priorité: favoriser la création d’un sentiment de communauté</p>
<p>Expérience: Elle est membre du comité SSPN, l’équipe de planification de SSMU pour des événements tels que «<em>Homecoming</em>», «<em>Four Floors</em>» et «<em>Faculty Olympics</em>».</p>
<p>Plus grande inquiétude si elle est élue: qu’elle ne soit pas capable de promouvoir l’unité de McGill.</p>
<p>Plus gros défaut: «Je prends les choses trop au sérieux, donc, quand les choses commencent à aller mal ou pas comme je le veux, je le prends personnellement.»</p>
<p>Christina ne parle pas français.</p>
<h2>KADY PATERSON</h2>
<p>Son programme: encourager la diversité des événements de façon à ce que divers groupes, tels que le groupe d’étudiants en résidences et la communauté francophone soient mieux intégrés aux événements sur le campus. Le «<em>Freshmen Orientation Week</em>» sera un de ces événements plus inclusifs, des événements responsables financièrement. Elle aimerait favoriser la création et le soutien de budgets plus raisonnables et prudents. Améliorer les relations entre l’AÉUM et l’administration, les clubs et services existants et stimuler le sentiment de communauté mcgilloise pour que plus d’étudiants de McGill en fassent partie.</p>
<p>Expérience: Par rapport à l’AÉUM, elle a été conseillère et membre du SSPN. Elle a aussi été un membre actif du conseil législatif de l’AÉUM. De plus, elle a aussi participé au portfolio «<em>Clubs and Services</em>». En 2009, elle était responsable de l’édition du «<em>Old Mcgill Yearbook</em>», section Athlétisme.</p>
<p>Plus grande inquiétude si elle est élue: «J’ai peur d’en prendre trop sur mes épaules.»</p>
<p>Plus grand Défaut: «Parfois, je m’emporte quand j’organise des événements, il faut juste que je garde les pieds sur terre.»</p>
<h2>NATALIE TALMI</h2>
<p>Originaire de Toronto, elle est la seule candidate qui s’est donné la peine d’avoir une capsule en français. Son programme est de maintenir l’indépendance des étudiants spécialement par rapport aux événements. Promouvoir la durabilité environnementale à McGill. «<em>Intergrated Freshman Orientation</em>». Ceci serait, selon la candidate, une bonne initiative qui part des événements qui tournent autour de l’alcool pour aller au-delà. Avoir des événements sur le campus organisés par l’AÉUM et les clubs.</p>
<p>Priorité: maintenir l’indépendance des étudiants et aussi créer un sens d’unité sur le campus et à l’extérieur de McGill.</p>
<p>Expérience. Coordinatrice du Science FROSH en 2010, Coordinatrice du Carnaval des Sciences en 2010 et 2011, elle a fait partie du «<em>FROSH Activity Comittee</em>», elle est membre du groupe qui est responsable de la transformation du «<em>FROSH</em>» en «<em>Intergrated Orientation Week</em>», présidente du «<em>Chemistry Undergraduate Student Society</em>» et représentante des sciences physiques pour le comité de la faculté de science.</p>
<p>Plus grande inquiétude si elle est élue: «Que je ne sois pas capable de rendre le «<em>Freshman Orientation Week</em>» plus inclusif».</p>
<p>Plus grand Défaut: «Quand je suis trop nerveuse, je parle trop, et aussi, j’aime beaucoup trop les sandwiches.»</p>
<h2>TODD PLUMMER</h2>
<p>Priorité: Améliorer le sentiment d’appartenance et de communauté à McGill et impliquer le corps étudiant dans des événements pertinents comme une galerie d’art.</p>
<p>Programme: stimuler le sentiment de communauté en incluant divers groupes et associations de McGill avec des événements qui leur conviennent. Mettre en valeur la durabilité environnementale et la responsabilité fiscale. Avoir une communication efficace entre l’AÉUM et ses membres.</p>
<p>Expérience: Ce candidat est à ce jour VP Affaires externes de l’AUS (l’Association étudiante de la Faculté des Arts), il a organisé le premier «<em>AUS Charity Week</em>», depuis septembre il fait partie du SSMU Council, il fait aussi partie du Comité pour l’équité de l’AÉUM, il a été le VP finance pour le département de l’«<em>English Students Association</em>» et il faisait aussi partie de l’exécutif de l’AUS durant une période dite tumultueuse, la «<em>Tax Crisis</em>».</p>
<p>Plus grande inquiétude s’il est élu: «Je suis inquiet de ce que les gens voient la position de VP Interne seulement comme une position de planificateur d’événements, sans prendre en considération les autres façons qu’il y a de promouvoir le sentiment de communauté à McGill.</p>
<p>Plus grand défaut: «Je travaille trop.»</p>
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<a name="section4"></a></p>
<h1>VP AFFAIRES EXTERNES</h1>
<p><div class="media-credit-container aligncenter" style="width: 605px"><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/JoelPedneault-Edit.jpg"><img class="size-large wp-image-6982" title="VP Affaires externes" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/JoelPedneault-Edit-595x393.jpg" alt="" width="595" height="393" /></a><span class="media-credit">Hannah Palmer</span></div>&nbsp;</p>
<h2>JOËL PEDNEAULT</h2>
<p>2012 sera la fin du monde… ou pas. «Hausse» et «frais de scolarité» sont les mots-clés du travail du VP externe pour l’année scolaire à venir. Ils ont même valu à Joël Pedneault, une opposition à sa candidature par le blog Prince Arthur Herald. Cette bataille et tous ses aspects connexes, comme l’accessibilité aux études, la dette étudiante, les quotas d’admissions, touchent directement les membres de l’AÉUM.</p>
<p>Joël Pedneault veut construire son programme sur les fondations de Myriam Zaidi. Il veut faire de la communication un élément crucial de son programme. Le «côté interne du poste d’externe» lui semble d’ailleurs être le plus grand défi à relever pour l’année prochaine. Il veut améliorer le site Internet lancé par la VP Zaidi, Tuition Truth, mais surtout traduire en anglais les recherches sur la hausse des frais déjà effectuées au Québec, afin de les rendre plus accessibles aux McGillois. Il approuve Maggie Knight, qu’il dit d’ailleurs voir à la présidence, et son idée d’organiser des colloques à thème. Il estime qu’ils peuvent être aussi utiles aux initiés qu’aux autres, dans l’optique d’avoir un corps étudiant informé et prêt à l’action. La clarté et l’élaboration des positions publiques de l’AÉUM sur ce point sont aussi importantes à ses yeux que la mobilisation des inactifs.</p>
<p>Il n’hésitera pas à se prononcer contre les décisions de l’administration de McGill allant à l’encontre de l’intérêt des étudiants de premier cycle, tel que le plan stratégique d’admissions, qui vise à recruter plus d’étudiants au deuxième cycle et d’étudiants internationaux, par «incitatif financier», ce que Joël déplore grandement. Il compte entretenir les relations présentes avec l’association Milton Parc, par de nouveaux partenariats potentiels avec, par exemple, les groupes de solidarité en matière de droit du logement, qui pourraient être utile autant pour la campagne contre la hausse des frais que de manière informative pour les étudiants-locataires. Il a aussi tenté de rassurer Le Délit quant aux problèmes décisionnels internes auxquels la TaCEQ fait actuellement face: il prend des engagements sur ce dossier et promet qu’ils seront réglés.</p>
<p>Joël ne pense pas que l’affaire Jobbook aura un impact sur la réputation de l’AÉUM, car il estime avoir de la chance: «Myriam et moi-même sommes connus du mouvement étudiants, les gens savent qu’il y a beaucoup d’intégrité morale dans notre asso». Il note cependant l’importance de montrer que l’AÉUM a «des standards d’éthique élevés et de ne pas laisser ces événements miner la capacité d’action avec le gouvernement et les autres associations nationales». Il a peur d’une seule chose: l’inaction.</p>
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<a name="section5"></a></p>
<h1>VP FINANCES ET OPÉRATIONS</h1>
<p><div class="media-credit-container aligncenter" style="width: 605px"><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/Shyam-edit.jpg"><img class="size-large wp-image-6984" title="VP Finances &amp; opérations" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/Shyam-edit-595x403.jpg" alt="" width="595" height="403" /></a><span class="media-credit">Hannah Palmer</span></div>&nbsp;</p>
<h2>SHYAM PATEL</h2>
<p>Shyam est très confiant. Ayant été coordonateur du financement des clubs et services (C&amp;S), il pense avoir tous les atouts pour accéder au poste de VP Finances et opérations. Un des plus grands défis sera pour lui le financement justement. Cette année, l’AÉUM a dû dire non à beaucoup d’aspirants clubs et services, bien que l’association soit dans une situation financière très saine. Les C&amp;S sont en au haut de sa liste de priorités. Il se sent d’attaque pour entre autres, les soumettre à une vérification plus stricte, ce qui permettrait de suivre une trace de leurs finances.</p>
<p>Un des points fort de son programme est l’éthique en termes d’investissement. Il veut augmenter la fréquence des rencontres avec le FERC (<em>Financial Ethics Review committee</em>), et augmenter le salaire du commissaire, position qui selon lui devrait être tenue par un(e) étudiant(e). Le conseil législatif lui semble un bon forum décisionnel pour impliquer les étudiants dans le choix des investisseurs, bien qu’il reconnaisse la difficulté d’harmoniser les opinions souvent marquées qui se font entendre au conseil. En entrevue avec le <em>Délit</em>, l’idée lui est venue d’un contrat prévenant les conflits d’intérêts que certains conseillers ou exécutifs pourraient avoir à cause de leurs actions dans les compagnies concernées. Il précise ne détenir lui même aucun intérêt financier dans une compagnie, ceci étant « contre ses principes ». Il ne fait non plus partie d’aucun club, bien qu’il l’ait été dans le passé, pour éviter tout conflit d’intérêt dans l’exercice de ses fonctions.</p>
<p>Patel ne veut être un VP FOPS* ni apathique ni apolitique. L’année 2012 étant la dernière année pour le combat contre la hausse des frais de scolarité, il pense que tous les exécutifs devront soutenir le VP externe. Il espère pouvoir allouer le plus de fonds possibles aux différentes actions que les étudiants souhaiteraient entreprendre.</p>
<p>Bien qu’il semble pointilleux sur l’éthique de travail de ses futurs collègues, il estime pouvoir s’entendre aussi bien avec les deux candidates au poste de VP clubs et services, le plus proche partenaire du VP FOPS.</p>
<p>Son slogan n’est pas le changement, contrairement aux autres candidats. Il prône «ce qui a déjà été entreprit» et le renforcement de ce que ces prédécesseurs ont accompli en termes de bénéfices et d’opérations lucratives de l’association comme les mini-cours et le bar Gerts. Il a peur d’une seule chose: de décevoir les attentes de ses soutiens. Quant à son français qu’il estime «presque parfait», le parler lui semble «très important pour les étudiants francophones.»</p>
<p><em>Stefan Prokopetz n’a pu se présenter ni à l’entrevue, ni à la prise de photos.</em></p>
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<a name="section6"></a></p>
<h1>VP CLUBS ET SERVICES</h1>
<p><div class="media-credit-container aligncenter" style="width: 605px"><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/CarolMonika-edit.jpg"><img class="size-large wp-image-6986" title="VP Clubs et services" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/CarolMonika-edit-595x397.jpg" alt="" width="595" height="397" /></a><span class="media-credit">Hannah Palmer</span></div>&nbsp;</p>
<h2>CAROL FRASER</h2>
<p>Carol n’est pas familière avec la bureaucratie de l’AÉUM, mais elle a décidé d’en faire une atout. Coordinatrice des volontaires à <em>Midnight Kitchen</em> (MK), elle se présente comme la candidate ayant eu affaire à l’AÉUM de l’extérieur.</p>
<p>En ce qui concerne les clubs controversés, elle assume le côté politique de son portefeuille et  prône l’intransigeance face à tout discours ou tout acte «qui peut faire mal». «Des groupes qui agissent comme <em>Choose Life</em> a agi ne peuvent pas être tolérés.»* Hors de question également d’accepter que certains groupes dénigrent d’autres étudiants. Elle souhaite affirmer son soutien au QPIRG (<em>Quebec Public Interest Research Group</em>) et estime que les campagnes de «opt-out» ne peuvent continuer en l’état actuel des choses. Si la médiation est la première étape de son programme, elle envisage toutefois des sanctions, voire la suspension des groupes hostiles.</p>
<p>Contrairement à son opposante, Carol estime que <em>Red Thunder </em>n’a pas besoin de récupérer 15 000$ supplémentaires pour pouvoir subventionner les billets d’entrée aux matchs.</p>
<p>Comme Monika Fabian, elle souhaite organiser une réunion d’information pour les clubs, avec pour but de les former aux subtilités de l’AÉUM. Elle souhaite rendre cette réunion obligatoire, mais elle ne pense pas que ce serait perçu comme une mesure paternaliste par les clubs.</p>
<p>Si les deux candidates parlent de l’utilisation du nom «McGill» par les clubs et les services de l’AÉUM, Carol a une approche beaucoup plus intransigeante que son adversaire et pense que si l’administration n’est pas coopérante, nous devrions en faire de même.</p>
<p>En tant que VP Clubs et Services, Carol devra superviser une trentaine de personnes. Elle pense que son approche à la fois ferme et indulgente, développée auprès des volontaires de <em>Midnight Kitchen</em>, lui permettra de faire entendre son point de vue.</p>
<p>*ERRATUM: La citation originalement publiée était: «Des groupes comme <em>Choose Life</em> ne peuvent pas être tolérés.» Le Délit regrette l&#8217;approximation et prie ses lecteurs ainsi que Carol Fraser de bien vouloir accepter ses excuses.</p>
<h2>MONIKA FABIAN</h2>
<p>Monika Fabian est la candidate la plus proche de l’AÉUM, ce qui lui a valu d’être parfois nommée «la candidate de la bureaucratie». Coordinatrice des groupes d’intérêts, elle a géré les différentes problématiques rencontrées par les clubs au jour le jour et en proche collaboration avec l’actuelle VP Anushay Irfan Khan.</p>
<p>Elle estime d’ailleurs qu’il y a trop de clubs, «près de 300, et au moins 100 dont on a aucune idée de ce qu’ils font». Elle souhaite donc réduire de façon drastique le nombre de groupes. Pour cela, elle compte demander à chaque club de soumettre une candidature chaque année, en présentant notamment la liste des événements qu’ils ont organisé au cours de l’année écoulée. Elle ne pense pas que cela risque de faire disparaître de petits clubs aux intérêts très ciblés. Au contraire, elle estime que cela permettra de gagner du temps, de l’énergie et de l’argent.</p>
<p>Elle propose, comme Carol, des sessions d’entraînement pour les exécutifs des clubs, mais elle ne souhaite pas les rendre obligatoires.</p>
<p>En termes de restructuration du poste de VP Clubs et Services, elle s’accorde sur deux points avec son adversaire. Elles pensent toute deux que les publications devraient revenir au VP Internal et que l’environnement et le développement durable devraient être transférés du président au VP Clubs et Services. Comme Carol, elle ne propose donc rien d’innovant pour les publications.</p>
<p>Là où elles se distinguent, c’est dans l’approche qu’elles proposent. Alors que Carol semble plus «<em>hands on</em>», Monika souhaite se différencier du «micromanagement d’Anushay qui aime tout faire elle-même». Elle préfère se positionner en manager qui supervise chacun des grands domaines de son portefeuille, plutôt que de s’occuper de tous en détail. Elle pense que son style direct saura convaincre et qu’elle n’aura pas de difficultés à superviser des employés de l’AÉUM qui ont parfois vingt ans de plus qu’elle.</p>
<p>On regrette qu’aucune des candidates n’ait su nous convaincre quant à leurs propositions concernant l’édifice Shatner, qui sera sous leur responsabilité directe l’an prochain.</p>
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		<title>Le Québec trouble-fête des jeunes mariés</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Mar 2011 20:52:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Anthony Lecossois</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le futur couple royal visitera plusieurs provinces canadiennes en juin. Quel accueil leur réservera le Québec?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!-- p.p1 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; font: 39.0px 'Guardi LT Std'} p.p2 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; font: 9.0px 'Guardi LT Std'} p.p3 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; text-align: justify; text-indent: 18.0px; font: 9.0px 'Guardi LT Std'} span.s1 {font: 9.0px Webdings} -->Symbole de la victoire des Anglais sur les Français, la couronne britannique n’a jamais vraiment occupé une place de choix dans le cœur des Québécois.</p>
<p>Déjà en 1964, le Québec s’était levé contre la venue de la Reine Elizabeth qui, fait rarissime, avait prononcé un discours devant l’Assemblée Nationale à Québec. L’émeute est sévèrement réprimée et le matraquage des manifestants par la Police provinciale a donné son nom à l’événement, le samedi de la matraque.</p>
<p>En novembre 2009, plusieurs centaines de manifestants avaient perturbé la venue du Prince Charles à Montréal. Encore une fois, l’escouade antiémeute avait été appelée à intervenir.</p>
<p>Quelles sont donc les revendications de ces Québécois qui n’entendent pas la musique royale de cette oreille?</p>
<p><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/Contre-2.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-6762" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/Contre-2-595x395.jpg" alt="" width="595" height="395" /></a></p>
<p>Très vocal, le Réseau de Résistance du Québécois (RRQ), groupe souverainiste considéré comme faisant partie de la frange extrême du mouvement, semble mener la fronde. Il compte «aller à la confrontation avec tout ce qui représente l’occupation du Québec». C’est ce qu’explique Patrick Bourgeois, président du RRQ. Pour lui, même si «ça n’est qu’un symbole, ça a de l’importance».</p>
<p>«Pour le Réseau de Résistance et les indépendantistes en général, la couronne d’Angleterre rappelle de bien tristes événements. C’est au nom de cette couronne que le Québec a été conquis et soumis par la force des armes en 1759. C’est au nom de cette même couronne que les Patriotes de 1837-1838 ont été emprisonnés, déportés et pendus.» Le RRQ va même plus loin et élargit son horizon en reprochant à la monarchie britannique d’avoir «assujetti et exploité» en Afrique et en Asie. Le réseau fait même référence au conflit en Irlande du Nord.</p>
<p>«Jamais nos militants n’accepteront qu’une tête royale, foule le sol du Québec en toute impunité.»</p>
<p>C’est donc couplé au discours indépendantiste que les arguments antimonarchistes se développent. Pour autant les principaux partis souverainistes ne semblent pas vouloir commenter.</p>
<p>Contacté à plusieurs reprises, le Bloc Québécois n’a pas souhaité s’exprimer sur le sujet. Plus direct, le porte-parole du Parti Québécois expliquait au <em>Délit</em> que son Parti n’est «même pas intéressé à faire évoluer le lien entre le Canada et la couronne britannique. Notre seul objectif, c’est sortir du Canada.»</p>
<p>Ouvertement favorable à la monarchie, le parti libéral du Canada est «pour le maintien du système actuel».</p>
<p>Si la plupart des partis institutionnels n’appelleront donc pas à manifester en juin lors de la venue du Prince William et de Kate Middleton, le RRQ, avec tout au plus quelques milliers de militants et de sympathisants, a pourtant une force de frappe conséquente.</p>
<p><a href="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/Contre-1.jpg"><img class="aligncenter size-large wp-image-6764" src="http://www.delitfrancais.com/wp-content/uploads/2011/03/Contre-1-595x395.jpg" alt="" width="595" height="395" /></a></p>
<p>Patrick Bourgeois le rappelle: «Nous avons infligé une humiliation en novembre 2009 lors de la venue du Prince Charles à la caserne du Black Watch à Montréal. Il a dû passer par l’entrée des poubelles.» Cette année encore, le RRQ a déjà annoncé par voie de communiqué qu’il «réserverait au Prince William le traitement royal qu’il mérite».</p>
<p>En somme, ces visites royales sont une affaire rentable pour le RRQ. Patrick Bourgeois se rappelle qu’en 2009 déjà, la presse du monde entier s’était faite l’écho de la mobilisation contre le Prince Charles. «Nous avions reçu de nombreux soutiens, des nouveaux militants et des dons. Grâce à 2009, on sera en mesure d’envoyer des bus en juin.»</p>
<p>Cela permet aussi au RRQ d’entrer sur la scène politique fédérale. Le premier ministre du Canada s’assure du bon déroulement des visites royales et il redoute sans doute déjà ce que préparent les militants du RRQ.</p>
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