Soirée aux saveurs artistiques
28 mars 2017
Une nuit blanche pour découvrir les meilleurs chefs d’œuvre mcgillois.

Alors que la pression de ce dernier semestre se fait sentir dans les couloirs de notre chère université, les événements permettant de détendre l’atmosphère et de décompresser redoublent. Jeudi 23 mars, une AÉUM (SSMU en anglais, ndlr) complètement transformée accueillait donc une foulée d’étudiant·e·s pour leur permettre de se changer les idées autour d’un verre et d’un tableau. Deux étages décorés, une armée d’organisateurs aux déguisements colorés, concert, danse, peintures, photographies, origamis, broderies, … les chefs d’œuvre étaient au rendez-vous pour faire de cette soirée un vrai succès.

Mise en place par le AUS FAC (Arts Undergraduate Society, Fine Arts Council, le Conseil des Beaux-Arts de l’Association étudiant de la Faculté des arts, ndlr), la Nuit blanche mcgilloise est une manifestation culturelle prenant place une nuit par an et visant à coordonner les œuvres de multiples artistes universitaires. À la fois une manière pour eux de montrer sur le campus leurs meilleures créations et une sortie pour les étudiants avides d’expositions, Nuit blanche mcgilloise est un rendez-vous interfacultaire où beaucoup se réunissent pour passer une bonne soirée entre amis.

Mystères et convivialité

Une batterie, un violoncelle, une guitare et un air de jazz joué par le Fox Club. Il n’en faut pas plus pour créer une atmosphère conviviale où tout le monde papote et s’interroge sur l’histoire des œuvres qui les entourent. Autour d’un verre, les langues se délient et les interprétations virent au farfelue. Pour ceux qui se laissent emporter par la musique et se sentent d’humeur entraînante, une piste de danse au deuxième étage accueille les âmes enjouées qui sont invitées à se joindre à la démonstration de salsa et de valse. On passe du jazz à de l’a cappella et l’ambiance change et se réchauffe au fil des morceaux qui sont joués.

Un florilège d’œuvres

Quant aux œuvres, on y trouve un mélange inhabituel de styles vraiment divers. Des œuvres surprenantes telles qu’une collection de bijoux artisanaux engravés de neurones et visant à réconcilier l’esthétique romantique et la modernité scientifique. Des œuvres plus classiques mais tout aussi prenantes telles que les paysages photographiés de Joe Kroese qui font voyager du Maroc à l‘Islande. Des œuvres marquantes telles que «Teddies relaxing» de Anita Raj qui explique le pouvoir qu’a eu l’art en l’aidant à surmonter sa lutte contre le cancer et à se libérer de ses émotions négatives. Des œuvres inhabituelles telles que les broderies de Ambre Battistella suscitant l’attention d’une grande partie de l’audience de par leur originalité. Parmi les artistes, beaucoup d’étudiants en arts mais aussi beaucoup de scientifiques, d’ingénieurs et d’entrepreneurs. On peut dire qu’il y avait vraiment un peu de tout le monde.

L’heure tourne et sur le chemin de la sortie se trouve une longue banderole de papier blanc avec des feutres, des pastels et des crayons de couleurs invitant les spectateurs à se transformer eux-mêmes en artistes. Et même si le talent n’y est pas on peut se surprendre à dessiner des petits bonhommes, histoire de nous aussi laisser notre trace dans les couloirs de l’AÉUM.

En partant, on croise une foule de nouveaux arrivants. Alors qu’il est déjà tard, les Mcgillois ne sont pas encore prêt à se coucher. 

 
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