McGill: Santé Mentale
31 janvier 2017 - Image par Mahaut Engérant
Le Délit revient sur les derniers développements.

En décembre dernier, McGill annonçait le regroupement des services de Counseling et de Mental Health en une seule et même unité. Cette déclaration avait été plutôt mal accueillie par la population étudiante sur le campus. Elle avait en effet attiré les critiques de la presse étudiante et de l’AÉUM, par la voix de son vice-président aux Affaires Universitaires, Erin Sobat qui déplorait le manque de consultation étudiante.

Ce regroupement, en lui-même, semble plutôt bénéfique car il permet de centraliser l’aide offerte aux étudiants qui n’ont désormais plus à devoir choisir entre les service Counseling ou de  Mental Heath  ou à faire la navette entre les deux.

Dans un email au Délit la directrice du counseling services, le Dr. Vera Romano et le directeur adjoint des Mental Health Services le Dr. Giuseppe Alfonsi, ont expliqué que cette volonté de fusion avait pour but d«améliorer l’expérience des étudiants» en leur garantissant «un meilleurs accès» aux services de thérapies.

Inquiétudes et explications

Cependant, cette vision ne semble pas faire l’unanimité. De nombreuses voix ont en effet désavoué le fait que l’obtention de notes médicales était désormais plus difficile. Cette décision a été expliquée par le Dr. Romano et le Dr. Alfonsi afin de «réserver ces créneaux horaires pour les étudiants nécessitant une aide immédiate» et que «avant de fournir les documents appropriés, un clinicien se doit de connaître un minimum le cas de du patient en question.» Ces derniers ont aussi ajouté que «dans l’ancien système, une large partie des consultations étaient dues à une demande de notes médicales» et autres documents administratifs, empêchant de ce fait les étudiants ayant besoin d’aide d’être vus immédiatement.

Quant à la suspension soudaine du Dr. Nancy Lowe, directeur du Mental Health Services en décembre dernier, la directrice des Services aux étudiants, Martine Gauthier, s’est abstenu de tout commentaire, disant simplement que le Dr. Lowe était actuellement en «congé administratif» et que «l’Université ne pouvait commenter aucune affaire liées aux relations humaines afin de protéger la vie privée de toutes les parties».

Plus d’implication étudiante ?

Dans ce même email, le Dr. Romano et le Dr. Alfonsi assurent que les impressions reçues depuis ces changements ont été «généralement positives» et que les étudiants ayant eu l’expérience de l’ancien système étaient souvent «confus» à l’idée de raconter leur histoire à plusieurs professionnels de santé différents résultant de la séparation des deux services. Ces derniers ont conclut en notant que ces changements étaient «itératifs» et que le service continuerait à être amélioré en fonction des commentaires des étudiants et du personnel. Le lancement récent du Student Wellness Hub Stakeholder Group un comité composé exclusivement d’étudiants et ayant pour but de donner leur avis sur la qualité des services mis à disposition des étudiants et de réfléchir à de possibles améliorations semble ouvrir la voix à l’établissement d’un dialogue entre la communauté mcguilloise et les services aux étudiants. 

 
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