Un festival qui résonne
6 octobre 2015 - Image par Mahaut Engérant
Présentation des concerts de l’OFF Jazz qui s’emparent de Montréal.

Le lancement de la seizième édition de l’Off Jazz de Montréal a eu lieu jeudi dernier au Lion d’Or, cabaret historique du centre de Montréal. À cette occasion, l’Orchestre National de Jazz de Montréal interprétait «Dans la forêt de ma mémoire», une pièce de Marianne Trudel composée spécialement pour l’orchestre montréalais. Des compositions de Christine Jensen, Maria Schneider, Satoko Fuji et Carla Bley ont aussi été présentées au public, lors d’une soirée donnant le ton pour le reste du festival.

Créé en 1999 par un petit groupe de jazzmen montréalais, le festival Off Jazz de Montréal s’est donné pour mission de promouvoir la scène locale année après année. Si le peu de moyens du début ont laissé place aux subventions du Conseil des Arts et des Lettres du Québec et autres Patrimoine Canada, la vocation du festival reste inchangée. Cette année encore, les artistes québécois sont bien représentés dans la programmation: ce mercredi vous pourrez écouter le quatuor du célèbre Jean Derome, Jean Derome et les Dangereux Zhoms au Lion d’Or et le trio de Jean-Nicolas Trottier au Résonance Café.

Mahaut Engérant | Le Délit

Si la plupart des concerts sont payants —à des prix tout de même raisonnables— l’Off Jazz offre également des spectacles à contribution volontaire, l’occasion idéale pour faire de bonnes découvertes. Le Délit recommande vivement le concert du Gabriel Lambert Quartet au Résonance Café vendredi à 17h, une musique exigeante qui a des airs de Maessian. Le lendemain, rendez-vous encore une fois au Résonance Café pour écouter le quatuor montréalais JAGG, qu’on a déjà pu voir à L’Escalier ou au Festival International de Jazz de Montréal.

Loin des quatuors et des cuivres, une soirée de récital se tiendra à la Chapelle historique du Bon-Pasteur vendredi. Marianne Trudel ouvrira le bal avec ses Jeux en clair-obscur avant de laisser le clavier au pianiste franco-américain et professeur à la faculté de musique de l’Université McGill Jean-Michel Pilc et ses variations sur «What is this thing called love?» de Cole Porter. Son jeu et ses talents d’improvisation sont loués dans les grands médias internationaux comme le New York Times et le Guardian ainsi que dans la presse spécialisée. Une performance à ne pas rater.

La seizième édition de l’Off Jazz de Montréal s’annonce déjà comme un succès. Avec une programmation variée et cohérente du meilleur du jazz d’ici et d’ailleurs, le festival remplit sa mission.

Si vous ne pouvez pas vous déplacer en ces temps de mi-session, il vous reste toujours les ondes de nos confrères de CKUT (90.3 fm), partenaire officiel du festival, qui devrait faire la part belle au jazz cette semaine.

 
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