#GénérationTrudeau
6 octobre 2015 - Image par Luce Engérant
Luce Engérant | Le Délit

Lorsque Pierre Elliott Trudeau s’est lancé en politique dans les années 1960, la frénésie qui entourait son personnage était sans précédent. Cet intellectuel et défenseur du cosmopolitisme a marqué toute une génération et son pays, notamment grâce à sa défense du multiculturalisme, du bilinguisme, et des droits des minorités. Aujourd’hui, son fils aîné Justin Trudeau est chef du Parti et à deux semaines de son potentiel sacre en tant que Premier ministre.

C’est le 14 avril 2013 que Justin Trudeau est officiellement devenu le chef du Parti libéral du Canada. En prenant ce poste, M. Trudeau a hérité d’une dure tâche: relever le parti après sa cuisante défaite à l’élection de 2011, lors de laquelle il n’a capturé que 34 sièges. Depuis deux ans et demi, Justin Trudeau travaille avec acharnement pour mener son parti à la victoire le 19 octobre 2015, et il semble être sur la voie de la réussite. Il a su être rassembleur, a démontré sa détermination, et surtout, il a un plan ambitieux.

Une équipe diverse

Parlons de sa nature rassembleuse. Justin Trudeau a su réunir des candidats incomparables, des militants dévoués, et somme toute, une équipe soudée. Les candidats proviennent de tous types de professions (avocats, entrepreneurs, activistes, scientifiques), sont de tous âges et de toutes communautés ethniques. L’équipe de bénévoles compte des personnes de toutes les générations, d’origines diverses et sont actifs, que ce soit sur le terrain ou sur les réseaux sociaux. Lorsque la candidate Christine Poitier de Laurier Sainte-Marie a finalement donné naissance à sa fille en pleine campagne, un bon nombre de candidats sont allés donner du temps dans sa circonscription pour du porte-à-porte. Cet évènement, parmi tant d’autres, démontre que l’équipe libérale est unifiée.

Ambitieux et déterminé

Le programme de M. Trudeau repose sur trois piliers: plus d’argent dans les poches de la classe moyenne en réajustant les impôts, des investissements historiques en infrastructure, et restaurer la réputation du Canada à l’international en réinstaurant son rôle de pacificateur. Justin Trudeau croit, contrairement à Harper, que le Canada est plus fort non pas en dépit de ses différences, mais grâce à celles-ci.

Finalement, il y a sa détermination. Comme si la pression du renom de son père n’était pas assez, M. Trudeau a aussi dû affronter les critiques d’adversaires très expérimentés: le Premier ministre sortant Stephen Harper et Tom Mulcair, tous deux des politiciens de longue date. Justin Trudeau dit que son père ne l’a jamais poussé à exercer le même métier que lui. Justin Trudeau a fait le choix par lui-même, porté par la vision d’un Canada qui est une terre d’opportunité, un pays progressif, et un modèle à suivre pour les autres nations.

Sur les réseaux sociaux, les mots-clics «#changerensemble», «#GenerationTrudeau» et «#ÉquipeTrudeau» sont abondants. Le chef a par ailleurs démontré, dans les débats et dans des rassemblements à travers le pays, qu’il est prêt à l’emporter le 19 octobre. Somme toute, il semblerait qu’une nouvelle «Trudeaumania» soit née.