Manfredi plaide au conseil de l’AÉFA
2 novembre 2014 - Image par Luce Engérant
Le doyen propose de nouveaux frais pour l’orientation et les stages.

Le conseil législatif bimensuel de l’Association Étudiante de la Faculté des Arts s’est déroulé le 29 octobre en présence du doyen de la Faculté des arts, Christopher Manfredi, invité par la présidente Ava Liu pour parler de nouveaux frais potentiels destinés à financer le Bureau de stages de la Faculté des arts (AIO). Les motions débattues après la présentation de M. Manfredi portaient entre autres sur le soutien de l’AÉFA à la campagne de syndicalisation de l’Association des étudiants diplômés employés à McGill (AGSEM), ainsi que sur le renouvellement du Fonds pour les emplois étudiants de la Faculté des arts et sur la modification des règlements sur l’équité.

Lors de sa présentation, M. Manfredi a expliqué aux membres du conseil que les deux problèmes actuels de l’AIO étaient sa taille réduite par rapport à la faculté, ainsi que l’annulation du programme du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS), due aux récentes compressions budgétaires. En effet, ce ministère provincial subventionnait jusqu’à récemment une partie du budget de l’AIO, et a décidé de couper le programme de placement des étudiants en milieux de travail. «Je risque de ne plus avoir d’argent l’année prochaine pour gérer le programme», commente M. Manfredi.

Afin de combler ces nouveaux vides, le doyen de la Faculté des arts propose une approche en deux temps. Tout d’abord, il souhaite créer une «mini-campagne» pour créer une dotation destinée à financer l’AIO. L’objectif étant de cinq millions de dollars, il voudrait imposer une nouvelle contribution étudiante de 1,50 dollars par crédit par étudiant, soit 45 dollars par an par étudiant à temps plein. M. Manfredi souhaite également faire une levée de fonds pour les 3,5 millions restants. Parallèlement, le doyen souhaite imposer une autre contribution étudiante de 0,75 dollar par étudiant, celle-ci destinée à payer pour le financement direct de l’AIO. La contribution serait donc de 67,50 dollars par an par étudiant à temps plein, et représente la première phase du projet, qui doit s’étendre sur cinq ans. La deuxième, prévue pour 2020, vise à convertir la contribution à l’AIO en une contribution permanente renommée Arts Advising and Career Services Fee (cotisation pour le conseil d’orientation et le service de planification de carrière de la Faculté des arts, ndlr). Celle-ci permettrait, selon M. Manfredi, de passer de quatre à huit conseillers de faculté, de trois à cinq conseillers aux étudiants, et de trois à quatre employés administratifs. 

M. Manfredi compte donc demander aux étudiants de la Faculté des arts de voter pour ces nouveaux frais, et commente que: «Nous pouvons élever ce programme sur des fonds très solides au cours des cinq prochaines années et ne plus jamais avoir à nous en inquiéter.» Ce discours n’est pas sans rappeller celui du vice-principal Anthony Masi qui avait annoncé le 27 octobre lors de sa tribune sur la situation financière de McGill que «quand les premières coupures sont arrivées il y a quelques années, on a fait avaler la pilule très tôt» (Le Délit, 28 octobre 2014).

Au sujet de la dotation de l’AIO, le v.-p. aux affaires sociales Kyle Rohani a demandé au doyen si «une partie des fonds seront utilisés à des fins immorales ou dangereuses pour l’environnement», rappelant que cela violerait la constitution de l’AÉFA. M. Manfredi lui a suggéré «de demander aux membres du Conseil des gouverneurs».