«Je vois, je vois…»
28 octobre 2014 - Image par Luce Engérant
Quel est l’avenir de la culture à Montréal?

«La meilleure façon de prédire l’avenir, c’est de le créer», disait Peter Drucker, professeur et théoricien de management. C’est justement au milieu des affaires qu’on demandait, ce jeudi, de façonner l’avenir de la scène artistique montréalaise. Invités par la toute nouvelle BAAM (Brigade des Arts et Affaires de Montréal), les grands du milieu artistique (le comité de gestion de la Place des Arts, le Musée des Beaux-Arts de Montréal, les jeunes leaders des arts de la scène, l’Opéra de Montréal, le Musée d’Art Contemporain, les Grands Ballets …) et du milieu des affaires (Le journal Les Affaires, des représentants d’HEC Montréal, et tous les jeunes cadres et entrepreneurs invités) se retrouvaient en masse au Musée des Beaux Arts.

Ambiance distinguée donc, alors que tous les invités profitent d’un cocktail offert par la BAAM en présence d’invités de marque, comme la rédactrice en chef du journal Les Affaires, Géraldine Martin. Cette dernière félicite d’ailleurs ceux qui ont répondu présent ce soir, avant de rappeler l’objectif de la soirée; «Vous êtes les artisans de demain. A vous de décider dans quelle société vous voulez vivre». Les orateurs ne sont définitivement pas avares de compliments. Alexandre Taillefer, du Musée d’Art Contemporain de Montréal (MAC), ne fait pas exception à la règle: «Qui aurait cru, que ce serait la génération Y qui sauverait la société?». Nous y voilà: l’appel aux dons. Les invités de la réception sont appelés à assumer «leur rôle très important: celui de mécène». Les orateurs donnent l’exemple, deux d’entre eux étant à l’origine des premiers dons pour la BAAM: 1000 dollars chacun.

C’est alors que le spectacle commence: chaque don de 1000 dollars est signalé par une alarme, le nom du donneur s’affichant sur un écran géant, spécialement affrété pour l’occasion. Commence alors le jeu des alarmes, qui n’arrêtent pas en début de soirée, dans une cascade de dons. On se croirait dans une scène de L’Argent de Zola, revivant la folie de la Bourse du début du 20e siècle: le succès est incontestable. Les organisateurs avaient tout prévu: 850 personnes ont répondu positivement à l’invitation, expliquant les nombreux dons de la soirée.

Mais la vraie réussite se construit dans la durée. La question des actions à venir pour les arts à Montréal est donc d’une importance capitale. Géraldine Martin s’explique au Délit sur son engagement passé et à venir via Les Affaires: «C’est assez facile vous savez. Il faut régulièrement amener ce sujet. La clé appartient aux jeunes, nous cherchons du renouveau. C’est pourquoi il est important d’être présent dans des évènements comme celui-là. Quant à nos actions à travers le journal, nous tenons par exemple une page philanthropie chaque semaine, ainsi que des cahiers philanthropiques deux fois par an.»

Devant la générosité des mécènes-philantropes, l’industrie culturelle montréalaise semble promise à un avenir doré.

 
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