Nuit Blanche à McGill
1 avril 2014 - Image par Cécile Amiot
Les artistes de l’école théorique.

Vendredi soir dernier, le bâtiment Shatner était consacré à une exposition de différentes sortes d’arts estudiantins. De huit heures à minuit, du rez-de-chaussée au troisième étage, les étudiants présentaient leurs projets dans une ambiance festive dans le cadre de la  «Nuit Blanche». L’université McGill n’étant pas très tournée vers l’art appliqué, c’est donc l’occasion de partager les passions créatrices.

Une foule de prestations se succèdent dans les différentes salles du bâtiment. Au premier étage, le salon près de l’entrée fait place à la poésie, à l’improvisation et à la musique acoustique dans une ambiance plutôt calme. Au deuxième, le vernissage hivernal de la «Fridge Door Gallery» se tient dans la salle Madeleine Parent, comblée de visiteurs. L’exposition «The pulse of our networks» rassemble vingt-cinq œuvres provenant de onze artistes-étudiants. Deux fois par an, le conseil exécutif de «Fridge Door Gallery», qui existe depuis 2008, procède à un appel à la participation pour une exposition, ce qui permet de rejoindre la pratique des Beaux-Arts puisque la plupart, pour ne pas dire tous les cours d’art à McGill se concentrent sur la théorie. Cela répond à la volonté qu’ont plusieurs étudiants de s’engager dans la création. Le groupe organise aussi des rencontres faisant la part belle à la création collective. De la peinture au collage en passant par le dessin et la photographie, les œuvres se lient toutes au thème de la connexion, qui a atteint son apogée entre les étudiants venus visiter.

Dans la salle d’à côté, Lev Bukhman, se tient une expérience d’art participatif. Les étudiants sont invités à poser pour une photo en prenant modèle sur une photographie connue. Les participants étant couplés avec un autre visiteur qui leur est inconnu, ils se retrouvent dans une situation de proximité ambiguë devant la caméra. Sans pour autant avoir à s’embrasser, le procédé ressemble à celui mis en œuvre dans la vidéo «First Kiss» de Tatia Pilieva, qui a récemment fait parler d’elle sur la toile.

Au troisième étage, des groupes se succèdent sur l’estrade de la salle de bal. Venus chanter ou jouer du théâtre, les étudiants présentent les projets qu’ils ont préparés. Depuis une chorale jusqu’à quelques saynètes de comédie musicale, la scène est investie  par nombre d’étudiants à l’âme artistique. Dans la salle d’à côté, une exposition de bijoux par Le Dragon Argenté côtoie le stand «Les tendresses de la peau» où l’on peut fabriquer son propre baume à lèvres. Entre les deux étals, une table est installée avec de petites toiles et de la peinture. Les étudiants sont invités à y venir peindre.

La Nuit Blanche a pour but de promouvoir l’engagement artistique des étudiants et de leur permettre de partager leurs créations. Il y a manifestement une petite place pour l’expression artistique à McGill. Les performances, en plus de permettre un partage, stimulent et inspirent les visiteurs qui en voudraient pourtant toujours plus.