Conseil législatif de l’AÉUM
11 février 2014
Le conseil discute, entre autres, de politique vestimentaire dans le bâtiment Shatner.

Les conseillers et membres de l’exécutif de l’Association Étudiante de l’Université McGill (AÉUM) se sont rencontrés le jeudi 6 février, au lendemain de l’Assemblée Générale (AG) de l’AÉUM, pour leur traditionnel conseil législatif bimensuel.

Retour sur certaines des motions à l’ordre du jour.

Soirées de charité à Gert’s

Le conseil a tout d’abord débattu de la tenue d’événements de charité au bar étudiant Gert’s. La motion, présentée par les conseillers Lilly Tong (Ingénierie), Kareem Ibrahim (Arts) et Sarah Southey (Science), demandait à ce qu’il soit possible d’organiser des événements de charité au bar et de garder l’entièreté des  bénéfices de la soirée (sans qu’aucune part ne revienne à Gert’s).

«Si Gert’s n’a pas volontairement accepté cette proposition, c’est que le bar doit estimer qu’il n’en a pas les moyens; avec cette motion, on essaye de lui forcer la main» a dit le conseiller Ben Reedijk (Arts).  Le vice-président aux finances Tyler Hofmeister, soutenu par la directrice générale Pauline Gervais, s’est vivement opposé à la motion, rappelant que le bar fait face à un déficit de 26 000 dollars.

La motion a finalement été amendée et adoptée: la dernière version du texte demandait à ce que Gert’s facilite et rende plus transparente la procédure pour réserver le bar, et encourage les soirées de charité.

Clinique d’information juridique

Deux motions concernant deux questions référendaires -pour l’existence de la Clinique d’information juridique à McGill et l’augmentation des frais de cotisation pour cette clinique- ont également été adoptées par le conseil. Des représentants de la clinique présents au conseil ont rappelé que l’organisme n’a pas reçu d’augmentation des frais depuis treize ans, et que l’argent servirait principalement aux coûts de maintenance et d’équipement.

Conseil de Première Année

Le conseil a débattu sur une motion référendaire proposée par le conseiller Elie Lubendo (Clubs et Services), pour créer le Fond de première année. Pour ce fond, les étudiants auraient à payer au Conseil de Première Année des frais de 0,50 dollars par session. La mise en place de ce projet permettrait d’avoir plus de ressources pour que les nouveaux étudiants puissent davantage s’impliquer dans la vie mcgilloise.

Les frais (dont on peut se soustraire) ne s’appliqueraient pas seulement aux étudiants de première année, mais également à ceux d’autres niveaux. À cela le conseiller Lubendo a répondu qu’il était trop compliqué de mettre en place un système pour charger les premières années uniquement. «On sait que les services ne sont pas tous utilisés par tous les étudiants de toutes façons; ce qu’on veut c’est créer le service, que les étudiants l’utilisent ou pas: au moins il sera accessible à tous». La motion est finalement passée, avec beaucoup d’abstentions.

Liberté vestimentaire

Une autre motion concernait la garantie de la liberté vestimentaire dans l’édifice de l’AÉUM. Cette motion, proposée par pétition, avait été présentée à l’AG de la veille. La motion rappelle que le principe de liberté vestimentaire ne doit pas être enfreint ou nié, mais suggère, pour déterminer si une tenue est offensante et ne doit pas être acceptée dans l’édifice, une approche au cas par cas. «On a déjà une politique d’équité à l’AÉUM, pourquoi faut-il aller derrière chaque individu?» a demandé le conseiller David Benrimoh (Médecine).

Le débat a duré relativement peu de temps: la motion avait déjà suscité beaucoup de discussions à l’AG. Au conseil, les trois clauses finales de la motion ont été adoptées une à une, et la motion dans son ensemble est donc passée.

TaCEQ

Dans son rapport au conseil, le vice-président interne Samuel Harris a parlé d’une des «affaires importantes du moment»: le futur de l’AÉUM au sein de la Table de concertation étudiante du Québec (TaCEQ). Il a mentionné à nouveau certains points problématiques du groupe: par exemple, la TaCEQ n’a pas pris de position officielle contre la Charte des valeurs du gouvernement péquiste, alors que l’AÉUM s’est déclarée contre le projet.

Samuel Harris a admis qu’il n’y avait pour l’instant aucune alternative à la TaCEQ: «il n’y a pas d’association qui convient à nos intérêts, et [cela coûterait très cher pour] rejoindre une autre association.» Il a dit privilégier les relations bilatérales entre associations étudiantes plutôt que l’affiliation à un nouveau groupe formel.