Marche en opposition aux mesures d’austérité au Québec
30 janvier 2013
Le gouvernement Marois est accusé de ne pas respecter ses promesses

Environ 200 personnes se sont rassemblées aujourd’hui, mercredi 30 janvier à 11 heures 30, au coin des rues McGill College et Sherbrooke, pour se prononcer contre les mesures d’austérité budgétaire du gouvernement Marois. La manifestation a été appelée par la Coalition opposée à la tarification et la privatisation des services.

La Coalition regroupe plus de 140 associations, syndicats et organisations communautaires qui représentent les secteurs étudiant, enseignant et ouvrier. Celle-ci s’était impliquée dans la grève étudiante de l’année dernière et, suite au dépôt du budget péquiste, a décidé de continuer à faire pression sur le gouvernement provincial.

La Coalition reproche, entre autres, au gouvernement Marois de revenir sur ses promesses budgétaires, notamment la hausse du prix du bloc patrimonial d’éléctricité qui devrait être mise en vigueur dès 2014: «Le retrait de la taxe santé, l’abolition de la hausse des tarifs d’électricité ou la hausse des redevances minières sont autant de mesures promises qui sont absentes du premier budget péquiste.»

La marche a débuté devant les bureaux de la première ministre Pauline Marois, pour se diriger ensuite vers l’est sur la rue Sainte-Catherine en direction du siège social d’Hydro-Québec, au 75 boulevard René-Lévesque Ouest.

En entrevue avec Le Délit, France Emond, porte-parole des Regroupement du Comité Logement et Association des Locataires du Québec et membre de la Coalition dénonce le fait que ce sont «toujours les ménages les plus démunis qui font les frais de ces budgets qui veulent nous ramener au déficit zéro».

Le momentum des manifestations quotidiennes du printemps érable faisant désormais partie du passé, «il y a un rapport de force à rebâtir […] pour que, avant janvier prochain, on puisse obliger ce gouvernement à reculer», affirme François Saillant, coordonnateur du Front d’Action Populaire en Réaménagement Urbain (FRAPRU), membre de la Coalition, en entrevue avec Le Délit.

Éducation

En vue du Sommet sur l’éducation le mois prochain, la marche se voulait aussi un moyen de pression pour empêcher le gouvernement «d’imposer une indexation des frais de scolarité».

«Tous ces problèmes [de compression budgétaire] sont liés entre eux», affirme Jeanne Reynolds, porte-parole de l’Association pour une Solidarité Syndicale étudiante (ASSÉ) et représentante de l’association auprès de la Coalition lors de la manifestation, en entrevue avec Le Délit. Madame Reynolds appelle par la même occasion à un front commun.

«Étudiants, travailleurs, même combat» a scandé la foule à plusieurs reprises.

La manifestation s’est soldée par une soupe populaire en face des bureaux de la société d’État.

Avec l’aide de Mathilde Michaud