Arts & Culture | 30 octobre 2012
En quête de rires
Du psy, des voisins ou de la jolie sorcière, qui saura divertir le public en quête de rires légers que nous sommes?
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Il est des jours où l’on se sent le cœur disponible et léger, l’esprit ouvert, l’œil aux aguets. La tombée des feuilles sur les escaliers, le soleil couchant sur l’arrivée de l’hiver, la buée sur les fenêtres, un rien rend heureux et encourage à changer de perspective, à aller voir ailleurs si on n’y est pas. Flânant dans cette humeur pendant une semaine un peu morne côté lectures, je me suis plongée dans des distractions plus légères que d’habitude, pour le plaisir de lire quelque chose de différent, et — qui sait? — de passer un bon moment. Voici un petit carnet de lecture de trois albums parus chez Dupuis.

 

Les Psy – Une compil qui a du chien

On est nombreux à avoir côtoyé le docteur Médart sur les bancs d’école, mais tout aussi nombreux à ne pas avoir suivi ses déboires alors que l’âge nous menait vers d’autres lectures plus «sérieuses». Malgré tout, ce psy somme toute drôle et sympathique est resté quelque part dans notre imaginaire qui a grandi, mais pas vieilli. Ainsi, la tentation de se plonger, ne serait-ce qu’en souvenir du bon vieux temps, dans Les Psy – Une compil qui a du chien, est grande. Dessiné par Bédu et scénarisé par Cauvin, cet album de trente-deux pages en couleur met en scène le célèbre docteur face à des patients… canins. Rapidement, on se rend compte que ce ne sont pas tant les chiens qui sont complètement fous! Les gags fonctionnent plutôt bien, le docteur n’a rien perdu de son humour et ses patients sont toujours aussi déjantés. C’est agréable, drôle, réussi.

 

Chers voisins

Déssiné par Bercovici et scénarisé par Dal, Chers voisins explore les relations entre les voisins, depuis les débuts de l’humanité jusqu’à aujourd’hui, sous la forme d’une série de gags… qui ne prennent pas. Quelques bulles font sourire, quelques idées sont bonnes, mais le résultat est très mitigé. Les gags donnent quasiment toujours dans la facilité et les chutes ne surprennent pas, ne séduisent en rien. On rit peu, voire pas du tout. Pour un peu, on se dirait même qu’on a davantage de bonnes histoires de voisinage à raconter qu’il n’y en a dans cet album d’un intérêt très moyen.

 

Mélusine – Envoûtement

La jolie Mélusine en a ras le pompon d’attendre le prince charmant; elle veut être aimée, et elle veut être aimée maintenant. La demoiselle blâme le monde sinistre dans lequel elle vit où les preux chevaliers n’osent pas traîner leurs épées. Elle décide donc de prendre les choses en main et se jette un envoûtement pour se rendre irrésistible… Le problème? Ça marche. Tout le monde tombe amoureux de la pauvre sorcière qui se rend vite compte qu’être adulée par tout le monde, c’est l’enfer. Le scénario n’est pas bien compliqué, mais le gag de départ fonctionne et tient en haleine pendant plusieurs pages, toujours charmantes et drôles. C’est sympathique, même si les derniers gags, qui n’ont plus rien à voir avec l’idée de départ, sont un peu moins réussis. Clarke (dessin) et Gilson (scénario) offrent malgré tout avec ce Mélusine – Envoûtement un vingtième album d’une série qui ne semble pas s’essouffler.