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Dix candidats pour une présidence

Entrevue du Délit avec deux jeunes impliqués dans la campagne du Parti Socialiste (PS) et de l’Union pour un Mouvement Populaire (UMP).

Hier, la liste officielle des candidats pour les élections à la présidence de la République française a été rendue publique. Dix candidats de la gauche à la droite feront campagne afin d’avoir l’honneur de servir la France pour le quinquennat présidentiel.
Nicolas Sarkozy (UMP) cherche un second mandat alors que François Hollande (PS), Marine Le Pen (FN – Front National), François Bayrou (Modem – Mouvement Démocrate), Jean-Luc Mélenchon (Parti du Gauche), Eva Joly (EELV – Europe Écologie Les Verts), Nicolas Dupont-Aignan (DLR – Debout La République), Nathalie Arthaud (Lutte Ouvrière), Philippe Poutou (NPA – Nouveau Parti Anticapitaliste), et Jacques Cheminade (Solidarité et Progrès) cherche un premier mandat. Le premier tour de l’élection présidentielle aura lieu le 22 avril et les deux candidats ayant eu le plus grand nombre de votes, passeront au deuxième tour qui se tiendra le 6 mai.

Les campagnes électorales utilisent énormément de ressources financières et matérielles, mais surtout des ressources humaines, soit les militants. Ce sont ces hommes et ces femmes qui, prenant le temps de militer pour leur parti politique, donnent un côté humain aux élections présidentielles.

Olivier Thomas, conseiller national UMP et Antoine Dallet, représentant du Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS) pour la région de Bordeaux sont des jeunes impliqués aussi bien dans les campagnes électorales sur le terrain ou sur la toile que dans la rédaction de propositions politiques.

Olivier Thomas souligne l’importance de l’implication des jeunes dans la campagne du président-candidat Nicolas Sarkozy : « Localement, dans chaque fédération départementale (l’équivalent de votre découpage en régions), le responsable des jeunes est chargé d’animer la campagne en collaboration avec le secrétaire (sénior). Plus que jamais pour les élections présidentielles, le maître mot est mobilisation et implication des jeunes ». À cet effet, Monsieur Thomas nous a indiqué que, pour l’UMP, la nouveauté est la campagne en ligne ou la « e‑campagne ». En effet, d’après Olivier Thomas, les jeunes ont pleinement leur place dans ce nouveau domaine. « Au QG de campagne de Nicolas Sarkozy, une équipe d’une vingtaine de jeunes sous l’égide de Nicolas Princen (à peine 28 ans et ancien conseiller internet du Président) pilote la campagne internet du candidat Sarkozy. » Ces jeunes « e‑militants », spécialistes de la communication internet et des nouveaux médias, développent le site de campagne : http://​www​.lafranceforte​.fr/. Ils ont refait la désormais célèbre timeline de Nicolas Sarkozy sur Facebook et animent le compte twitter du Président. De plus, monsieur Thomas se réjouit du renversement en faveur du président-candidat : au dernier sondage, Nicolas Sarkozy recueillerait 28,5% des intentions de vote contre 27% pour le candidat socialiste. Il conclut en mentionnant que depuis le rassemblement du 11 mars dernier à Villepinte, auquel ont assisté plus de 70 000 personnes, les jeunes troupes sont plus que jamais motivées pour faire gagner Nicolas Sarkozy le 6 mai 2012.

Du côté du PS, Antoine Dallet est fier des propositions faites par les Jeunes Socialistes pour l’actuelle campagne électorale de François Hollande. Sur les 21 propositions présentées, huit propositions font partie du Pacte pour les jeunes présenté à l’ensemble des candidats socialistes lors des primaires de novembre dernier. Lors de sa nomination, monsieur Hollande s’est engagé à les inclure dans sa plateforme électorale.

Les huits engagements du MJS sont à l’image des douze travaux d’Astérix tant la tâche est grande. Selon les Jeunes Socialistes, il faudrait fusionner les grandes écoles et les universités pour mutualiser leurs moyens et donner la meilleure formation à tous les étudiants ; encadrer les loyers pour empêcher les hausses excessives et diminuer le coût du logement sur 5 ans ; créer et valoriser l’emploi en augmentant les salaires de 200 euros ; refaire de la santé un droit accessible à tous en remboursant les soins dentaires et optiques ; introduire une attestation du contrôle d’identité ; empêcher le cumul des mandats et garantir un financement transparent des politiques ; mettre en place un parcours autonome de la réussite pour tous ; et, finalement, établir l’égalité des salaires entre les femmes et les hommes en 5 ans. Monsieur Dallet aussi affirme que les jeunes seront présents dans la campagne à travers l’organisation de nombreux événements comme des cafés-débats sur différents thèmes avec des personnalités du monde politique et leur présence dans tous les meetings nationaux.


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