Carbon Based Anatomy
15 novembre 2011
Cynic: un voyage sonore aux confins de l’Amazonie.

Éreinté par votre fin de session? Le stress et le froid de novembre ont raison de votre mental? Pour décrocher, écoutez le nouvel opus du groupe de rockmetal progressif Cynic, Carbon-based anatomy L’album est d’une durée d’environ vingt minutes, coûte moins de vingt dollars et nous emporte dans un voyage musical qui prend ses racines dans les forêts amazoniennes et se termine dans les confins de l’espace.

Cet LP, sorti le 11 novembre, se propose comme une suite logique dans la démarche artistique entreprise par le groupe en 2008 avec leur album Traced in air. Composée de six morceaux –trois pièces complètes et trois interludes– l’album nous transporte grâce à une trame de fond exotique parsemée de tambours, de bâtons de pluie et de chants traditionnels. Cependant, Cynic ne néglige pas pour autant l’approche heavy metal, usant de ses riffs lourds, ses solos de guitare mélodieux et sa batterie plus qu’assurée dans sa démarche. Le résultat est d’une puissance mémorable, à la hauteur des espérances de nombreux amateurs de Cynic à travers le monde. De plus, signé Robert Venosa, le visuel de l’album mérite a lui seul une mention spéciale.

En ce qui a trait à l’orientation plus progressive que prend Carbon-based Anatomy, Paul Masvidal croit que l’album contient malgré tout une bonne dose de metal: «Nous avons simplement un autre genre de heavy (en référence au premier album Focus qui était clairement plus death metal avec des touches de jazz fusion). Nous ne composons jamais en nous imposant des restrictions quant au genre. Le processus va comme nous le sentons».

Photo: Stéphanie Brodeur

En spectacle aux foufounes électriques en compagnie des groupes The ocean, Scale the summit et 3, les trois groupes, très différents les uns des autres, avaient l’intérêt de présenter chacun à leur façon un aspect de ce qui constitue la musique de Cynic: Du death metal plutôt intense avec The ocean, des mélodies progressives et très techniques avec Scale the summit, et une énergie créative, originale et poignante avec 3. Chacun à leur façon, les groupes nous ont offert une prestation plus que mémorable, de quoi nous mettre en appétit pour la performance de la tête d’affiche.

Le groupe monte sur scène avec pour seul apparat un projecteur présentant des effets légers et colorés pour créer l’ambiance désirée. En avant, le son des haut-parleurs était disproportionné, réduisant la qualité de l’expérience. D’ailleurs, le son dans son ensemble était loin d’être optimal.

Le groupe présentait leurs incontournables, en passant par les vieux succès comme «Veil of Maya» ou les nouveaux classiques comme «Evolutionnary Sleeper» avec beaucoup d’assurance. Seul Masvidal semblait parfois avoir quelques difficultés avec ses effets électroniques, tant avec la guitare qu’avec les modulateurs de voix. Dans l’ensemble, une performance intéressante, des musiciens assurés et une foule emportée.