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La multipixelité de la SAT

Lundi dernier marquait le coup d’envoi des festivités entourant le 15e anniversaire de la Société des arts technologiques (SAT).

Le lancement de la série d’activités qui se dérouleront tout au long de l’année était marqué par l’inauguration de l’œuvre d’art PIXINESS, qui ornera désormais la façade de la SAT, nouvellement rénovée du boulevard St-Laurent. L’ouvrage digital a été conçu par l’artiste visuel Axel Morgenthaler. Il s’agit d’une persienne robotisée couvrant la longueur de la vitrine séparant la rue de l’intérieur du bâtiment. Chaque lamelle de la persienne est composée d’une surface miroir et d’un côté couvert de lumières (dites pixels, 960 au total) en forme de dôme. Les lamelles tournent sur elles-mêmes à l’horizontale, offrant la SAT à la rue et vice-versa, et créent des jeux et vagues qui reflètent les humains dans leur environnement urbain grâce à ses miroirs. L’ensemble forme aussi une horloge inusitée, car les lumières prendront des formes spécifiques lors des heures piles et à chaque quinze minutes, marquant le rythme de l’urbanité montréalaise. Le tout se veut interactif, puisque les passants pourront animer les lumières –mais seulement s’ils sont les heureux propriétaires d’un iPhone.

Dominic Paquin

L’œuvre s’inscrit dans le « Parcours lumière », la signature visuelle du Quartier des spectacles, qui lui permet de se distinguer parmi les autres quadrilatères culturels du monde. Les concepteurs du projet tiennent à rassurer les écolos, clamant respecter les principes de protection du ciel étoilé en utilisant la technologie DEL, qui consomme quatre-vingt-trois fois moins d’énergie qu’une ampoule conventionnelle.

Ce n’est que le début du renouveau pour la SAT, fondée en 1996 et installée sur le boulevard St-Laurent depuis 2003. Le centre transdisciplinaire s’acharne à promouvoir la recherche, la création, la formation et la diffusion des arts numériques, et ce tant à l’échelle locale qu’internationale. La SAT a pour mission de repousser les limites de la création artistique en s’appuyant sur des idées et projets multidimensionnels s’aventurant en territoire inconnu, à la croisée de l’art et de la science. La Société se veut un laboratoire vivant, un lieu d’échange et de rencontre, autant pour les initiés que pour les néophytes. Cette institution culturelle devenue incontournable pour la métropole offre dans les prochains mois des créations présentées en ses nouveaux lieux. Beaucoup sont curieux de découvrir le nouvel étage de la SAT, le Sensorium, qui mariera arts technologiques et culinaires. L’étage comprendra aussi un théâtre immersif permanent, dédié à la création artistique, où le public sera invité à interagir : la Satosphère, dôme intriguant trônant sur le toit de la SAT et que l’on peut apercevoir depuis la rue.

La SAT, qui n’a pas encore terminé les travaux de son chantier, nous réserve encore bien des surprises en lien avec la culture numérique.

Espérons que son succès certain saura émuler d’autres diffuseurs et protagonistes citadins afin de vitaliser la Main et le Quartier des spectacles !

Soyez présents à la soirée d’ouverture officielle et restez informés des événements à venir en vous inscrivant à www​.sat​.qc​.ca/​i​n​a​u​g​u​r​a​t​ion.


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