La pause culturelle
22 septembre 2009
Le jour du Seigneur... avec une pinte

Il fut une époque pas si lointaine –mais dont vous ne vous souvenez pas– où le dimanche était sacré. La grosse bouffe, les beaux habits et les potins du parvis d’église par dessus le marché; rien n’était alors trop beau pour le dimanche. Aujourd’hui, la dernière et première journée de la semaine –selon les écoles de pensée– est une zone tampon permettant de bâcler ce que l’on n’a pas eu le temps de terminer la semaine d’avant ou alors de bretter devant ce qu’on voudrait faire à l’avance –mais qu’on ne fera pas, comme à l’habitude. Vous le devinerez sans trop de difficulté, j’écris ma chronique par ce beau dimanche ensoleillé alors que j’ai tellement envie de vous laisser choir là pour aller me prélasser sur une terrasse!  M’enfin, quelle chroniqueuse ferais-je! Donc, toujours dans cette optique de vous montrer le droit chemin –c’est-à-dire celui qui vous garde loin de vos livres et de toutes autres préoccupations d’ordre scolaire – je vous partagerai quelques trucs pour éviter l’ennui et la mélancolie du dimanche soir. Je vous l’affirme, le dimanche soir, c’est le nouveau vendredi, files d’attente et cover fees en moins!

Pour ceux qui aiment découvrir des artistes émergents, le Quai des brumes offre sa brillante formule 5 à 7. Dimanche prochain, on y présente Avec pas d’casque, tiens, tiens! Seul hic possible; tout le monde sait qu’un 5 à 7, c’est juste un prétexte pour se bourrer la face. Mais bon, je réitère mon intention; ne vous ai-je pas dit que mon but était de vous empêcher de vous lamenter à la maison?

Une autre activité dominicale digne de mention a lieu au très sélect Bar Fly, qui tient tous les dimanches son «Bluegrass Night», où vous pouvez écouter du…… bluegrass en compagnie de la maquette de Saku Koivu dans son chandail du Tricolore –d’ailleurs, a-t-elle été enlevée? L’endroit est clairement le plus crade en ville, mais une fois que vous vous serez fait à l’odeur de chien mouillé qui y persiste, il deviendra votre bar préféré –c’est mon cas. Si je ne m’abuse, les soirées de bluegrass commencent vers 23h, ce qui vous permet de commencer la soirée au Quai des brumes et de la continuer au Bar Fly. Che bello!

Vous pouvez aussi rester à la maison si vous y tenez tant que ça. Peut-être êtes-vous de ceux que Tout le monde en parle intéresse encore –est-ce que ça joue toujours? Pour ma part, le combo arrogance + radotage + coupe de cheveux ridicule + pinch laid de Guy A. Lepage me lasse, terriblement. Et que dire des pseudo déclarations choc d’invités du genre Michèle Richard. À la limite, je préfère Charles Tisseyre, il est tellement plus divertissant! Voilà donc, vous n’avez plus de raison de dire que les dimanches sont ennuyeux!

Quai des brumes: 4481, Saint-Denis
Bar Fly: 4062A, Saint-Laurent

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On –«on» signifiant ici ma coloc– m’a fait le commentaire que le nom de ma chronique était nul. J’aimerais réfuter cette affirmation et dire que c’est plutôt brillant, mais ce n’est pas le cas. Voyez, amis lecteurs, j’ai mis beaucoup de temps à trouver ce nom, aussi ennuyant puisse-t-il être. C’est que parfois, quand on a trop à faire, l’inspiration se met en veille; le nom de cette chronique n’en est que la malheureuse illustration. Alors, vous qui êtes si vifs, brillants et créatifs, je vous mets au défi de lui trouver un meilleur nom. Le concours est lancé!