Le mot de la fin depuis 1977
7 avril 2009

Après de longues soirées de production passées à déblatérer aux limites du délire dans un local sans fenêtres et mal ventilé, vos déliites ont le regret de tirer leur révérence. Malgré quelques petits tracas (Ô euphémisme!), ils ont gardé le souci de maintenir la qualité d’un journal qui leur tenait à cœur, et qui s’est progressivement hissé à la tête de leurs priorités, pour le meilleur et pour le pire.  Nous espérons ardemment que nos fous rires et nos impertinences ont transparu dans nos pages et qu’ils vous ont été agréables autant qu’à nous. C’est avec une fierté toute particulière que nous laissons derrière nous des numéros spéciaux étoffés sur des sujets allant de la culture quétaine à Dieu, en passant par la bouffe. Certains de ces thèmes nous ont habités au point où nous nous sommes surpris à éouter en boucle – et avec passion – un répertoire que nous avions pourtant placé dans notre palmarès des pires quétaineries.

C’est donc avec un plaisir teinté de regret que nous laissons le Délit estiver, pour reprendre ses publications en septembre prochain. Entre-temps, ce numéro se prélassera durant quatre mois sur les présentoirs du campus. Sous la chaleur montréalaise parfois caniculaire, le lecteur pensif aura la paresse de se divertir, voire même de s’éventer, à l’aide de notre laborieuse paperasse. C’est plus sérieusement dans l’espoir que vous trouverez également quelque plaisir à cueillir et à parcourir ces pages tout au long de l’été que nous y avons mis une touche artistique.

Notre équipe vous livre ici le dernier de vingt-quatre numéros, qu’elle aura produits à la sueur de son front, et s’apprête à passer le relais à une nouvelle génération, toujours plus ambitieuse et créative. Avec la fin de l’année, nous nous devons de rappeler que ce journal n’existerait pas sans celles et ceux qui le lisent et collaborent à sa réussite. Dans son dernier éditorial, le Daily souligne l’importance des médias indépendants, et la chance que nous avons de continuer à paraître à l’heure où la presse écrite est en perte de vitesse. C’est pourquoi nous vous remercions pour votre soutien et vos contributions et vous encourageons à garder un œil sur ce petit coin de francophonie dans la jungle mcgilloise.

Sur ces bonnes paroles, bon été et rendez-vous à la rentrée!