Francophilie à l’horizon
22 janvier 2008
Bonne nouvelle pour les francophones et francophiles de la communauté mcgilloise: le coup d’envoi de la Francofête vient d’être donné.

Les francophiles pourront jouir à McGill, du 21 au 30 janvier, d’une série de conférences, de projections de films, de débats et d’événements sociaux. Mieux, Amélie T. Gouin et David-Marc Newman, les commissaires francophones de l’Association étudiante de l’Université McGill (AÉUM) et leurs acolytes ont complètement revu la formule de l’événement. Le nouveau but: rassembler autant les francophones que les anglophones autour de la francophonie et du bilinguisme.

«Cette année, on ne veut pas seulement aller chercher le 17 p. cent de francophones de McGill, qui est de toute façon difficile à mobiliser, explique Amélie Gouin. On veut aller chercher tous les étudiants et les rassembler autour du thème de la francophonie». Pour y arriver, le comité d’organisation a pris les moyens qui s’imposent: toutes les activités seront bilingues et gratuites.

L’un des objectifs de la Francofête 2008 est justement de créer un rapprochement entre les communautés francophone et anglophone de l’université. «C’est un problème à McGill, souligne  David-Marc Newman au sujet du manque de rencontres entre les deux groupes. Autant les francophones ne s’impliquent pas, poursuit-il, autant des anglophones peuvent passer quatre ans à McGill sans connaître la francophonie et le Québec!»

Selon les commissaires, plusieurs facteurs s’agencent pour faire évoluer les deux communautés en vase clos. Notamment, la plupart des francophones de la région de Montréal ont un réseau social déjà bien établi à l’extérieur de McGill, ce qui fait que la plupart ne s’impliquent pas dans les activités socioculturelles sur le campus. Du côté anglophone, c’est le contraire. «C’est facile de rester dans la bulle de McGill, expliquent-ils. Tout se trouve dans le coin, pas besoin de sortir. On se fait servir en anglais partout dans les quartiers adjacents.»

C’est la première fois cette année que la Francofête est organisée conjointement avec l’AÉUM et  l’expérience semble concluante. Les commissaires se montrent très satisfaits du soutien de l’exécutif de l’AÉUM dans l’organisation de la fête et par rapport pour le bilinguisme. «Ils sont très ouverts à nos besoins», constate Amélie Gouin. L’AÉUM a débloqué un budget de 2000$ pour la Francofête, ce qui équivaut à celui de l’an dernier, alors qu’en moyenne les clubs ont vu leur budget coupé de moitié.

Auparavant, la Francofête était organisée indépendamment par le Réseau des Francos, un service que l’AÉUM a démantelé cet été. Notamment en raison du manque d’implication des francophones sur le campus, le réseau avait de la difficulté à assurer une continuité dans ses activités, ce qui a poussé l’exécutif de l’AÉUM à exiger une restructuration. Des deux côtés, on espère que la nouvelle commission francophone aura plus de succès. «Au niveau de l’implication, il y a plus de chances que ça dure dans le temps, résume David-Marc Newman. Au moins trois personnes francophones doivent siéger au conseil [exécutif de l’AÉUM] en plus des deux commissaires francophones».

La Francofête se tiendra du 21 au 31 janvier sur le campus du centre-ville. Pour plus d’informations, consultez la programmation de l’événement sur Facebook, à «SSMU’s Francofête 2008 de l’AÉUM», ou contactez emma.brittain-boisvert@mail.mcgill.ca.